Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

vendredi 2 mars 2012

Urgent : Violente répression policière contre les Diplômés Chômeurs à Nador et Al Hoceima


Le jeudi 1er mars 2012 carnage à Nador dû à l'intervention sauvage des forces de répression contre les militant-es de l'ANDCM:
Aziz Kattoufi, président de la section locale de l'ANDCM
- Plus de 50 blessé-es
- Une douzaine de cas très graves
- Les forces de répression ont tout cassé avant que les chaînes de tél makhzeniennes ne viennent filmer les dégâts "causés par les militant-es de l'ANDCM"
- Le coup était prémidité, puisque ces chaînes étaient (en attente) juste à côté

Parmi les militant-es hospitalisé-es les camarades:
* Azziz Kattoufi le président de la section locale de l'ANDCM
* Anouar Tanouti: vice-président de la section
* Saïd Afrikh: secrétaire général de la section dans un état grave (Ali Fkir)
------------------------------
Pas besoin de comprendre l'arabe ou le berbère pour comprendre la gravité de la situation. Vidéo à voir jusqu'au bout. 
Ce qui frappe(sans jeu de mot...) c'est qu'il s'agit d'un spectacle qui semble banal. En dehors des blessés (qu'on imagine tabassés violemment à leur manière de sortir en courant et de s'écrouler sur la chaussée), de ceux qui leur portent secours, et de ceux qui scandent des slogans, il y a des badauds, et même certains policiers impassibles qui regardent cette scène qui ne semble pas les surprendre. 
Imaginons une telle scène en France(qui pourtant n'est plus un modèle en matière de ddH), les spectateurs se montreraient pour le moins choqués et effrayés... (ndlr)
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------
Répression sanglante des militant-es de l'ANDCM, section d'El Houceima, et ce, le 1er mars 2012
http://youtu.be/RBFzmSQH20E


معطل يدخل في غيبوبة و آخرون يتعرضون لكسور بعد تدخل قمعي بالحسيمة
في خرق سافر للحق الديموقراطي المقدس في التظاهر, آلة القمع الطبقية بالحسيمة و دون سابق انذار تدخلت صبيحة هذا اليوم بشكل عنيف ضد معطلي و معطلات فروع التنسيق الاقليمي بالحسيمة للجمعية الوطنية لحملة الشهادات المعطلين بالمغرب الذين كانوا بصدد تنظيم شكل نضالي من أمام مقر المجلس الجهوي للاستثمار في اطار المعركة المفتوحة لفروع التنسيق الاقليمي. و قد أسفر التدخل عن دخول معطل في غيبوبة و تعرض آخرين لكسور وفق ما ورد عن لجنلة الصحة لفروع التنسيق الاقليمي. يأتي هذا التدخل مباشرة بعد التدخل العنيف للأجهزة القمعية في حق معطلي الناظور و الذي أسفر عن سقوط ما لا يقل عن 50 معطلا مصابا معظمهم في حالة خطيرة. و كخطوة لفروع التنسيق الاقليمي بالحسيمة للرد على هذين التدخلين, نظمت مسيرة شعبية حاشدة جابت مختلف الشوارع الرئيسية بالمدينة للتواصل مع أوسع قاعدة جماهيرية لفضح السياسية اللاوطنية للنظام القائم بالمغرب اتجاه المعطلين و عموم الجماهير الشعبية. و قد اختتم الشكل النضالي من أمام مقر الجلس الجهوي بعد كلمة للكاتب العام للسكرتارية الاقليمية باسم معطلي فروع التنسيق الاقليمي, حيث ندد بهذه المجزرة التي ارتكبتها قوات القمع الطبقية صبيحة هذا اليوم في حق المعطلين, محملا المسؤولية كاملة للنظام السياسي القائم بالمغرب و ولاية جهة تازة الحسيمة تاونات جرسيف و المجلس الجهوي و لكل الآمرين بالتدخل. بالمقابل, طالب الكاتب العام للسكرتارية بتنفيذ كل الوعود التي منحت لفروع التنسيق الاقليمي, و منحهم مناصب جديدة انسجاما و توسع قاعدة المعطلين, و أيضا فتح تحقيق جاد و مسؤول في قضية استشهاد شهداء الجمعية الوطنية و على رأسهم الشهيد كمال الحساني و محاسبة و محاكمة كل المتورطين في قضية اغتيالهم.
Par : ج و ح ش م م فرع بني بوعياش Andcm Beni Bouayach
Photos : 24



