Le Conseil de sécurité est tombé d’accord. Antonio Guterres, ancien chef du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, succédera à Ban Ki Moon le 1er janvier comme secrétaire général de l'ONU
On s’attendait à de longues discussions en coulisses, à
d’intenses marchandages entre les candidats et le «P5», les cinq membres
permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Finalement, le processus de
désignation du successeur de Ban Ki Moon s’est révélé moins délicat et
plus rapide que prévu. Mercredi, après un sixième vote informel
largement remporté, comme les cinq précédents, par Antonio Guterres, le
Conseil s’est mis d’accord. Dans un signe d’unité extrêmement rare, les
ambassadeurs des quinze pays membres, visiblement satisfaits, se sont
présentés ensemble face à la presse. La représentante américaine
Samantha Power, et son homologue russe Vitali Tchourkine, qui il y a
deux semaines avaient refusé de s’écouter lors d’une réunion très tendue
sur la Syrie, sont apparus côte à côte. Et c’est le représentant de la
Russie, qui assure en octobre la présidence tournante du Conseil, qui
s’est adressé aux journalistes : «La participation de tous les
candidats a été extrêmement précieuse. Nous voulons exprimer notre
gratitude à tous ceux qui ont pris part à cette campagne. Mais
aujourd’hui, nous avons un grand favori. Et son nom est Antonio Guterres».




