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vendredi 5 février 2016

Rappel : le référendum d’autodétermination au sein de la population sahraouie avant fin 2017


français

Texte de la pétition

Les personnes soussignées demandent au Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser, avant la fin de l’année 2017, le référendum d’autodétermination au sein de la population sahraouie suivant les règles du Plan de paix de 1991. Le peuple sahraoui doit pouvoir jouir pleinement de son droit à disposer de lui-même, ainsi que l’établit la Charte des Nations Unies.
La pétition avec toutes les signatures récoltées sera remise au Conseil de sécurité de l’ONU au mois de septembre 2016, avant la session de la Commission de décolonisation, aux sièges de l’ONU à Genève et à New York.
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 Qui sont les Sahraouis?

La Gauche unie slovène favorable à un référendum "juste et équitable"



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le 31/1/16

Le député, Matej Tasner Vatovec, coordinateur du groupe parlementaire du parti Gauche unie slovène, a exprimé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination à travers un référendum «juste et équitable», a rapporté hier l’APS, citant l’agence de presse sahraouie SPS.

Dans un communiqué publié à l’issue d’une rencontre jeudi dernier avec le représentant du Polisario en Slovénie, le député slovène a affirmé «son soutien aux efforts de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour trouver une solution pacifique au conflit du Sahara occidental occupé par le Maroc», appelant à la relance des négociations entre les deux parties en conflit, le Front Polisario et Rabat. De son côté, le représentant du Front Polisario a saisi l’occasion de sa rencontre avec Tasner Vatovec pour l’informer des derniers développements de la question sahraouie, en particulier le processus de paix et les efforts de l’ONU, les violations continues des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Les résultats du 14e congrès du Front Polisario et les relations bilatérales ont été également abordés.
Pour sa part, le comité central du Parti communiste finlandais (CPF) a demandé au gouvernement finlandais de reconnaître la République sahraouie, exprimant sa solidarité avec le peuple sahraoui dans son combat pour l’autodétermination. Le CPF a également appelé les ONG en Finlande à «œuvrer en faveur de la solidarité avec le peuple sahraoui dans sa lutte pour l’autodétermination et le développement de la société sahraouie». Le comité central du PCF a en outre lancé un appel au Parlement finlandais pour la mise en place d’un groupe d’amitié pour le Sahara occidental afin d’aider à promouvoir les contacts officiels et la solidarité entre la Finlande et la République sahraouie.

Le Premier ministre s’entretient à Addis-Abeba avec plusieurs leaders africains

Addis-Abeba,1/2/2016 (SPS)

 Le Premier ministre, Abdel Khader Taleb Oumar s'est entretenu à Addis-Abeba, en marge du 26ème sommet de l’Union africain,  avec plusieurs chefs d'Etat et gouvernement africains.

Il s’agit des présidents du Nigéria, Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Kenya, Namibie et les chefs des délégations de l’Algérie, Angola, Mozambique, Maurice et Tanzanie, en plus d’autres délégations participantes de différents continents.

Ces rencontres ont permis au premier ministre d’informer les leaders africains des derniers développements de la question du Sahara occidental au niveau international, les souffrances du peuple sahraoui depuis l’invasion militaire marocaine, les violations flagrantes des droits de l’homme commises par ses forces de répression et le pillage illégal des ressources naturelles, en contradiction avec les résolutions de la légitimité internationale.

Pour leurs parts, les chefs d’État et de gouvernements de l'Union africaine ont réitéré à cette occasion leur soutien et leur solidarité avec la lutte du peuple sahraoui jusqu’au recouvrement de ses droits légitimes à l’autodétermination et à l’indépendance.  (SPS)

093/090/TRD 011602 FEV 016 SPS

L’OMS pointe une série de faiblesses du système de santé au Maroc


L’OMS pointe une série de faiblesses du système de santé au Maroc
Crédit : Yassine Toumi

Pénurie de ressources humaines, secteur privé mal réglementé, dépenses limitées accordées aux soins préventifs des maladies… Les points faibles du secteur de la santé, selon l’OMS

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un rapport, présenté le 2 février à Rabat par le ministère de la Santé, sur « l’évaluation des fonctions essentielles de santé publique ». Dans ce rapport, plusieurs points ont été soulevés notamment le faible nombre de médecins en comparaison à la population, le manque d’investissements dans le secteur de la santé et un budget qui reste très limité dédié aux soins préventifs des maladies ainsi que l’absence d’une stratégie globale pour la gestion et la gouvernance de la recherche dans la santé publique.

