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samedi 16 juillet 2016

Face à l’horreur à Nice, la nécessaire mobilisation citoyenne

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Communiqué LDH
La Ligue des droits de l’Homme exprime son horreur face aux événements tragiques qui se sont déroulés à Nice dans la soirée du 14 juillet. Elle témoigne également toute sa solidarité aux familles des victimes de cet acte monstrueux.
Face à la violence et à la stratégie de la tension auxquelles nous sommes confrontés, elle appelle à résister à la tentation d’y répondre par une restriction de la vie démocratique et des libertés publiques. C’est bien la capacité de mobilisation de la société civile s’appuyant sur les principes de droits et de libertés qui constitue la meilleure garantie pour préserver les fondements de notre choix collectif de société.

Paris, le 15 juillet 2016

Les concessions du Makhzen sont devenues nombreuses

Les concessions du Makhzen sont devenues nombreuses. Je crois que le Maroc est en panique s'attendant à une solution imposée par le Conseil de Sécurité, à savoir la transition de l'affaire du Sahara Occidental du Chapitre 6 a 7 qui stipule une solution imposée dans le cadre du droit du peuple sahraoui à l'auto-détermination; une mesure qui justifie le fait que la France a lâché le Makhzen au niveau du Conseil de Sécurité. Les manœuvres du Makhzen qui illico presto se succèdent, telles que l'accès donné à la Minurso de se redéployer au Sahara Occidental, vouloir accéder l'Union Africaine, le rapprochement avec l'Algérie et autres restent des mesures préventives pour amortir le choque onusien et prolonger le statuquo!!
Le Maroc manifeste sa volonté de réintégrer l'UA sans conditions, tandis que cette dernière réitère son engagement à œuvrer pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental. Y a t-il quelqu'un qui pourrait nous éclairer là-dessus? Je dois avouer que c'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre!

Le Maroc veut réintégrer l’UA



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 Mohammed VI, le roi du Maroc. 
 
Son pays veut revenir dans l'Union africaine après 32 ans d'absence.
Le Maroc a récemment envoyé un émissaire au président kényan, dans le cadre d’une démarche menée par le royaume pour rejoindre l’Union africaine.
Taïeb Fassi-Fihri a déclaré au président Uhuru Kenyatta que le Maroc désirait revenir dans l’organisation continentale, sans conditions.
Le chef de l’Etat kényan s’est engagé à travailler pour la cause marocaine.

Une délégation marocaine a entrepris des négociations auprès des délégués d’autres pays du continent, au sommet de l’Union africaine, du 10 au 18 juillet, à Kigali, dans le but de sceller le retour du Maroc au sein de l’organisation.
Pour y arriver, le ministre marocain des Affaires étrangères s’est déjà rendu dans plusieurs pays africains, dont l’Egypte, l’Ethiopie, la Libye et le Soudan.
Plusieurs chefs d’État africains sont attendus ce weekend à Kigali, pour le sommet de l’UA.
Le Maroc a quitté depuis 1984 l’ex-Organisation de l’unité africaine, devenue Union africaine en 2002.
Rabat avait pris cette décision en reprochant à l’organisation africaine de reconnaître la souveraineté du Sahara Occidental, qu’il  considère encore comme une partie de son territoire.

Le conflit du Sahara-occidental : une histoire sans fin?

