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samedi 26 décembre 2015

Fiascos marocains ?




Par Kamel Moulfi, 24/12/2015
Les nombreux coups portés au Maroc par les pays de l’Union européenne et les critiques exprimées dans les médias du Palais qui reconnaissent le fiasco de la diplomatie marocaine accréditent l’idée que le ministre des Affaires étrangères, Salah-Eddine Mezouar, pourrait sauter de son poste et avec lui plusieurs ambassadeurs. 
D’abord, à partir de la Belgique, un pays qui abrite une forte communauté marocaine, le député Benoît Hellings du groupe Ecolo-Groen estime que la décision de la Cour de justice de l’UE (CJUE), du 10 décembre, annulant l’accord sur la libéralisation du commerce des produits agricoles signé avec le Maroc en mars 2012, signifie clairement que les relations entre l’UE et le Maroc ne sont pas établies sur des «bases saines». 
Implicitement, la CJUE reproche à l’UE d’avoir fermé les yeux pour ne pas avoir à constater que l’exploitation des richesses naturelles du Sahara Occidental est, en réalité, un véritable pillage de nature coloniale au détriment des intérêts du peuple sahraoui. 
Des députés belges l’ont bien compris et appellent à interdire la vente des produits provenant des territoires occupés du Sahara Occidental en Belgique et même dans les autres pays de l’UE. Ils protestent contre l’UE qui fait le contraire en interjetant appel du jugement de la CJUE. Le député Benoît Hellings fait le parallèle avec le dossier de l’étiquetage et éventuellement de l'interdiction de la vente en Europe des produits provenant des territoires palestiniens occupés par Israël. Il invite à revoir tous les accords commerciaux conclus avec Israël et le Maroc tant au niveau multilatéral que bilatéral afin de vérifier qu’ils ne concernent pas les produits qui proviennent des territoires occupés. 
A cette position des députés belges, défavorable au Maroc, vient s’ajouter une résolution de députés du Parlement européen qui sollicite les Nations unies pour l’extension du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara Occidental et exige du Maroc qu’il respecte les droits fondamentaux de la population de ce territoire qu’il occupe. 
Enfin, il y a la lettre au parlement hollandais du ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de ce pays, Lodewijk Asscher, pour l’informer qu’il a opposé une fin de non-recevoir à la demande du Maroc d’inclure le Sahara Occidental dans la convention sur la sécurité sociale entre les royaumes du Maroc et des Pays-Bas. Il confirme ainsi la position de la caisse de sécurité sociale des Pays-Bas qui considère que le Sahara occidental ne fait pas partie du territoire du Maroc. 
Pour le Makhzen et ses relais, la solution est dans la correction des «anomalies de la diplomatie marocaine». Mais la vérité est autre. Elle est dans la nature de la question du Sahara Occidental qui relève d’un processus de décolonisation auquel le Maroc s’oppose.
K. M.

lundi 2 mars 2015

Le gouvernement sahraoui appelle à l'ouverture d'une enquête urgente sur les violations marocaines des droits de l'homme au Sahara occidental

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Par A. M., 24/2/2015 
Violations marocaines des droits de l'homme 
au Sahara occidental


Le gouvernement sahraoui a appelé la communauté internationale, à leur tête l'ONU, à «ouvrir une enquête urgente» pour mettre à nu les violations marocaines des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés, a déclaré lundi l'ambassadeur sahraoui à Alger, Brahim Ghali. «Les Sahraouis ont tous vécu une semaine (la semaine dernière) sanglante et horrifiante dans les territoires sahraouis occupés en raison des violations des droits de l'Homme commises par les forces de l'ordre marocaines qui ont causé la mort du jeune Mohamed Lamine Haidalla et l'avortement de la citoyenne El-Moussaoui Lala qui a été enlevée et torturée», a affirmé M. Brahim Ghali dans une déclaration à l'APS, mettant en avant «les campagnes d'arrestation et les exactions dont sont victimes les détenus sahraouis».
«La communauté internationale, en premier lieu l'ONU, sont appelées à ouvrir une enquête urgente sur les violations des droits de l'Homme commises par le régime marocain dans les territoires sahraouis occupés», a ajouté M.Ghali.