----------------------------------------------------------------------------
Ali FkirUne marche populaire a eu lieu ce soir à Nador pour dénoncer la répression dont furent victimes les militant-es de l'ANDCM (section de Nador). Ont pris part à cette marche, entre autres, l'ANDCM, l'AMDH,l'UNEM...

l’Union internationale des éditeurs (UIE) condamne la censure du "Roi prédateur" au Maroc


Publié le 01 mars 2012

L’interdiction du numéro d’El País contenant des bonnes feuilles de l’ouvrage paru le 1er mars en France intervient alors que de nombreux livres sont privés d’existence dans le pays.
La décision des autorités marocaines d’interdire dans leur pays la distribution du numéro du dimanche 26 février du quotidien espagnol El País contenant des bonnes feuilles du Roi prédateur, de Catherine Graciet et Eric Laurent, paru ce jeudi 1er mars au Seuil, a provoqué, après celle de l’éditeur (lien : notre actualité du 28 février), une vive réaction de l’Union internationale des éditeurs (UIE) qui demande au gouvernement de respecter ses obligations internationales en matière de liberté d’expression en revenant dès à présent sur sa décision.

«L’UIE condamne cet acte de censure et demande aux autorités marocaines de respecter leurs obligations internationales en matière de liberté d’expression en autorisant la distribution du livre au Maroc», indique l’organisation dans un communiqué.

Président du comité Liberté de publier de l’UIE, dont le P-DG du Seuil, Olivier Bétourné, est membre, Bjørn Smith-Simonsen annonce que «le conseil des droits de l’homme des Nations unies sur l’Examen périodique universel (EPU) examinera prochainement à Genève la situation des droits de l’homme au Maroc lors de sa prochaine session au mois de mai».

Premier partenaire commercial de la France au Maghreb dans le secteur de l’édition, le Maroc ferme fréquemment sa porte à des titres qui mettent en cause son régime. 
 -Mohamed VI, le grand malentendu, d’Ali Amar (Calmann-Lévy, 2009) ainsi que, chez le même éditeur, son dernier opus co-écrit avec Jean-Pierre Turquoi, 
-Paris Marrakech Luxe, pouvoir et réseaux, sont à ce jour introuvables au Maroc. C’est aussi le cas de  
- Notre ami le roi, de Gilles Perrault (Gallimard) ;
- Le Jour du Roi, d’Abdellah Taïa (Seuil, prix de Flore 2010) - Réquisitoire contre un despote, de Mohamed Diouri ;  
-Tazmamart : une prison de la mort au Maroc, de Christine Serfaty (Stock) ; 
-Le dernier roi : crépuscule d’une dynastie, de Jean-Pierre Turquoi (Grasset), ou encore, plus récemment, 
-Le Dernier Combat du Captain Ni’mat, du Marocain Mohamed Leftah (La Différence).

Des libraires marocains parmi lesquels Pierre Hamelin, directeur de la librairie des Colonnes, et Ahmed Abbou, propriétaire de la librairie La Virgule, à Tanger, admettent par ailleurs subir des pressions de hauts responsables du ministère de la communication marocain.  

LYON 10 mars - Manifestation de soutien au peuple syrien

 Par Arnulf Reinette Free Syria Lyon

« Mon peuple est un peuple de paix, de café, de musique que j'espère vous savourerez un jour, de roses, dont j'espère qu'un jour le parfum vous parviendra, afin que vous sachiez que le cœur du monde est aujourd'hui exposé au génocide. » 
Khaled Khalifa écrivain syrien ancien détenu politique.

A LYON
samedi 10 mars 2012
13:00 – 18:00
Rendez vous 13H place Bellecour.
au début animations et buffet syrien puis marche à 15h de place belllecour à place des Terreaux

Sur la lancée des révolutions arabes, le peuple syrien lutte depuis un an pour réclamer pacifiquement son droit à la démocratie.
Chaque jour apporte son lot d’exactions commises par le pouvoir en place où arrestations et exécutions sommaires, tortures physiques et mentales n’épargnent personne.
Face à l’horreur, le peuple Syrien fait montre d’un héroïsme inouï en continuant, toujours plus nombreux à descendre dans la rue dans l’ensemble du pays et jusqu’au cœur de la capitale pour réclamer la chute du régime

Depuis le 3 février, la répression s’est accrue avec le bombardement quotidien de la ville de Homs.
A cela s’ajoute la propagande du régime toujours plus cynique à travers les médias du monde entier.
Si l’ONU est empêché d’intervenir à cause des double vétos russes et chinois, nous, peuples du monde entier pouvons manifester notre solidarité avec le peuple syrien.