par Béligh Nabli, L'Economiste maghrébin, 15/7/2016

 
Unique candidat à la succession de Mohamed Abdelaziz, décédé il y a plus d’un mois, Brahim Ghali, 66 ans, vient d’être élu président du Front Polisario, lors du Congrès extraordinaire que vient de tenir le parti saharaoui. Soutenu par l’Algérie, cette figure historique du mouvement  Polisario aura la lourde tâche de contribuer à trouver une issue à l’impasse politique dans laquelle le conflit du Sahara occidental se trouve depuis des décennies. Celui-ci est l’une des clefs d’analyse de la géopolitique de la Méditerranée* occidentale en général, et de la géopolitique maghrébine en particulier.
Héritage de l’époque coloniale (partage du Sahara entre les différentes administrations coloniales françaises, espagnoles et italiennes), les frontières sud et sahariennes du Maghreb sont à l’origine de différends frontaliers. Depuis le départ en 1975 de l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, le contentieux territorial n’est toujours pas résolu. Engagée en 1974, la décolonisation conduit à un conflit armé entre la Maroc et le Front Polisario jusqu’au cessez-le-feu de 1991. Les anciennes zones d’influence sont devenues des frontières nationales des nouveaux États souverains. Or, si ces tracés ont pu créer quelques incidents ponctuels entre la Libye et la Tunisie, ils nourrissent des tensions géopolitiques entre l’Algérie et le Maroc, deux Etats voisins de la rive sud-ouest dont les relations diplomatiques ont du mal à se stabiliser.
Après la fin du protectorat français en 1956, le Maroc, sous l’impulsion des nationalistes de l’Istiqlal, entend reconstituer l’intégrité territoriale d’un « Grand Maroc » rassemblant toutes les terres qui ont « appartenu historiquement » au royaume à une période ou à une autre. Il revendique tous les territoires contrôlés par les Espagnols et une partie des territoires contrôlés par la France (portion du Sahara autour de Tindouf et Bechar), ainsi que la Mauritanie. L’engagement du processus de décolonisation suscite des tensions entre les parties concernées (Espagne, Maroc, Algérie, Mauritanie) et va conduire à la création du Front Polisario en 1973. Le Maroc annonce l’organisation d’une « Marche verte ». Début novembre 1975, 350 000 civils marocains franchissent pacifiquement la frontière. Le 14 novembre 1975, le gouvernement espagnol signe les accords de Madrid avec le Maroc et la Mauritanie. Le territoire est divisé en deux parties : les 2/3 au nord reviennent au Maroc, le sud à la Mauritanie. Le Front Polisario s’y oppose. Les troupes marocaines et mauritaniennes se déploient.
Les deux principaux protagonistes dans ce conflit, le Maroc et le Front Polisario, se disputent la souveraineté de ce territoire (d’environ 263 450 km²) qui se situe dans l’espace sahélo-saharien, le tout sous le regard de puissances voisines parties prenantes dans ce litige. Le Maroc administre le territoire qui est inclus dans les trois provinces du sud, sans que cette situation de fait ne soit admise dans son principe même par une partie de la population sahraouie du territoire et des réfugiés des camps de Tindouf (en Algérie), liée au Front Polisario. En 1976, cette organisation a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD), laquelle a été immédiatement reconnue par les voisins immédiats du Maroc (Algérie, Mauritanie) et une majorité des Etats membres de l’OUA. L’Espagne s’en tient au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Avant même l’indépendance officielle de l’Algérie, un accord (conclu en 1961 à Rabat) entre Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), et Hassan II, roi du Maroc, prévoyait de renégocier le statut des régions algériennes de Tindouf et de Colomb-Béchar. Or, à l’indépendance, l’Algérie de Ben Bella refuse de restituer ces territoires et de reconsidérer sa souveraineté sur des régions acquises sur décision de l’autorité coloniale française. La tension diplomatique et militaire croissante vire au conflit armé d’octobre 1963 à février 1964, après l’incursion des Forces armées royales du Maroc en territoire algérien. Outre le problème frontalier, le déclenchement de cette « guerre des sables » est le fait des convoitises suscitées par la découverte de ressources minérales dans la zone disputée, mais aussi de la tendance expansionniste du royaume chérifien animé par l’idée du « Grand Maroc ». Finalement, après diverses négociations houleuses ou avortées, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) parvient à trouver un accord entre les deux belligérants. L’OUA adopte le principe de l’intangibilité des frontières issues du colonialisme (qui est rejeté par le Maroc) et la frontière suit le tracé qui reprend la délimitation française. Le 15 juillet 1972, Houari Boumediene et Hassan II signent un traité qui délimite leurs frontières en reprenant ce tracé. L’Algérie ratifie le traité le 17 mai 1973, et le Maroc… en mai 1989.
Ce conflit a installé les deux principales puissances maghrébines dans une relation de défiance, ponctuée par des accrochages à la frontière (les échanges de feu entre garde-frontières algériens et marocains attestent la persistance et la vigueur de l’antagonisme) et une confrontation directe à Amgala (1976), au Sahara occidental. En effet, après la « guerre des sables », l’Algérie arme les indépendantistes du Front Polisario (financés aussi par la Libye) entré en conflit avec le Maroc. Il remporte des succès, notamment en Mauritanie, mène des opérations au Maroc (jusqu’à la construction du « mur », en 1980) qui décide d’annexer la portion sud du territoire.
Si le Maroc a renoncé en 1989 à revendiquer la partie du Sahara algérien (Tindouf), il revendique le territoire du « Sahara occidental » (non autonome selon l’ONU) qu’il a annexé à 80% (depuis 1979), considérant qu’il fait partie intégrante du royaume. Les indépendantistes sahraouis du Front Polisario proclament le droit à l’autodétermination du « peuple du Sahara occidental ». C’est pourquoi ils ont d’abord combattu la puissance coloniale espagnole (1973-1976), puis le Maroc, à la suite des accords de Madrid (1975) qui partagent la souveraineté du Sahara occidental entre la Mauritanie et le Maroc. L’enjeu est stratégique pour le Maroc, qui ne veut renoncer ni à cette extension territoriale, ni à l’exploitation d’un territoire riche en minerais (phosphates, fer, titane, manganèse, pierres précieuses) et assez fertile pour développer plus (et mieux) encore le secteur agricole (pilier de l’économie nationale). En outre, le contrôle de ce territoire permet de contrôler de facto la partie sud de sa frontière avec la Mauritanie. Le conflit est aussi pour la Monarchie au Maroc une formidable occasion de faire l’union autour du trône et de renforcer une légitimité très entamée par les crises des premières années de la décennie 1970.
L’impasse n’est pas sans conséquence sur la stabilité et le développement de la région. Ce conflit larvé nourrit d’abord une militarisation de la région, qui comporte une dimension maritime et méditerranéenne malgré la façade exclusivement océanique du territoire. Ensuite, ce contentieux pèse sur les vecteurs institutionnels de coopération régionale– l’Union du Maghreb Arabe– et empêche tout progrès significatif en faveur de l’intégration de la région méditerranéenne au niveau du dialogue 5+5 et de l’Union pour la Méditerranée. Enfin, le statu quo est propice au développement d’un nouveau foyer de trafics et de bases-arrières pour des groupes djihadistes déjà actifs dans les régions du Sahara (Tunisie, Algérie) et du Sahel. La sortie de l’impasse est donc impérieuse pour la stabilité et la sécurité de la rive sud-ouest de la Méditerranée. Seul un règlement définitif dans le cadre des Nations-Unies contribuera utilement à la sécurité et à la stabilisation de la région sahélo-saharienne.
* Béligh Nabli, Géopolitique de la Méditerranée, Paris, Armand Colin, oct. 2015

