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vendredi 13 février 2015

Déclaration de presse Freedom Now : liberté de la presse et d’expression au Maroc 2014



Plan de paix au Sahara Occidental

 Rabat 12 /2/ 2015

Jeune association constituée le 25 avril 2014, « FREEDOM NOW » qui défend la liberté de la presse et d’expression, a présenté son premier rapport sur « la situation de la liberté de la presse et d’expression au Maroc durant l’année 2014 ». En effet, la liberté d’expression pour être une valeur fondamentale et un droit, est considérée comme un instrument essentiel de défense de l’ensemble des libertés, un élément important pour l’édification de la démocratie.
En enregistrant un ensemble de violations contre la liberté d’opinion et d’expression, « FREEDOM NOW », considère ces atteintes comme des violations de la loi et des preuves supplémentaires confirmant le non respect de l’État marocain de ses engagements politiques, juridiques et moraux envers la société. « FREEDOM NOW » attire l’attention sur les effets négatifs que produisent ces violations sur la libre circulation des informations et des idées au sein de la société. Ces violations ne constituent pas seulement des atteintes contre les journalistes et les utilisateurs des médias, mais également des atteintes flagrantes contre le droit à la liberté d’opinion et d’expression consacré par les conventions et traités internationaux et édicté par la législation interne et le droit des citoyens d’accéder librement aux informations et aux idées.

A noter que les cas de violations enregistrés ne sont pas exhaustifs et que plusieurs autre cas d'interdiction de réunions et de manifestations ont eu lieu durant la période étudiée.

Dans la rédaction de ce rapport, « FREEDOM NOW » s’est référé à la Déclaration conjointe relative aux crimes contre la liberté d’expression » adoptée le 25 juin 2012. Une Déclaration cooptée par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, la Représentante de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sur la liberté des médias, la Rapporteure spéciale pour la liberté d’expression de l’Organisation des États Américains et le Rapporteur spéciale sur la liberté d’expression et l’accès à l’information de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. La dite déclaration prévoit la nécessité pour les États de traduire clairement dans leur systèmes juridiques les infractions commises contre la liberté d’expression pour les qualifier de crimes graves pour ce qu’ils constituent comme violations directes contre l’ensemble des droits humains.

Sur la base de ces principes directeurs qui ont encadré l’élaboration de ce rapport, « FREEDOM NOW » s’est appuyée sur l’observation des cas de violations et a évalué la situation de la liberté de la presse et d’expression en interpellant la réalité marocaine et en rappelant au pouvoir en place les contours du principe de la liberté d’expression et ses limites tels que définis à la fois par les textes universels des droits humains et dans législation interne.

« FREEDOM NOW » s’est appuyé sur le travail effectué par sa « commission d’observation et d’élaboration des rapports » pour enregistrer des violations commises par différents acteurs. Des violations recueillies auprès de différents organes de presse ou des victimes elles-mêmes.

Ainsi, Freedom Now a enregistré vingt cas de violations entre la date de sa constitution en avril 2014 et le 22 décembre de la même année, présentées comme suit :