6 médecins pour 10 000 habitants

Selon l’OMS, le système marocain de santé dépend fortement d’un personnel de santé vieillissant. De plus, «le Maroc manque cruellement de personnels de santé», indique l’organisation qui ajoute que «le secteur de la santé souffre également de la mauvaise répartition des personnels tant d’un point de vue géographique qu’en termes de combinaison de compétences et de spécialités». L’OMS recense, en se référant à son rapport de 2013, 6,1 médecins pour 10 000 habitants, 9 infirmières et sages-femmes, 1,4 dentiste et 2,7 pharmaciens pour ce même nombre d’habitants.
Face à cette pénurie des médecins, l’OMS note que le gouvernement a lancé une initiative visant à former 3300 docteurs en médecine par an à l’horizon de 2020 en vue d’atteindre l’objectif d’une densité d’un médecin pour 1 000 habitants.
Dans ce rapport, il est aussi relevé qu’il existe «une faible fidélisation et une faible motivation du personnel médical surtout dans les zones reculées, la généralisation de la double pratique, qui contribue à réduire la performance.»

Peu de dépenses accordées à la santé

Malgré le fait que le pourcentage des dépenses gouvernementales consacrées à la santé dans les dépenses totales du gouvernement a augmenté, passant de 4,8 % en 1998 à 6,3 % en 2010, l’OMS explique que «cette part est encore inférieure à celles des pays ayant un niveau de développement similaire». Pour étayer son constat, l’organisation s’est référée aux dépenses de l’État consacrées aux soins préventifs qui ne représentent que «3,8 % du total des dépenses consacrées à certaines maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers et broncho-pneumopathie chronique obstructive).» 

Le secteur privé mal réglementé

L’OMS reproche également au ministère de tutelle son incapacité à réguler le secteur privé qui exerce dans le domaine de la santé. L’organisation note que l’expansion du secteur privé, qui rassemble 6 763 cabinets privés et 439 cliniques, situés principalement en zone urbaine et sur la côte atlantique nord, «est mal réglementée et qu’il est nécessaire d’établir de meilleurs partenariats entre celui-ci et le secteur public» qui compte 2689 établissements de santé de soins primaires et 144 hôpitaux.
Une autre critique adressée au gouvernement concernant le secteur privé est «l’inexistence de données contrôlées sur le nombre de médecins exerçant dans les cliniques et les établissements privés». Un problème majeur, selon l’organisation.

Le Tchadien Idriss Deby élu président de l’Union africaine



Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Afrique à Addis-Abeba

Le président tachdien, Idriss Deby a été élu comme nouveau président de l’Union africaine (AU). L’élection a eu lieu à l’entame de la 26e session de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernements samedi.

Les leaders de notre continent sont réunis en ce moment en Ethiopie.
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Le président Deby a mis la priorité sur la recherche d’un règlement politique à la crise en Libye, et a exhorté à la formation d’une Commission de chefs africains pour appuyer les efforts de l’ONU en vue de mettre un terme à la crise politique en Libye.
« Je n’ai pas la prétention de changer les évènements en Afrique. Au moins, j’ai la latitude de vous dire ce qui est utile pour l’Afrique, même si sa matérialisation doit prendre beaucoup de temps », a indiqué le président Deby dans son discours d’acceptation au Sommet.
« L’UA a répondu à nos attentes. Parce que nous n’avons pas les moyens d’y parvenir », a déclaré le président Deby.
Le leader tchadien remplace à la tète de l’organisation continentale, le président Robert Mugabe du Zimbabwe, après un mandat d’un an.