vendredi 15 juillet 2016

Sommet UA: Le Roi Mohammed VI ne se rendra pas à Kigali (source autorisée)

Carlos Cristobal 

Le Roi Mohammed VI ne se rendra pas à Kigali à l'occasion ni en marge du sommet de l'Union Africaine, apprend Médias 24 de source autorisée. Le Maroc exige l'expulsion du Polisario avant de reprendre le siège qui lui revient de droit.
Partager  medias24.com/MAROC/NATION/1…
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[Attentat Nice] De l’urgence de se taire

par 15/7/2016
 Difficile quand on est une personnalité politique de se taire. Difficile quand on est journaliste de ne pas montrer les images dont on dispose, même insoutenables, même indécentes. Il est pourtant parfois urgent d’attendre. La tragédie de Nice a encore illustré le risque de la précipitation qui le dispute bien souvent à la démagogie et au cynisme. Très vite, trop vite peut-être, on a entendu Christian Estrosi reprocher à François Hollande d’avoir annoncé jeudi midi la fin de l’état d’urgence. Puis, Nicolas Sarkozy juger « indispensable » la prolongation du même état d’urgence. Et encore Georges Fenech, député LR du Rhône, affirmer que « l’état d’urgence ne règle rien », et stigmatiser « l’impuissance de l’exécutif ».
Nous avons assisté après le massacre qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet, à Nice, à une débauche de déclarations péremptoires, de contradictions, et de solutions faussement radicales comme la rétention administrative, dans des centres fermés « pour ceux qui représentent une menace ». Une proposition que s’est empressé de ressortir de ses tiroirs le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti.
Tout cela en vrac alors qu’on ne savait encore rien du tueur qui a jeté son camion dans la foule. Les partisans de l’état d’urgence à perpétuité devraient pourtant admettre que cette disposition d’exception, en vigueur depuis le 14 novembre dernier, n’a pas empêché l’attentat de Nice. 


Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours !

Il n'est sans doute pas le temps des polémiques. Car Nice doit panser ses blessures dans le respect du silence. Mais cet argument ne doit pas servir à taire les vérités auxquelles nos populations devront assigner les politiques et nos médias : 

- pourquoi la guerre, ici ? Ne serait-ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- Pourquoi tant de haines ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs, et qu'elle nous revient en boomerang ?
- pourquoi l'aveuglement ? Ne serait ce pas parce qu'on l'a semée ailleurs et qu'il nous revient en boomerang ?
- et, au delà : comment s'en sortir ? Comment arrêter cette spirale infernale de haines, de meurtres, de sangs, de guerres, de désolations ?! En reconnaissant nos torts ! En cessant de semer des guerres ailleurs ! En imposant la justice, donc en cessant l'impunité des crimes d'autrui et l'impunité de nos propres crimes ! Tout le reste est foutaises ! D'échéances et assimilations, expulsions et lois xénophobes, stigmatisations et polémiques front-nationalistes !
Le monde est en pleurs, à Nice aujourd'hui, mais à Baghdad et Homs et Gaza et Damas et Jerusalem tous les jours ! Tous les jours depuis Bush et Sarko et Hollande. Seul parmi ceux qui savaient, Chirac et De Villepin ont refusé ce jeu du tous perdants !
Cessons ce jeu de mort et de contre-mort. Il est une spirale qui risque de ne jamais cesser si l'on ne s'y attelle pas sérieusement avant qu'il ne soit trop tard.

Appel de la mère du disparu Houcine El Manouzi


LIBEREZ LES DETENUS-DISPARUS DU CENTRE PF3 A RABAT
ET SOULAGEZ VOS CONSCIENCES

Khadija Chaou El Manouzi, Casablanca, le 13 juillet 2016

Le 13 juillet 1975, mon fils Houcine EL MANOUZI, syndicaliste et militant politique, s’est évadé du centre de détention PF3 à Rabat, en compagnie de 7 autres détenus (ABABOU, CHELLAT, M’RIZEK, HARROUCH et les 3 frères BOUREQUAT). Une semaine après, il a été repris par la gendarmerie royale à Ain Aouda et séquestré de nouveau dans le PF3.

44 ans après son enlèvement de Tunis, le 29 octobre 1972, il continue de subir le calvaire de la disparition forcée. Le CNDH, chargé du suivi de l’action de l’IER, classe toujours Houcine parmi les cas non résolus. La justice marocaine, saisie par les parents en 2011, a classé la plainte sans même avoir auditionné tous les témoins cités dans la requête de la famille, et n’a pas jugé utile d’ordonner une mesure conservatoire pour la préservation du centre PF3, lieu pour lequel existent de fortes de présomptions d’engloutissement de corps de disparus.

Un combat légitime




Personne ne peut dire le contraire. La sphère de la reconnaissance officielle, auprès des organisations et des associations civiles, de la cause sahraouie, à l’échelle internationale, gagne en sympathie et en adhésion. À l’évidence, cela prouve avec force, la légitimité de la revendication du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance, en tant que dernière colonie en Afrique. 
Il convient de noter que le succès du congrès extraordinaire pour l’élection du Président de la RASD, qui a donné confiance à l’ancien ministre de la Défense et diplomate, Brahim Ghali, à une majorité écrasante, constitue une garantie susceptible d’insuffler une nouvelle dynamique au combat libérateur du Sahara occidental. 
Heureuse circonstance du calendrier, cette élection coïncide avec le 27e sommet de l’Union africaine, qui aura certainement à examiner la question sahraouie. Notamment que la cause sahraouie a besoin de solidarité active afin de mettre un terme à la colonisation. À chaque occasion, les Sahraouis expriment leur reconnaissance aux pays qui leur sont solidaires et défendent les droits de l’homme bafoués dans le territoire de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). 
L’occupant marocain, poussant le déni de justice jusqu’à l’excès, est allé expulser, en mars dernier, la composante civile et politique de la MINURSO, après la visite du secrétaire général de l’ONU dans la région. 
Les déclarations du nouveau Président, qui a pris plus de 93% des voix des participants au congrès extraordinaire, à l’issue du résultat, étaient claires, nettes et précises, en ce qui concerne la MINURSO, qui «devrait être en mesure d’assumer sa mission principale pour laquelle elle a été mise en place en 1991, à savoir l’organisation d’un référendum au Sahara occidental», martelant qu’il est temps pour que les Nations unies et le Conseil de sécurité exercent des pressions et imposent des sanctions contre le makhzen qui continue de saboter les efforts de la communauté internationale. 
Hamza Hichem

