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mardi 3 mars 2015

France-Maroc : la Légion du déshonneur

  Une très juste tribune de Jean-Etienne de Linares sur le déshonneur de la France qui sacrifie les victimes de torture sur l'autel de son amitié avec le Maroc.(Hélène Legeay)




Jean-Étienne de Linares, délégué général de l’Acat (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), s'élève contre la décoration promise à Abdellatif Hammouchi, chef des services secrets marocains, par Bernard Cazeneuve: « Contre le terrorisme, notre meilleure arme n’est ni militaire ni barbouzarde, c’est l’affirmation et surtout le respect des principes de la démocratie, au premier rang desquels il y a la justice et le refus absolu de la torture ».


Ainsi donc Abdellatif Hammouchi, le patron des services secrets marocains, va devenir officier de la Légion d’honneur. Et peu importe qu’il soit visé en France par des plaintes pour complicité de torture, la raison d’État l’emporte sur la justice.
La torture pourtant n’est pas un crime anodin. Il ne s’agit pas de bavures de commissariats, mais d’un système organisé où la hiérarchie ordonne avant de protéger les bourreaux.
La torture, c’est ça : « Je suis resté attaché les yeux bandés et privé de sommeil tout au long de ma garde à vue. Entre cinq et huit personnes m’ont frappé avec un bâton sur la plante des pieds, les mains, le visage, les organes génitaux, la colonne vertébrale. (…) J’ai été électrocuté, suspendu par les pieds. (…) Le dernier jour de ma détention à Témara, ils m’ont cassé le pouce pour me forcer à mettre mon empreinte sur leurs documents. »
Ce témoignage est celui d’un homme qui a connu l’horreur du centre de détention clandestin de Témara, d’un homme qui est passé entre les mains des services secrets marocains, la DGST qu’Abdellatif Hammouchi dirige depuis dix ans. Ce même Abdellatif Hammouchi auquel « la France saura prochainement témoigner son estime », selon les mots du ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.
Pour ma part, je suis incapable d’avoir de l’estime pour Abdellatif Hammouchi. Et je ne vois dans cette remise de médaille qu’une piteuse contrepartie à la reprise de la coopération entre nos deux pays et surtout entre nos deux services de renseignements. Un geste en forme d’excuse, destiné à laver le soi-disant affront de la justice française qui a osé faire son travail en convoquant Abdellatif Hammouchi le 20 février 2014.
Et si encore, il ne s’agissait que de déshonneur. Mais cet hommage a des conséquences. C’est un blanc seing pour les tortionnaires, une façon de leur dire que la France regarde ailleurs. Ce message, les autorités marocaines l’ont reçu cinq sur cinq : parce qu’elle accompagne les victimes qui ont déposé plainte, l’ACAT vient d’être convoquée à Rabat pour « diffamation, outrage envers les corps constitués » et j’en passe. Deux journalistes français qui réalisaient un documentaire pour France 3 ont été arrêtés dimanche 15 février dans les locaux de l’association marocaine des droits de l’homme (AMDH), avant d’être expulsés. Quant aux victimes, elles sont outrées et se sentent abandonnées par la France. Elles savent ce qui les attend, à l’image de Wafaa Charaf, membre de l’AMDH, qui purge une peine de deux ans de prison pour avoir déposé plainte contre X pour enlèvement et torture. Le message est clair : « circulez, il n’y a rien à voir ! »
Pourquoi un hommage aussi appuyé à Abdellatif Hammouchi ? Le ministre de l’intérieur nous fournit la réponse lorsqu’il salue l’action menée par la DGST dont le « rôle est déterminant dans la coopération contre le terrorisme ».
Pourtant, cette lutte ne saurait justifier toutes les compromissions, toutes les atteintes aux droits de l’homme. Bien au contraire. Contre le terrorisme, notre meilleure arme n’est ni militaire ni barbouzarde, c’est l’affirmation et surtout le respect des principes de la démocratie, au premier rang desquels il y a la justice et le refus absolu de la torture.
Tolérer la torture, admettre que d’autres puissent y avoir recours, soutenir des régimes qui bafouent les droits de l’homme, c’est donner des armes à la propagande extrémiste, c’est alimenter les discours de haine à notre encontre, c’est agiter un chiffon rouge devant tous les desperados du jihadisme. En son temps, l’administration Bush avait justifié le recours à la torture pour « ne pas combattre le terrorisme avec une main attachée dans le dos ». On sait où nous ont mené de tels égarements moraux et stratégiques. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs. Évitons, pour reprendre les mots de Churchill, d’avoir à la fois la guerre et le déshonneur.

