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samedi 8 juin 2013

Avis partagés sur « MONARCHIE PARLEMENTAIRE» au Maroc ? une trahison et un mensonge !



J'ai lu récemment quelque part sur Lakome cette brillantissime idée :« L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?»
Cette «option» qui sort je ne sais de quelle cervelle de moineau réaliste et qui semble partagée par beaucoup d'intellectuels du Palais est la pire de toutes les "options" qu'on puisse imaginer pour LE MAROC EN CRISE GRAVISSIME DEPUIS AU MOINS LE SAMEDI 30 mars 1912 !....

Cette monarchie pourrie jusqu'à l'os, assassine, viole domiciles & personnes en cet an de grâce 2013 !
Le Palais torture pour son compte et celui de puissances étrangères !
Cette monarchie a vendu la nation dès le XVIII siècle !
Cette monarchie de Lyautey est une honte pour le Maroc et les Marocain(e)s !
La maison des Romanov (1613 à 1917), la dynastie des Qing (1644 à 1912) sont mortes et enterrées depuis un siècle !
Et ça fait un siècle qu'un sultan Alaoui a été obligée de faire appel à Lyautey pour sauver son Palais.
Regardez ce que sont devenues la Chine et la Russie qui se trouvaient exactement dans le même état de délabrement que «le Maroc au temps des Sultans» !...
Si les Alaouis avaient voulu octroyer l'habeas corpus, il y a longtemps qu'on l'aurait su !
Aucun peuple du monde n'aurait gardé une dynastie qui lui aurait fait ce que les Alaouis ont fait et continuent de faire au Maroc et à ses habitants.
Seul(e)s ceux/celles qui n'ont ni respect ni affection pour notre nation et ses habitants poseraient cette stupide question : « L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?»,
Seul(e)s ceux/celles qui ne sont qu'ambition pour eux-mêmes et qui n'en ont aucune pour le Maroc et ses peuples prêcheraient : « L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?».

La « MONARCHIE PARLEMENTAIRE» au Maroc est une trahison et un mensonge aussi gros que lorsqu’on a fait croire à notre peuple que Mohamed 5 est allé sur la lune.
La « MONARCHIE PARLEMENTAIRE » avec la constitution «offerte » en juillet 2011 est UN CRIME CONTRE NOTRE PEUPLE & SA NATION.(...)

J'ai lu récemment quelque part sur Lakome cette brillantissime idée :« L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?»
Cette «option» qui sort je ne sais de quelle cervelle de moineau réaliste et qui semble partager par beaucoup d'intellectuels du Palais est la pire de toutes les "options" qu'on puisse imaginer pour LE MAROC EN CRISE GRAVISSIME DEPUIS AU MOINS LE SAMEDI 30 mars 1912 !....
Cette monarchie pourrie jusqu'à l'os, assassine, viole domiciles & personnes en cet an de grâce 2013 !
Le Palais torture pour son compte et celui de puissances étrangères !
Cette monarchie a vendu la nation dès le XVIII siècle !
Cette monarchie de Lyautey est une honte pour le Maroc et les marocain(e)s !
La maison des Romanov (1613 à 1917), la dynastie des Qing (1644 à 1912) sont mortes et enterrées depuis un siècle !
Et ça fait un siècle qu'un sultan Alaoui a été obligée de faire appel à Lyautey pour sauver son Palais.
Regardez ce que sont devenues la Chine et la Russie qui se trouvaient exactement dans le même état de délabrement que «le Maroc au temps des Sultans» !...
Si les Alaoui avaient voulu octroyer l'habeas corpus, il y a longtemps qu'on l'aurait su ! 
Aucun peuple du monde n'aurait gardé une dynastie qui lui aurait fait ce que les Alaoui ont fait et continuent de faire au Maroc et à ses habitants.
Seul(e)s ceux/celles qui n'ont ni respect ni affection pour notre nation et ses habitants poseraient cette stupide question : « L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?»,
Seul(e)s ceux/celles qui ne sont qu'ambition pour eux-mêmes et qui n'en ont aucune pour le Maroc et ses peuples prêcheraient : « L'option de monarchie parlementaire ne serait-elle pas la plus adéquate pour le Maroc ?».