- Treize cas concernant des journalistes appartenant à la presse électronique, trois cas concernant des chanteurs de rap, deux cas concernant des journalistes de presse écrite, un cas concernant un utilisateur internet et un cas concernant une blogueuse.
Par ailleurs, les violations enregistrées commises par différents acteurs se déclinent comme suit :
- Les autorités locales, l’État marocain, la police, le gouvernement,le département de la justice, des militants, l’Agence nationale de réglementation des télécommunications et des responsables politiques au sein de l’exécutif.
Pour être une force de proposition pour améliorer l’arsenal juridique lié à l’exercice des libertés, le rapport de « FREEDOM NOW » dresse une série d’observations concernant la situation actuelle du cadre juridique régissant la liberté d’opinion et d’expression. Un cadre juridique caractérisé par une politique de contrôle et de surveillance. En outre, le rapport fait la lumière sur trois projets de loi qui devraient être adoptés prochainement, à savoir le projet du Code de presse et d’édition , le projet de loi relatif au droit d’accès à l’information et le projet de loi instituant le Conseil national de la presse. Cet éclairage permet de mesurer à quel point ces projets de textes ont répondu ou non aux attentes du mouvement marocain de défense des droits humains tout au long de la dernière décennie pour ensuite présenter les recommandations que « FREEDOM NOW » juge opportunes pour l’amendement de ces projets de loi.
Nonobstant les avancées contenues dans ces projets de lois par rapport aux actuels textes en vigueur, ces projets n’apportent pas de solutions crédibles à certaines problématiques fondamentales qui continuent d’handicaper l’exercice de la liberté d’opinion dans notre pays. Par conséquent, ces projets de lois n’ont pas répondu aux requêtes exprimées par les professionnels et les instances de défense de droit humains.
Par ailleurs, ce rapport contient des développements dédiés aux médias publics, en ce sens que « FREEDOM NOW » considère que la réforme de ce secteur constitue la principale entrée à toute autre réforme en matière de médias, de liberté et de manière générale pour toutes les questions liées à la démocratie.
Premièrement, parce que les médias publics, financés par les contribuables et contrôlés par une instance indépendante sont les seuls à pouvoir garantir la diversité et un véritable pluralisme au sein des sociétés démocratiques.
Deuxièmement, parce que les médias publics et spécialement l’audiovisuel en tant que médias de masse exercent toujours une influence considérable sur le public et constituent une convoitise pour tous ceux qui tentent de s’accaparer le pouvoir et l’exercer de manière unilatérale.
Se fondant sur son analyse de la situation des médias publics au Maroc, « FREEDOM NOW » considère que le contrôle permanent exercé par le pouvoir sur ces médias qui sont la propriété de l’État et donc du peuple constitue la plus grande violation contre l’indépendance et le pluralisme de ces médias et le plus grand frein devant leur émancipation pour qu’ils soient au service de l’intérêt général.
A travers son rapport, « FREEDOM NOW » considère que le champ de la liberté de la presse et d’expression au Maroc est caractérisé par une logique de contrôle direct et absolu sur les médias publics et un contrôle indirect et absolu sur la presse privée. En effet, les médias publics, toujours contrôlés par le pouvoir sont utilisés pour la propagande officielle et censurent toutes les voix dissidentes.
Quant aux médias privées, la majorité d’entre eux agissant dans la presse radio, écrite ou numérique manquent de professionnalisme et font l’objet de manipulation indirecte pour servir le pouvoir en place, à travers le contrôle des subventions publiques, des sources de financements et de la publicité.
En conclusion de son rapport, « FREEDOM NOW » enregistre que les lignes rouges, l’expansion de l’autocensure et l’apparition d’une nouvelle génération de violations visant à taire toutes les voix dissidentes et à imposer le point de vue unique du pouvoir sont les principales caractéristiques de la scène médiatique marocaine aujourd’hui.
Ainsi, « FREEDOM NOW » retient les conclusions suivantes :
- Les cas d’emprisonnement de journalistes , les harcèlements menés contre des organes de presse indépendants, l’importante régression en matière de libertés et de droits acquis, tels la liberté de réunion, de constitution d’association et de manifestation pacifique confirment que la situation de la liberté de la presse et d’expression au Maroc aujourd’hui est pire que celle qui avait prévalu durant les trois dernières années du siècle dernier.
- Les restrictions contre la liberté d’expression, la continuité du monopole du pouvoir sur les médias publics et la mise à mort de la presse indépendante en disent long sur les volontés de réformes politiques et démocratiques sachant que la démocratie ne peut exister sans presse libre ni médias publics indépendants.
Enfin, si le Maroc a consacré dans le préambule de la Constitution de 2011 le principe de la supériorité des conventions et traités internationaux et s’est engagé à respecter les droits humains tels qu’ils sont universellement reconnus, le gouvernement doit traduire ses principes et vœux dans la législation relative à la liberté de la presse et d’expression pour garantir son plein exercice au Maroc.
Rabat le 12 février 2015

Le rapport sur la liberté de presse et d'expression est téléchargeable sur la page Facebook de Freedom Now.