"Enfants des nuages" à Vénissieux

Pourquoi Mustapha El Khalfi a été envoyé en France pour faire le ridicule ?

(Photo capture d'écran)
(Photo capture d’écran)
Depuis son passage sur la radio française Europe 1, l’intervention du ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, fait le bonheur des internautes, surtout les francophones.
Plus de 130 000 personnes ont visionné en quelques jours la vidéo de l’interview du ministre.
Découverte il y a peu alors qu’il est passé sur Europe 1 le 26 février dernier, cette intervention a très mal commencé quand l’animateur Emmanuel Faux a lancé à son invité de manière comminatoire : « On attend de vous des paroles de vérité et non pas des phrases officielles déconnectées ». 
Mais qui a donc pu renseigner si bien Emmanuel Faux sur la pratique de la langue de bois par ce ministre islamiste ? En tout cas au lieu de s’offusquer ou de protester pour cette manière peu amène d’interviewer un invité, El Khalfi a ri. Mais il a ri jaune.
Première question du journaliste. « A votre avis, faut-il dialoguer, rencontrer le président syrien Bachar El Assad ? ». Dans un français hésitant, le ministre a déclaré que « le Maroc ne peut pas faire des commentaires sur des actions menées par d’autres pays comme la France ». Et devant l’insistance du journaliste, El Khalfi a répondu à trois reprises « je suis clair », sans qu’on sache de quelle « clarté » il s’agit.
Le reste de l’interview atteint alors le sommet de la langue de bois, tant El Khalfi esquive toutes les questions, surtout celle où il est question d’Abdellatif Hammouchi, le patron de la DST, la police politique marocaine, poursuivi en France pour « torture ».
Si le Palais a envoyé le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement pour faire le ridicule à la radio française, c’est réussi.
Bon visionnage et amusez-vous bien !
Demain
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Ahmed Benani,Déclaration Citoyenne 

 Mustapha El Khalfi est un pauvre guignol du gouvernement de Benkirane , autrement dit l'animateur de "l'exécutif-vitrine" désigné par M6, après son discours du 9 mars et sa "constitution, mon bon plaisir" de juillet 2012 (élaborée pour le palais par 18 voyous "constitutionnalises"), le vrai gouvernement est celui du roi, le shadow cabinet avec El Fihri, El Himma, etc.). Le passage à Europe 1 ne pouvait se faire qu'avec le tandem El Himma-Majidi! La rigolade aurait été nettement plus nette. Ahmed Benani
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Voir aussi : 
http://www.yabiladi.com/articles/details/33860/france-maroc-europe1-naufrage-communication-edito.html
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lundi 2 mars 2015