La « MONARCHIE PARLEMENTAIRE» au Maroc est une trahison et un mensonge aussi gros que lorsqu’on a fait croire à notre peuple que Mohamed 5 est allé sur la lune.
La « MONARCHIE PARLEMENTAIRE » avec la constitution «offerte » en juillet 2011 est UN CRIME CONTRE NOTRE PEUPLE & SA NATION.

À BAS Mohammed VI, l'assassin et tortionnaire des musulman(e)s !
Gloire aux martyrs de 1612 à 2012 ! 
Vive la Confédération marocaine.

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Point de vue des magistrats


L'Association des barreaux du Maroc appelle à la mise en place d'une monarchie parlementaire

Le Roi Mohammed VI


L'association des avocats du royaume, réunie en congrès ce weekend à Saidia, estime nécessaire la mise en place d'un système où le roi règne sans gouverner.
La déclaration finale du vingt-huitième congrès de l'association des barreaux du Maroc, organisé à Saidia les 6, 7 et 8 juin 2013 et qui a réuni un millier d'avocats selon les organisateurs, a appelé à la nécessité d'établir une monarchie parlementaire où le roi règne sans gouverner, et à la répartition des pouvoirs et des richesses dans le cadre d'une régionalisation politique qui garantit le droit collectif à la participation à l'élaboration des décisions politiques, économiques et culturelles.
La déclaration a critiqué la constitution actuelle qu'elle considère comme une constitution qui ne répond pas aux aspirations des citoyens à la liberté, la dignité et la vie décente. Elle a appelé à l'adoption d'une constitution démocratique rédigée par une assemblée constituante élue, qui répond aux aspirations légitimes et justes du peuple marocain.
En ce qui concerne le projet de réforme de la justice, la déclaration a exprimé des craintes à propos de la manière dont il est géré, soulignant que la réforme de la justice est une affaire de toute la société, qui nécessite la participation de tous les acteurs, contrairement à la théâtralisation qui a marqué le soi-disant dialogue national pour la réforme de la  justice.
La déclaration a appelé à établir des règles sérieuses pour un véritable débat national visant à réformer le système de justice, qui assurent la participation de tous les conseils des barreaux du Maroc, soulignant que la volonté politique réelle et la démocratie véritable sont des préalables à la réforme de la justice, qui ne doit pas être influencée par les petits calculs politiciens ou partisans.
Concernant la corruption, la déclaration affirme que cette épidémie a pris des proportions inquiétantes au sein du ministère de la Justice, à tel point qu'il menace sérieusement les droits et intérêts des citoyens et ceux de la nation. Selon l'association des avocats, il n'y a pas d'autre choix que de faire preuve de créativité pour concevoir et mettre en œuvre des mécanismes culturels et juridiques pour promouvoir la transparence, l'efficacité, l'intégrité et la gouvernance au niveau de toutes les composantes du système judiciaire

jeudi 6 septembre 2012

Le prince Hicham, ce grand défenseur du trône marocain

Par Ali Amar, Slate, 6/9/2012

Pour l'écrivain et journaliste Ali Amar, le cousin germain du roi du Maroc, réputé pour être son contradicteur intime, se révèle comme son meilleur allié objectif. Est-ce vraiment une surprise?


Le prince Hicham devant le cercueil du roi Hassan II, 25 juillet 1999, Rabat, AFP/MANOOCHER DEGHATI

S’il avait quelque inquiétude à l’endroit du trublion de la famille royale, le roi Mohammed VI devrait plutôt s’en réjouir.
Son cousin germain, le prince Hicham Ben Abdallah El Alaoui, avec qui les liens sont officiellement coupés depuis son intronisation en 1999, vient de lui donner le meilleur des gages à son attachement à la Couronne.

Un hymne subliminal à la monarchie

Preuve en est la tribune qu’il publie dans le New York Times intitulé «Morocco is on the path to Change» (Le Maroc est sur la voie du changement). Un hymne subliminal à la monarchie alaouite.
Il y estime d’emblée que «le Maroc est sur la voie du changement», en expliquant de quelle manière les monarchies arabes ont résisté à la déferlante révolutionnaire contrairement aux régimes tutélaires de Tunisie, d’Egypte, voire de Syrie, nonobstant leurs différences.
La manne des pétrodollars pour les royaumes et sultanats du Golfe et une forme de dextérité politique pour le Maroc et la Jordanie les ont, selon le prince, sauvés de la dévastation.
Le prince Hicham explique notamment que, à part les monarchies pétrolières du Golfe qui ont acheté la paix sociale grâce à la richesse de leur sous-sol, le Maroc et la Jordanie, dépourvus de cette rente, «n’ont pas eu d’autres choix que de libéraliser le système plutôt que de le rendre plus démocratique». 
 En clair, le rendre plus permissif à certains égards tout en le maîtrisant à travers un système forcément sécuritaire.