Le dernier prisonnier marocain de Guantanamo bientôt rapatrié au Maroc

GUANTANAMO
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abdul latif nasirGUANTANAMO- Abdul Latif Nasir est le dernier prisonnier marocain de Guantanamo et il est en passe d’être rapatrié au Maroc. La commission des libérations conditionnelles de la célèbre prison américaine a placé le Marocain sur la liste des 29 prisonniers dont elle propose la libération, indique le Miami Herald

Cette commission a recommandé le rapatriement d’Abdul Latif Nasir au Maroc et nulle part ailleurs car "il y a de la famille et des perspectives de trouver du soutien et un travail". Des arguments repris de la plaidoirie de son avocate devant la commission.

Me Shelby Sullivan-Bennis a transmis à la commission, le vœu de son client de retourner à Casablanca pour travailler à temps plein dans “une société de traitement des eaux, entouré d’une famille solidaire et stable“.

Par ailleurs, son profil établi au mois de mars ne montre pas de positions extrémistes envers les citoyens américains même s’il considère le gouvernement américain responsable de sa détention prolongée.

La commission indique tout de même dans sa décision qu’Abdul Latif Nasir “représente un certain niveau de menace à la lumière de ses activités passées, de ses compétences et connivences“. Elle estime que ce niveau de menace peut être atténué par ces circonstances de transfert.

L’avis de la commission n’est que consultatif. Les diplomates du Département d’Etat américain vont en effet prendre le relais pour négocier avec le Maroc un accord de transfert sous conditions.

Abdul Latif Nasir, 51 ans est incarcéré à Guantanamo depuis le 3 mai 2002 comme “prisonnier à vie“. Les services de renseignements américains le désignait comme un formateur en armes pour les Talibans, membre d’un commando qui a participé à des combats contre les forces américaines à Tora Bora.

Depuis 2010, Abdul Latif Nasir était considéré comme "dangereux" même s'il n'est accusé d'aucun crime. Si le Maroc et les Etats-Unis parviennent à un accord, il devrait être bientôt rapatrié au Maroc comme son compatriote Younis Abdurrahman Chekkouri. Ce dernier a été libéré en septembre dernier après 13 ans passés dans les geôles de la prison américaine située dans la baie de Cuba. Reste à savoir s'il sera incarcéré une fois rapatrié.

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En France aussi des enfants réfugiés sahraouis en vacances

Réflexions d’après Brexit (1) : Le mythe de l’Europe sociale

mercredi 13 juillet 2016


 

Le mythe de l’Europe sociale

En 1965, Georges Debunne, alors président de la Centrale Générale des Services Publics[1], écrivait : « L’Europe que nous voulons bâtir n’est pas celle des patrons, des cartels et des trusts, mais une Europe orientée vers la démocratie politique, économique et sociale, vers les relations pacifiques et la coopération avec les peuples »[2]. Pour y arriver, le dirigeant syndical souhaite obtenir, « dans les institutions européennes, les mêmes droits de consultation, de codécision et de contrôle que ceux que les organisations syndicales ont acquis sur le plan national. »
 Conformément à cette stratégie, il présidera la création de la Confédération européenne des syndicats (CES), le 8 février 1973, dont il sera vice-président, puis président jusqu’en 1985. La CES a toujours été partisane de la création d’États-Unis d’Europe, dotés de compétences supranationales et de l’élargissement à tous les pays démocratiques de l’Europe occidentale.