Sahara Occidental: Un anniversaire au goût amer

 Diaspora sahraui, 1/3/2015

Les Sahraouis ont fêté hier le 39e anniversaire de la proclamation par le Front Polisario de la République sahraouie (RASD). Cet évènement vient à nouveau rappeler combien est longue la marche des Sahraouis pour leur autodétermination et combien cet objectif reste, pour la résistance sahraouie, plus que jamais à l’ordre du jour dans un contexte pourtant changeant et déroutant aussi.
Outre les questions politiques et diplomatiques, le Polisario doit aujourd’hui faire face sur le terrain économique et militer pour que les ressources du Sahara occidental ne soient pas exploitées par des tiers au titre du partenariat avec le Maroc, pays considéré comme occupant par les Nations unies. D’où la réaction, hier, de l’ancien sous-secrétaire général adjoint aux Affaires juridiques et Conseiller juridique des Nations unies, le suédois, Hans Corell. Dans un article publié sur le site International Judicial Monitor, M. Corell s’est inquiété du blocage du dossier en raison de la position marocaine et rappelé comme du temps où il était en poste aux Nations unies, il y a plus de dix ans, que s’il y a des activités d’exploration et d’exploitation au Sahara occidental, « elles le seraient en violation des principes du droit international applicables aux activités sur les ressources minérales dans les territoires non autonomes ». S’agissant des ressources naturelles du Sahara occidental, il a estimé que « le Conseil de sécurité ne peut tout simplement pas laisser perdurer la situation actuelle », précisant que « l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc est une question très grave, puisqu’il ne contient pas un mot – en dehors de l’énigmatique ‘’souveraineté ou juridiction» de l’article 2 – sur le fait que «la juridiction» du Maroc dans les eaux du Sahara occidental est limitée par les règles internationales sur l’autodétermination », précisant qu’à la place, « l’accord et ses protocoles sont remplis de références aux zones de pêche marocaines ».
L’auteur fait savoir que ce qui est dit à propos de la pêche s’applique également à d’autres ressources naturelles au Sahara occidental, appelant le Conseil de sécurité à devoir adopter une résolution fixant « clairement » les conditions de l’exploration et l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental « qui respectent les résolutions de l’Assemblée Générale » sur la question. En Algérie, le président de la République Abdelaziz Bouteflika s’est prononcé pour réaffirmer « les liens forts construits entre l’Algérie et le Sahara occidental » dans le combat pour « son autodétermination ». « Il m’est particulièrement agréable au moment où le peuple sahraoui frère célèbre le 39e anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, mes chaleureuses félicitations et mes vœux les meilleurs pour la concrétisation des aspirations légitimes du peuple sahraoui », lit-on dans le message du Chef de l’Etat.
Par ailleurs, le Kenya a également profité de cette célébration pour assurer son engagement auprès du Sahara occidental. Tout cela dans le but de « parvenir à une solution politique qui pourvoie à l’autodétermination du peuple sahraoui conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies», comme l’indique un communiqué conjoint rendu public jeudi à l’issue de la visite d’Etat effectuée en Algérie par le président kenyan, Uhuru Kenyatta.

Les dessous du Mondial au Maroc, encore un scandale


Mundialito. Les Marocains payent l’addition 
et la FIFA fait des profits 
 
Le Maroc a organisé les deux dernières éditions de la Coupe du monde des clubs FIFA (Mundialito) de 2013 et 2014. L’organisation de cette compétition a été marquée par de nombreux scandales : absence de transparence financière, dilapidation de l’argent public, dégradation de  l’image du Maroc. Seul gagnant de la compétition : La FIFA.
Par Salaheddine Lemaizi, militant d’ATTAC Maroc*2/3/2015
A l'origine, les responsables marocains ont présenté cette compétition comme étant une occasion pour « vendre l’image du pays ». Financièrement, les officiels promettaient un « léger déficit ». Au coup de sifflet final de cette compétition, aucun des objectifs de départ n’a été atteint et la facture est lourde. Le gouvernement, à travers le budget général ou par l’intermédiaire d’entreprises publiques, ont déboursé 70 millions USD pour les beaux yeux de la FIFA qui s’en sort avec un bénéficie minimum de 15 millions USD  pour l’édition 2013. Ces bénéfices devraient doubler pour l’édition 2014. 
 
Prévisions hors jeu
Les prévisions du Comité d’organisation local (COL) étaient très optimistes. Les recettes en merchandising et restauration devaient atteindre 160 millions de DH. Elles tablaient sur un taux d’occupation des stades de 75%, soit 60 millions de DH (MDH) pour chacune des deux éditions. 100 000 touristes ont été annoncés pour chaque édition. 25 000 supporters du Bayern Munich devaient faire le déplacement au Maroc, ils dépenseront 800$/personne.