C'est pour toutes ces raisons que nous vous appelons à une manifestation organisée par l’association Free Syria Lyon en partenariat avec des sympathisants du peuple syrien et des syriens de la société civile toutes tendances confondues qui souhaitent la chute du régime dictatorial et sanguinaire et l'instauration d'une démocratie.

Pour de plus amples informations sur cette manifestation et sur l’ association loi 1901, FREE SYRIA LYON n’hésitez pas à consulter notre site :
http ://freesyrialyon.eu/


مظاهرة يوم السبت 10 مارس2012
لمساندة الشعب السوري
من ميدان بلكور إلى ميدان دي تيرو
الانطلاق على الساعة الثالثة مساء من ميدان بلكور

" إن شعبي مسالم يحب القهوة والموسيقى التي أتمنى أن تطربكم يوما. إنه شعب يعشق الورود التي أتمنى أن يصلكم عبقها يوما حتى تعلموا علم اليقين أن قلب العالم يتعرض اليوم لمذبحة" خالد خليفة كاتب سوري ومعتقل سياسي سابق.
تجاوبا مع الثورات العربية المباركة نهض الشعب السوري منذ عام للمطالبة سلميا بحريته وكرامته. وهاهو يدفع كل يوم التضحيات الجسام أمام نظام لم يتوانى عن استعمال أبشع الوسائل لقمعه من سجن وتعذيب وذبح...
منذ عام وهذا الشعب البطل برجاله ونسائه وأطفاله يقاوم عاري الصدر ولم تزده وحشية النظام إلا إصرارا وعزما فلا حوار ولا تنازل مع جلادي الأطفال .
وهاهي أعداد الجنود المنفصلين تزداد يوما بعد يوم للانضمام للجيش السوري الحر الذي يسعى لحماية المتظاهرين رغم إمكاناته المحدودة.
منذ الثالث من فبراير والقمع يتزايد مع قصف مدينة حمص اليومي موازاة مع عمليات التمويه والكذب الإعلامي الذي يمارسه النظام,
إذا كانت الأمم المتحدة عاجزة عن التدخل بسبب فيتو الصين وروسيا فنحن شعوب العالم الحر نساند الشعب السوري بكل قوانا ولهذا ننظم المسيرة لمؤازرته والوقوف بجانبه في هذه المحنة.
هذه المسيرة تنظمها جمعية فري سيريا ليون لم يتوانى بمشاركة المتعاطفين مع القضية وسوريين من كل الاتجاهات التي تجمعها إرادة إسقاط النظام.
لمزيد من المعلومات عن المظاهرة وعن الجمعية :

http ://freesyrialyon.eu - freesyrialyon@gmail.com

jeudi 1 mars 2012

Un bel exemple de monarchie parlementaire, sans dépenses somptueuses...

http://www.youtube.com/embed/bJEkoIwvAL8
Ce film devrait être projeté dans tous les ministères, le Sénat, l'assemblée Nationale, les Conseils Généraux et départementaux, les mairies, et les partis politiques, et au sommet de l'Etat, en France et au Maroc
Non pas pour promouvoir Eva Joly mais pour l'exemple à suivre.
Nous aurions moins de candidats qui se précipiteraient pour essayer d'être élus.
Pour info, la Norvège est un des pays les + riches au monde maintenant.

Et de quatre dans le palmarès du ridicule ! Un homme incarcéré à cause d'u drapeau...

Le parquet de Nador incarcère un homme 
à cause d’un drapeau israélien
Par Thami Afailal, demainonline, 1/2/2012


La mère, la grand-mère et les trois enfants de l'homme qui a hissé le drapeau israélien
 (Photo Nador +)

Rabat.- Le ridicule n’a plus de limites dans ce royaume. Selon le site Web Nador +, un homme qui avait hissé, lundi dernier, le drapeau israélien sur le toit de sa maison pour attirer l’attention des autorités locales sur le logement insalubre dans lequel vit sa famille, a été arrêté le même jour par la police de Nador.