En 1958, le traité de Rome comportait un engagement à « promouvoir l’amélioration des conditions de vie et de travail permettant leur égalisation dans le progrès » et c’est essentiellement pour la présence de ce principe vague que les « syndicats sont devenus des défenseurs de la Communauté et de l’Union européenne ».
Près de cinquante ans après, Debunne constate avec amertume que ce principe a été retiré de la nouvelle Charte européenne, adoptée lors du sommet de Nice en décembre 2000.En 2003, Georges Debunne est de plus en plus pessimiste sur l’évolution de l’Europe ; il craint que son élargissement à venir ne rende définitivement impossible la restauration de ce principe dans les objectifs de l’Union[3].  Il a d’ailleurs consacré les dernières années de sa vie, jusqu’en 2008, à combattre le projet de Constitution européenne. Il a contribué, en chaise roulante, à faire adopter le « non » à la Constitution par la CGT française[4]. Cela l’empêchera pas la CES, qu’il a contribué à fonder en 1973, de se prononcer en faveur du « oui » au projet de Constitution européenne.
Si l’Europe que Debunne entendait bâtir ne devait pas être celle des patrons et des trusts, force est de constater, que « ces banquiers, ces industriels et ces aristocrates qu’on retrouve aux postes clés de la construction européenne ont trouvé le moyen (…) de revenir par étapes successives sur tout ce qu’ils avaient dû concéder »[5].
Manifestation à Bruxelles, en septembre 2010 des syndicats européens pour défendre une Europe plus sociale
Qui aujourd’hui peut encore défendre le mythe d’une Europe sociale ? Quelles organisation sociales, quels partis politiques, quels mouvement citoyens ont-ils aujourd’hui ou pourraient-ils construire dans un avenir proche, un début de rapport de forces capable de changer la nature de cette union antipopulaire ? Où était la solidarité populaire quand le tout nouveau gouvernement grec de Tsipras, soutenu par un mouvement de grèves et de manifestations sans précédent et par un référendum clair contre les diktats des banquiers européens, devait affronter l’élite européenne ? Plus d’un demi-siècle d’Union européenne et de syndicalisme européen a abouti à l’apathie la plus totale quand il s’agit de venir au secours d’un peuple qui a eu le courage de se rebeller. Cette occasion manquée ne reviendra pas de sitôt. D’autant plus que la gauche dite radicale représentée par Syriza s’est alignée sur cette élite en lieu et place d’entrer dans la résistance.
On ne peut même pas dire que l’Europe sociale et démocratique est enterrée car elle n’a jamais existé. Le thème même de l’Europe sociale et démocratique a avant tout été élaboré, non pas en opposition à la dictature des multinationales (patrons, trusts et cartels, dont parlait Debunne) mais bien en opposition d’une part à l’Union soviétique, et, plus globalement à ce qu’on appelait le camp socialiste jusqu’à la fin des années quatre-vingt, et d’autre part aux régimes fascistes qui sévissaient encore en Espagne, en Grèce et au Portugal. Le modèle politique et social des pays fondateurs (France, Allemagne, Italie, pays du Benelux) était le seul contenu donné à ce mot d’ordre. Autrement dit le capitalisme de l’immédiat après-guerre qui, sur fond d’investissements américains, d’exploitation coloniale éhontée et sous la menace du modèle communiste, avait concédé la sécurité sociale et un modèle de concertation propre à assurer la paix sociale. Modèle qu’on a appelé l’État-providence. Il n’y a jamais eu d’autre modèle que celui-là et quand ce modèle a volé en éclat, dès la fin des trente glorieuses, il n’y avait tout simplement plus de modèle du tout. Il n’y avait plus que les plans bien arrêtés des élites économiques, financières et intellectuelles qui ont façonné l’Europe d’aujourd’hui.

(à suivre: Réflexions d’après Brexit (2) : La révolution néo-libérale)





[1] Georges Debunne est né en 1918 et mort en 2008. En 1968, il deviendra secrétaire général de la FGTB et le restera pendant quatorze ans. Il organise à Bruxelles le Congrès fondateur de la Confédération européenne des syndicats (CES) en 1973. Il sera président de la CES de 1982 à 1985.
[2]La Tribune,  Cité par Georges Debunne, dans « À quand l’Europe sociale, Georges Debunne, Édition Syllepse, Paris, 2003, p 57
[3] Idem, p 168 « J’ai toujours été un Européen convaincu et j’ai agi pur que l’Europe soit démocratique et sociale. Aujourd’hui, je redoute la rapidité du calendrier, qui impose aux citoyens et au monde du travail une organisation politique et des conséquences sociales dont ils risquent d’être victimes »
[4] Georges Debunne, Il est possible de résister à l’Europe libérale, in Rassembler les résistances », Contradictions
[5] Raoul <Marc Jennar, Europe, la trahison des élites, édition augmentée, Fayard, Paris, 2005, p14

