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lundi 22 juin 2015

Le Président de la République sahraouie appelle Ban Ki-moon à intervenir pour la libération de Salah Lebsir

Bir Lahlu (Territoires sahraouis libérés), 20 juin 2015 (SPS) Le Président de la République, SG du Front Polisario, Mohamed Abdelaziz a appelé les Nations Unies à intervenir d’urgence pour libérer le militant sahraoui, Salah Lebsir et tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines.

"Nous appelons l’ONU à assumer son entière responsabilité pour garantir la sécurité et protéger  les droits des citoyens sahraouis dans les territoires occupés, à créer un mécanisme onusien  efficace pour surveiller  et signaler les violations des droits de l'homme au Sahara occidental et à intervenir pour la libération de Salah Lebsir et tous les prisonniers politiques sahraouis dans les prisons marocaines, dont le nombre dépasse les 50 détenus", a écrit le Président de la République dans une lettre adressée au SG de l’ONU, Ban-ki-moon.

Le Chef de l’État a souligné que "des étapes de ce genre, à l’instar de l’arrêt immédiat du pillage marocain illégal des ressources naturelles sahraouies et le démantèlement du mur militaire de l'occupant qui constitue un crime contre l'humanité, contribueront certainement dans la création d’une atmosphère favorable pour le succès des efforts  de l’ONU visant à la décolonisation de la dernière colonie en Afrique".

Le Président de la République a également appelé à exercer des pressions sur le Maroc pour faire la lumière sur le sort de plus de 600 disparus sahraouis depuis l’invasion militaire marocain du Sahara occidental.

Résultat de recherche d'images pour "prison noire El Aaiun"
Prison Noire d’El Aaiun,
Salah Lebsir a été enlevé par des agents des services de renseignement marocains le 6 juin 2015 sur la base de fausses accusations et des aveux sous la torture. Il a été emprisonné à la carcel negra (prison noire) de la ville d’El Aaiun, capitale occupée du Sahara occidental.

Le militant sahraoui  a été persécuté et enlevé par les autorités marocaines en raison de sa participation dans des manifestations pacifiques réclamant la protection des droits de l’homme au Sahara occidental et le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à l'indépendance. (SPS)

093/090/TRD 201222 JUN 015 SPS

Un autre journaliste qui risque la prison au Maroc

Omar El Mouzaine (Photo DR)
Omar El Mouzaine (Photo DR)
Le journaliste Omar El Mouzaine, correspondant de notre confrère Goud à Fès et spécialisé dans les affaires criminelles locales comparait lundi 22 juin devant le tribunal de première instance de Fès.
Ce jeune journaliste âgé de 24 ans est poursuivi en état de liberté pour « outrage à fonctionnaires publics à travers des écrits et atteinte à leur honneur et non respect dû à leur autorité » ainsi que pour « publication de fausses informations de mauvaise foi », conformément à l’article 263 du code pénal et à l’article 42 du code de la presse.
Il risque entre un mois et un an de prison.

Dans une lettre, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) avait demandé l’abandon des charges et la séparation du code pénal et celui de la presse. Mais comme il l’a fait de manière assez molle, ce n’est pas sûr qu’il soit écouté.
El Mouzaine assure avoir subi un très long interrogatoire qui a duré trois jours au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), dont le siège est à Casablanca et qui dépend du ministre de la justice et des libertés (sic). C’était en 2013 et le journaliste avait été convoqué sur la base d’une plainte déposée par Mohammed Hammouchi, chef de la police judiciaire de la ville de Fès.
Selon le journaliste, le chef de la PJ l’accuse de « publier de fausses informations dans l’intention de semer la terreur au sein de la population et de saper le moral des fonctionnaires de la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN)« .
Si de simples articles de presse sapent le moral des fonctionnaires de la DGSN, alors nos vaillants policiers devraient songer à changer de métier. Peut-être devenir journalistes ?
Omar pense que la police de Fès veut, à travers ce procès faire taire les lanceurs d’alertes, les associations locales et les citoyens qui dénoncent la dégradation de la situation sécuritaire dans leur ville dont certains quartiers se sont transformés en zone de non droit. Il affirme avoir été menacé par une personne se présentant comme étant l’intermédiaire d’un « très haut responsable sécuritaire local ».
Notre confrère a beaucoup de soucis à se faire. Avec Mohamed Hassad à la tête du ministère de l’intérieur et Abdellatif Hammouchi à la tête de toutes les polices civiles, secrètes et pas secrètes, du régime, les Marocains goûtent, comme ils le font depuis toujours, à l’État policier.
Demain
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dimanche 21 juin 2015