Pour avoir voulu dénoncer le fait que sa maison n’a ni eau courante ni électricité, ce marchand ambulant, père de trois enfants en bas âge, a été présenté au procureur du roi qui a ordonné son incarcération et entend le poursuivre, tenez-vous bien !, pour « atteinte aux sacralités » . Un autre.

Ces intelligents magistrats, qui se sont sûrement inspirés d’un code pénal datant de la Préhistoire, estiment donc que hisser un drapeau israélien constitue une « atteinte aux sacralités« .

Mais, il y a plein de drapeaux étrangers hissés un peu partout au Maroc, sans que cela ne chagrine outre mesure autorités locales, nationales et citoyens lambda.

Parce que c’est Israël ? Pourtant, le Maroc officiel maintient d’excellentes relations avec Israël. Selon la presse israélienne de 2011, lors de sa visite à Tanger en 2009, l’ex-premier ministre israélien Tzipi Livni, considérée par beaucoup comme une criminelle de guerre, a été reçue « secrètement », et pompeusement pense-t-on, par le roi du Maroc. Une rencontre durant laquelle elle a eu la chance de recevoir des mains de « Lalla Salma », l’épouse du roi Mohamed VI, un « collier d’or ».

Et puis, le tourisme israélien au Maroc se porte bien, et pour ceux qui ne s’en souviennent plus il faut rappeler qu’à la fin des années 90, Rabat avait envoyé en Israël plusieurs avions de chasse pour les équiper de la dernière technologie de pointe. L’armée de l’air marocaine était très contente, dit-on, de cette coopération..

Enfin, tout le monde connaît les relations charnelles qui ont existé, existent et existeront pour longtemps entre le Mossad et le Shin Bet israéliens et leurs collègues et copains marocains.

En envoyant ce pauvre diable en prison, le Maroc ne risque-t-il pas de gâcher cette belle amitié qui unit sincèrement Tel Aviv à Rabat ?

mercredi 29 février 2012

La marche des travailleurs à Rabat, le 29/2/2012,

Par Ali Fkir,  29/2/2012

La marche pacifique des travailleurs


Des milliers de travailleurs (militants de l'UMT, secteurs des communes locales, de certains ministères...), ont organisé une grandiose marche (à Rabat le 29 février 2012).
La marche fut victime d'une répression sans précédent. Des blessés sont à signaler (plus de 30 selon certaines sources), des détenus (relâchés par la suite selon toujours certaines sources). Le portail du local de l'UMT a subi d'énormes dégâts suite à l'intervention des forces de répression. 
La marche, pacifique, était très bien organisée, les slogans n’étaient pas « provocateurs », l’encadrement était assuré à 100% par les syndicalistes. Contrairement aux rumeurs qui essaient de justifier l’intervention répressive, aucune, je dis bien aucune autre composante sociale n’est venue « grossir ou provoquer » la marche des travailleurs. C’était une marche des travailleurs de certains secteurs de l’UMT, dont la « colonne vertébrale » fut constituée par les travailleurs de la fédération nationale des ouvriers et fonctionnaires des communes locales affiliée à l’UMT
----------------
Le carnage continue toujours (j'ai quitté les lieux à 11h30). Le portail du local de l'UMT à Rabat a subi des dégâts importants suite au sauvage assaut des forces de répression.

Je n'ai pas pu prendre des photos du carnage du fait qu'il y avait des "anges-gardiens" qui confisquaient les appareils.

Des messages politiques clairs:

- Les bases militantes de l'UMT ont voulu montrer par là leur détermination à aller de l'avant pour imposer leurs légitimes revendications. C'est un message à peine codé qui s'adresse au makhzen, à l'Etat, au gouvernement (et autres appendices makhzeniens), et aussi aux tendances réactionnaires au sein de l'UMT qui préfèrent les tractations de salon à la lutte consciente, organisée et déterminée des travailleurs.

