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vendredi 18 juin 2010

La demande d'asile vue par le préfet du Loiret

Ce matin dans l'édition du Figaro.fr le préfet du Loiret affirmait :
Les réfugiés afghans "invoquent le fait qu’ils viennent d’un pays où il y a des persécutions alors qu’ils viennent d’un pays où en réalité il n’y en a pas". «Ils demandent un statut de réfugié, alors on leur délivre des papiers dans l’immédiat parce que quand on invoque le droit d’asile évidemment on est traité de façon privilégiée», a déclaré le haut-fonctionnaire. «Après, en général, on tombe malade. Alors il y a un médecin qui vient dire que les moyens médicaux du pays d’origine ne permettent pas de traiter cette maladie».
Amnesty International France réagit à ces propos choquants, Paris,17/2/010 
Amnesty International France (AIF) est choquée des déclarations du préfet du Loiret*, représentant de l’Etat, qui déclare, à tort, qu’il n’y a pas de persécutions en Afghanistan. Ces propos insinuent que les réfugiés originaires de ce pays sont des menteurs et sous-entendent qu'ils abusent de la procédure d'asile.
Pourtant, la loi française prévoit que toute personne qui demande l’asile a le droit de voir sa demande examinée pour déterminer si elle doit être reconnue réfugiée ou non. Seul un examen individuel des demandes d’asile par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) peut permettre d’établir si les demandeurs d’asile éprouvent des craintes fondées en cas de retour dans leur pays. Cet examen est souvent assez complexe et nécessite au moins un entretien individualisé. Les préfets n’ont aucune compétence pour apprécier le bien fondé des demandes d’asile et doivent se contenter de les enregistrer.
Les représentants de l’Etat français ne devraient jamais faire ce type de déclaration. Outre leur caractère scandaleux, les propos du préfet du Loiret révèlent une ignorance totale de la situation en Afghanistan et donnent une image très négative des personnes qui, parce qu’elles sont persécutées ou risquent de l’être à cause de leurs opinions politiques, de leur religion, de leur nationalité, de leur origine ethnique ou de leur appartenance à un certain groupe social, sont obligées de fuir leur pays. En 2009, les ressortissants afghans figuraient parmi les 10 premières nationalités protégées par la France.
A l’occasion du 20 juin 2010, AIF lance des actions, à Paris et en région, pour rappeler que les réfugiés ont un visage, une histoire et, aussi, des droits.
Plus d’information
Projet de loi Immigration :
www.amnesty.fr/immigration-2010
L'action sur le projet de loi sur l'immigration : www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/campagnes/refugies_et_migrants/actions/projet_de_loi_relatif_a_l_immigration
Page spéciale sur la journée du 20 juin : www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/refugies_et_migrants/actualites/les_refugies_ont_un_visage_une_histoire
* Propos repris dans un article du Figaro.fr jeudi 17 juin 2010 : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/06/17/97001-20100617FILWWW00426-sans-papiers-le-prefet-d-orleans-se-lache.php

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