Un chauvinisme génétique assumé

Malgré toute la subtilité du texte et la minutie de son auteur, réputé pour le doigté dont il revêt chacune de ses expressions écrites, son verbe est révélateur.
Le contenu de l’article confirme l’aveu, après tout sincère, de ce prince au sang bleu. En 2011, interrogé sur la question monarchique, alors que les régimes arabes étaient tous secoués d’une manière ou d’une autre par le big bang tunisien, il répondait par un chauvinisme génétique consubstantiel à son lignage:
«Je reste convaincu qu'un changement dans le cadre d'une monarchie réformée représente la solution la moins coûteuse pour le Maroc. Je mentirais si j'affirmais que la biologie est étrangère à cette conviction.»
La biologie justement. Ici réside l’indépassable dans la réflexion du prince depuis qu’il a endossé très tôt les habits de l’intellectuel politique réformateur. L’ADN pour légitimité, le savoir en science politique pour se frotter à l’agora. Tels sont les deux versants de son charisme, mais aussi de ses limites.  

Des thèses presque officielles

Derrière quelques artifices de mise en garde, le cousin germain du roi, troisième dans l’ordre de succession monarchique —ne l’oublions pas—, déclare dans sa tribune du New York Times deux postulats que la propagande chérifienne ne renierait pas:
—D'une part, les monarchies arabes, dont celle du Maroc, ont survécu à la déferlante des révolutions. Elles y sont parvenues grâce à leur enracinement dans l’identité nationale de leurs Etats, leur combat contre le colonialisme et du fait de l’importance historique de leur institution.
—D'autre part, les monarchies ont traditionnellement arbitré les conflits entre les différents groupes et classes, agissant en tant que gardiens bienveillants de la société. Ils ont également permis à d'autres institutions, comme les parlements, de représenter le peuple, restant ainsi au-dessus de la mêlée politique.
Voilà un démenti cinglant à ceux qui voulaient entrevoir dans la posture politique du «Prince rouge» des caractères réminiscents d’un Philippe-Egalité en France à la fin du XVIIIe siècle.
Le prince Hicham adopte à l’évidence un ton qui tranche avec la plupart de ses précédentes sorties médiatiques, notamment lorsqu’il déclarait en janvier 2011 au journal espagnol El Pais, au sujet des révoltes arabes:
«Le Maroc n’est pas encore touché mais il ne faut pas se leurrer sur ce fait: pratiquement tous les systèmes autoritaires vont être atteints par la vague de contestation et le Maroc ne fera probablement pas exception.»
Reste que moins d’un an plus tard, il disait déjà à L’Express que l’instauration d'une assemblée constituante au Maroc serait irréaliste:
«Cela signifierait la fin du régime. Historiquement, les assemblées constituantes servent à consommer la fin d'un régime.»
 Et surtout que:
«L'institution monarchique est à la fois une institution d'arbitrage et le symbole de l'identité de la nation. Les populations de ces pays adhèrent majoritairement à ce concept.»
«Mais cela pourrait bien, à terme, ne plus être le cas si ces monarchies ne prennent pas en compte l'aspiration des peuples au changement. Or elles peinent à faire face à cette urgence, notamment lorsqu'il s'agit de monarchies de droit divin.»
Le cousin du roi avait donc déjà tout dit. Avec cependant ce bémol —que l’on retrouve à l’identique dans sa contribution au New York Times—, à savoir la nécessité d’un changement dont il ne définit jamais la nature.