Les médias français attaquent Mohamed VI pendant sa visite à Paris

AFPmag., 9/2/2015
En voyage officiel en France où il rencontre François Hollande pour poursuivre avec le réchauffement des relations franco-marocaines interrompues depuis une année, sa majesté le Roi Mohamed VI a été indexé par la presse française pour la somme de 7,9 millions d’euros.  
Cette fois-ci aussi la presse française n’a pas dérogé à la bonne vieille tradition d’indexer les dirigeants africains pour leur fortune. Après les chefs d’état gabonais et équato-guinéen, c’est sa majesté le Roi Mohamed VI qui vient d’être indexé pour la somme de 7,9 millions d’euros qu’il aurait placée dans un compte Suisse. Le souverain du royaume Chérifien en voyage officiel pour réchauffer les liens entre Paris et Rabat,  avait été une première fois indexé par le magazine Forbes qui parlait quant à lui de la somme de 2 milliards d’euros. Du coup on ne comprend plus rien au milieu de ce tapage médiatique.
A Rabat où l’action nationaliste du souverain se voit dans chaque recoin de la ville où un douar a été rasé et remplacépar des HLM majestueux, certains y voient une manigance visant à interdire le réchauffement des relations entre les deux pays. Signalons toutefois que le royaume chérifien dans le cadre de ses rapports avec la France avait exigé le respect de ses officiels et que cette exigence pourrait être considérée comme bafouée. Mais Rabat qui n’a pas réagi pourrait se prononcer dans les heures qui viennent sur cette publication que Serge Michel, responsable du Monde Afrique, auteur de cette publication, considère comme une coïncidence entre son calendrier préétabli et l’arrivée du souverain en France.
On sait que la coopération judiciaire entre les deux pays a recommencé la semaine dernière et que le Royaume a arrêté ces derniers temps de nombreux jihadistes français sur son territoire. Au vu de cet intérêt et de tant d’autres que la France a dans le Royaume, il serait fort désastreux pour cette nation française de voir une nouvelle brouille plomber cette relation.
 AFPmag.


Corruption au Maroc : de hauts fonctionnaires visés par des enquêtes



(Le 360) 

« Des enquêtes judiciaires vont être lancées dans les jours qui viennent pour en savoir plus sur l’enrichissement illicite de hauts fonctionnaires de l’État, notamment des magistrats au cours de l’exercice de leurs fonctions. 

 L’Inspection générale de l’administration territoriale a décidé de mettre en place des commissions dont la mission consiste à enquêter auprès de plusieurs fonctionnaires et magistrats soupçonnés d’enrichissement illicite, a rapporté Al Massae dans son édition du samedi 31 janvier. Ce journal nous apprend que de « hautes instructions fermes ont été données pour que s’ouvrent des enquêtes approfondies sur des responsables soupçonnés d’avoir bâti des fortunes que leurs émoluments très limités ne permettent pas ». Selon le quotidien, les soupçons de cet enrichissement illicite se fondent sur des rapports des services de sécurité. Ces corrompus présumés a ajouté Al Massae, ont blanchi leur fortune dans l’immobilier se transformant en promoteurs spécialisés dans la construction de projets d’habitats sociaux. Citant une source anonyme, le quotidien indique que « le secteur de la justice est dans le collimateur des enquêteurs. Ces derniers relèvent du ministère de l’intérieur et de la direction générale de la surveillance du territoire ». « L’enquête va également toucher des fonctionnaires du ministère de l’intérieur, outre ceux de la justice où de forts soupçons de corruption pèsent sur des magistrats », a-t-il poursuivi. Le quotidien nous apprend aussi que la première institution à avoir entrepris une enquête interne sur l’enrichissement illicite est la direction générale de la sûreté nationale »… »
Voir le lien : http://bit.ly/1CpSAel

jeudi 12 février 2015

RSF : Classement mondial de la liberté de la presse 2015, El Khalfi pas d'accord


Maroc : 130ème sur 180


RSF publie le Classement mondial de la liberté de la presse 2015

Découvrez la nouvelle édition du Classement mondial de la liberté de la presse, désormais disponible en ligne.