Réflexions d’après Brexit (2) : La révolution néo-libérale

mercredi 13 juillet 2016

Réflexions d’après Brexit (2) : La révolution néo-libérale

À la fin de la seconde guerre mondiale, la droite était politiquement sur la défensive. L’Union soviétique avait payé un lourd tribut à la lutte contre le nazisme ; en France, le parti communiste portait le surnom glorieux de « parti des fusillés » et le rapport de forces penchait en faveur du monde du travail. Les luttes d’indépendance se développaient dans les colonies, la Chine de Mao représentait un espoir concret pour le Tiers-Monde dont les masses, elles aussi, avaient payé le prix de la guerre dans les armées des colonisateurs.

Dans ce contexte, la droite s’est réorganisée, elle a travaillé dans l’ombre, mais d’arrache-pied, à la reconquête intellectuelle et politique, pendant trois décennies. Il s’agissait de reconquérir les esprits et de préparer le terrain politique. L’aboutissement de cette reconquête, c’est l’Amérique de Reagan (1981-1990), la Grande-Bretagne de Thatcher (1979-1990) et le Chili de Pinochet (1973-1990).
Pour mettre en place cette « révolution conservatrice », une intelligentsia dûment financée par des milliardaires s’est organisée dans des fondations consacrées à l’étude et au débat théorique[1], dont la première est la Société du Mont-Pèlerin, fondée en 1947 par Friedrich von Hayek, considérée par Keith Dixon comme la « maison-mère des think tanks néo-libéraux »[2]

jeudi 14 juillet 2016

Le Maroc prépare à Kigali son « retour » au sein de l’Union Africaine




Mohammed VI lors d’une visite à Abidjan, le 23 février 2014.

C’est une des surprises diplomatiques dont Mohammed VI cultive le secret. La fin d’un « Afrexit » qui aura duré près de 32 ans. Le royaume prépare activement son « retour » au sein de l’Union Africaine (UA). Après avoir quitté l’Organisation de l’unité africaine - OUA, ancêtre de l’UA - en novembre 1984, ce serait la fin d’une bouderie royale décidée par Hassan II.

Le Maroc s’était retiré deux ans après l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) par l’OUA. « Le retrait de l’OUA était une erreur commise sous Hassan II et dont le Maroc continue de payer le prix », confiait récemment au Monde un bon connaisseur de la diplomatie chérifienne.
L’annonce de ce revirement de la diplomatie marocaine pourrait avoir lieu lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement prévu les 17 et 18 juillet, à Kigali. Concrètement, le Maroc « déposerait sa candidature pour rejoindre l’UA, en réponse à l’appel amical de plusieurs pays africains. Le sommet de Kigali sera le point de départ de la procédure », affirme une source autorisée. De son côté, le porte-parole du gouvernement marocain a déclaré, le 14 juillet, qu’« aucune décision n’a été prise » à ce sujet.

Situation d’Ali Aarrass : question de la députée écolo Hélène Ryckmans


13 juin 2016 : Question parlementaire de la députée Ecolo Hélène Ryckmans à Rudy Demotte sur la situation d’Ali Aarrass

dans AU PARLEMENT par
Hélène Ryckmans

Question et réponse parus dans le compte-rendu des débats parlementaires du 13 juin 2016

CRIc No116-RI16 (2015-2016)
( 6 )

2.2 Question de Mme Hélène Ryckmans à M. Rudy Demotte, ministre-président, intitulée «Situation d’Ali Aarrass au Maroc»
Mme Hélène Ryckmans (Ecolo). – Vous connaissez la situation d’Ali Aarrass, ce Belgomarocain condamné à douze ans de prison ferme au Maroc, sur la base d’aveux obtenus sous la torture.
Sa situation est emblématique. Amnesty international en a d’ailleurs fait le visage de sa campagne contre la torture. En Belgique, le comité de soutien à Ali Aarrass demande sa libération et l’intervention des Affaires étrangères belges en sa faveur. Ces deux revendications sont également soutenues par le MRAX et la Ligue des droits de l’homme.
En février 2014, l’État belge a été astreint, par une ordonnance du Tribunal de première instance, à assurer une assistance consulaire, en attendant le procès en cassation. L’État belge a en effet introduit un pourvoi en cassation au motif de la convention de La Haye. Cette assistance consulaire n’a jamais été accordée à Ali Aarrass. La Belgique la lui avait refusée, en raison de sa double nationalité belgo-marocaine.