- Par sa sauvage répression d'une marche pacifique des travailleurs adhérents d'un syndicat légal (UMT), le makhzen et ses différents appareils veulent faire passer un message clair:
* aux travailleurs à "têtes-chaudes", aux syndicalistes "rebelles"
* à ANNAHJ ADDIMOCRATI qui est accusé (à tort), d'être derrière ces luttes des travailleurs. La réalité c'est que l'Etat se retrouve dans l'illégalité (par rapport aux lois qu'il a imposées lui-même), puisque ces milliers de travailleurs ne bénéficient même pas des contenus de ces lois. Ne parlons pas de la légitimité. Puisque aussi bien le makhzen, que l'Etat, que le gouvernement, que les conseils locaux n'ont aucune légitimité populaire.

La décision de la grande marche du 29 février 2012 organisée par des milliers de travailleurs, est une décision prise démocratiquement par ces travailleurs. Il est vrai qu'aujourd'hui les militant-es d'ANNAHJ ADDIMOCRATI se retrouvent à la tête de plusieurs syndicats (de secteurs). La plupart de ces militant-es sont "enfantés" par le mouvement de lutte des travailleurs de ces secteurs. Ces militant-es avant-gardistes rejoignent le plus simplement du monde les rangs d'ANNAHJ ADDIMOCRATI. Chose bénéfique pour celui-ci, car ces militant-es apportent du sang frais dans ses appareils organisationnels, bénéfiques en retour pour ces mouvements de résistance car ils rapportent d’ANNAHJ ADDIMOCRATI des leçons cumulées au cours des années d’expériences, de lutte, de sacrifice, le sens d’organisation…

ANNAHJ ADDIMOCRATI a sa stratégie claire et nette: la lutte déterminée des masses populaires conscientes et organisées. C'est ce qui fait peur à la tyrannie et aux les forces conservatrices qui préfèrent soit le parlementarisme, y compris le parlementarisme réformiste, soit les gesticulations "révolutionnaires", le verbiage, l'élitisme...qui croient aux changements en l'absence des masses populaires.

Les travailleurs organisés dans des secteurs syndicaux militants se redressent aujourd'hui, la tête haute, face à la tyrannie makhzenienne, face aux classes dominantes, faces au gouvernement des barbus, face aux conseils qui n'ont aucune légitimité populaire, mais ces mêmes travailleurs ignorent consciemment les "donneurs de leçons" et autres bras-cassés qui se trouvent à des années de lumière de la réalité.

BRAVO travailleurs!

Vive l'UMT-militante!

Déclaration en arabe du militant Abdessalam Chalal, membre du bureau national de la fédération nationale des ouvriers et des fonctionnaires des collectivités locales (UMT) suite à l'intervention sanglante des forces de répression

Report du procès d'Abdessamad Alhidour au 7 mars.

Par  Les Amis du "Mouvement du 20 février en Europe", 29/2/2012

En l'absence d'un avocat qui accepterait de le défendre, le procès de Abdessamad  Haydour, condamné en première instance à 3 ans de prison ferme pour atteinte aux sacralités, a été reporté pour le 07 Mars. 
Les amis du 20 février en Europe le soutiennent juridiquement et mandatent deux avocats, l'un marocain et le deuxième inscrit au barreau de Paris, pour défendre ce jeune, victime de l'absurde judiciaire marocain.


20Feb : «Se contenter de revendications partielles, c’est rater le coche!»

Propos recueillis par Leila Ouazry, La nouvelle tribune, 29/2/2012

Le mouvement du 20 février a célébré cette semaine son premier anniversaire. L’occasion pour La Nouvelle Tribune de s’interroger sur le bilan des actions menées par ce mouvement et son avenir. Entretien avec l’un de ses partisans, Abdellah El Harif, un acteur politique engagé.

La Nouvelle Tribune : Le mouvement du 20 Février a célébré dimanche dernier, son premier anniversaire, quel est le bilan de cette année d’actions ? 

M. Abdellah El Harif : Pour moi, c’est un bilan positif. Les gens se sont libérés de leurs peurs. Ils descendent dans la rue, ils s’expriment, défendent leurs intérêts. Le mouvement du 20 février a amené un élan de liberté. Il a donné un coup de fouet à tous les autres mouvements de protestation qui existaient auparavant, que ce soit les diplômés chômeurs, les paysans, les étudiants… Ce qui est en soi un acquis très important. On a vu des gens dans toutes les régions du Maroc, mêmes les plus reculées descendre dans rue pour manifester, on a vu des gens refuser de payer les factures d’eau et d’électricité.