En tête de l'édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse figurent la Finlande, première depuis cinq ans, la Norvège et le Danemark. A l'autre bout du spectre, les pires situations sont relevées au Turkménistan, en Corée du Nord et en Erythrée, 180ème sur 180. La France figure à la 38ème place (+ 1), les Etats-Unis à la 49ème (- 3), la Russie à la 152ème (- 4), l'Iran à la 173ème (stable) et la Chine à la 176ème (- 1).


Le Classement 2015 est accompagné d'analyses sur des thèmes d'actualité. Dans quels pays le délit de "blasphème" est-il utilisé pour censurer toute critique ? Comment la couverture des manifestations comme celles en Ukraine ou à Hong Kong est-elle l'occasion de violences accrues à l'encontre des journalistes ? Pourquoi les Etats membres de l'Union européenne régressent-ils dans le Classement mondial ?

Le Classement est le fruit du travail pérenne de Reporters sans frontières en faveur de la liberté de la presse, le résultat du suivi quotidien et vigilant des exactions commises à l'encontre de la liberté d'information. Soutenez l’action de Reporters sans frontières.

Voir le classement

Outil de référence, utilisé aussi bien par l'ONU, la Banque mondiale que par les États, le Classement mondial reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les blogueurs dans plus de 180 pays. Ce classement publié en 5 langues (anglais, espagnol, français, arabe et farsi) suscite chaque année des milliers de reprises dans les médias du monde entier. Le Classement est établi grâce à des centaines de correspondants, journalistes, experts des médias, chercheurs, juristes et militants des droits de l'homme.

Les données recensées durant une année entière concernent le degré des violence à l'égard des journalistes, l'état du pluralisme, l'indépendance des médias, les conditions d'exercice du journalisme et l'autocensure, la performance du cadre légal, la transparence des institutions et la qualité des infrastructures soutenant la production d'information.

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El Khalfi en désaccord avec le rapport de RSF relatif à la liberté de la presse  

Le nouveau rapport de Reporters Sans Frontières sur la réalité de la liberté de la presse n’est pas au goût du ministère de la communication. Mustapha El Khalfi, ministre de la communication porte-parole du gouvernement, affirme que la réalité de la liberté de la presse au Maroc est beaucoup plus en avance par rapport au classement de certains rapports internationaux en la matière. En effet, le ministre explique que les rapports publiés actuellement et plus particulièrement ceux de « HumanRights Watch » et de « Reporters sans frontières » ne parlent pas d’un recul de la liberté de la presse mais d’une avancée réalisée en dépit des défis existants. El Khalfi a également relevé que le Maroc a gagné six points dans le classement de « Reporters sans frontières » après avoir gagné deux auparavant, soulignant que le classement global, qui place le Maroc à la 130ème place parmi 180 pays, ne reflète pas le bon niveau de la liberté de la presse dans le royaume.

Rassemblements en solidarité avec le peuple grec dans toute l'Europe


CONTRE LES POLITIQUE D'AUSTÉRITÉ POUR UNE EUROPE SOCIALE, ÉCOLOGIQUE ET DÉMOCRATIQUE

Humanite.fr, 12/2/2015
Dimanche 15 février, journée de mobilisation européenne en soutien à Syriza et au peuple grec engagés dans un bras de fer avec l'Union européenne pour « en finir avec le désastre des politiques d’austérité ». A Paris, manifestation à 15 h, de la Place de la République au Palais Royal. Des manifestations auront lieu à Athènes, Rome, Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam, Édimbourg, Berlin...
 
Le peuple grec vient de faire un choix démocratique clair : il s’est prononcé contre les politiques néolibérales, pour une politique de gauche, dans l’intérêt général. Il a dénoncé les mémorandums imposés par la troïka de la Commission Européenne, de la BCE et du FMI. Il a opté pour la désobéissance en faveur de mesures concrètes afin d’en finir avec le désastre des politiques d’austérité.
 
Nous sommes solidaires du choix du peuple grec, comme des manifestations massives ces derniers mois en Belgique, au Portugal, en Espagne, en Angleterre, en Irlande ou en Italie contre les politiques d’austérité. Un vent de changement se lève en Europe. Cette victoire, ces espoirs et ces combats sont les nôtres.
 