Table ronde sur la liberté d’expression au Maroc aux Nations Unies à Genève

Doumane Un jour, le retour de Demain, Demain magazine et Doumane...
Libérez le journaliste Mustapha El Hasnaoui

Conférence de presse
LIBERTE D’EXPRESSION
AU MAROC ET AU SAHARA OCCIDENTAL
Lundi 22 juin 2015 (17h00-18h30)

Salle VIII

Ali LMRABET, journaliste marocain indépendant, Depuis 2005, Ali Lmrabet est un homme muselé dans son pays : il a été condamné à dix ans d’interdiction de l’exercice de la profession de journaliste pour avoir écrit dans un reportage pour El Mundo que les populations sahraouies établies dans les camps de Tindouf en Algérie étaient des “réfugiés” et non des “séquestrés”, discours qui va à l’encontre de celui des autorités marocaines. Peine qui n’existe nulle part dans le code pénal marocain. 
En 2003, la publication, dans son hebdomadaire Demain, de caricatures sur la monarchie et la reproduction d’un entretien avec un ancien prisonnier de gauche dans lequel il affirmait être “républicain”, lui avait déjà valu d’être condamné à trois ans de prison ferme pour “atteinte au respect dû au roi”. Après huit mois d’incarcération et une grève de la faim de 50 jours, il a été libéré en janvier 2004 sur grâce de Mohammed VI. Aujourd’hui, ce journaliste indépendant vit à Tétouan. Il anime depuis 2011 le site Demain online, bravant l’interdiction qui lui a été faite. “Sans censure ni autocensure autre que celle qui touche à l’honneur et à la dignité des personnes”, comme il le revendique.
Malaainine El Ouali, défenseur sahraoui des droits de l’homme. Membre de l’Association Sahraouie des Victimes des graves Violations des Droits de l’Homme commises par l’Etat marocain (ASVDH)

Présentation et modération : M. Christian Viret – France Libertés
Organisé par France-Libertés Fondation Danielle Mitterrand.
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Décès de Mohamed Loghlam (Lamalif)

Décès de Mohamed Loghlam (Lamalif)

 (Photo AFP)
Décès de Mohamed Loghlam (Lamalif) Décès Le co-fondateur du mensuel Lamalif (1966-1988) Mohamed Loghlam est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Marrakech à l’âge de 84 ans.
Né le 13 juillet 1931, M. Loghlam avait notamment participé à l’aventure de Maghreb Informations avec son épouse Zakya Daoud au milieu des années 1960 à Casablanca.
Avec Zakya Daoud (de son vrai nom Jacqueline),  M. Loghlam avait fondé et dirigé Lamalif jusqu’à son interdiction en 1988 par le ministre de l’Intérieur de l’époque Driss Basri. Il s'était ensuite retiré dans la région de Marrakech.
Si Mohamed Loghlam et Zakya Daoud avaient réussi à faire du mensuel casablancais une source d’information et d’analyse incontournables sur le Maroc des lendemains de l’Indépendance et des années Hassan II. De grandes figures politiques et universitaires y signaient régulièrement. Il avait été pendant plusieurs années, le pilier discret de Lamalif et avait été arrêté en 1981 et 1983 lors des troubles. Tous ceux qui l’ont connu louent sa modestie, sa courtoisie, sa rigueur et son grand cœur.

Sahara Occidental : La justice enfin ?