Appel à l'introduction d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme
De son côté, la Fondation Robert F.Kennedy pour la justice et les droits de l'homme a appelé dans son dernier rapport les Nations unies à inclure un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de sa mission chargée de l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), a indiqué l'Agence de presse sahraouie (SPS).
«Les autorités marocaines continuent de commettre de graves violations des droits de l'Homme contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés», souligne le rapport qui déplore «l'absence dans le mandat de la Minurso d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental».
Le rapport a exhorté l'ONU à concrétiser cette démarche, précisant qu'il s'agit de la seule Mission onusienne de maintien de la paix qui n'inclut pas un tel mécanisme.
Le document fait état de près de 90 cas de violations des droits de l'homme, citant notamment «des arrestations arbitraires, la violation du droit à la liberté de rassemblement et de circulation pratiquées contre les Sahraouis dans les territoires occupés».
La présidente de la fondation Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme, Kerry Kennedy, a appelé la communauté internationale à mettre fin aux violations des droits de l'Homme commises par le Maroc au Sahara occidental et plaidé pour «l'ouverture d'enquêtes» sur cette question. Elle a, en outre, déploré les conditions carcérales des prisonniers sahraouis.

 
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samedi 14 décembre 2013

Droits de l’Homme : une Marocaine favorable à l’élargissement du mandat de la Minurso, a été primée (ONU)

Par diaspora sahraui, 13/12/2013

NEW YORK- L’ancienne présidente de l’Association marocaine des droits de l’Homme ayant appelé à l’élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental, Khadija Ryadi, figure parmi les six lauréats primés par l’Assemblée générales des Nations unies pour leur engagement en matière de la défense des droits de l’Homme.
L’Assemblée générale de l’ONU qui a célébré le 65e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (le 10 décembre de chaque année), a décerné le prix des droits de l’Homme à six lauréats (cinq personnes et une organisation), dont Mme Ryadi, connue pour être la seule militante marocaine qui avait appelé en avril 2013 à l’élargissement du mandat de la Minurso pour y intégrer la composante des droits de l’Homme au Sahara occidental.
Elle est également activiste contre l’impunité, pour l’égalité des sexes, le droit à l’autodétermination et à la liberté d’expression quelle que soit l’orientation.
Ce prix a été également décerné à Mme Hiljmnijeta Apuk, qui défend les droits de l’Homme et activiste pour la protection des droits des personnes handicapés dans la région du Kosovo, Mme Lisa Kaupinen, présidente de la fédération mondiale des sourds (Finlande), M. Biram Dah Abeid, militant mauritanien contre l’esclavagisme et fondateur de l’ONG "Initiative for the resurgence of abolitionist movement", la Cour de justice du Mexique ainsi que Mme Ryadi.
Le prix des droits de l’Homme des Nations unies est un prix honorifique décerné à des individus et organisations en reconnaissance d’une réalisation remarquable pour la cause des droits de l’Homme.
Il a été créé par l’Assemblée générale des Nations unies en 1966 et a été décerné pour la première fois, le 10 décembre 1968, lors du 20ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
 
 http://diasporasaharaui.blogspot.fr/2013/12/droits-de-lhomme-une-marocaine.html

samedi 23 novembre 2013

Mohammed VI en perte de vitesse sur le dossier du sahara occidental cherche le soutien d’Obama


Par Hacen Ouali, 23/11/2013
| © D. R.

Le président Barack Obama a reçu pour la première fois, hier soir à la Maison-Blanche, le roi du Maroc Mohammed VI pour des discussions consacrées officiellement «à la sécurité et à l’économie» l Il ne fait pas de doute, selon les observateurs, que cette rencontre a également concerné le dossier du Sahara occidental qui mobilise actuellement les inquiétudes de Rabat.