Les bénéfices attendus pour les deux éditions ont été estimés à 1 milliard de DH. Pour faire ces projections surestimées, le MJS a dû commander une étude au cabinet Capital consulting. Cette étude n’a jamais été rendue publique, seuls ces quelques chiffres ont été annoncés par le COL.
Pour rassurer l’opinion publique, le MJS a affirmé que le coût de l’organisation de cette compétition pour l’État ne dépassera pas 80 MDH pour les deux éditions. Le reste de la facture allait être supporté par des entreprises sponsors. Le COL a fait appel à quatre entreprises publiques (l’Office national de chemin de fer, Office national marocain du tourisme, Maroc Télécom [appartenant à l’État à hauteur de 34 %] et la Marocaine des jeux et des sports). Ces sponsors ont été repris pour l’édition 2014, ils ont déboursé 25 MDH pour les deux éditions.
7 fois plus que le budget initial   
Les cahiers des charges draconiens de la FIFA interdisent aux sponsors locaux d’être en concurrence avec les sponsors internationaux (Toyota, Adidas, Coca-Cola, Emirates, Visa et Sony). À cause de ce règlement, le COL a dû retirer à la dernière minute la Marocaine des jeux et des sports comme sponsor national, soit une perte de 4 MDH pour cette entreprise publique. Lors de l’édition de 2014, le transfert d’un match de Rabat à Marrakech est supporté encore une fois uniquement par le Maroc. Le COL passe à la caisse : 2 MDH de frais supplémentaires.
Au final, les pertes pour le Maroc se sont alourdies de manière vertigineuse, surtout après le retrait par la FIFA de 320 MDH déposés par le Maroc comme garantie pour l’organisation de cette compétition. Le coût de la compétition (éditions 2013 et 2014) était au départ de 80 millions de DH. Au bout du compte, le Maroc a du débourser 560 millions de DH (70 millions USD), soit 7 fois plus qu'annoncé au départ. 
Impunité
Faute d’un bilan financier officiel pour les deux éditions, le gouvernement se perd dans des déclarations contradictoires. Si dans la première édition, le ministre de la Jeunesse et des Sports se réjouissait que « l’organisation du Mundialito a coûté presque zéro dirham ». Un an après il revient sur ces projections : « On a affiché la barre trop haut. J’ai tablé sur 100 000 visiteurs, mais on avait réussi à drainer entre 30 000 et 40 000 visiteurs seulement » . Malgré les nombreux scandales (qualité des travaux des stades, transparence des marchés, conflits d’intérêts, etc.…), aucun bilan n’a été annoncé, l’impunité sévit toujours. Mohamed Ouzzine, ministre de la Jeunesse et des Sports, Karim Akkari, secrétaire général du même département, Abdelilah Akram, vice-président du COL en 2013 et Karim Allem, président du tournoi de  la même édition ont tous été limogés de leurs fonctions, sans que les résultats des enquêtes les concernant ne soient rendus publics. En vérité aucun suivi judiciaire  n’a été effectué et les coupables s’en mettent plein les poches au détriment d’une infrastructure défaillante à tous les niveaux. 
Nos priorités
Pendant ce temps, la FIFA quitte le Maroc heureuse avec des valises remplies de dollars. Le cas de la Coupe du Monde des clubs de 2013 et 2014 est un exemple parmi tant d’autres, où ces instances internationales du sport (FIFA, CIO, CAF, etc…) se servent des caisses de l’Etat comme des vaches à lait, comme l’écrit Fabien Ollier  : « Le sport de masse censé profiter de la manne financière généré par le « sport-spectacle », prouve par sa dépendance toujours plus dispendieuse à l’égard des subventions publiques, qu’il peut toujours compter sur les hommes politiques en mal d’acclamations sportives[…] Les clameurs des stades et les vibrations de masse sont l’écho sordide d’un capitalisme prédateur anti-démocratique plutôt que la résonance joyeuse d’une fête humaniste ».   
Les 560 MDH dépensés par l’État et ses entreprises peuvent paraitre « dérisoire » du point de vue des finances publiques, sauf que cet argent pouvait être investi, spécifiquement la contribution étatique, dans la rénovation des infrastructures sportives de proximité, les Maisons de jeunes, le soutien au sport scolaire et amateur, mais là encore l’État avait d’autres priorités et le citoyen a trinqué une nouvelle fois.
S.L.

* ATTAC Maroc (Association pour la Taxation des transactions en aide aux citoyens au Maroc) est membre du réseau international CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde). www.attacmaroc.org --- www.cadtm.org


C'est clair, même la presse marocaine a trouvé décevant le passage d'El Khalfi sur Europe1 !

Le 20 heures , 2/3/2015

Le décevant passage d’El Khalfi sur Europe 1  

Le ministre marocain de la communication, porte-parole du gouvernement, vient de faire un passage pour le moins que l’on puisse dire lamentable autant sur la forme que sur le fond sur les ondes et la chaîne Youtube Europe 1. Les réponses aux questions, assez pointues du journaliste d’Europe 1, ont été pour la plupart laconiques : peut-on répondre par un simple “oui” ou encore répliquer par un “je suis clair” à une question nécessitant analyse et prise de position ?! Cette vidéo n’a pas manqué de susciter un débat houleux sur les réseaux sociaux. Les internautes marocains, furieux de leur état, n’ont pu ménager leur colère à l’égard d’une telle performance de leur ministre de la communication. 
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 Lire aussi :
 http://www.aufait.ma/2015/03/03/pardonnez-les-mots-muets-de-mustapha-el-khalfi_638654

