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mercredi 14 avril 2010

A Merzouga on met le soleil dans les assiettes

Par Marie-Jo Fressard, solidarité Maroc 05, Gap, 14/4/2010
Vacances solidaires et solaires au Maroc

En 2008 une idée comme ça... Et si on allait découvrir les célèbres dunes de Merzouga, et en même temps montrer comment utiliser le soleil quasi permanent là-bas pour faire la cuisine et économiser bois et gaz ?
Des fours solaires en bois
Début janvier 2009, après avoir lu le site de l'Auberge Familiale de Merzouga http://www.merzouga-dromadaire.com , nous nous mettons en route pour découvrir l'Erg Chebi, le fourgon bourré de matériel pour construire des fours (bois, alu, verre, outils, etc.) et aussi de vêtements et de chaussures, selon le désir de Moha, avec qui nous avons pris contact. Il nous attend dans son "Auberge familiale", au milieu du village de Merzouga, loin des luxueux centres touristiques. Pas déçus en découvrant cet ancien nomade touareg, sa gentillesse, son humour et sa philosophie. Il a transformé sa maison familiale en gîte chaleureux et sans clinquant, ouvert aux touristes désireux de connaître un Maroc réellement authentique, mais aussi ouvert aux voisins et voisines qui viennent volontiers y boire un verre de thé à la menthe ou bavarder avec les cuisinières.( lire :" Une idée de vacances solidaires" 20/3/2009)
Dès le lendemain nous commençons à monter un four devant des spectateurs de plus en plus nombreux, intrigués puis intéressés. Nous achetons à Rissani  du matériel pour en construire un second. Les menuisiers de l'Association Sijilmassa nous posent des questions, l'enthousiasme de Moha les gagne, nous leur laissons les plans et dans l'été ils réalisent et vendent une douzaine de fours à la population des environs.
Moha vante partout ce mode de cuisson écologique et économique, prête ses fours, invite ses voisins à goûter des repas mijotés au soleil : poulets, légumes, tajines...
Cette année, c'est au menuisier de Merzouga, un jeune musicien-chanteur gnaoua, que nous  laissons les plans en lui souhaitant d'en vendre beaucoup !
Des fours simples en pare-soleil de pare-brise pour le désert
En mars 2010 nous revenons à Merzouga avec un nouveau projet. Pendant l'été, nous avons mis au point et expérimenté ( légumes, viande, gâteaux, pain...) un système de four très simple et efficace, facile à réaliser, à partir de pare-soleil de voiture  dont on réunit deux côtés en entonnoir. Placé dans un trou creusé dans le sable il est à l'abri du vent et sa forme quasi parabolique permet de recevoir les rayons de soleil toute la journée sans le déplacer : c'est donc le four idéal pour le désert.
Nous chargeons devant l'auberge cinq dromadaires avec ce qu'il faut pour construire une vingtaine de ces fours, deux énormes sacs contenant vêtements et chaussures, et nos sacs à dos. Et nous voilà partis pour la plus merveilleuse des randonnées chamelières, dans un décor de rêve...dunes à perte de vue, petits massifs volcaniques, plateaux riches en fossiles.
Moha nous sert de guide et d'interprète. Nous allons à la rencontre de familles ou de groupes de nomades, certains sédentarisés vivant précairement , d'autres mieux organisés comme à Begaâ où une association est activement menée par des jeunes, d'autres encore continuant la vie de nomade, les plus pauvres..
Nous montons les fours en présence des habitants très intéressés et attentifs, qui nous offrent l'ombre et le thé, puis nous creusons un trou dans le sable pour l'installer, nous mettons au fond de l'entonnoir une pièce ronde en bois (ou du sable), pour assurer la stabilité d'un bocal peint en noir, sauf une tranche laissée transparente pour surveiller la cuisson. Pour le tester nous y versons un bol de riz et deux bols d'eau salée ; un trou percé dans le couvercle vissé permet d'introduire un thermomètre à tige. Le four est couvert d'une feuille de cellophane fixée avec des pinces à linge. Et il n'y a plus qu'à voir monter la température, surveiller le gonflement du riz jusqu'à absorption complète de l'eau.. Magique et convainquant!*
La dernière rencontre  nous laissera le plus fort souvenir. Devant une tente nomade rapiécée de mille lambeaux de vêtements et de bouts de plastique, une grand mère entourée de quatre petits mômes tisse une des bandes qui, assemblées, serviront à confectionner une tente nomade. Remarquable travail réalisé sur un métier on ne peut plus rudimentaire avec comme navette une simple branche pour passer la laine de dromadaire qu'elle a filée. Un travail de patience : un mois pour une bande, six bandes pour une tente, qu'elle vendra pour continuer à assurer la survie de la petite famille.
La grand'mère qui a un beau sourire malicieux suit avec attention le montage du four, et saura retenir les explications pour pasteuriser l'eau et cuire les aliments. Entre elle et ses petits-enfants il y a une belle complicité. Quand Ahmed soulève le plus jeune pour faire semblant de le jeter en l'air, l'éclat de rire de ce petit nomade  donne à ce coin de désert un petit air de fête.
La maman des enfants arrive avec un fagot de branches assemblées patiemment  . Le four pourra en partie la libérer de cette tâche, tout en épargnant les rares arbres et buissons de ces lieux désertiques.
A ce moment nous entendons un bruit de moteur, insolite dans ce silence. C'est une de ces arrogantes caravanes de quads qui passe dans un nuage de poussière pour aller "s'éclater", sur les dunes comme sur un terrain de jeu, laissant des traces profondes que  le prochain vent de sable n'arrivera pas à faire disparaître complètement.Triste civilisation...
Sans Moha cette belle aventure n'aurait pas pu avoir lieu. Lui-même ancien nomade,son constant souci du mieux-vivre de tous ceux qui l'entourent le rend attentif au niveau de vie précaire de ses amis qui vivent dans le désert. Il est un guide idéal pour ces rencontres inoubliables, parfois émouvantes. 
C'est aussi pour aider les enfants de ces familles qu'il a pris des responsabilités à l'école primaire de Merzouga et au collège de Taouz, et qu'il nous a demandé d'apporter livres et fournitures scolaires, matériel électronique, vêtements et chaussures. Là-bas, on a besoin de tout..
L' auberge familiale de Merzouga est l'endroit idéal pour qui souhaite découvrir le Maroc et la population attachante de cette localité en bordure de désert.
*notice avec idées de recettes sur simple demande à solidmar05@gmail.com








mardi 13 avril 2010

Maroc : Quand on ne possède pas les services de renseignement, on n’a pas de pouvoir