Des idées passéistes et révisionnistes

Mais enfin de quel changement parle au juste le prince? Mystère et boule de gomme. Revenons donc à son dernier texte pour mieux comprendre son idée. Et là, les problèmes surgissent.
Le premier est que les assertions du prince Hicham sont empreintes de révisionnisme historique doublé d’une vision passéiste des événements qui secouent depuis plus d’un an cette partie du monde.
Quel historien peut aujourd’hui sérieusement accréditer la thèse que la dynastie alaouite a été le rempart contre l’occupation française du Maroc? L’a-t-elle été plus tard avec le sultan Mohammed V, choisi par la France, déposé par la France et réintronisé roi, toujours avec la bénédiction de la France? Faut-il croire encore à l’hagiographie officielle qui pollue encore de nos jours les manuels scolaires?
Les historiens marocains sont pour la plupart encore très frileux pour s’aventurer dans de telles recherches, leur carrière universitaire en dépend. Le Graal des archives coloniales de Nantes et plus encore l’accès à la sacro-sainte bibliothèque royale est réservé aux adoubés. 
En réalité, la légitimation même de la royauté telle qu’elle existe aujourd’hui a été plutôt le résultat d’un façonnage idéologique, politique, culturel et religieux, voulu et imaginé par la France. Et cela se voit jusque dans ses attributs de sacralité et dans le moindre détail de son décorum et de son faste, que Hassan II a poussé jusqu’à son paroxysme durant ses 38 années de règne. De ce point de vue, Mohammed VI est depuis treize ans dans un moment d’inertie.
Aussi, toute évocation de transition démocratique au Maroc confine à de la complicité avec un régime qui ravale sa façade, mais maintient en l’état sa nature féodale.

Un mythe prêt à être déconstruit

Cette idée d’une monarchie indélébile à l’identité nationale évoquée par le prince Hicham est née de la fabrication d'une certaine conscience historique dans le Maroc postcolonial. Un mythe que les générations actuelles sont désormais prêtes à déconstruire.
Autre idée fallacieuse du prince, celle de ce fameux arbitrage des royautés agissant avec «bienveillance entre les groupes et classes». Au Maroc, sans parler du passé lointain ou le sultan portait le fer pour régner et se cloîtrait pour survivre, cela s’est traduit par un demi-siècle de violentes répressions contre tout dissident. Une damnation de toute une génération, que le régime ne reconnaît qu’à demi-mots, jouant sur une ouverture factice pour assurer sa perpétuation.
Comment parler de mansuétude du pouvoir quand les cultures plurielles de ce pays ont été anéanties au nom d’une idéologie excluant les identités majoritaires amazighes, sans parler des minorités juives et autres, rabaissées à de la figuration folklorique au nom d’un arabo-islamisme politique et nationaliste (qui renie même de facto son héritage andalou) et dont la norme politique actuelle est un résidu de conservatisme religieux et d’infâmie politique?
Les monarchies arabes se seraient donc ainsi élevées et sauvées de la berezina en autorisant la création d’institutions et de parlements représentant le peuple. Qui peut croire encore en une telle fable?
Le multipartisme à la sauce marocaine, avec ses joutes oratoires creuses, sa corruption institutionnalisée et ses rendez-vous manipulés aux urnes, serait-il alors plus immunisé contre les soulèvements que ne l’a été le règne du RCD (Rassemblement constitutionnel démocratique) de Ben Ali et de son clan en Tunisie? Pures fadaises.
Le prince Hicham prend pour acquis que les printemps arabes ont épargné les monarchies pour ces raisons, même s’il reconnaît que ce momentum n’est pas éternel. Il croit encore que la société civile, les syndicats et certains partis politiques, plus téméraires au Maroc qu’ailleurs, jouent toujours le rôle de soupape sociale, voire d’alibi du régime. En cela, il se trompe lourdement.

Un contrat social obsolète

Il ne semble pas saisir que les termes du contrat social avec la monarchie alaouite se sont dématérialisés avec le temps et l’accélération de l’Histoire. Il ne reste peut-être qu’une empathie réelle chez certains, une foi en un talisman chez les démunis qui face à la hogra croient encore à la munificence du «roi sauveur». Mais rien de plus. La dépolitisation voulue par la monarchie joue contre elle aujourd’hui.
Hicham Ben Abdallah El Alaoui semble léviter intellectuellement par rapport à la rupture qui s’est faite irrémédiablement entre le trône, ses apparatchiks et les plus conscientisés des jeunes Marocains d’aujourd’hui.
Ceux qui justement battent le pavé jour après jour, brisant ce plafond de verre qu’est l’ordre établi, faisant fi des codes et des usages, traquant la tyrannie jusque dans ses coutumes et son apparat, appelant à la chute du régime. Un régime en qui ils ne se reconnaissent plus. Trop lointain, trop ringard, trop guindé et si autiste à leur soif de liberté.
Même si ceux-ci sont à l’évidence encore groupusculaires, le prince Hicham tend à minimiser les effets vivifiants de la transmission d’idées radicales d’une élite, hier gauchiste et romantique, à une jeunesse avide de dignité et de liberté dont les référents intellectuels, culturels et politiques sont désormais véhiculés par la mondialisation des médias et de la connaissance universelle, à défaut de terreau local, tant l’éducation publique a été le parent pauvre du Maroc moderne.
Faut-il être surpris de voir émerger une lame de fond contestaire, révolutionnaire, plus déterminée et surtout plus nombreuse à être bardée de savoirs que celle des années 70 où le panarabisme et le marxisme inquiétait davantage les pouvoirs régaliens arabes?

