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Les proches d’Ali Aarrass, condamné à
une lourde peine de prison au Maroc, ne se découragent pas. Ils publient
deux livres, dont une bande dessinée, pour faire connaître le sort
funeste de ce Belgo-Marocain qui clame son innocence.
Ali Aarrass est toujours en prison à
Salé 2, près de Rabat au Maroc. Rien de très nouveau, donc, pour ce
Belgo-Marocain de 54 ans condamné en 2012 à douze ans de prison pour
«terrorisme» à l’issue d’un procès où l’accusation s’est basée sur un
seul élément concret, des aveux extorqués sous la torture (confirmée par
un rapport des Nations unies), aveux qu’il a rapidement récusés.
Ses proches n’ont cessé de se démener pour
susciter la révision de son procès et sa libération (1). Ils ont
notamment fait condamner l’Etat belge par la justice bruxelloise pour
manquement au devoir d’assistance consulaire à un ressortissant
emprisonné à l’étranger (la Belgique, condamnée en première instance et
en appel, s’est pourvue en cassation). Voici qu’ils publient
simultanément deux livres consacrés à cette pénible affaire, Lettres de
prison (Editions Antidote), et une bande dessinée, Je m’appelle Ali,
signée Manu Scordia.