Par Mohammed Larbi, 20/6/2015
Le dossier du Sahara occidental connaît une évolution certaine avec cette fois un rôle inédit de la justice européenne. Et l’on saura alors s’il est permis que des questions de droit et de justice soient bafouées afin que soit privilégié le seul intérêt économique. Le fait est donc inédit, puisque pour la première fois depuis que la question de l’exploitation des sol et sous-sol du Sahara occidental, en violation de son statut de territoire occupé, est portée à la connaissance de l’opinion internationale, la justice européenne en est enfin saisie.

Il a fallu du temps, et même beaucoup, pour que soit traitée cette question qui n’aurait jamais dû se poser, si des parties agissant en son nom appliquaient strictement ce qui relève du droit. Et rien d’autre, comme cela est le cas du Sahara occidental, un territoire occupé et que l’ONU traite sous l’angle de la décolonisation, cette organisation ayant indiqué très clairement que le conflit oppose le Maroc, désigné tout aussi clairement comme la puissance occupante, et le Front Polisario.
Elle était dans son rôle, et il ne restait à ses membres qu’à en appliquer les termes, sinon, ne pas s’y opposer à travers différentes formes, l’exploitation des ressources du Sahara en étant une. Ce qui est clair et aurait donc dû dissuader bien des initiatives.
Ce qui n’a pas été le cas avec la conclusion d’accords avec la puissance occupante, des diplomates européens tentant même de substituer une réalité à une autre, en indiquant que «le Maroc est une autorité de fait». Pour bien encadrer une question qui relève de son autorité, l’ONU a, le 29 janvier 2002, déclaré illégales les activités de prospection et d’exploitation des ressources du Sahara occidental, jusque et y compris dans ses eaux territoriales.
Elle a ainsi imposé un véritable verrou, et l’Europe n’en a pas tenu compte, ou encore qu’elle a voulu apporter sa propre lecture. Bien sûr que personne ne croit à de tels artifices supposés camoufler ce qui relève du pillage. Des entreprises étrangères ont refusé d’en tenir compte avant, pour certaines d’entre elles, d’être rappelées par les autorités de leurs pays respectifs. Des pays ont, quant à eux, conclu des accords de libre-échange avec le Maroc, tout en s’opposant que soient intégrés les territoires sahraouis.
Quant à l’Europe, elle a bien cherché des arguments pour défendre ce qui ne peut l’être, mais en vain. Après la pêche, voilà donc, cette fois, un accord agricole conclu en 2012 et intégrant les produits du Sahara occidental, ce qui n’aurait pas dû avoir lieu, si cette même Europe avait tenu compte des prescriptions de ce même texte, stipulant le respect des droits de l’homme et de la Charte de l’ONU. Plus clairement, un territoire occupé. Pourquoi donc un tel comportement, alors même que les premières alertes ont été données il y a bien longtemps, et réitérées dans un appel lancé en commun au secrétaire général des Nations unies, par pas moins de 243 ONG.
Justice sera-t-elle enfin rendue au peuple sahraoui ?
Mohammed Larbi

Culture Une fondation culturelle encerclée par la police pour empêcher le concert de L7a9ed


Une fondation culturelle encerclée par la police pour empêcher le concert de L7a9ed

Un concert du rappeur Mouad L7a9ed vient d’être interdit par les autorités. Il devait se tenir dans la fondation culturelle L’uzine.

La police a bloqué l’accès à L’uzine, le 19 juin au soir, où devait se tenir un concert du rappeur Mouad L7a9ed. Cet espace dédié à l’art et à la création lancé par la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi, a été encerclé par les autorités, les deux rues qui mènent à cette fondation qui se trouve à Aïn Sbaa ont été bloqués.
Selon plusieurs témoins sur place, l’ambiance rappelait les interdictions des marches du mouvement du 20 février tellement le dispositif sécuritaire était impressionnant. Des informations que confirme Karim Tazi, dont la famille est derrière le lancement de cet espace dédié à la culture. Il nous explique la position des autorités: «la police m’a demandé une autorisation pour tenir ce concert alors que rien dans la loi ne nous oblige d’en avoir pour une activité que nous tenons à l’intérieur de la fondation». Et d’ajouter que c’est «une raison pour la police de ne pas motiver par écrit une interdiction. Ils veulent éviter de nous donner un document qui peut servir de base à une action en justice contre eux.  C’est du basrisme non-assumé».
La police a par la suite demandé si le bâtiment respectait les mesures de sécurité, nous explique Tazi qui s’interroge «où été la police quand Hoba Hoba spirit ont donné  un concert avec plus de 300 personnes la semaine dernière?».
La Lydec a aussi été sollicitée par les autorités afin de couper l’électricité dans la fondation, ce qui a été fait : «des personnes à l’intérieur commençaient à avoir peur», raconte Karim Tazi.
Cette interdiction est la première qui frappe la fondation depuis son ouverture il y a 6 mois où plusieurs autres groupes se sont produits notamment le groupe de fusion Hoba Hoba Spirit.