Un schéma de pensée révolu

Le prince s’oublie dans un schéma de pensée révolu. Il croit encore dans la quiétude des classes moyennes marocaines. Selon lui, elles demeurent certes insatisfaites de ce pluralisme politique de façade et de cette exclusion des institutions participatives, mais leurs revendications s’arrêteraient aux marches du Palais.
«Ils ne veulent pas la révolution, mais la réforme vers la monarchie constitutionnelle, un nouveau système de gouvernance qui incarne l'esprit de la démocratie, tout en conservant le rôle historique du monarchisme dans ces sociétés» écrit-il dans le New York Times.
Le prince Hicham a un train de retard. Et de conclure ainsi sa tribune:
«C’est une route qui promet d’être chaotique mais le processus est bel et bien enclenché.»
 Mais encore une fois de quel processus parle-t-il? Celui qu’il imagine sauvegardant la monarchie pour ce qu’elle est par la grâce de la tradition?
Si les classes moyennes sont conservatrices et légitimistes aujourd’hui et aspirent effectivement à la sécurité, à un certain confort de vie, elles ne seront demain que les suiveuses du changement quel qu’il soit. Celui de la voie démocratique ou celui du vrai chaos.
Et dans ce schéma, la monarchie n’aura plus sa place, faute justement d’avoir initié le vrai changement. Celui de se désincarner de la féodalité pour entrer dans le nouveau siècle.

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 Par Ahmed Benani

Merci Ali pour ce papier lumineux! L'ADN vole au secours du Prince Hicham; après 13 années de duperie, de louvoiement et de "discorde" avec l’Autiste, savamment entretenue, Monseigneur rejoint enfin le cousin prédateur. Il fait bien de le dire clairement; la conclusion qui s’impose à tous est tout aussi limpide que son propos: la monarchie est entrée dans la phase finale de son existence. Hicham a un mérite dorénavant à mes yeux, il refuse de se mentir à lui-même, la biologie autant que ses intérêts l’ont amenés à cette confession publiée dans le New York Times intitulé «Morocco is on the path to Change» (Le Maroc est sur la voie du changement). Parole princière et en somme sacrée, oui, le Maroc va changer de régime ! Ahmed Benani
PS: L'article d'Ali est à lire et relire, merci de lui assurer la plus grande diffusion parmi vos contacts

jeudi 1 mars 2012

Un bel exemple de monarchie parlementaire, sans dépenses somptueuses...

http://www.youtube.com/embed/bJEkoIwvAL8
Ce film devrait être projeté dans tous les ministères, le Sénat, l'assemblée Nationale, les Conseils Généraux et départementaux, les mairies, et les partis politiques, et au sommet de l'Etat, en France et au Maroc
Non pas pour promouvoir Eva Joly mais pour l'exemple à suivre.
Nous aurions moins de candidats qui se précipiteraient pour essayer d'être élus.
Pour info, la Norvège est un des pays les + riches au monde maintenant.

dimanche 9 octobre 2011

De la chute du régime

Point de vue de  Mahdi Zahraoui, eplume.wordpress.com, 8/10/2011

La protestation populaire est toujours d’actualité au Maroc. Le mouvement du 20 février continue de mobiliser la population dans de nombreuses villes. La nouveauté provient de certains slogans qui commencent à faire irruption, notamment avec le fameux « le peuple veut la chute du régime ». Ce slogan a été scandé pour quelques secondes durant une marche à Tanger et dans une assemblée générale à Casablanca plus récemment.

Huit mois se sont écoulés depuis la date du 20 février, huit mois durant lesquels le régime a tenté de calmer l’agitation avec de molles manœuvres dont le lifting constitutionnel, la libération de quelques prisonniers politiques et l’anticipation des élections législatives. Ces remaniements superficiels n’ont guère touché à l’essence des revendications : à la séparation des pouvoirs, à l’équité et à la garantie de la dignité du citoyen marocain.