Un autre acquis fondamental, c’est que le mouvement du 20 février a pu fédérer toutes les forces militantes de contestation, pour leur donner une perspective politique, qui est la lutte contre le despotisme, la corruption et de manière générale contre ce qu’on appelle le Makhzen. Les organisations de lutte militante, toutes tendances confondues (la gauche, les islamistes, les marxistes, les socialistes, les libéraux, mais aussi le citoyen lambda en colère contre ce système) ont été réunies pour exprimer les mêmes doléances, alors qu’auparavant c’étaient des luttes atomisées, fragmentées et donc sans grande incidence. Ce sont là des acquis qui vont durer, qui vont devenir structurels, même si le mouvement pourrait connaître des périodes moins brillantes.

Il y a d’autres aspects dans ce bilan. Il a permis de détruire les visées hégémoniques du PAM et il a obligé le pouvoir à faire quelques concessions. Lesquelles concessions n’ont certes pas touché le fond du pouvoir, puisque la nouvelle Constitution a légalisé le pouvoir absolu du Roi et la suprématie du Makhzen, mais c’est tout de même un changement. Il n’était même pas  question de changer quoique ce soit de la Constitution auparavant.  Donc, encore une fois, même si les changements sont en deçà des espérances dans une démocratie, c’est grâce au mouvement du 20 février qu’ils ont pu être arrachés.

Su le plan social, on peut également citer quelques acquis, tels que  l’accord du 26 février avec les syndicats, le soutien des produits de base, l’emploi de quelques milliers de jeunes, etc.

Enfin, ce mouvement a posé de manière claire la question de la démocratie, elle voulait une rupture avec le Makhzen et le despotisme.

Si on devait retenir un acquis majeur dans tout cela ?

C’est d’abord l’implication des jeunes dans l’action politique. Cela est nouveau et c’est un gain énorme pour notre peuple. Le fait qu’elle aille dans d’autres organisations politiques, c’est une autre question, mais l’essentiel, c’est que cette jeunesse aspire au changement et pour cela elle s’active.

Ces derniers temps, on a constaté une sorte de démobilisation populaire par rapport au début, s’agit-il d’un déclin du mouvement 20 Février et quelles en sont les raisons ?

On ne peut pas parler de démobilisation, mais plutôt d’une baisse de la mobilisation. Comme dans tout mouvement populaire, il peut connaître des moments de forte croissance, des périodes de flux, des périodes de reflux d’activité, etc. C’est un peu normal, on ne peut pas aller toujours crescendo. Ce qu’il faut souligner c’est que c’est un mouvement qui correspond à une nécessité objective de changement, il répond à un besoin profond de la société marocaine qui ne veut plus vivre sous l’hégémonie du Makhzen et qui veut vivre dignement.  Ce mouvement n’est pas né de rien, c’est comme je l’ai déjà dit, l’aboutissement de plusieurs mouvements de lutte à caractère politiques, sociaux, culturels ou économiques. Donc, le mouvement du 20 février est venu répondre à une nécessité, et même s’il devait baisser d’un cran, il serait repris sous une autre forme.

Quelle serait cette forme, un parti politique ?

En tout cas, je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que ce mouvement va s’arrêter. C’est une force militante, c’est un mouvement de fond. Il est impératif, devant le manque de réponse réelle des attentes du peuple, qu’il continue son action. Cela sera peut être une nouvelle phase pour ce mouvement fédéré avec un autre, encore plus grand. C’est dire que toutes les solutions adoptées par le pouvoir sont loin de répondre aux attentes, et de ce fait la lutte continue. On n’est pas encore au bout du chemin. Le peuple a une expérience de plus 50 ans dans la lutte contre le pouvoir.

On vous reproche également de ne pas être une force de propositions, et que vous êtes tout le temps dans la contestation ?