Elise Lucet s'attaque aux pesticides et aux multinationales de l'agrochimie


Publié Le 2 Février 2016 à 18h02
 
L'émission Cash Investigation présentée par Elise Lucet diffusera ce mardi 2 février à 20h55 sur France 2 un reportage intitulé "Produits chimiques : nos enfants en danger". Cette enquête révèle comment les multinationales de l'agrochimie inondent nos régions avec leurs pesticides, au risque de mettre en danger la santé des populations.
Elise Lucet et l'équipe de "Cash Investigation" se sont invités à l'assemblée générale des actionnaires de Bayer afin de dénoncer les dangers du folpel, un pesticide vendu en France par la multinationale allemande. Extrait de "Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

Elles s'appellent Syngenta, Monsanto, Bayer ou Dow, vous ne les connaissez peut-être pas. Ce sont des multinationales de l'agrochimie qui fabriquent les pesticides utilisés dans l'agriculture. Leurs produits se retrouvent dans les aliments, dans l'eau du robinet et même dans l'air que l'on respire. Certains sont cancérigènes ou neurotoxiques, d'autres sont des perturbateurs endocriniens particulièrement dangereux pour les enfants. 

"Cash Investigation" a eu accès à une base de données confidentielles sur les ventes de pesticides en France, produit par produit, département par département, entre 2008 et 2013. En moyenne, ce sont près de 65 000 tonnes de pesticides purs qui sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd'hui, l'Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe.
Après plusieurs semaines de discussions, le Ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a accepté de répondre aux questions d'Elise Lucet sur les pesticides. Pour l'occasion, l'équipe de "Cash Investigation" a réalisé un décor inédit : une carte géante, celle de l'utilisation des pesticides dangereux en France, réalisée à partir des données secrètes auxquelles les journalistes ont eu accès.

Des molécules dangereuses
Depuis 1980, les cancers infantiles augmentent de 1% par an en France, soit environ 2 500 cas supplémentaires chaque année. C'est la deuxième cause de mortalité chez l'enfant. Existe-t-il un lien entre ces maladies et l'exposition aux pesticides ? Pour les scientifiques du monde entier, il n'y a plus guère de doute.
Le folpel produit par Bayer, l'atrazine de Syngenta ou le chlorpyrifos-éthyl de Dow Chemical... Derrière ces noms inconnus du grand public se cachent des molécules aux risques sanitaires avérés. Des molécules qui rapportent des milliards d'euros aux multinationales. Après un an d'investigation en France, en Allemagne, en Suisse ou aux Etats-Unis, "Cash Investigation" révèle comment certains produits mettent nos enfants en danger. Elise Lucet et les journalistes de Cash ont notamment rencontré des familles exposées à l'atrazine (le pesticide que l'on retrouve le plus dans l'eau du robinet en France et qui est pourtant interdit dans notre pays depuis 15 an) avant de s'inviter à un dîner organisé par le fabricant, la multinationale Syngenta.

La démocratie polluée par les pesticides
Le dernier volet de l'enquête a conduit l'équipe de "Cash Investigation" à Hawaï. Le climat de cet archipel paradisiaque permet quatre récoltes par an. C'est pourquoi les multinationales y testent leurs produits. Dans ce qui est probablement le plus grand labo à ciel ouvert d'expérimentation d'OGM au monde, elles font un usage massif de pesticides. On y recense dix fois plus d'anomalies congénitales que la moyenne aux Etats-Unis. La mobilisation des citoyens a permis de faire passer une loi locale pour limiter les dégâts. Les industriels ont immédiatement répliqué, attaquant cette loi devant les tribunaux, et ils ont gagné... A Hawaï, au grand jeu de la démocratie, c'est la chimie qui l'emporte.
"Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h55 sur France 2. A voir absolument !
A savoir : Cette diffusion est complétée le lendemain par la parution du livre TOXIC - Produits chimiques : nos enfants en danger (Les Arènes) d'Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l'auteur du documentaire.
Retrouvez plus d'informations sur l'enquête "Produits chimiques, nos enfants en danger" sur le site www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/
Voir la page Facebook de l'émission Cash Investigation
ME

Sahara occidental : L'UA appelle l'ONU à agir



Par R.N.