Nous nous opposons fermement aux manœuvres de chantage et d’isolement qui visent à empêcher la mise en œuvre en Grèce d’une véritable politique de gauche. Nous condamnons les coups de force de la BCE ainsi que toutes les pressions anti-démocratiques exercées par la troïka et l’UE sur le gouvernement d’Alexis Tsipras afin de maintenir à tout prix les « mesures structurelles » néolibérales (baisse des salaires, privatisation, disparition des conventions collectives, etc) qui n’ont pour résultat que de mettre le peuple grec à genoux.
 
Nous soutenons l’exigence d’un règlement démocratique et juste de la dette publique. Le gouvernement Grec doit pouvoir appliquer le mandat que lui a donné le peuple : l’urgence humanitaire, la sauvegarde et le rétablissement des services publics, la reconstruction du pays et la réalisation du programme de réformes soutenu par la population.
 
Nous exigeons que le président François Hollande et le gouvernement français respectent le choix du peuple grec. Il doit soutenir ses revendications contre l’Europe austéritaire. C’est nécessaire pour la Grèce, c’est une chance pour la refondation de l’Europe. Nous soutenons donc le moratoire de la dette grecque. Nous proposons un audit citoyen de l’ensemble de ces dettes qui constituent un fardeau inacceptable pour les peuples, et exigeons d’en annuler la part injuste et illégitime. Comme le peuple grec, nous défendons le droit à la satisfaction des besoins de la population en matière d’alimentation, d’habillement, de santé, de logement, d’éducation, d’emploi, de sécurité publique, de culture et d’environnement.
 
Nous appelons à une marche à Paris le dimanche 15 février, journée de mobilisation européenne (manifestations prévues à Athènes, Rome, Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam, Edimbourg, Berlin, etc) en soutien au peuple grec. C’est ainsi que nous pourrons montrer avec force que la lutte du peuple grec est notre lutte, et qu’ensemble – citoyen-ne-s, syndicats, partis, associations – nous allons modifier le cours de choses en rompant avec le cours libéral et austéritaire de l’Europe, construire une alternative aux politiques néolibérales, stopper l’austérité et agir pour refonder une Europe sociale, écologique et démocratique.
 
 
 
Signatures (organisations politiques et syndicales,associations citoyennes) :
Antarsya France, Attac, CADTM, Collectif Roosvelt, Cie bouche à bouche, Compagnie Erinna, Confédération paysanne, Copernic, Club Socialistes affligés,DAL fédération, Economistes atterrés, Ensemble, Femmes Egalité, Front Populaire Tunisie Ile-de-France, Grèce-France Résistance, GU, Les effronté-e-s, Les Hommes sans épaules, Les jeunes écologistes, Les oranges, Marches européennes, Mémoires des luttes, MJCF, MJS, Nouvelles Donne, NPA, PCF, PCOF, PG, République et Socialisme, Solidarité France Grèce pour la santé, Transform!

mercredi 11 février 2015

Violation des droits de l'homme par les forces d’occupation marocaines



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Territoires sahraouis occupés

R. I., 9/2/2015Les agressions menées contre les populations sahraouies par les forces d'occupation marocaines se poursuivent dans la capitale sahraouie occupée, El Ayoun, où récemment une manifestation pacifique a été sauvagement réprimée, ont affirmé des sources citées, hier par l'agence Sahara presse service (SPS). 