Arrivé mardi à Washington, le monarque alaouite, Mohammed VI, a été reçu, hier en début de soirée, à la Maison-Blanche par le président Obama pour des entretiens «consacrés en particulier à la sécurité et à l’économie». Barack Obama a l’intention de discuter avec son hôte de «la lutte contre le terrorisme, le soutien aux transitions démocratiques et la promotion du développement économique au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi que du soutien américain aux réformes démocratiques et économiques du Maroc», avait annoncé la Maison-Blanche quelques heures avant la rencontre.
Peu de temps avant les entretiens entre les deux chefs d’Etat, la Maison-Blanche a affirmé que le plan marocain d’autonomie du Sahara occidental était à ses yeux «sérieux, réaliste et digne de foi». Ce plan «représente une approche potentielle qui peut satisfaire les aspirations des habitants du Sahara occidental pour diriger leurs propres affaires, dans la paix et la dignité», a déclaré le porte-parole de l’Exécutif américain, Jay Carney. 
Mohammed VI, qui avait reçu dans sa résidence à Washington, mercredi, le chef de la diplomatie US, John Kerry, et le secrétaire à la Défense, Check Hagel, s’emploie sans doute à obtenir du président américain au mieux un soutien, au pire de «lever le pied» sur la question des droits de l’homme et particulièrement sur le dossier sahraoui.
Considéré depuis des décennies comme un «allié stratégique» dans la région, les Américains ne vont pas jusqu’à prendre le risque de «lâcher» le Maroc, mais les violations des droits de l’homme au Maroc et le blocage du règlement du conflit sahraoui embarrasse de plus en plus Washington. D’où les rappels à l’ordre «formels et informels» des Américains. Un roi qui ne se gêne pas pour piétiner les droits de l’homme et bloque la résolution du conflit du Sahara occidental devient embarrassant pour l’Administration Obama soucieuse de paraître à la pointe du combat démocratique.    
Si Mohammed VI tentera de «rebondir diplomatiquement» à la faveur de ce déplacement aux USA, il y a fort à parier que Washington ne lui accordera pas un blanc-seing. Si pour les Américains, le Maroc est un «allié majeur non OTAN», l’Algérie n’est pas non plus un «ennemi». Les diplomates de Washington sont soucieux de «ne pas fâcher» les deux pays. En somme, le voyage américain du monarque alaouite intervient dans un contexte diplomatique jugé «tendu» et «froid» entre les deux pays. Ces deux dernières années ont été émaillées d’accrocs sérieux entre Washington et Rabat, liés essentiellement au dossier du Sahara occidental. Une série de crises que le roi du Maroc aura du mal à «effacer» le temps d’une audience au bureau ovale.  

Accrocs entre Washington et Rabat
En effet, l’épisode d’avant la réunion du Conseil de sécurité où la représentante des Etats-Unis, Susan Rice, avait agité la menace d’une proposition visant à élargir la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso) à la surveillance des droits de l’homme dans les territoires occupés, avait plombé la monarchie qui, jusque-là, s’était assurée un soutien sans faille de la Maison-Blanche sur le conflit sahraoui. Le palais royal a été «désarçonné» par cette épreuve et a senti le vent tourner, redoutant un «lâchage» de Washington. Il faut dire que depuis la nomination de John Kerry à la tête de la diplomatie US, le dossier sahraoui trouve de plus en plus d’échos et gagne des soutiens dans les milieux politiques américains. Le département d’Etat a été sensible aux multiples appels lancés par le Centre Kennedy pour la justice et les droits de l’homme (CKJDH), une ONG influente qui a pu sensibiliser les responsables américains au sujet du Sahara occidental.
Kerry Kennedy, présidente du CKDHJ qui a effectué une mission, l’an passé, dans les territoires sahraouis occupés, avait constaté l’ampleur des violations des droits humains dont les forces royales se sont rendues coupables. De retour aux Etats-Unis, elle a publié un rapport accablant sur les violations massives des droits de l’homme dans les territoires occupés. Saisissant la visite du roi du Maroc à Washington, Mme Kennedy a appelé John Kerry à «inviter Rabat à accepter la solution du référendum pour permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, regrettant que la Minurso soit la seule mission de maintien de la paix des Nations unies à ne pas disposer d’un mandat de surveillance des droits de l’homme». Elle a également exhorté le secrétaire d’Etat à «placer impérativement le dossier du Sahara occidental en tête des priorités de la diplomatie américaine».
Les violations récurrentes des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés ont souvent fait réagir des leaders politiques outre-Atlantique. La dernière réaction en date – et pas des moindres – est celle de deux influents sénateurs : le républicain James Inhofe de l’Oklahoma et son collègue démocrate Patrick Leahy du Vermont qui, dans une lettre au président Barack Obama, lui demandent d’évoquer la question des droits de l’homme avec le roi du Maroc : «Nous vous adressons cette lettre pour vous demander d’examiner la question des violations incessantes des droits de l’homme au Sahara occidental avec le roi marocain Mohammed VI au cours de sa prochaine visite aux Etats-Unis.» Tenant compte des rapports établis par les organisations de défense des droits de l’homme, les sénateurs ont appelé le président Obama à saisir l’occasion de la venue de Mohammed VI pour «le presser de cesser son opposition à la création d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme au sein de la Minurso».
Autre élément de crise entre Washington et Rabat envenimant un tant soit peu les relations dites d’«amitié» : l’incident diplomatique provoqué par le retrait de confiance à l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, en mai 2012. C’était un accroc sérieux non seulement entre le Maroc et l’ONU, mais aussi avec les Etats-Unis. Washington a apporté son soutien à C. Ross et a «imposé au Maroc de revenir à de meilleurs sentiments».
Il reste que ces couacs relèvent plus de l’agitation diplomatique bien circonscrite. Pour de nombreux diplomates, Washington juge cyniquement que le Sahara occidental est «un conflit de basse intensité» qui ne nécessite pas une «mobilisation importante». Mais, aux yeux de l’opinion mondiale, il s’agit d’un peuple soumis à une occupation militaire par un pays étranger depuis des décennies.
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Sahara occidental: Barack Obama pour une solution ''mutuellement acceptable''

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APS 23/11/2013

Le président américain, Barack Obama,   a affirmé vendredi qu'il poursuivra son appui aux efforts pour trouver une solution  ''pacifique, durable et mutuellement acceptable'' par le Front Polisario et  le Maroc sur la question du Sahara occidental, et soutient les efforts de l'Envoyé  personnel de l'ONU, Christopher Ross.       