Entrevue réalisée par Aziz Enhaili pour Tolerance.ca ®,13/4/2010

Mahjoub Tobji (66 ans) est un ancien commandant des Forces armées royales. Il a servi comme aide de camp du roi Hassan II et côtoyé les puissants et controversés généraux Mohamed Oufkir, Ahmed Dlimi (tous deux disparus depuis des décennies dans des conditions mystérieuses) et Hosni Benslimane (l’inamovible patron de la Gendarmerie royale). Il a publié en 2006 un livre-événement, «Les Officiers de Sa Majesté» (Fayard). Nous l’avons interviewé à propos des forces armées marocaines et de leurs rapports avec la monarchie chérifienne.
Aziz Enhaili: Créées en 1956, les forces armées royales (FAR) sont rapidement placées sous le commandement du futur Hassan II. Quelles ont été les fonctions des FAR dans le système politique marocain? Ces fonctions ont-elles changé depuis cette époque?
Mahjoub Tobji: A l'indépendance du pays les FAR ont joué un rôle social de premier rang- route de l'unité reliant le Rif au reste du pays, inondations du Gharb (qui étaient pratiquement annuelles), tremblement d'Agadir; à chaque catastrophe l'armée prenaient les choses en main. D’un autre côté, il faut reconnaître que certaines unités ont participé dans ces années là, à l'écrasement de tous les soulèvements populaires.
Aziz Enhaili: Sur quelles bases recrute-t-on les officiers de l’armée marocaine et qu’est-ce qui détermine, selon vous, leur ascension dans la hiérarchie militaire?
Mahjoub Tobji: Comme dans toutes les écoles militaires, il faut être un bachelier. Cela dit, avoir une licence est un atout indéniable. Quant à la question de l'ascension militaire, il faut entrer dans le rang, obéir et encore obéir.
Aziz Enhaili: Quelles sont les éléments principaux de la doctrine idéologique des FAR ?
Mahjoub Tobji: Depuis sa création, comme cela a été le cas en France pendant des décennies, toutes les bases d'étude et de préparation (des scénarios) tenaient compte d'un ennemi venant de l'Est, de son armement et de ses équipements (c’est-à-dire l’Algérie, ndlr).
Aziz Enhaili: Quelle est leur doctrine militaire? Sont-elles préparées à relever des défis liés aux nouvelles formes de guerre du XXIe siècle ?
Mahjoub Tobji: Vous voulez rire! À quoi s'occupent les généraux Abdelaziz Bennani, Hosni Benslimane et leurs comparses ? À ramasser des fortunes! Sont-elles au moins au niveau pour faire une guerre du 21e Siècle? Allez faire un tour au Sahara (occidental, ndlr). Parlez aux soldats. Vous entendrez des vertes et des pas mûres…
Aziz Enhaili: Quel a été l’impact de l’engagement au Sahara occidental sur les FAR ?
Mahjoub Tobji: Cette guerre qui n'a pas de nom aurait pu être un grand théâtre d’apprentissage pour les cadres et les soldats. Cela n'a pas été le cas. Le général Ahmed Dlimi ne voulait pas gagner cette guerre puisque c'est lui qui l'a déclenchée (voir «Les Officiers de Sa Majesté»), à part des acquisitions personnelles et qui ne serviront à rien, puisque la majorité des hommes qui ont fait (je devrais dire «subi») cette guerre sont déjà à la retraite. Le seul avantage qui reste de cette guerre, c'est que le Polisario ne peut aligner que des hommes qui ne connaissent pas le terrain, puisque nés dans les camps de Tindouf (Algérie). Avantage qu'ils avaient auparavant.
Aziz Enhaili: Les FAR, jouent-elles un rôle important dans le champ économique national?
Mahjoub Tobji: Vous connaissez l'importance de l'emplacement des garnisons dans les villes et villages du pays. C'est un apport important pour le commerce et tout ce qui intéresse la vie des cités.
Aziz Enhaili: Vu des affaires controversées, comme celles de l’ex-capitaine Adib et de l’ex-colonel-major Kaddour Terhzaz, que devrait, selon vous, faire le roi Mohammed VI pour que de telles affaires ne se reproduisent plus? Pensez-vous qu’il a assez d’ascendant sur l’armée pour pouvoir le faire?
Mahjoub Tobji: Quant on me parle de changement au Maroc, je ris jaune. Des journalistes sont condamnés, un officier est mis au cachot pour un motif fallacieux. Cela fait 40 ans que tout le monde sait que nos avions n'avaient pas de leurres anti-missiles. Le roi a toute la légitimité pour mettre fin à une condamnation (du colonel-major Kaddour Terhzaz) qui est une honte pour tout le pays. C'est digne du moyen âge - je reste persuadé que le roi n'a pas connaissance de ce fait ou bien on lui a donné un autre motif comme cela se faisait dans le passé- Le général Hosni Benslimane n’a rien inventé. C’est l’«école Dlimi», amélioré, qui continue.
Aziz Enhaili: Les FAR occupent-elles une position privilégiée au sein du système sécuritaire et de l’administration territoriale du pays ?
Mahjoub Tobji: Ne parlez pas des FAR ! Le pouvoir, l'unique, est entre les mains de Hosni Benslimane, avec une petite délégation au général Abdelaziz Bennani. Quand on ne possède pas les forces de sécurité et les services de renseignement, on n’a pas de pouvoir. Et tout ceci échappe au roi. (NB : Lisez le dernier alinéa du livre: majesté vous avez la légitimité pour…).
Aziz Enhaili: Comment les FAR perçoivent-elles la montée de l’islamisme au Maroc? Le considèrent-elles comme «l’ennemi à abattre»? Ou pensent-elles pouvoir s’en accommoder?
Mahjoub Tobji: Les FAR ne sont pas une personne morale. Comme le peuple marocain, elles sont constituées de toutes les mouvances de la nation. Si vous voulez parler de celui qui dirige le pays, vous avez la réponse.
Aziz Enhaili: Les FAR, jouent-elles un rôle important dans l’élaboration et la conduite de la politique étrangère du pays?
Mahjoub Tobji: Même réponse que ci-dessus, les ministres et les ambassadeurs sont désignés sur la base de fiches de renseignement établis par qui? Lorsqu’un personnage est appelé par Benslimane avant sa désignation officielle, il sait à qui il doit le poste.
Aziz Enhaili: Que pensez-vous des relations des FAR avec l’OTAN? Renforcent-elles la sécurité du pays?
Mahjoub Tobji: La position géographique du Maroc fait de lui un allié important. Quant à la sécurité, de quelle sécurité parlez-vous. Les États-Unis ne laisseront ni les «vandales» ni les «huns» occuper notre pays. J’espère qu'ils n'ont pas oublié que le Maroc a été le premier pays à reconnaître leur indépendance.