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Tentative d’assassinat d’un cadre supérieur du journal Al Massae

Par Abdellatif GueznayaDemainonline, 21/6/2015


Abdellah El Hattach, quelques minutes après son agression (Photo : Karim Fizazi)
Casablanca.- Abdellah El Hattach, le conseiller du président du conseil d’administration du groupe Massae Media, qui édite le quotidien Al Massae, a été victime hier, vers 22h40, d’une violente agression qui aurait pu mal finir.
Trois hommes, à l’allure sportive et à visage découvert, l’ont attendu devant le 219 du boulevard d’Anfa à Casablanca, avant de se ruer vers lui et quand il est sorti de l’immeuble où il rendait visite à une collègue.
Les trois assaillants, qui l’ont attendu, selon un témoin, de 19h00 jusqu’à 22h40, étaient armés de battes de baseball.
Frappé violemment à la tête et aux membres supérieurs, durant plusieurs minutes, El Hattach a perdu connaissance et est tombé par terre. Après le départ de ses agresseurs, qui ont quitté tranquillement les lieux sans se soucier des témoins, il a pu contacter des amis et des collègues qui ont rapidement accouru.
Transporté à la clinique Al Andalous, les médecins ont diagnostiqué un traumatisme crânien et la fracture des deux bras avec lesquels il s’est servi pour se défendre. Selon une source médicale, l’agression aurait pu être fatale à El Hattach, la victime souffrant de problèmes cardiaques. Hier, une grosse tâche de sang était toujours visible sur les lieux de l’agression.
Traces de sang sur les lieux de l'agression (Photo : A.L.)
Selon toute probabilité, l’agression n’aurait rien à voir avec un crime de droit commun, puisque ce cadre supérieur du quotidien Al Massae n’a pas été cambriolé. On ne lui a rien pris, ni ses deux portables neufs ni son portefeuille.
« Les coups portés étaient vraiment terribles. Ce types sont venus pour le tuer, pas pour lui faire peur« , insiste Mustapha El Fanne, un journaliste d’Al Massae qui a été le premier arrivé sur les lieux.
Deux témoins oculaires, dont l’un, le gardien de voitures qui avait repéré les agresseurs dès 19h00, ont indiqué à un reporter de Demain qu’ils ont bien dévisagé les agresseurs d’Abdellah El Hattach. Et selon une source policière, les témoignages oculaires des deux témoins ainsi que les cheveux arrachés à l’un des agresseurs, que la police scientifique a récupérés, sont autant d’éléments qui promettent « une résolution rapide du crime ».
Il n’empêche, ce n’est pas la première fois qu’un journaliste ou une personnalité du monde de la culture sont agressés en pleine rue sans qu’il y ait « résolution rapide du crime ».
Le directeur d’Al Massae, Rachid Niny, ainsi qu’un ex-journaliste de ce quotidien, Abdelilah Sakhir, et l’ex-rescapé de Tazmamart, Mohamed Marzouki (celui-là à Bruxelles) ont été violemment agressés par des inconnus parlant marocain sans qu’on connaisse aujourd’hui les noms de leurs agresseurs ou de leurs commanditaires.
De même, l’humoriste marocain Ahmed Snoussi, « Bziz » se plaint depuis plusieurs mois de menaces de mort sans que le parquet, si prompt à diligenter des enquêtes contre des journalistes et des dissidents,  ne daigne bouger le petit doigt.
Hier, certains journalistes présents à la clinique A Andalouss étaient formels : l’agression d’El Hattach est un message qu’on envoie à ceux qui seraient tentés d’évoquer des sujets sensibles en ces temps incertains.