 Les manifestants réclamaient la décolonisation du Sahara occidental et la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis, selon une source du ministère sahraoui des Territoires occupés et des Communautés sahraouies établies à l'étranger, qui fait également état d'une agression mortelle, par des colons marocains, d'un jeune Sahraoui à Agadir.
A El Ayoun occupée, les Sahraouis qui manifestaient pacifiquement, samedi dernier, ont été surpris par des «attaques brutales» menées par les forces d'occupation marocaines en civil et en uniforme, soutenues par les colons, laissant de nombreux blessés parmi les civils sahraouis sans défense, a-t-on indiqué.
Les manifestants brandissaient des banderoles dénonçant les «pratiques répressives commises contre les civils sahraouis sans défense» et appelant à «la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines», a précisé la même source.
Lors de cette manifestation pacifique, la famille du prisonnier sahraoui, Mohamed Lamine Haidallah, a protesté contre l'agression mortelle commise contre son fils par cinq colons marocains à Agadir. Le ministère sahraoui des Territoires occupés et des Communautés sahraouies établies à l'étranger a expliqué que le martyr, Mohamed Lamine Haidalla, «est décédé (…) suite à une attaque à son encontre menée par cinq colons marocains, mercredi dernier, provoquant une commotion cérébrale et des blessures au niveau du cou».
La même source a précisé que le jeune Sahraoui a été «sauvagement attaqué» avant son évacuation à hôpital Hassan II à Agadir, où il a succombé à ses blessures.
La famille de Mohamed Lamine Haidallah a demandé l'ouverture d'une enquête pour «faire la lumière sur son assassinat et traduire, devant la justice, les responsables de ce lâche assassinat, mais les autorités marocaines n'ont pas encore réagi», a déploré la même source.
Ce n'est pas la première fois que l'administration marocaine dissimule «volontairement» les crimes commis par les colons marocains contre les Sahraouis, a-t-on dénoncé.                            
 
 http://www.letempsdz.com/content/view/143517/1/

Des organisations sahraouies appellent à l'annulation de la tenue du Forum Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla

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Le Temps D'Algérie10/2/2015

Des organisations sahraouies appellent à l'annulation de la tenue du Forum Crans Montana dans la ville occupée de Dakhla

Deux organisations sahraouies des droits de l'homme ont appelé le président du Forum de Crans Montana à annuler l'organisation de sa prochaine édition dans la ville sahraouie occupée de Dakhla, a indiqué lundi l'Agence de presse sahraouie (SPS).
Dans deux lettres adressées au président du Forum, le collectif sahraoui des défenseurs des droits de l'homme (CODESA) et l'association sahraouie pour la protection et la promotion du patrimoine sahraoui (ASPDCPS), ont exprimé leur étonnement de la décision du Forum de tenir sa réunion annuelle dans une ville du Sahara occidental, une région connue à l'échelle internationale, par le conflit opposant le Front Polisario au Maroc et où se trouve, depuis 1991, la mission de l'ONU pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
"Il était plus judicieux que le forum visite le territoire pour rencontrer les associations et organisations sahraouies interdites par le Maroc et voir de près les violations des droits de l'homme perpétrées à l'encontre des civils sahraouis par le Maroc", a souligné le CODESA.
Il a également rappelé les rapports présentés par plusieurs organisations internationales des droits de l'homme qui ont appelé au respect de droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et la protection des civils sans défense à travers la création d'un mécanisme onusien de protection des droits de l'homme au Sahara occidental.






Le Maroc aurait arrêté des centaines de migrants près d'une enclave espagnole

 par Associated Press, 11/2/2015mercredi 11 février 2015  Modifié par Charles Payette 
Le Maroc aurait arrêté des centaines de migrants près d'une enclave espagnole
Freedigitalphotos.net
RABAT, Maroc ? Les forces de l'ordre marocaines auraient arrêté des centaines de migrants qui campaient dans une région montagneuse près de l'enclave espagnole de Melilla. 

L'Association marocaine des droits de la personne a fait état mercredi de 1200 arrestations, dans le cadre d'une opération qui a débuté tôt mardi matin près du mont Gourougou.

Les migrants arrêtés auraient été transportés vers des régions reculées du sud du pays, vraisemblablement pour les empêcher de tenter d'entrer par la force dans l'enclave espagnole.

Le ministère marocain de l'Intérieur avait précédemment annoncé le démantèlement de ces camps, dans le cadre d'une nouvelle politique d'immigration.

Des dizaines de milliers de migrants originaires de l'Afrique subsaharienne se rendent au Maroc chaque année, dans l'espoir d'entrer en Europe en escaladant les clôtures qui encerclent deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord.

Des centaines de migrants ont d'ailleurs fait une ultime tentative mardi, quand l'opération policière a commencé. La plupart d'entre eux ont été repoussés, mais les autorités espagnoles affirment que 35 ont réussi à entrer.