Un ordre militaire permettra des déportations de masse de Cisjordanie

par  Amira HASS, Haaretz, 11/4/2010.Traduit par  Fausto Giudice, Tlaxcala

Un nouvel ordre militaire visant à empêcher « l'infiltration » entrera en vigueur cette semaine, ce qui permettra la déportation de dizaines de milliers de Palestiniens de la Cisjordanie, ou leur mise en accusation sous des charges entraînant des peines de prison pouvant aller jusqu'à sept ans.
Lorsque l'ordre entrera en vigueur, des dizaines de milliers de Palestiniens deviendront automatiquement des criminels susceptibles d'être sévèrement punis.
Compte tenu des agissements des autorités de sécurité durant la décennie écoulée, les premiers Palestiniens susceptibles d'être visés par les nouveaux règlements seront ceux dont les cartes d'identité portent une adresse de résidence dans la bande de Gaza - des personnes nées dans la bande de Gaza et leurs enfants nés en Cisjordanie - ou ceux nés en Cisjordanie ou à l'étranger qui, pour diverses raisons, ont perdu leur statut de résidents. Sont aussi susceptibles d'être visés les conjoints, nés à l’étranger, de Palestiniens.
Jusqu'à présent, les tribunaux civils israéliens ont parfois empêché l'expulsion de ces trois groupes de la Cisjordanie. Mais le nouvel ordre les met sous la juridiction exclusive des tribunaux militaires israéliens.
Le nouvel ordre définit toute personne entrée illégalement en Cisjordanie comme un infiltré, ainsi que "toute personne présente dans la zone sans permis légal". L'ordre prend la définition originale de 1969 des « infiltrés » dans son sens extrême, dans la mesure où le terme était initialement appliqué uniquement aux personnes séjournant illégalement en Israël après avoir traversé les pays alors classés comme pays ennemis - la Jordanie, l'Égypte, le Liban et la Syrie.
Le langage dans lequel est rédigé l’ordre militaire est à la fois général et ambigu, précisant que le terme « infiltré » sera également appliqué aux résidents palestiniens de Jérusalem, aux citoyens de pays avec lesquels Israël a des relations amicales (comme les USA) et aux citoyens israéliens, qu'ils soient arabes ou juifs. Tout cela dépendra du jugement des commandants de l’armée israélienne sur place.
Le Centre Hamoked pour la défense de l'individu a été la première organisation israélienne de droits humains à émettre des avertissements contre l'ordre, signé il ya six mois par l'ex-commandant des forces israéliennes en Judée et Samarie, Gadi Shamni.
Il y a deux semaines, la directrice d’Hamoked Dalia Kerstein a envoyé au général commandant en chef de l‘armée de terre Avi Mizrahi une demande de retarder l’application de l’ordre, étant donné «le changement radical qu'il provoquera en ce qui concerne les droits humains  d'un nombre énorme de personnes ».
Selon les dispositions, une personne est présumée être un « infiltrateur » si elle est présente dans la région sans un document ou permis qui attestent de sa présence légale dans la région, et ceci sans justification raisonnable. " Ces documents, est-il écrit, doivent avoir été "délivrés par le commandant des FDI en Judée et Samarie ou une personne agissant en son nom."
Les instructions, cependant, ne sont pas claires : les autorisations visées sont-elles celles actuellement en vigueur, ou s’agit-il de nouvelles autorisations que les commandants militaires pourraient émettre à l'avenir ? La disposition est également peu claire sur le statut des détenteurs de cartes de résidence en Cisjordanie, et ignore l'existence de l'Autorité palestinienne et les accords signés par Israël avec elle et l'OLP.
L'ordonnance stipule que si un commandant découvre qu'un infiltré est récemment entré dans une zone donnée, il «peut ordonner son expulsion dans les 72 heures suivant le moment où il a reçu l’ordre écrit d'expulsion, à condition que l'infiltré soit expulsé vers le pays ou la zone de d'où il s’est  ‘ infiltré’ ».
L'ordonnance permet également de poursuites pénales contre suspects d’ « infiltration »  qui pourraient déboucher sur des peines allant jusqu'à sept ans. Les personnes en mesure de prouver qu'elles sont entrées en Cisjordanie en toute légalité mais sans permission d’y rester, seront aussi jugées et seront passibles d'une peine maximale de trois ans. (Selon la loi israélienne actuelle, les résidents illégaux écopent  généralement d’un an de prison).
La nouvelle permet également au commandant des FDI dans la zone d'exiger que l’ «  infiltré » paie le coût de sa propre détention et de son expulsion, jusqu’à un total de 7 500 Shekel [=1500 €, 2000 US$].
La crainte que les Palestiniens avec des adresses à Gaza seront les premiers à être ciblés par la présente ordonnance est fondée sur les mesures qu'Israël a prises ces dernières années pour limiter leur droit de vivre, travailler, étudier ou même de se rendre en visite la Cisjordanie.. Ces mesures violaient les Accords d'Oslo.
Selon une décision prise par le commandant  militaire (israélien) en Cisjordanie et qui n'était étayée par une quelconque  législation militaire, depuis 2007, les Palestiniens avec des adresses à Gaza doivent demander un permis de séjour en Cisjordanie. Depuis 2000, ils ont été définis comme étrangers en situation irrégulière s'ils ont des adresses de Gaza, comme s'ils étaient des ressortissants d'un État étranger. Beaucoup d'entre eux ont été expulsés vers la bande de Gaza, y compris ceux nés en Cisjordanie.
Actuellement, les Palestiniens ont besoin de permis spéciaux  pour entrer dans les zones près de la barrière de séparation [lisez : le Mur d’apartheid, NdT], même si leurs maisons sont là, et les Palestiniens ont longtemps été exclus de la vallée du Jourdain sans autorisation spéciale. Jusqu'en 2009, les résidents de Jérusalem-Est avaient besoin d’une permission pour entrer dans la zone A, territoire sous contrôle total [ ?, NdT] de l’Autorité palestinienne.
Un autre groupe devrait être particulièrement affecté par les nouvelles règles : ce sont les Palestiniens qui ont déménagé en Cisjordanie en vertu des dispositions de regroupement familial, qu’Israël a cessé de garantir depuis plusieurs années.
En 2007, suite à une série de pétitions d’ Hamoked et comme geste de bonne volonté en direction du  président palestinien Mahmoud Abbas, des dizaines de milliers de personnes ont reçu des cartes de résidence palestiniennes. C’était l'Autorité palestinienne qui distribuait les cartes, mais Israël avait le contrôle exclusif sur ceux qui pouvaient les recevoir. Des milliers de Palestiniens, cependant, sont resté classés comme « étrangers en situation irrégulière», y compris ceux qui ne sont citoyens d'aucun autre pays.
Ce nouvel ordre est le dernier pas franchi par le gouvernement israélien ces dernières années pour exiger des permis qui limitent la liberté de circulation et de résidence précédemment conférées par les cartes d'identité palestiniennes. Les nouveaux règlements sont balayent très large, permettant des mesures pénales et l'expulsion massive de personnes de leurs foyers.
Le bureau des porte-paroles de l’armée a répondu à notre demande: «Les amendements apportés à l'ordonnance sur la prévention de l'infiltration, signés par le Commandement central de l’armée de terre, ont été émis dans le cadre d'une série de manifestes, ordres et nominations en Judée et en Samarie, en hébreu et en arabe, comme requis, et seront affichés dans les bureaux de l'administration civile et des avocats de la  défense près des tribunaux militaires en Judée et en Samarie. L'armée israélienne est prête à exécuter l'ordre, qui n'est pas destiné à s'appliquer aux Israéliens, mais aux étrangers en situation irrégulière en Judée et en Samarie. »
 