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Condamnation de 9 étudiants militants à des peines qui totalisent plus d'un siècle de prison au Maroc




Par le Comité de Soutien en France aux Détenus Politiques au Maroc, 20/6/2015



         Communiqué :     
 111 ans d’emprisonnement pour crime de lèse-majesté 

Nous avons appris avec grande tristesse que la machine répressive judiciaire sous ordre politique du régime a frappé fort , très fort, ce 18 juin 2015  et ,  appliquant à la lettre les ordonnances d’en Haut, le juge a condamné les militants de la Voie Démocratique Basiste ( VDB), à une peine de plus d’un siècle d’emprisonnement, 111 ans de prison étalés comme suit : 

Med Ghaloud :         15 ans d’emprisonnement ferme

Mustapha Chaoul : 15 ans d’emprisonnement ferme

Abdennabi Chaoul : 15 ans d’emprisonnement ferme

Yassine El msaih :         15 ans d’emprisonnement ferme

Belkacem Ben Az : 15 ans d’emprisonnement ferme

Hicham Bouleft :         15 ans d’emprisonnement ferme

Abdel Ouhab  E ramadi  : 15 ans d’emprisonnement ferme

Oussama ZEntar : 3 ans d’emprisonnement ferme

Zakaria Menhich: 3 ans d’emprisonnement ferme



Le régime n’a ni raccourci le manche, ni changé de marteau pour frapper les opposants et instaurer son autorité contestée discrètement  dans tous les foyers du peuple marocain, aux  quatre coins du pays.  Tout un chacun peut observer, et ce  à l’œil nu,   la présence policière qui quadrille les villes, les bourgs et les villages de campagnes lointaines, la peur ravage les tripes des autorités administratives policières, judiciaires et politiques à tous les niveaux. 

Face à la détermination, au militantisme et à la persévérance des forces révolutionnaires dont font partie les détenus politiques condamnés à ces lourdes peines, le régime a tremblé et a usé ouvertement de la machine judiciaire policière et pénitentiaire  afin de faire taire ou tenter de  faire taire les réelles forces de changement du pays. 

Nous rappelons que les militants condamnés à ces lourdes peines sont de vrais activistes militants pour le changement au Maroc, et participaient activement aux mouvements populaires qui traversent le royaume( UNEM, 20 février, AMDH etc ). Et c’est pour cette raison et seulement pour cette raison, que le juge sous ordre a levé plus haut son marteau, a hautement réprimé,  a enfermé de jeunes militants capables de dynamiser les mouvements de changement là où ils se trouvent. Le juge sous ordre peut  être fier de sa subordination implicite au parquet et aux autorités politiques de ce pays. 

Assez coutumier, le juge pénal, civil, d’instruction etc, au Maroc, n’est jamais autonome, ni indépendant du garde des sceaux, ni même impartial, ni même révocable, le juge d’instruction est totalement sous l’influence du parquet qui , rappelons-le, défend les intérêts de l’ordre public : la royauté. Le droit pénal marocain ne reconnait ni les détenus politiques ni les peines politiques, il englobe tout et dans les faits, dans la case du crime de lèse-majesté. La procédure pénale reflète la nature même du régime et de sa Justice, justice qui ne connait pas les impératifs d’un procès équitable  fondé sur les principes élémentaires des droits et libertés individuelles et collectives. 

111 ans d’emprisonnement ne peut être qu’une peine correspondant à un crime de lèse-majesté. 

111 ans d’emprisonnement ne peut être qu’une lettre politique messagère d’un ordre public qui règne par la peur et la répression envers toutes les forces qui œuvrent pour le changement au pays. 

Pour la forme, le juge a balayé toutes les demandes de la défense et n’a même pas pris le soin d’entendre les témoins ni les inculpés condamnés préalablement au procès et au marathon  des audiences . Le juge n’a même pas pris le soin que les audiences respectent les formalités de la procédure y compris le droit de la défense.  