 
La présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, a appelé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à agir pour la résolution du conflit du Sahara occidental à travers un référendum d'autodétermination. 

«Nous demandons instamment au SG de l'ONU à agir pour résoudre cette question», ajoutant qu' «en 2016, nous ne pouvons plus être indifférents à la volonté du peuple du Sahara occidental qui a lutté pour décider de son sort». 

«Le référendum est une promesse que nous avons faite, leur avenir en Afrique en dépend », a affirmé Mme Dlamini Zuma lors des travaux du 26ème Sommet de l'UA à Addis-Abeba. Elle a lancé cet appel en vue d'épargner à la région une «déstabilisation dont les conséquences pourraient être désastreuses». 

De son côté, la nouvelle représentante du Front Polisario en Espagne, Khira Boulahi, a appelé l'Espagne à achever le processus de décolonisation du Sahara occidental. La représentante du Front Polisario, citée sur le site espagnol «cuartopoder», a demandé samedi au gouvernement espagnol de «jouer un rôle actif au sein du Conseil de sécurité des Nations unies pour accélérer la décolonisation du Sahara occidental, dernière colonie en Afrique». Elle a souligné que «si l'Etat espagnol s'implique, l'indépendance de ce territoire sera très proche », rappelant qu' «aucun pays dans le monde ne reconnaît la souveraineté fictive du Maroc sur le Sahara occidental». 

Concernant la prochaine visite du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon dans la région, Khira Boulahi a souligné que le peuple sahraoui « a souffert depuis de nombreuses années de l'occupation de son territoire, bien que le droit international et les diverses résolutions de l'ONU aient reconnu son droit à l'autodétermination». 

S'agissant de la situation dans les territoires sahraouis occupés, la responsable sahraouie a affirmé «la poursuite de graves violations des droits de l'homme commises par les forces de répression marocaines à l'encontre des civils sahraouis innocents et du pillage des ressources naturelles sahraouies». 

La diplomate sahraouie a également abordé plusieurs sujet, notamment la coopération internationale avec la partie sahraouie, l'aide humanitaire et la situation actuelle dans les camps de réfugiés sahraouis après les inondations qui ont touché récemment la région. Khira Boulahi a aussi salué le mouvement de solidarité internationale, «en particulier les forces politiques et les institutions qui soutiennent le peuple sahraoui dans sa lutte pour la liberté et l'indépendance ».

jeudi 4 février 2016

Manifestation à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis


mercredi 3 février 2016

Le Sahara Occidental : Etat oublié à l'intérieur sphère d'intérêt de l'Amérique

Forgotten State inside America’s Sphere of Interest


Par Alexander Mezyaev

Quelques jours avant la nouvelle année 2016, toute une série de résolutions ont été adoptées à la 70e session de l'Assemblée générale de l'ONU, dont l'une mérite une attention particulière. Elle est dédiée à une crise internationale oubliée et un pays finalement oublié connu comme le Sahara occidental. Une raison qui explique que le Sahara occidental est devenu un problème une fois que l'Afrique a été décolonisée était que le Maroc et la Mauritanie avaient créances sur son territoire (le Sahara occidental couvre 266.000 km², ce qui en fait 20.000 sq. kilomètres plus grand que la Grande-Bretagne).
 La population du Sahara occidental a plaidé pour l'indépendance et le droit de déterminer sa propre identité, et le Front populaire pour la libération de la Saguia el-Hamra et du Río de Oro (POLISARIO) a farouchement résisté aux occupants de son pays.
 Actuellement, seuls 43 pays soutiennent la légalité des revendications du Maroc sur le Sahara occidental. La plupart du monde le POLISARIO, bien que seulement 37 pays ont reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD) comme un État indépendant. Le Comité spécial de l'ONU sur la situation au regard de la mise en œuvre de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, considère le Sahara occidental comme un territoire non-autonome et un problème non résolu issue de la décolonisation. Au début des années 1990, quand ont commencé les préparatifs pour un référendum sur l'indépendance, il semblait que le problème du Sahara occidental était en voie d'une résolution ...