Zahra et ses camarades en grève de la faim

Nous nous associons à Ali Fkir pour redire notre totale solidarité avec la militante Zahra et ses camarades dans leur combat légitime.
المعتقلون السياسيون، مجموعة زهرة
بــــــــــــــــــــــــلاغ
اضراب انذاري عن الطعام لمدة 72 ساعة
بعد أن تم اسدال الستار على آخر فصول محاكمتنا الصورية ، وذلك يوم الأربعاء 31//03/2010 حيث تم توزيع 25 سنة سجنا نافذا موزعة على الشكل التالي :
* مراد الشويني 4 سنوات سجنا نافذا مع غرامة مالية قدرها 80000
* خالد مفتاح 3 سنوات سجنا نافذا
*وسنتين سجنا نافذا في حق كل من الرفاق :
- زهرة بودكور - عثمان الشويني - محمد العربي جدي - محمد جميلي - يوسف العلوي - علاء الدربالي - جلال القطبي - يوسف الشدوفي - ع الله الراشدي.
سيسعى النظام القائم بالمغرب من خلال إدارة السجن " بولمهارز " السيئ الذكر إلى ترحيلنا قسرا، مع العلم أن القانون الداخلي للمندوبية يقضي بمرور أسبوعين على الأقل بعد الحكم الاستئنافي لكي يتم الترحيل بل أكثر من ذلك افتتحت ادارة السجن باب الترحيلات القسرية بدءا بالرفاق مراد و عثمان الشويني و علاء الدربالي الى السجن المحلي بالصويرة يوم الاثنين5/04/2010 .و الرفاق محمد العربي جدي و خالد مفتاح و يوسف المشدوفي الى السجن المحلي بقلعة السراغنة يوم 7/04/2010 . أما ع الله الراشدي و محمد جميلي و يوسف العلوي فقد تم ترحيلهم الى السجن الفلاحي بأزيلال في نفس اليوم ، ليرحل الرفيق جلال القطبي الى سجن بنكرير الى جانب الرفيقة زهرة بودكور التي تم ايداعها بنفس السجن في حي النساء لاتقطنه إلا سجينة واحدة ( أو السجن الانفرادي بشكل اخر ) وقد تم استقبالنا بالوعيد في محاولة يائسة لترهيبنا وكسر شوكتنا من داخل هذه السجون .
ان هذا الترحيل القسري الذي أراد النظام القائم بالمغرب من خلاله المزيد من عزلنا وضرب التراكمات التي حققناها داخل السجن من خلال ادائنا السياسي و الميداني و المزيد من تعميق معانات عائلاتنا وإضعاف حركتهم المكافحة .
أمام هذا الوضع نعلن للرأي العام الوطني و الدولي ما يلي :
- عزمنا الدخول في اضراب انذاري عن الطعام لمدة 72 ساعة ابتدائا من يوم الاربعاء 14/04/2010 تنديدا بالمحاكمة الصورية التي تعرضنا لها وبالترحيل القسري الذي تعرضنا له
- و مطالبتنا بالاستجابة لمطالبنا العادلة و المشروعة و المتمتلة أساسا في :
* اطلاق سراحنا الفوري
* تجميعنا في عنابر تتوفر على كافة الشروط ( الاسرة ، النظافة ، التغدية ، التطبيب ....)
* التمديد في الفسحة اليومية
* تمتيعنا بالزيارة المفتوحة لكافة افراد العائلة ورفاقنا ...
* توفير فضاء للدراسة
* الترخيص باستعمال الهاتف دون قيد أو شرط
* السماح بطهي طعامنا
وفي الاخير اذ نحمل المسؤولية الكاملة للنظام القائم في المغرب إلى ما ستؤول إليه الأوضاع داخل السجن في حالة عدم الاستجابة لمطالبنا ، ندعو كافة المناضلاين و كافة الديمقراطيين الى النضال من أجل اطلاق كافة المعتقليين السياسيين .
السجن المحلي بالصويرة
السجن المحلي ببنكرير
السجن المحلي بقلعة السراغنة
السجن المحلي بأزيلال