L'Espagne fait état de 2000 migrants qui ont pénétré dans les enclaves lors de 65 assauts l'an dernier, tandis que le Maroc évoque 87 tentatives.
 http://www.985fm.ca/international/nouvelles/le-maroc-aurait-arrete-des-centaines-de-migrants-p-569214.html

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Immigration / Émigration / Vivre ou Mourir...

Les enfants de l'immigration endoctrinés par le wahhabisme et l'idéologie de la haine et de la mort, vont mourir dans des guerres qui ne les concernent pas, en posant en héros... Aveugles qu'ils sont de la chance que leur offre l'Occident pour se battre, militer démocratiquement, s'instruire et s'émanciper...
Les enfants des peuples de l'abîme font tout, et risquent leur vie, pour accéder à un minimum de vie décente et digne, en traversant les frontières, vers l'Occident... Souvent noyés ou dévorés par les mouettes !
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9 ONG inquiètes des mesures d’intimidation exercées contre les victimes de tortures et une ONG qui les représente

Mohammed VI épinglé par Swissleaks : L’argent caché du roi


Par Hacen Ouali, El Watan, 11/2/2015

 

Des membres de la famille royale marocaine avaient des comptes numérotés à la HSBC Private Bank de Genève. Révélée par les SwissLeaks parus dans le journal Le Monde, la nouvelle fait mauvais ménage au Maroc, avec la campagne de «patriotisme économique» pilotée par le palais royal.

Le voile se lève sur une partie de l’argent du souverain du royaume chérifien, que tous les Marocains savaient déjà excessivement riche. La monarchie alaouite de nouveau au cœur du scandale. A Genève, royaume de l’évasion fiscale, le monarque marocain, commandeur des croyants, est un client-roi. Il fait partie de l’aristocratie des évadés fiscaux domiciliés dans la filiale suisse de la Hong Kong & Shanghai Banking Corporation (HSBC). Un séisme politique à Rabat, déjà fortement secouée par l’affaire Chris Colman qui a publié des informations confidentielles sur les pratiques du makhzen.
Le «roi des pauvres» est un riche client de la banque genevoise. Dans son enquête sur un vaste système d’évasion fiscale, Le Monde, dans son édition d’hier, révèle le compte de Sa Majesté Mohammed VI ouvert en 2006. Le client n°5090910103. Son compte s’élève à 7,9 millions d’euros. «Pour ceux qui se demandaient où est passée la fortune, maintenant ils ont la réponse», a commenté un internaute marocain sur facebook. Le voile se lève ainsi sur une partie de l’argent du roi, que tous les Marocains savaient déjà excessivement riche. Mais il n’est pas le seul à détenir un compte à la private bank, rue des Bergues.
La filiale genevoise de la banque britannique à la réputation sulfureuse compte également parmi ses clients des membres de la famille royale. Le frère du roi, le prince Rachid, la princesse Lalla Meryem et sa grande sœur ont également des comptes dans la banque suisse. Dans la liste royale figure également l’ex-beau-frère du roi, Fouad Filali, avec un compte qui s’élève à 16,6 millions de dollars.
En somme, c’est toute la famille royale qui est domiciliée financièrement dans la capitale économique de la Suisse, le coffre-fort des évadés fiscaux et de beaucoup de dirigeants politiques, notamment ceux des pays du Sud. Le compte du souverain alaouite est codétenu avec son secrétaire particulier, Mounir El Majidi, selon les révélations du Monde. Il est l’un des premiers chefs d’Etat cités par l’enquête visant des comptes secrets en Suisse, aux côtés de son «ami» le roi de Jordanie, Abdallah II, avec un compte qui s’élève à 41,8 millions d’euros.
La révélation du quotidien parisien du soir coïncide avec la visite du roi du Maroc à Paris, lundi après-midi. Une fort belle manière de souhaiter la bienvenue au monarque alors que son pays est déjà en bisbilles diplomatique et judiciaire avec la France. Mohammed VI comptait sur ce voyage pour sceller la «fin» du gel diplomatique entre les deux pays, mais surtout pour redorer l’image d’un «palais» écorné par les affaires. Visiblement, il était bien servi. Il est dans de beaux draps.