Toutes les déclarations préalables officielles et publiques du régime, de son gouvernement et même celles des forces révisionnistes de gauche,  ont criminalisé publiquement et formellement les détenus politiques depuis l’offensive paramilitaire des intégristes de Benkirane et compagnie  dans  le complexe universitaire de Fès visant l’UNEM et la Voie démocratique Basiste et les libertés syndicales au sein des universités. L’alliance sacrée entre le régime, son gouvernement et les forces politiques révisionnistes de gauche s’est manifestée au grand jour et tous ont cherché, chacun à sa manière, à enterrer ou à  faire courber l’échine du mouvement révolutionnaire au pays, du moins  ils ont essayé ;  et les peines prononcées contre les militants de la VDB n’est qu’une illustration de cette alliance  honteuse. 

Le dossier  est si  sensible politiquement que le juge s’est précipité pour prononcer  des lourdes sanctions dictées par le plus haut rang du système et n’a même pas pris le soin de préserver les apparences d’un procès équitable. 

Ces détenus politiques condamnés aux lourdes peines ont été poursuivis pour des crimes qu’ils n'ont jamais commis et dont ils sont innocents,  leur procès a été d’une nature sommaire. Le régime a, depuis longtemps , pris le soin d’incriminer les opposants à sa politique, et de les enfermer dans ses geôles où les conditions de vie sont celles des temps des Carolingiens. Il ne tient qu’à la répression afin d’exploiter au maximum les richesses énormes de tout le pays sans se soucier de la vie sociale de tout un peuple. Le pays est un grand marché grand ouvert aux entreprises multinationales qui pillent les richesses et sillonnent les arcanes administratives de l’État pour plus de part de marché.  



Nous condamnons le procès et le sort réservé aux détenus politiques et nous demandons à toutes les forces  au Maroc et au niveau international de se mobiliser afin de libérer tous les détenus politiques au Maroc. 

Nous demandons à toutes les forces politiques , syndicales et associatives de soutenir les actions de soutien et de solidarité à venir pour libérer les détenus politiques du Maroc et de s’inscrire dans des démarches de solidarité internationale afin d’exiger la liberté des détenus coupables d'agir pour la liberté de  tout un peuple au Maroc, pour sa dignité, son autodétermination et luttent pour un régime démocratique. 

Nous appelons les militants et associations progressistes marocains à l’étranger de briser le silence et de soutenir les détenus politiques , leurs familles et leurs amis et camarades.

Toute notre solidarité avec les détenus et leurs familles et amis et le peuple marocain. 



Le Comité de Soutien en France aux Détenus Politiques au Maroc.

contact  : ezedinetaza@yahoo.fr
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solidmar05@gmail.com Rappel de l'évènement du 24/4/2014

samedi 10 mai 2014


Point hebdomadaire n°61 sur la campagne de parrainage des prisonniers d’opinion au Maroc




Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc
ASDHOM 79, rue des Suisses  92000 Nanterre
Extrait :  Un bref retour sur les événements dramatiques de Fès s’impose.
 