Les anciens mineurs marocains du Nord pas de Calais occupent les locaux de l'ANGDM

Par Ayad Ahram, secrétaire général de l'ASDHOM, 13/4/2010
L’ASDHOM vient d’apprendre qu’un Collectif formés d’anciens mineurs marocains du Nord Pas de Calais, soutenu par l’Association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais, occupe actuellement les locaux de l’Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs (ANGDM) de Noyelles sous Lens (62) pour protester contre les inégalités de traitement. Ces anciens mineurs marocains ont tous été licenciés suite à un « plan social » décidé en 1987. Ils sont victimes d’exclusion et ne bénéficient pas, comme tous leurs collègues français, du droit au logement.
L’ASDHOM soutient leur mouvement et demande à l’ANGDM de satisfaire leurs doléances.
Vous trouverez ci-après le communiqué de l’AMMNPC à ce sujet.
Pour le bureau exécutif,
Dechy Le 13 avril 2010
COMMUNIQUÉ 
LE COLLECTIF D’ANCIENS MINEURS SE DÉPLACE A L’ANGDM
Soutenu par l’association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais, un collectif d’anciens mineurs Marocains du Nord Pas de Calais est actuellement dans les locaux de L’ANGDM (avenue de la Fosse 23, BP 19 62 221 Noyelles sous Lens) pour dénoncer les inégalités de traitement qu’ils subissent encore aujourd’hui suite à l’échec du plan social établi à la fermeture des mines.
Le collectif des anciens mineurs et l’A.M.M.N ont déjà sollicité par écrit le 19 mars 2010 l’ANGDM pour être reçu mais en vain.
Dans l’espoir d’être entendu, nous attendons les responsables de l’ANGDM au sein de leurs locaux.
Association des Mineurs Marocains du Nord Pas de Calais
33 rue Casimir Beugnet
59187 DECHY
Tél : 03.27.96.23.34
Fax : 0327981476

Cyberaction N° 350 : Libération de tous les prisonniers d'opinion sahraouis


  PAR Régine Villemont, pour l’Association des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (AARASD) ; Alain Uguen, pour l'association Cyber@cteurs, 14/4/2010
Un seul clic suffit
http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=83
La question du respect des droits de l'homme est lourde et douloureuse pour le peuple sahraoui occupé par le Maroc ou en exil en Algérie depuis 1976. Plus de 500 personnes disparues depuis 1976, pour lesquelles leurs familles sans nouvelles n'ont pu faire le deuil. Cinquante deux prisonniers d'opinion, défenseurs des droits humains et militants de l'autodétermination qui depuis plus d'une dizaine d'années expriment pacifiquement leur revendication pour leur liberté d'expression et de circulation.
Sept d'entre eux ont été arrêtés le 8 octobre 2009, à leur descente d'avion à Casablanca, revenant des campements de réfugiés, accusés d'atteinte à la sécurité de l'Etat, pour avoir rejoint leurs compatriotes ! Ils sont toujours en prison, à Salé, en attente de procès. Au 12-04-2010, ce sont 36 personnes qui font désormais la grève de la faim depuis 26 jours; par ce seul moyen pacifique, ils espèrent tous être entendus, soutenus pour obtenir leur libération immédiate.
De nombreux soutiens s'expriment dans le monde, parlementaires d'Europe, d'Afrique et d'Amérique latine, associations des droits de l'homme et associations solidaires avec le peuple sahraoui.
A vous aussi de réagir en vous adressant aux autorités marocaines et avec cette pétition peser pour la libération des sept de Salé et de tous les prisonniers d'opinion sahraouis.

Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne


Monsieur Mohamed Taib NACIRI, Ministre de la justice,
En application de l’article x de la déclaration universelle des droits de l’homme, fondement de tout Etat de droit, de l’article 21 du traité de Lisbonne, et de l’article 2 de l’accord de partenariat que votre gouvernement vient de confirmer avec l’Union Européenne, je me joins à la campagne internationale de solidarité avec le peuple sahraoui pour la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers d'opinion sahraouis détenus dans les prisons marocaines et en particulier ceux et celles de la prison de Salé dont les noms suivent :
- Mme Degja Lachgar, numéro d’écrou 50016,
(poursuivie en liberté provisoire, non gréviste).
- Ali Salem Tamek, numéro d’écrou 50010 ;
- Brahim Dahane, numéro d’écrou 50014 ;
- Ahmed Naciri, numéro d’écrou 50015 ;
- Yahdih Ettarouzzi, numéro d’écrou 50012 ;.
- Saleh Lebaihi, numéro d’écrou 50011 (non gréviste) ;
- Rachid Sghayer, numéro d’écrou 50013.
Dans l’attente de vous lire, je vous prie d’agréer, monsieur le Ministre, l’expression de ma vigilance citoyenne.
EN SAVOIR PLUS…

Pour compléter vos informations sur cette situation, vous pouvez consulter le site multilingue de la campagne internationale :

http://www.libertadpresospoliticossaharauis.com/

et sur celui de l’Association des Familles de Détenus et Disparus Sahraouis (AFAPREDESA) :
http://www.afapredesa.org

et sur l’histoire et la situation du Sahara occidental, les sites suivants :
http://www.arso.org
http://www.sahara-info.org/
http://www.sahara-occidental.com/
http://www.wsrw.org/
http://www.westelijkesahara.be

ou encore sur l’exploitation des richesses :
http://www.fishelsewhere.eu/index.php?parse_news=single&cat=195&art=1022






Désavoué, le (trop obéissant) préfet de la région Centre veut quitter ses fonctions

Par LEMONDE.FR avec AFP 28/03/2010

Interrogée par l'AFP, la préfecture indique "ne pas avoir de commentaire à faire" pour l'instant. Même réaction au ministère de l'intérieur qui rappelle que "les décisions concernant les préfets sont prises en conseil des ministres".
Le 20 février, Najlae Lhimer s'était rendue à la gendarmerie de Château-Renard (Loiret) pour porter plainte pour maltraitance contre son frère, mais elle avait été placée en garde à vue et immédiatement expulsée de France car elle faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français remontant au 24 novembre 2009.
Son expulsion avait soulevé l'indignation des associations de défense des droits humains, qui avaient exigé son retour immédiat en France.
M. Fragneau avait, de son côté, soutenu les services de la préfecture qui avaient délivré l'avis de reconduite aux frontières.
Mais, le 8 mars, date de la Journée de la femme, Nicolas Sarkozy avait autorisé Najlae à revenir en France. La jeune fille a repris ses cours le 15 mars au lycée professionnel d'Olivet, près d'Orléans, après trois semaines passées au Maroc.
Selon le Réseau éducation sans frontières (RESF), qui défend les sans papiers scolarisés et expulsés, Najlae Lhimer vivait en France depuis 2005 pour échapper à un mariage forcé dans son pays, mais était régulièrement battue par son frère.

lundi 12 avril 2010

Bravo les sans-droits de Casablanca !

Par Ali Fkir, 12/4/2010
Le Comité de dialogue désigné par les sans-droits au logement de dignité était composé de 17 personnes dont 15 représentant-es des quartiers populaires (8 femmes et 7 hommes), en plus des camarades Mohammed Abounasr (coordinateur du Comité de suivi) et Abdellatif Dchiche (président de l'AMDH - section de Casablanca)..

مجلس مدينة الدار البيضاء لجنة متابعة ملف السكن بالبيضاء
بلاغ مشترك
انعقد بمقر مجلس مدينة الدار البيضاء اجتماع يوم الجمعة 9 ابريل 2010 بين السيد نائب رئيس مجلي المدينة بالدار البيضاء و وفد عن لجنة متابعة ملف السكن و ضمنه الجمعية المغربية لحقوق الإنسان بالبيضاء.
و بعد التطرق للمشاكل التي يعاني منها سكان البيضاء و تقديم الملف المطلبي لساكنة الأحياء المهمشة و المنازل المنهارة و الآيلة للسقوط و ملفات الأحكام بالإفراغ و الهدم و بعد نقاش مستفيض خلص اللقاء إلى ما يلي:
1- التعجيل بوقف أحكام الإفراغ و حل القضايا المستعجلة.
2 – عقد اجتماع بين ممثلي لجنة ملف السكن و مجلس المدينة و السلطات المحلية من ولاية و عمالات و مناديب السكن و الإحصاء و التخطيط و مكتب الدراسات لمعالجة هذه المشاكل و وضع حد لمعاناة السكان قبل نهاية شهر ابريل 2010
و في الأخير سجل الاجتماع و المجتمعون الجو الصريح و الايجابي الذي طبع هذا اللقاء.
و يحمل البلاغ توقيعات: احمد يريجة عن مجلس المدينة، و عبد اللطيف دشيش عن الجمعية المغربية لحقوق الإنسان – فرع الدار البيضاء، و محمد ابونصر عن لجنة متابعة ملف السكن.

Ce qui a été écrit à la veille de la rencontre :
Un face à face inédit
Au cours de leur AG de dimanche 4 avril 2010 au siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la Voie démocratique: la VD), les sans-droits au logement salubre ont fixé un nouveau plan de lutte.
Le lundi 5 avril 2010, le camarade Mohammed Abounasr coordinateur du "COMITE DE SUIVI DU DOSSIER DE L'HABITAT A CASABLANCA" fut informé que le "Conseil de la ville de Casablanca" qu'il accepte (enfin) de rencontrer les représentant- es du mouvement des sans-logements salubres.
Le mercredi 7 avril 2010, les représentant- es des victimes de l'exclusion, se sont retrouvé-es au sein du siège d'ANNAHJ ADDIMOCRATI (la VD). Un comité de négociation a été constitué: 15 représentant- es des quartiers populaires et 3 militants des droits humains dont le coordinateur du "COMITE DE SUIVI...", le camarade Mohammed Abounsr, et le président de l'AMDH-section de Casablanca, le camarade Abdellatif Adchiche.
La réunion avec le conseil de la ville de Casablanca aura lieu le vendredi 9 avril 2010.
Rappelons que jusqu'à présent toutes les parties concernées par ce dossier refusaient de dialoguer avec les représentant- es (les vrai-es) des quartiers populaires, prétextant que "ces gens ont leurs élus et que seuls ces derniers sont habilités à discuter avec les autorités et autres organismes concernés par les problèmes de l'habitat".
Première victoire des sans-droits. C'est la première fois qu'ils ont pu désigner démocratiquement leurs vrai-es représentant- es.
souhaitons que toutes les parties concernées par les problèmes de l'habitat prennent au sérieux les revendications des sans-logements salubres et s'engagent à trouver des solutions adéquates.
LA SOLIDARITÉ NOUS INTERPELLE
Ali Fkir (8 avril 2010)
NB: le côté comique de cet événement c'est de voir le face à face entre les vrai-es représentant- es des sans-droits de citoyenneté et des créatures enfantées par des mascarades makhzaniennes, et que celles-ci ne pourront dire que ce qu'on leur souffle de derrière le rideau du ministère de l'intérieur..