Non, ce n'est pas un imitateur, c'est un ministre ! A écouter ! Drôle et consternant !!!

http://youtu.be/28wlWAZM5HM

 





Le Ministre de la Communication et porte parole du gouvernement marocain s'exprime sur les relations entre la France et le Maroc.
Par Hélène Legeay
Cette interview est absolument fascinante. A écouter notamment le long discours du ministre sur les engagements du Maroc en matière de lutte contre la torture. C'est donc à ce gouvernement que la France veut transférer les plaintes pour torture déposées en France. Ça ne serait pas un vrai ministre, une vraie interview sur une vraie radio, je dirais que c'est un sketch !
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lire : http://telquel.ma/2015/03/01/lintervention-del-khalfi-europe-1-moquee-les-internautes_1436446
et les réactions des internautes !
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 Salah Elayoubi
"L'avenir est basé sur le respect mutuel." Disait l'inenarrable Khelfi au micro d'Europe 1. Sous-entendu: ne nous empêchez pas de torturer et de nous fourvoyer en rond et nous serons de bons copains !
"On a pas de politique de torture systématique. " dit Khalfi notre ministre de l'incommunication, dont le nom, à peu de chose près, colle tellement au texte et au bonhomme, puisqu'il signifie "l'arriéré ".
Plus sérieusement, je vous l'affirme, ce régime porte en lui les hommes et les germes de sa propre destruction !


Rida Benotmane
 C'est le prix de l'inaction en faveur de la démocratie au Maroc qui nous oblige à supporter ces médiocres
https://www.facebook.com/

L’aéroport de Casablanca est classé 4e pire aéroport au monde. Marrakech pointe à la 9e (pire) place.




 

Chaque année, le site de réservation de billets d’avion Edreams réalise un classement des meilleurs aéroports au monde. Sans grande surprise, aucun aéroport marocain ne fait partie des préférés des voyageurs. En revanche, deux d’entre eux apparaissent dans le top dix de ceux jugés comme étant les pires au monde.
L’aéroport Mohammed V de Casablanca est ainsi classé 4e pire aéroport au monde. Il s’agit d’un habitué de ce classement annuel. Mais surprise : pour la première fois, Marrakech apparaît aussi dans ce « classement des nuls », à la 9e place.
A l’opposé, les aéroports préférés des passagers sont celui de Düsseldorf en Allemagne, de San Francisco aux États-Unis et de Stockholm en Suède.
Ce classement n’a cependant pas vraiment de valeur scientifique. Il se base sur les notes, les avis et les commentaires de 18 000 internautes. Il ne prend en compte que les aéroports recevant au moins neuf millions de passagers par an et suffisamment d’avis.
Mais ce classement reflète quand même une certaine réalité étant donné que l’aéroport de Casablanca est régulièrement pointé du doigt. Parmi les critiques, les vols de bagages, qui ont d’ailleurs coûté sa place à l’ancien directeur de l’aéroport Mohammed Bahhaj, démis de ses fonctions au début de l’année. Le ministre chargé du Transport avait justifié cette décision par la nécessité de remédier à un fléau qui « donne une image négative aux touristes du Maroc ».

Le gouvernement sahraoui appelle à l'ouverture d'une enquête urgente sur les violations marocaines des droits de l'homme au Sahara occidental

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Par A. M., 24/2/2015 
Violations marocaines des droits de l'homme 
au Sahara occidental


Le gouvernement sahraoui a appelé la communauté internationale, à leur tête l'ONU, à «ouvrir une enquête urgente» pour mettre à nu les violations marocaines des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés, a déclaré lundi l'ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali. «Les Sahraouis ont tous vécu une semaine (la semaine dernière) sanglante et horrifiante dans les territoires sahraouis occupés en raison des violations des droits de l'Homme commises par les forces de l'ordre marocaines qui ont causé la mort du jeune Mohamed Lamine Haidalla et l'avortement de la citoyenne El-Moussaoui Lala qui a été enlevée et torturée», a affirmé M. Brahim Ghali dans une déclaration à l'APS, mettant en avant «les campagnes d'arrestation et les exactions dont sont victimes les détenus sahraouis».
«La communauté internationale, en premier lieu l'ONU, sont appelées à ouvrir une enquête urgente sur les violations des droits de l'Homme commises par le régime marocain dans les territoires sahraouis occupés», a ajouté M.Ghali.

