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lundi 15 septembre 2014

Le Maroc, violeur de ddH au Sahara Occidental, veut mettre la pression sur Christopher Ross avant d’autoriser sa visite



Christopher Ross avec le roi Mohammed VI / Ph. MAP
Contrairement ce qui a été avancé par des médias algériens et polisariens, la tournée attendue de Christopher Ross dans la région, prévue en ce mois de septembre, pourrait accuser du retard. Le Maroc exige, au préalable, de l’envoyé personnel de Ban Ki-moon des réponses écrites au questionnaire que le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères lui avait remis le 18 juin à New York. Une revendication réitérée, aujourd’hui, par Mezouar.

La question du Sahara occidental est toujours dans l’impasse. Difficile dans ce contexte de tenir la réunion du Conseil de sécurité, prévue en octobre, censée être dédiée à l’évaluation de la situation sur la base d’une nouvelle tournée de Christopher Ross. A un mois de cette échéance, la visite de l’envoyé personnel de Ban Ki-moon serait compromise. Les conditions exigées par le Maroc permettant sa réalisation n’ont pas encore été satisfaites.
Dans des déclarations à l’édition d’aujourd’hui du quotidien Al Ahdath Al Maghribia, le chef de la diplomatie affirme attendre toujours du médiateur américain des « éclaircissements sur les limites de sa mission ». Mezouar a rappelé que Rabat a exprimé à Ross qu’elle veut de lui des « réponses écrites » à des questions se rapportant essentiellement à ses tournées dans la région. Jusqu’à présent, l’Américain ne s’est pas encore plié à la demande marocaine.

Le Maroc veut des réponses écrites de Ross
Pour mémoire, c’est à l’issue d’une rencontre, tenue le 18 juin à New York, entre Ross et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nasser Bourita, que le Maroc a remis officiellement, au diplomate onusien ce fameux questionnaire. Il portait sur les différents aspects du processus de négociations, en cours depuis janvier 2009, date de la nomination de Ross à la place du Néerlandais Peter Van Walsum qui avait démissionné de son poste à cause de la pressions du Polisario et de l'Algérie.
Trois mois plus tard, les fameuses réponses de Ross ne sont pas encore parvenues au siège du ministère des Affaires étrangères, même si, comme le révélait Omar Hilal, l’ambassadeur du royaume à l’ONU, en août dernier, le médiateur s’est engagé de les remettre dans la semaine qui suit ses entretiens avec le n°3 de la diplomatie marocaine.
Ce refus de recevoir Christopher Ross n’est que la conséquence du rejet marocain de ses positions favorables à un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental. Des positions que le secrétaire général de l’ONU a fait siennes dans son dernier rapport rendu public, mi-avril, et présenté au Conseil de sécurité.

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Sahara Occidental : le Maroc refuse de coopérer 

avec l’ONU


Comme indiqué dans un article d'Algeriepatriotique, la tendance du Maroc à vouloir saboter la mission du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, se confirme. «L'acceptation du bout des lèvres de la visite de Christopher Ross sera précédée et suivie de plein d'embûches», avions-nous écrit. 

Pour comprendre cette attitude du Makhzen, il faut rappeler que l'envoyé personnel du SG de l'ONU travaille dans le cadre de la légalité internationale et sur la base du principe du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Or, comme ont pu le constater tous les observateurs qui suivent la question de la décolonisation du Sahara Occidental, le Maroc utilise n’importe quel subterfuge pour faire fi de la légalité internationale, croyant que cette attitude va lui permettre de maintenir sa domination sur ce territoire tant que le processus référendaire n’est pas mis en œuvre. 

Il croit également se soustraire ainsi de la contrainte internationale qui finira par lui imposer, d’une façon ou d’une autre, de se retirer du Sahara Occidental. Comme l’a souligné Pierre Galand dans l’interview qu’il a accordée récemment à Algeriepatriotique, «le référendum est défini par les Nations unies depuis 1990. Il devait être organisé en 1992 et c’est la politique marocaine qui a retardé sa mise en œuvre». 

Pierre Galand a fait état dans cette interview de l’éventualité, pour le Conseil de sécurité, d’une «prise d’une décision conforme aux règles des Nations unies concernant les droits des peuples non autonomes à obtenir leur indépendance ». 

Le Maroc, qui a inventé sa proposition d’autonomie pour gagner du temps, sait parfaitement que si Christopher Ross remplit sa mission et fait son rapport au secrétaire général des Nations unies, ce sont les droits fondamentaux du peuple sahraoui à l’autodétermination qui triompheront. Dans ce but, usant sans limites de mauvaise foi et de duplicité, le Maroc veut à tout prix saboter la tournée que Christopher Ross doit effectuer, à la mi-octobre, dans la région. 

Cette fois, le ministre marocain des Affaires étrangères, Abdellatif Mézouar, a évoqué le préalable d’«éclaircissements sur les limites de sa mission» exigées de Christopher Ross auxquelles ce dernier n’aurait pas encore répondu. Mezouar veut des «réponses écrites». 

Ainsi, l’envoyé spécial de l’ONU, pour continuer sa mission, est sommé de répondre à un questionnaire que lui impose le Maroc. Des observateurs font remarquer que si le Maroc ne désire pas revoir Christopher Ross dans la région, c’est surtout à cause de ses positions favorables à un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental qui ont été évoquées par le secrétaire général de l’ONU dans son dernier rapport rendu public mi-avril et présenté au Conseil de sécurité. En fait, le Makhzen est convaincu, et c’est ce qu’il redoute, que la mission de Ross, si elle est menée à son terme, ne peut aboutir qu’à faire progresser la solution du conflit vers le référendum d’autodétermination et donc la fin de l’occupation


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