Le rapport de Ban Ki-Moon est un mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental

Par Malainin Lakhal, 12/4/2010
En réaction au dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur le Sahara Occidental, le Secrétaire Général de l’Union des Journalistes et Ecrivains Sahraouis estime que le rapport est un "mépris flagrant de la situation critique des droits de l’homme au Sahara Occidental, et une négligence complète des questions essentielles de décolonisation."
Mr. Lakhal a ajouté samedi dans une déclaration sur le site d’UPES que "malgré sa timide tentative d’aborder la question des droits de l’homme en exprimant sa préoccupation, Mr. Ban Ki-Moon a négligé la profonde préoccupation exprimée par toutes les organisations internationales des droits de l’homme qui ont dénoncé clairement les flagrantes violations des droits de l’homme par le Maroc. Il n’a pas non plus abordé le sujet de façon à servir le processus de la paix au Sahara Occidental en impasse, et n’a pas le courage de reconnaître la responsabilité de son organisation dans l’échec de la décolonisation du Sahara Occidental."
"Pire encore, ajoute le journaliste sahraoui, à lire le rapport, on peut penser que les deux parties au conflit sont responsables de ses violations à part égales! Cela doit être ouvertement condamné. Il est inacceptable que le Secrétaire Général de l’ONU essaie de mettre criminel et victime dans le même panier, alors que la raison et les faits auraient dû lui faire faire pression sur la partie qui entrave la mise en application du droit international, la partie qui occupe un pays par la force et la violence, et commet tous les jours des violations des droits de l’homme sous le regard d’une mission de l’ONU immobile sur le terrain. »
Malainin Lakhal a affirmé que le rapport avait "pleinement satisfait" les revendications du Maroc, et estimé que le Secrétaire Général avait "apparemment succombé aux pressions Françaises et Marocaines."
Le journaliste sahraoui se demande "qu’elle est l’utilité d’un tel rapport? Quel est le bénéfice que les Sahraouis obtiennent à respecter leur engagement international et à collaborer positivement avec l’ONU, si tout ce qu’ils obtiennent sont des rapports vides et des résolutions inappliquées? Pire, il semble que les documents de l’ONU nous éloignent à chaque fois d’avantage du cœur du problème, qui est toujours la décolonisation, l’autodétermination et le référendum, pour les minimiser et le réduire à une question humanitaire et de realpolitik."
Il estime d’autre part que les Sahraouis et leurs soutiens assument une grande part de la responsabilité de la situation et doivent "comprendre que la balle est dans leur camps maintenant, et que l’ONU et la soi disant communauté internationale ne comprennent que le langage de la pression, les rapports de force et les intérêts, et cela signifie que les Sahraouis ont à se tourner vers eux même, et évaluer s’ils jouent les cartes en leur possession comme ils le devraient."
Interrogé sur la pertinence de la reprise de la lutte armée, le SG d’UPES a estimé que "l’option de la reprise de la guerre doit rester une possibilité car après tous c’est un moyen légitime de défendre et de récupérer ses droits, à en croire les principes du droit international relatives aux luttes légitimes des peuples sous colonisation. Mais je pense que nous pouvons recouvrer nos droits et contraindre les Marocains et leurs alliés à respecter et faire appliquer la légalité internationale si nous réussissons à utiliser les cartes qui sont dans nos mains, tels que le respect des droits de l’homme, les ressources naturelles, la diplomatie populaire, et le renforcement de notre front intérieur, en imposant la république sahraouie comme une réalité définitive."
"Le Maroc est un régime colonial, féodal et anti-démocratique qui réussit pourtant à cacher sa face hideuse derrière de faux masques, mais avons-nous réussi à l’isoler au niveau international ? Nous devons travailler à l’isoler comme les réseaux Sud Africains ont réussi à isoler le régime de l’Apartheid dans les années 80. Pour réussir cela nous avons à reconsidérer sérieusement notre stratégie, à réorganiser nos priorités et à reconstruire le réseau international de solidarité, qui est tristement désarticulé et désorganisé. Et nous devons avoir le courage de faire cela."

URGENT : Aujourd'hui 12/04/2010 UN RASSEMBLEMENT: Non à un promenade Ben Gourio

De : CCIPPP , 12/4/ 2010 (06:43)

Notre mobilisation contre la promenade Ben Gourion à Paris doit se renforcer! Le rassemblement d'aujourd'hui est une étape.
- Continuons à écrire au Maire de Paris ainsi qu'aux élu-e-s depuis le site http://www.urgence-gaza.net à ce jour il n'y a que 500 personnes qui l'ont fait, c'est très peu!!!!!!
- Informez vos ami-e-s, notamment ceux de paris est indispensable, les élu-e-s sont sensibles à leurs électeurs! les outils facebook, twitter ... sont utilisables directement depuis le site
- dans la rubrique "le plus" du site urgence-gaza.net vous pouvez lire les prises de positions.