Maroc : je soutiens Naâma Asfari - Pétition

Raymond MEOT / 1 day ago


Il concerne un des conflits « oubliés » de l’actualité. La lutte du peuple sahraoui pour son émancipation sur fond de décolonisation et de richesses pétrolières. En contrôlant le Sahara occidental, les autorités marocaines nient l’existence du peuple sahraoui et répriment sévèrement toute manifestation. Arrestations arbitraires, mauvais traitements, tortures et condamnations de militants sahraouis à l’issue de procès inéquitables en toute impunité.

En octobre 2010, Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme et 20 000 personnes ont participé à la création à Gdeim. Izil au sud du Maroc d’un camp de tentes traditionnelles de ce peuple nomade pour protester contre les discriminations dont ils sont les victimes et réaffirmer le droit des Sahraouis à l’autodétermination

Le 8 novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont donné l’assaut. Le campement est violemment démantelé par l’armée et la police. Bilan onze membres des forces de sécurité et deux civils sont morts lors des troubles qui ont eu lieu dans ce camp et à El-Ayoun la ville principale du Sahara occidental et des centaines d’arrestation et de torture

En 2013, un tribunal militaire a condamné 25 hommes à l’issue d’un procès entachés de nombreuses irrégularités. Les peines vont de 20 ans d’emprisonnement à la réclusion à perpétuité. Naâma Asfari ayant signé des aveux sous la torture est condamné à 30 ans de prison. Naâma Asfari a déposé plainte et le Comité contre la torture a déclaré cette plainte recevable. Elle devrait être examinée dans les prochains mois. En attendant, Naâma Asfari comme ses camarades croupit toujours dans les geôles marocaines.

Pour venir en aide à ce défenseur des droits de l’homme et à ses camarades emprisonnés :

mardi 2 février 2016

Sahara Occidental : La Norvège rejette la prétendue souveraineté du Maroc

2/2/2016

La communauté internationale ne reconnaît pas la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental qui est un territoire non-autonome, sujet d'un processus de décolonisation inachevé, a affirmé le ministre norvégien des affaires étrangères, Borge Brende.

 
Dans une déclaration écrite, rapportée dimanche par l'agence de presse sahraoui (SPS), le chef de la diplomatie norvégienne a souligné que le gouvernement de son pays à l'instar de tous les pays du monde rejetait la déclaration du Maroc d'intégration du Sahara occidental. Rappelant l'interdiction et l'expulsion continue des délégations qui soutiennent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance, M. Brende a appelé le gouvernement marocain à la transparence en ce qui concerne les visites des observateurs et des journalistes internationaux aux territoires occupés du Sahara occidental. Le ministre norvégien a également souligné que son pays a demandé à Rabat des explications sur l'expulsion des délégations norvégienne du Sahara occidental occupé.
La question sahraouie dans ses divers aspects sera l'un des principaux thèmes qui seront abordés avec la ministre déléguée auprès du ministre marocain des Affaires étrangère au cours de sa visite en Norvège.
M. Brende a également indiqué que son gouvernement suivait de près la situation au Sahara occidental et recevait des rapports de son ambassade à Rabat sur la situation générale, en particulier la situation des droits de l'homme.
Dans le même contexte, le gouvernement norvégien a reçu des questions écrites adressées par des membres du Parlement au ministre des Affaires étrangères demandant des explications concernant l'expulsion des délégations représentant des organisations norvégiennes de la partie sahraouie occupée par le Maroc, soutenu par la France.
Les parlementaires ont aussi appelé à une réponse ferme du gouvernement sur l'interdiction des militants norvégiens par le régime d'occupation marocaine de visiter le territoire, affirmant que l'expulsion d'observateurs du Sahara occidental confirme concrètement les préoccupations soulevées sur le sujet de la détérioration de la situation des droits de l'homme.
Le régime marocain a expulsé depuis une semaine plus 67 militants pour la paix dont la plupart des Norvégiens qui souhaitaient se rendre dans les territoires occupés du Sahara occidental pour s'enquérir de la situation droits de l'homme, et d'attirer l'attention sur la cause sahraouie et la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l'indépendance.