Appel à l'introduction d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme
De son côté, la Fondation Robert F.Kennedy pour la justice et les droits de l'homme a appelé dans son dernier rapport les Nations unies à inclure un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de sa mission chargée de l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), a indiqué l'Agence de presse sahraouie (SPS).
«Les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l'Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés», souligne le rapport qui déplore «l'absence dans le mandat de la Minurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental».
Le rapport a exhorté l'ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu'il s'agit de la seule Mission onusienne de maintien de la paix qui n'inclut pas un tel mécanisme.
Le document fait état de près de 90 cas de violations des droits de l'homme, citant notamment «des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés».
La présidente de la fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme, Kerry Kennedy, a appelé la communauté internationale à mettre fin aux violations des droits de l'Homme commises par le Maroc au Sahara occidental et plaidé pour «l'ouverture d'enquêtes» sur cette question. Elle a, en outre, déploré les conditions carcérales des prisonniers sahraouis.

 
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Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 22 février au 1er mars 2015


3 livres importants à lire : 
Le Sahara Occidental toujours réprimé, pillé, en attente du référendum d’autodétermination promis par l’ONU
Au Maroc, les droits de l’homme toujours bafoués
La femme marocaine parmi les moins respectées...
La politique migratoire prometteuse du Maroc n’est plus qu’un piège cruel pour les migrants subsahariens
Beauté et espoir quand même...

Appel à l'introduction d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la MINURSO


24/2/2015, WASHINGTON - 
 La Fondation Robert F.Kennedy pour la justice et les droits de l'homme a appelé dans son dernier rapport, les Nations Unies à inclure un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de sa Mission chargée de l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), a indiqué l'Agence de presse sahraouie (SPS).
"Les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l'Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés", souligne le rapport qui déplore "l'absence dans le mandat de la MINURSO d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental".
Le rapport a exhorté l'ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu'il s'agit de la seule Mission onusienne de maintien de la paix qui n'inclut pas un tel mécanisme.
Le document fait état de près de 90 cas de violations des droits de l'homme, citant notamment "des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés".
La présidente de la fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l’homme, Kerry Kennedy, a appelé la communauté internationale à mettre fin aux violations des droits de l'Homme commises par le Maroc au Sahara occidental et plaidé pour "l'ouverture d'enquêtes" sur cette question.
Elle a, en outre, déploré les conditions carcérales des prisonniers sahraouis.

IMIDER : MARCHE MASSIVE AU JOURS 1803 DE PROTESATIONS…



 ALBBAN LE 1/3/ 2015
Le mouvement sur la voie de 96 a organisé une marche de protestation  pacifique aujourd’hui le 1 mars 2015 dans le cadre de la lutte des habitants de la commune rurale depuis l’été de 2011, quotidiennement, dans le but de défendre leurs droits. Un dossier réclamant les droits de ladite population a été déposé auprès des autorités de la commune ainsi qu’auprès de  la société minière qui  exploite la mine d’argent existant dans ladite commune depuis 1969.
Résultat de recherche d'images pour "Imider 1 mars 2015"Les manifestants se sont regroupés ce matin au lieu de départ de la marche et ils ont répété des slogans et ont porté des banderoles exprimant les raisons et les objectifs de ces protestations. La marche s’est dirigée vers la montagne d' « Albban » près de la route nationale numéro 10. Cette montagne qui témoigne du sit-in ouvert le plus long dans l’histoire du Maroc.

L’événement d’aujourd’hui coïncide avec l’anniversaire de l’arrestation des trois militants (O.Moujqne, B. El Hamdaoui et S.Mqdri) l’année dernière,  dans le cadre de toute une série d' arrestations et de jugements injustes contre des dizaines des militants. A titre d’indication, les protestataires se sont tenus debout en levant leurs mains vers le haut en indiquant la prison dans un signe de solidarité avec les militants détenus.
Résultat de recherche d'images pour "Imider 1 mars 2015"
Après que les participants de cette marche soient arrivés au sommet de la montagne, ils se sont reposés pendant une courte durée avant de participer tous dans un regroupement ouvert pour discuter les nouveautés de leur combat en exprimant leurs points de vue et propositions. L’animateur du cercle de débat a clôturé celui-ci en résumant les grands points des interventions.
 Les participants se sont regroupés après dans une marche de retour vers une maison de l’un des habitant de la commune pour exprimer leurs condoléances à la famille d’un homme qui est décédé quelques jours avant.
Ainsi s'est passé le jour 1308 des protestations pacifiques continues menées par les militants et les militantes d' IMDER qui ont démontré leur fort attachement à la lutte pour leurs droits tout en espérant que les responsables répondent à leurs appels continus et que les hautes instances interviennent pour les sauver de l’injustice de la société minière et des autorités complices.
Slogan du jour: “ NI OUBLI, NI PARDON ... ON NE RECULE JAMAIS.. »
ALBBAN LE 01 MARS 2015