Le «roi des pauvres»
Au Maroc, les révélations ont suscité d’énormes réactions qui ont fait exploser les réseaux sociaux. «Prenez votre copie du Monde d’aujourd’hui avant qu’il ne disparaisse des kiosques !» a encore ironisé Fouad Abdelmoumni, figure du combat démocratique au Maroc. Pour faire écho aux révélations du quotidien français, l’hebdomadaire Telquel a republié, à l’occasion, une enquête datant de mai 2013 sur «le conglomérat de Mohammed VI» sous le titre «Les arcanes du business de Mohammed VI».
Le fils de «notre ami le roi» dont la fortune personnelle, estimée en 2014 à 1,8 milliard d’euros selon le magazine Forbes, se trouve ainsi au cœur d’un nouveau scandale, alors que le palais royal a parrainé une campagne pour rapatrier des fonds de Marocains à l’étranger dans le cadre d’une opération de «patriotisme économique».
Le monarque alaouite, surnommé «le roi prédateur», principal actionnaire dans un conglomérat d’entreprises marocaines, est accusé déjà de conflit d’intérêts dès lors qu’il est l’autorité suprême aussi bien administrative que judiciaire. «Au vu des actionnaires, l’existence même de la Société nationale d’investissement (SNI) est un défi à la Constitution marocaine», dont l’article 36 prohibe les conflits d’intérêt et toutes les pratiques contraires aux principes de la concurrence libre et loyale. «Dans un pays où le roi est l’autorité administrative et judiciaire suprême, les entreprises dont il est actionnaire partent-elles vraiment sur un pied d’égalité avec les autres ?», s’interroge le journaliste opposant Ahmed Benchemsi dans les colonnes du Monde.
Ainsi, avec les révélations rendues possible grâce à Hervé Falciani, ancien employé de HSBC, l’enquête lève le voile sur une partie de l’argent caché du commandeur des croyants et, sans doute, des dignitaires d’autres régimes, notamment ceux du monde arabe. Selon les révélations du Monde, près de 26 milliards de dollars – soit un quart des fonds – placés entre 2006 et 2007 dans HSBC Private Bank appartiennent à des clients originaires du monde arabe. La liste des clients algériens est fortement attendue.                        
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Salah Elayoubi
16 h ·

Mohammed VI se faisait donneur de leçons, il y a quelques mois, en déclarant qu'on était patriote ou traître à la patrie. Comment appeler celui qui privatise l'économie de son pays à son profit, pour en exfiltrer les bénéfices à destination des banques étrangères ?


Gilles Perrault va débattre sur le régime de Mohamed VI à Bruxelles

livre Omar Brouksy

L’écrivain Gilles Perrault, l’auteur du livre à succès qui secoué la monarchie marocaine de Hassan II au début des années quatre-vingt-dix, « Notre ami le roi », a accepté l’invitation du jeune maroco-belge Radouane Baroudi pour parler du livre du journaliste Omar Brouksy, « Mohammed VI derrière les masques » et en débattre.
Alors que le livre du prince Hicham El Alaoui, noblesse alaouite , « Journal d’un prince banni », n’a pas été interdit au Maroc, celui de Brouksy l’est.
C’est dire toute la différence, et le deux poids deux mesures, que le ministre de la communication, l’islamiste Mustapha El Khalfi, fait entre deux deux citoyens marocains.
C’est donc à Bruxelles, où on peut acheter le livre, qu’on débattra de l’ouvrage d’Omar Brouksy.
Avec Gilles Perrault, il y aura outre l’auteur du livre, l’historien Maâti Monjib et le sociologue et anthropologue belge Daniel Menschaert. Fouad Abdelmoumni assurera la modération.
La conférence aura lieu le 14 mars à 17h00 au théâtre 140 (au 140, avenue Eugène Plasky, 1030 Bruxelles). Entrée libre.
Saboteurs envoyés par l’ambassade ou le consulat général du Maroc à Bruxelles s’abstenir SVP.
Demain
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