NON à une promenade Ben Gourion à Paris
UN RASSEMBLEMENT EST APPELE LUNDI 12/04/2010 à 18h30 devant l’HOTEL DE VILLE.
le collectif demande également à être reçu par le maire de Paris.
lettre du Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens

Madame, Monsieur,
Le Collectif National pour une Paix Juste entre Palestiniens et Israéliens tient à manifester son indignation devant la décision du Conseil de Paris d’attribuer à une promenade de la capitale le nom de David Ben Gourion, et de l’inaugurer le 15 avril en présence du chef de l’Etat d’Israël Shimon Peres.
Si David Ben Gourion est le fondateur de l’Etat d’Israël, il est aussi l’homme qui a conçu et dirigé la Naqba (la Catastrophe) palestinienne, avec la destruction de cinq cents villages, l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens, et l’exécution de nombreux civils.
Ces crime, confirmés de façons très précises par les « nouveaux historiens » israéliens, ne sont à ce jour ni reconnus ni réparés par l’Etat d’Israël.
La politique de répression accrue dans la dernière période, dans toute la Cisjordanie, comme à Bil’in et Na’ilin, la colonisation et l’annexion revendiquées de Jérusalem-Est, le siège de Gaza imposé depuis trois ans à un million et demi de civils, constituent un contexte qui rend insupportable l’honneur qui veut être fait à Shimon Peres, président d’Israël et devrait conduire le maire à annuler cette inauguration.
Cette décision constitue une légitimation inacceptable de la politique d’Israëlet est une véritable provocation. Elle ne sert en aucune façon la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. La Mairie de Paris devrait au contraire exercer des pressions sérieuses sur l’occupant afin de marquer sa désapprobation d’une telle politique et d’exiger qu’il respecte le droit international.
Si, malgré tout, cette inauguration devait être maintenue, nous appelons les élus du Conseil de Paris à ne pas la cautionner par leur présence, et donc à ne pas y assister.
Veuillez recevoir nos respectueuses salutations


- Alliance for Freedom and Dignity (AFD)
- Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF)
- Association France Palestine Solidarité (AFPS)
- Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC)
- Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Française (AJPF)
- Campagne Civile de Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP)
- Comité Justice et Paix en Palestine 5è
- Collectif Faty Koumba
- Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, Strasbourg
- Collectif des musulmans de France (CMF)
- Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis)
- Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO)
- Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
- Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)
- CEDETIM
- La Courneuve-Palestine
- Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP)
- Génération Palestine
- Les Alternatifs
- Les Femmes en noir
- les Verts
- Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
- Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
- Organisation Femmes Egalité
- Parti Communiste Français (PCF)
- Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
- Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM)
- Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS)
- Union Juive Française Pour la Paix (UJFP)
- Union syndicale Solidaires
- Le Pôle de Renaissance Communiste en France

dimanche 11 avril 2010

Les Droits de l'Etre Humain toujours bafoués au Sahara occidental et au Maroc !

Dans le cadre de la présidence espagnole de l’Union Européenne, les 7 et 8 mars 2010 a eu lieu le sommet de Grenade (Espagne), la première réunion entre l’Union Européenne et le Maroc dont l’objectif est l’élaboration du dénommé 
“Statut Avancé”.
Par Régine Villemont, secrétaire générale de l'AASrads, Paris 10 mars 2010
Bilan de la cyber action des Cyberacteurs : 3914 personnes ont écrit à ministro@maec.es.,

Au Sahara occidental occupé, par le Maroc, aucune expression possible!
Dès la nouvelle du retour à El Aïoun, des 11 défenseurs sahraouis des droits de l’homme en provenance des campements de réfugiés de Tindouf, le 8 mars, l’Association des Amis de la RASD s’était félicitée de la réaction des autorités marocaines devenues respectueuses de la libre circulation des personnes!
De même la déclaration conjointe Union Européenne- Maroc signée à l’issue de la réunion de Grenade, accordant une grande importance à la consolidation de l’Etat de droit, à la démocratie en les installant comme un des piliers du partenariat UE/Maroc, semblait de bonne augure!
En quelques heures, ces déclarations ont été brutalement démenties par la répression violente et imbécile d’une manifestation pacifique organisée à El Aïoun le 9 mars, dès le retour des 11 défenseurs des droits de l’homme. La consolidation de l’Etat de droit est-elle impossible au Sahara occidental et toute expression contraire au tabou de l’intégrité territoriale ne peut –elle s’exprimer sans risquer la brutalité policière ou la prison?
L’Association des Amis de la RASD dénonce vigoureusement cette nouvelle atteinte aux droits de l’homme et ce déni de toute expression démocratique à l’encontre des militants et défenseurs sahraouis des droits de l’homme.
Deux de ses membres ont été depuis le début aux côtés de ces 11 militants. Elles ont pu témoigner avec émotion et sincérité de l’ampleur de cette mission et de leur stupeur face à la brutalité de la répression d’une manifestation pacifique, simplement destinée à réclamer l’application d’un droit reconnu depuis 1966 par la Communauté internationale.
Avec elles, l’Association des Amis de la RASD témoigne de tout son soutien aux victimes de la répression et à leurs familles.
L’Association des Amis de la RASD, constate que l’heure n’est plus aux déclarations de principe et aux engagements de fin de conférence sans effet sur le terrain. L’heure est à la fermeté.
La Communauté internationale doit enfin se donner les moyens de protéger la population civile sahraouie en élargissant le mandat de la MINURSO à la surveillance effective du respect des droits de l’homme et en mettant le Maroc en situation de respecter au Maroc comme au Sahara occidental, ses engagements internationaux.
Première étape pour qu’enfin le référendum d’autodétermination devienne possible et permette au dernier peuple colonisé d’Afrique de choisir librement son destin.
Paris, le 10 mars 2010
Régine Villemont
Secrétaire Générale de l'AARASD