Revenons à notre fameux slogan. Dans l’alliage qui constitue le mouvement, certaines composantes visent plus que la monarchie parlementaire, c’est une vérité. Le premier manifeste du mouvement a d’ailleurs été modifié, et sa première requête a été façonnée pour exiger une ‘constitution démocratique émanant du peuple’ au lieu de ‘rééquilibrer les pouvoirs de la monarchie’. La première est vague et porte à plusieurs interprétations, tandis que la deuxième met en exergue la présence de la monarchie dans l’arène du pouvoir.

Cette ambigüité issue de piètres calculs politiques est d’ailleurs l’un des facteurs qui ont alimenté une certaine méfiance d’une partie des marocains à l’égard du mouvement. Le régime et sa propagande n’ont guère lésiné sur les moyens pour user de ce point d’Achille. C’est ainsi qu’après huit mois, les calculs politiques commencent à s’essouffler et l’effervescence et l’excitation gagnent les rangs de certains.

Les individus qui se sont remarqués d’ailleurs par ce slogan ont commencé à clarifier ‘leurs intentions’ de mille et une façon. On a aussi lu les déclarations de certains militants du mouvement jouant habilement sur les mots afin d’écarter toute ‘mauvaise interprétation’ dise-t-on.

À ce stade de la lutte, la clarté s’impose. Une clarté à l’envers de nous-mêmes et à l’égard des citoyens marocains qui nous ont fait confiance. Si je fais partie du mouvement du 20 février, c’est pour instaurer une monarchie parlementaire, non pas pour déraciner les Alaouites du Maroc. La monarchie parlementaire constitue pour moi le compromis entre démocratie et régime monarchique. Au-delà de défendre la forme actuelle de la monarchie, j’y vois un garant de la stabilité et un frein au développement du pays. Elle doit garder la première fonction et délaisser la deuxième. Cette transition doit s’établir pacifiquement et sans engendrer d’instabilité sécuritaire au Maroc. Le mouvement du 20 février en est le meilleur outil jusqu’à présent.

Au sein du mouvement, on mène une lutte pacifique, on mobilise plusieurs villes simultanément et on s’attache à nos requêtes. Cependant, on n’a pas réussi à mobiliser le nombre souhaité des citoyens. Certains ont commencé à s’essouffler, et ce n’est pas en scandant ‘le peuple veut la chute du régime’ qu’on encouragera les autres franges à nous rejoindre.

L’heure de la clarté a sonné, la rédaction d’un nouveau manifeste fondateur et une perception plus réaliste de nos moyens et outils sont la clé du succès. L’effervescence révolutionnaire et les combines politiques ne nous mèneront pas loin face à un rude ennemi tel le makhzen.

Cet article est également publié sur le blog de Mahdi Zahraoui

lundi 3 octobre 2011

Interview Fouad Abdelmoumni : le Maroc émerge de la pré-citoyenneté

Par Mamfakinch, 30 /9/2011

Fouad Abdelmoumni est un des personnages les plus écoutés de la scène militante marocaine. D’un environnement familial et personnel militant, il s’est engagé au sein d’Ila al amam avant d’être emprisonné pour son engagement politique durant les années 80. Ayant abandonné la scène partisane, il n’a pas quitté la scène politique puisqu’il s’est engagé dans le mouvement des droits de l’homme au sein de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), dont il a été le vice-président.

Économiste de formation, il a dirigé l’organisme de micro-crédit Al Amana. Il a soutenu le mouvement du 20 février dès le début et a lancé, avec d’autres militants de la cause démocratique au Maroc, un appel en faveur de l’instauration d’une monarchie parlementaire au Maroc. Son franc-parler, notamment sur le coût économique de la gestion de l’affaire du Sahara ou sur le recrutement de diplômés chômeurs au sein de la fonction publique, permet de recueillir et d’écouter l’avis sans complaisance mais aussi sans démagogie d’un militant ayant connu dans sa chair les rigueurs des années de plomb.

L’entretien dure quarante minutes. Les passages suivants sont d’un intérêt particulier:

« le Maroc émerge de la pré-citoyenneté et c’est une très grande satisfaction » (1’10)

http://youtu.be/bKby2RlQwDE