lundi 1 février 2016

Liberté pour Wafa Charaf !


Humanite.fr, 28/1/2016

Photo : DR
Wafaa Charaf
Photo : DR

Wafa doit s’acquitter d’une somme de  5500 euros. Sa famille au revenu modeste,  n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité  de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende. 

Wafa Charaf est jeune militante associative  et politique marocaine  emprisonnée le  27 avril  2014  à Tanger au Nord du Maroc puis condamnée le 11 août 2014 à un an de prison ferme et à 5000dh ( 500 euros) d’amende et 50 000dh (5000€) de dommages pour « mensonges et diffamation », au cours d’un procès inéquitable. Le tribunal doublera la peine de Wafa en appel, elle sera condamnée à deux ans de prison. Les amendes et dommages maintenus. Rappelons que Wafa a été arrêtée suite à sa plainte pour enlèvement. En effet, à la suite d’une manifestation pacifique en soutien aux syndicalistes de la zone franche de Tanger arbitrairement licenciés, Wafa a été enlevée et menacée du fait de son action en soutien aux ouvrier-e-s licencié-e-s.
Les parrains et marraines de Wafa et des organisations françaises ont conduit une mission au Maroc. Les délégués n’ont pas obtenu de réponse à leur demande de visite à la militante, mais ils ont pu rencontrer ses proches à Tanger.
Courageusement Wafa Charaf a entamé des études de droit en prison et reste très déterminée. Elle est actuellement à la prison de Larache où elle a été transférée l’été 2015. Elle a été délibérément éloignée de sa famille et de ses amis.
Nous rappelons qu’elle doit s’acquitter d’une somme de  5500 euros. Sa famille au revenu modeste,  n’a pas les moyens de payer cette somme. Les organisations et les personnes de son comité  de soutien ont ouvert une souscription pour l’aider financièrement à s’acquitter de son amende.
Le lien pour souscrire est : https://www.lepotcommun.fr/pot/ue7mu6lo
C’est le prix de sa liberté que notre solidarité doit l’aider à retrouver.
Nous demandons la libération de Wafa Charaf ainsi que l’arrêt des poursuites contre elle. Comme Wafa, nous demandons l’instruction de sa plainte pour l’enlèvement  dont elle a été la victime.
Marie –Christine Vergiat, députée Européenne
L’AFASPA, Association Française d’amitié et de Solidarité avec les peuples d’Afrique.
L’organisation femmes-égalité
L’association AILES femmes du Maroc, association interculturelle pour la laïcité , légalité et la solidarité avec les femmes du Maroc
Le MRAP, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples.
LE PCF, Parti Communiste Français
AMF, Fédération des Associations des Marocains de France 
L’ATMF, Association des Travailleurs Maghrébins de France
CORELSO, Comité pour le respect des libertés au Sahara  occidental
APEL-Égalité.
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'Homme en Tunisie
ASDHOM, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc.
l'AFAPREDESA, Association des Familles des Prisonniers et Disparus Sahraouis
La voie démocratique – Région Europe.
Gilles Manceron, historien ; Dr Irene Fernández-Molina, University of Exeter(UK); Mercedes Jiménez , Université de Barcelone.