Le mouvement du 20 février a des objectifs, il les exprime clairement. On citera, entre autres, la fin du despotisme, la fin du pouvoir absolu du Roi, la démocratie, une vie digne. Mais lorsqu’on parle de force de propositions, cela veut dire qu’on est d’accord avec le système existant et qu’on veut uniquement l’améliorer en apportant quelques propositions partielles sur un certain nombre de point. Or, ce mouvement veut une rupture totale avec le système actuel. Et c’est au moment où il y aurait une force de négociation à même d’apporter cette rupture qu’on peut passer aux détails. Je pense que c’est un faux procès, qui n’a pas lieu d’être, qu’on fait à ce mouvement. Lequel revendique un changement radical et une fois que cela sera acquis, on pourra parler de propositions sur le plan économique, social, culturel, …Mais si on se contente de revendications partielles, on va rater le coche. Ceux qui parlent de force de propositions veulent pousser ce mouvement dans la voie d’accepter ce qui existe dans le système et de demander de petites « réformettes ».

Est-ce qu’on ne risque pas, ainsi de rater justement le coche, comme ce fut le cas par le passé, c’est l’histoire qui se répète, quelque part ?

Non, ceux qui acceptent les palliatifs du makhzen, les demi-mesures, sont ceux qui représentent un frein réel au changement dans ce pays. Ce sont les forces qui réfutent aujourd’hui de collaborer avec le Makhzen qui vont être les acteurs du Maroc de demain.

En conclusion ?

Grâce au 20 février, on peut se réjouir de nombreux acquis, il faut continuer le combat, il faut être optimiste, l’avenir appartient à la jeunesse.

http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/en/accueil/77-fr/659-abdellah-el-harif20Feb:

Six étudiants sahraouis, viennent d'être condamnés par la Cour de Salé

Lourde condamnation par la Cour de Salé, ce 28 février 2012

Slaïma Massad, Aabailil Saïd, Ahmed Ayoub Lahbib Mansouri, Mohamed Barka et Ibrahim Chleih, six étudiants sahraouis, viennent d'être condamnés par la Cour de Salé à une peine de prison de 3 ans et 24 000 DH d'amende ce 28 février. 

Leur crime ?
La solidarité avec leur camarade et ami Hbad Hammadi, assassiné et la participation à une manifestation pacifique en avril 2011 pour dénoncer cet odieux assassinat

Avec leur arrestation, les conditions imposées par la police et la justice marocaine se répètent cruellement : traitements cruels destinés à extorquer des aveux et la signature de procès verbaux truqués, conditions d'emprisonnement difficiles, prolongées qui ont conduit les étudiants à utiliser la seule "arme" dont ils disposent, la grève de la faim. Pouvaient-ils espérer un procès équitable? Pouvaient-ils espérer que des aveux extorqués par la violence ne soient pas retenus par une justice respectable?

La réponse est comme trop souvent négative! En dépit des prétentions affichées pour l'extérieur*, le Maroc n'est pas un état de droit et préfère la violence et l'injustice.

A Rabat, Campus Souissi 1et 2, où des étudiants sahraouis sont en cours d'études, un sit in a été organisé aussitôt le verdict connu, en solidarité avec ceux qui vont croupir 3 ans de plus en prison.

Association des Amis de la RASD 356 rue de Vaugirard 75015 Paris
--------------------------------------------------------------------------------
*A qui veut-on faire croire ce blabla qu'écrit Aujourd'hui le Maroc ??

Le CNDH présente au Caire l’expérience marocaine
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), représenté par son président, Idriss El Yazami, devait présenter l’expérience marocaine en matière des droits de l’Homme lors des travaux d’une Conférence internationale, organisée, vendredi et samedi au Caire, sous le thème «un an après les révolutions arabes: vers l’élaboration de démarches pragmatiques pour la consécration de la justice transitionnelle». Lors de cette conférence, M. El Yazami fera une intervention sur l’expérience marocaine dans le cadre de l’axe «Approches arabes en matière de justice transitionnelle avant les révolutions: réalisations, problématiques et dysfonctionnements», indique vendredi un communiqué du CNDH. Participent à cette rencontre des experts arabes et internationaux qui se pencheront sur l’élaboration de propositions et visions de projets de lois relatifs aux mécanismes de la justice transitionnelle, à l’organisation des auditions et à la réparation des préjudices, ainsi que des recommandations sur la réforme institutionnelle. Au programme de ce conclave figurent également plusieurs sujets, dont le processus de justice transitionnelle dans les pays ayant connu des réformes démocratiques et les moyens nécessaires au déroulement judicieux de ce processus.
 
http://www.aujourdhui.ma/
Le 27-02-2012 à 10:41

Imprimer