14 juillet : journée contre les violences policières

MINURSO : Le Maroc cède face aux pressions de l'ONU


Le Maroc a fini par céder à la volonté du Conseil de Sécurité en acceptant le retour de la totalité du contingent expulsé de la MINURSO, la mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental.
Selon des informations rapportées par l'agence de presse sahraouie SPS, un premier groupe rentrera au Sahara Occidental cette semaine et le reste le fera avant la fin du mois de juillet courant.
Pour rappel, le Maroc avait procédé à l'expulsion de la composante civile de la MINURSO dans le but de porter atteinte à sa capacité d'organiser le référendum et à rapporter sur la situation politique et des droits de l'homme au Sahara Occidental en limitant ses prérogatives á la simple tâche de surveiller le cessez-le-feu.

14 juillet , fête nationale des engins qui tuent...

ée les amis.

25 membres de la Minurso de retour au Maroc, un deuxième groupe attendu



MINURSO LAYOUNE
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SAHARA- Retour graduel à Laâyoune, à partir de cette semaine, d’une partie de la composante civile et politique de la Minurso. Un peu plus de 2 mois après leur expulsion, le Maroc a finalement accepté le retour du personnel civil et politique de la mission de l'ONU au Sahara.
Alors que l'agence de presse du Polisario (SPS) rapporte que la totalité des 83 membres des composantes civile et politique de la Minurso retourneront incessamment au Maroc, des sources marocaines ont déclaré à Akhbar Al Yaoum et au site d'information Le360.ma que pour l'instant, seuls 25 de ses membres ont obtenu le feu vert pour retourner au Maroc, et que les négociations se poursuivent afin de décider du retour, ou non, de la totalité des membres de la Minurso.

mercredi 13 juillet 2016

A LIRE : Qui sont les Sahraouis?

Les Sahraouis sont les habitants de l’ancienne colonie espagnole du Sahara, l’actuelle Sahara Occidental, descendants des tribus nomades maures qui vivaient dans ce territoire depuis des siècles.
Aujourd’hui 150'000 Sahraouis vivent dans des camps de réfugiés au sud de la ville de Tindouf dans le désert du sud-ouest algérien.

Car durant l’hiver 1975/76 les armées du Maroc et de la Mauritanie ont commencé à occuper le Sahara Occidental. La population sahraouie a alors fui les bombardements au napalm et au phosphore par l’armée de l’air marocaine, d’abord vers l’intérieur du pays, puis en traversant la frontière vers l’Algérie.
La population sahraouie a le droit à l’autodétermination comme tous les habitants d’anciennes colonies. C’est ce que l’ONU certifie dans des résolutions depuis 1963 et jusqu’à aujourd’hui.
Faisant confiance à ce droit à l’autodétermination, les Sahraouis ont toujours considéré la vie dans les camps de réfugiés comme une situation transitoire.
Ainsi, le 27 février 1976, ils ont proclamé la RASD/ République Arabe Sahraouie Démocratique. Sous des conditions climatiques les plus rudes et malgré une situation de grands manques, ils ont mis en place leur État en exil avec une administration et des services publics (ministères, parlement, communes politiques, système scolaire, services de santé, système juridique, institutions culturelles). Depuis 40 ans ils espèrent pouvoir retourner enfin dans leur pays.
Dans la partie du Sahara Occidental occupée par le Royaume du Maroc des dizaines de milliers de Sahraouis vivent dans des conditions extrêmement difficiles. La répression policière contre la population sahraouie est encore renforcée par une politique qui a installé 200'000 colons marocains au Sahara Occidental mettant ainsi les Sahraouis dans une situation de minorité dans leur propre pays.