Ces violences ont opposé le 24 avril 2014 les étudiants de l’UNEM-Fès, essentiellement de la Voie Démocratique Basiste (Marxiste-léniniste), à ceux du Renouveau estudiantin (islamistes du PJD) au moment où ces derniers se préparaient à accueillir une conférence sur le dialogue entre les islamistes et la gauche marocaine. L’un des conférenciers et animateurs de cette conférence n’est autre que Abdelali Hami-Eddine, à qui les militants de l’UNEM reprochent d’être l’un des assassins de leur camarade Benaissa Ait El-Jid. Son procès d’ailleurs court toujours. Pour alerter la présidence de l’université de Fès et l’emmener à annuler l’évènement, ils ont publié quelques jours avant un communiqué pour dire leur mécontentement de le voir revenir sur le lieu du crime qui reste impuni. La présidence, consciente des risques, n’a toutefois pas interdit la tenue de cette conférence, contrairement à il y a quelques mois où, aidée par les autorités locales, elle avait interdit une conférence sur le mouvement 20-Février, que devait organiser l’UNEM-Fès, en invoquant « l’atteinte à l’ordre public ».
Après les affrontements condamnables, Abderrahim El-Hasnaoui, blessé gravement au pied, a été transporté aux urgences de l’hôpital où il a subi une opération. Le communiqué des médecins, publié le lendemain, et les examens médicaux indiquent que l’opération a réussi, qu’aucun organe vital n’était touché et que son état de santé se stabilisait. Qu’est-ce qui explique alors sa mort annoncée quelques heures après ? On comprend dès lors que des médecins de Fès se sont offusqués, sous couvert d’anonymat. Ils considèrent que cette affaire, politisée et entourée de zones d’ombre, met en cause leur compétence et salit leur image.
Les arrestations opérées rapidement après les affrontements et avant la mort du défunt n’ont touché qu’un groupe des antagonistes. Pourquoi pas l’autre ? Et pourquoi ces arrestations pour violences, et qui vont être suivies d’accusation grave requalifiée de « meurtre avec préméditation », ont touché des anciens prisonniers politiques de l’UNEM-Fès qui n’étaient pas présents le jour des affrontements tel que Mohamed Ghalout qui a coupé définitivement avec l’université de Fès ?
Les opérations de police se sont poursuivies au-delà de Fès, dans d’autres universités du pays, comme à l’université de Marrakech, où un groupe de criminels non identifié s’est attaqué aux militant(e)s de l’UNEM. C’est dans ce climat de peur et de terreur qui rappelle ce nouveau phénomène étrange dit « Tcharmil », secouant la société marocaine, que les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale ont décidé mardi 6 mai d’autoriser les interventions policières au sein des universités marocaines. Le « pompier pyromane » n’est-il pas en train de mettre le pays à feu et à sang pour justifier ses interventions musclées et son approche sécuritaire ?
Nous restons vigilants et nous mettons en garde les autorités marocaines contre cette escalade de violence et contre toute tentative de son exploitation pour venir à bout de tout mouvement de protestation populaire et pacifique. Assimiler les militant(e)s de l’UNEM, du mouvement 20-Février, du mouvement des diplômés chômeurs et les défenseurs des droits de l’Homme à de vulgaires criminels n’est pas acceptable. Nous refusons qu’ils soient victimes de procès non équitables, montés de toutes pièces, où ils sont généralement accusés à tort de « violences à l’encontre d’agents de l’État, rassemblements armés et non autorisés, destruction de biens publics, désobéissance, etc. »
L’ASDHOM continuera donc à défendre ces victimes d’atteinte aux droits qu’elle considère comme des prisonniers d’opinion en les proposant au parrainage dans le cadre de sa campagne de solidarité internationale lancée en 2012 (voir le site www.asdhom.org).
Nous consacrons le reste de ce point aux récentes arrestations et condamnations qui témoignent de la volonté des autorités marocaines de s’attaquer aux droits les plus élémentaires.

 Groupe UNEM-Fès : Suite aux affrontements violents du 24 avril 2014, sujet principal de ce point, plusieurs arrestations et enlèvements, suivis de procès avec de lourdes accusations, vont toucher les seuls militants de l’UNEM-Fès appartenant au courant la Voie Démocratique Basiste. Au total, 9 militants ont été arrêtés et placés à la prison locale Ain Kadous, portant ainsi le nombre de prisonniers de l’UNEM-Fès à 21. Il s’agit de Mohamed Ghalout, Omar Taybi, Mohamed Janati, Abderrazak Aârab, Belkacem Benâzza, Oussama Zantar, Abdennabi Chaoul, Yacine Lamsih et Zakaria Manhich. Brahim Lahboubi et la sœur de Yacine Lamsih sont poursuivis en liberté. A ceux-là s’ajoutent les douze (voir point précédent), déjà condamnés à 4 mois de prison ferme, et qui mènent une grève de la faim d’une semaine à partir du 29 avril pour dénoncer leurs conditions de détention et affirmer leur attachement à l’UNEM qui se bat contre la réforme qui prévoit, entre autres, l’instauration des droits d’inscription (2000 DH).

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Lire aussi :

http://solidmar.blogspot.fr/2014/05/universite-de-fes-qui-veut-demanteler.html