dimanche 1 mars 2015

Maroc, 8 mars 2015 : Hommage des mères des disparus, marche fémùiniste à Khénifra, manif à Belleville

 8 mars: 
Journée internationale de luttes pour 
les droits des femmes.
Rendez-vous le 8 mars: - à 11h à St-Denis Basilique pour un rassemblement festif et populaire - à 14h à Bellevile pour la manif Événement facebook: https://www.facebook.com/events/424647211046213
capab.samizdat.net

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MARCHE féministe à Khénifra
AMDH Khénifra et région organise la 4 ème marche féministe consécutive
le samedi 7 mars à 16 H pour dire :
1- NON à la discrimination.
2- OUI à l'égalité ....



Droits et libertés au Maroc : L’AMDH veut faire intervenir l’ONU


Près de huit mois après la décision du ministère de l’Intérieur de restreindre les activités de l’Association marocaine des droits de l’homme, celle-ci a décidé de porter l’affaire à Genève. L’ONG veut faire intervenir le conseil des droits de l’homme de l’ONU en sa faveur, ainsi que  pour toutes les autres associations marocaines dont « les droits sont violés ». Une commission sera bientôt mise en place. Détails.

 
Reprendre librement ses activités, tel est aujourd’hui le plus ardent souhait de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH). Pour cela, elle compte saisir le conseil des droits de l’homme de l’ONU, rapporte l’agence EFE.

Pour mémoire, certaines activités de cette ONG organisées dans les espaces publics sont interdites par le ministère de l’Intérieur depuis le 15 juillet dernier. A ce jour, « 66 activités » de l’association au total ont été sommées par cet interdit, indique à Yabiladi Ahmed El Haij, le président de l’AMDH qui doit se contenter des locaux de son siège à Rabat.
Lors d’une conférence de presse donnée hier, jeudi, les responsables de l’ONG ont condamné « l’intrusion des autorités » à son siège le 15 février dernier qui a donné lieu à l’arrestation, puis l’expulsion de deux journalistes français. Ils ont également condamné les actes de violence subis par une de leur militante de la part des forces de l’ordre lors de cette opération musclée. D’ailleurs, l’un des journalistes a décrit la scène dans sa version des faits livrée à son retour en France. La jeune militante, du nom de Rabia Bouzidi, s’est exprimée pendant la conférence, présentant son certificat de congé maladie suite à cette mésaventure.

« Pas un jour ne passe, sans que les droits d’une association ne soient violés »
D’après Ahmed El Haij, l’intervention des autorités ne visait pas vraiment les journalistes étrangers exerçant sans autorisation. « Nous sommes tout à fait convaincus que cette intrusion à notre siège central visait l’AMDH », déclare-t-il à Yabiladi. « Ces journalistes se sont librement déplacés toute la journée et la police ne les a cherchés que quand ils se sont rendus à notre siège, c’est étrange », estime le président.
L’ONG prépare une commission qui sera chargée de défendre les militants des droits de l'homme et présentera son rapport au Conseil des droits de l'homme de l’ONU à Genève. « Le conseil onusien va bientôt consacrer du temps à la situation des défenseurs des droits de l’homme dans le monde, nous voulons en profiter pour plaider auprès de ses membres », explique M. El Haij, soulignant que les interdictions d’activités ne touchent pas seulement l’AMDH. « Il y a tout un éventail d’associations, de syndicats, de journalistes, …concernés. Pas un jour ne passe sans qu’il n'y ait l’interdiction d’une activité, rejet de dépôt de dossier, refus d’octroi de récépissé, … », ajoute-t-il, dénonçant une « situation alarmante ».