''Le président (Obama) s'est engagé à continuer à soutenir les efforts  pour trouver une solution pacifique, durable et mutuellement acceptable à la  question du Sahara occidental'', a indiqué le communiqué conjoint publié par  la Maison-Blanche à l'issue de la rencontre entre le président Obama et le roi  marocain, Mohamed VI.          
Ce communiqué conjoint a consacré un chapitre spécial sur la question  du Sahara occidental et les droits de l'Homme du peuple sahraoui, et ce, au  même titre que les autres volets relatifs aux relations bilatérales américano-marocaines,  à la sécurité régionale et à la lutte contre le terrorisme, à l'Afrique et à  la paix au Moyen-Orient.          
La Présidence américaine a insisté sur le rôle des Nations-Unies pour  résoudre le conflit sahraoui, en tenant à préciser dans le communiqué que les  Etats-Unis ''continuent à appuyer les négociations menées par l'ONU, y compris  le travail entrepris par l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour  le Sahara occidental, Christopher Ross, comme ils exhortent les deux parties  (Front Polisario et Maroc) à travailler pour parvenir à une solution''.         
Quant au plan d'autonomie proposé par le Maroc, le président Obama a  tenu à préciser notamment qu'il s'agit d'une ''approche potentielle''.          
Concernant la question des droits de l'Homme du peuple sahraoui, le  communiqué conjoint a indiqué que le président Obama et le Roi marocain ''ont  affirmé leur engagement commun à l'amélioration des conditions de vie du peuple  du Sahara occidental et ont convenu à travailler ensemble pour continuer à protéger  et à promouvoir les droits de l'Homme dans le territoire'' sahraoui.
APS

La ministre Mbarka Bouaida affirme que le Maroc est « leader en matière de droits de l’homme »

Vraiment très convaincante Lalla Mbirika !
Vraiment très convaincante Lalla Mbirika !

Une autre blague. Encore plus succulente que celle du roi Mohamed VI qui avait assuré, il y a quelques semaines, que le Maroc respectait les droits de l’homme, au nord comme au sud. Cette fois-ci c’est la ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida, qui dans une interview à l’Agence France presse (AFP) a juré, sans se démonter, que les atteintes aux droits de l’homme au Maroc sont des « cas isolés » et que le Maroc « reste un leader dans la région en matière de droits de l’homme ».

S’il n’y avait pas eu les rapports annuels, les alertes et les communiqués des grandes organisations internationales de défense des droits de l’homme, sans parler des ONGs marocaines, on aurait peut-être cru la ministre, qui doit bien, on le comprend, faire ses preuves pour mériter son salaire. Mais, il y a ce maudit rapport final du rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et les traitements inhumains et dégradants, Juan Mendez, qui a pu de lui même visiter le Maroc, parler avec des victimes et se rendre compte, comme il l’a déclaré publiquement à Rabat, que l’usage de la torture dans ce royaume heureux est « systématique ».

On peut certes essayer d’occulter ces dizaines d’accusations de détenus islamistes qui ont accusé la DST de les avoir violés avec des bouteilles, l’affaire du champion du monde de boxe thaï, Zakaria Moumni, torturé par la DST pour avoir dérangé les vacances du sultan, les nombreuses arrestations et condamnations de journalistes de ces dernières années (Ali Lmrabet, Rachid Niny, Driss Chahtane, Ali Anouzla, etc.), ou ces deux-cents cinquante et quelque prisonniers politiques dûment répertoriés par des ONGs marocaines et étrangères.
Mais peut-être que ce sont des « cas isolés », selon Mme Bouaida.

Il faut dire que le parti de Lalla Mbirika, le Rassemblement national des indépendants (RNI) est cette formation politique, créée à l’époque de Driss Basri, qui à chaque fois qu’un journaliste ou dissident est arrêté, publie un communiqué condamnant le prévenu avant même qu’il ne soit entendu par la « justice ». Ce qui dénote une grande indépendance de ce « Rassemblement des indépendants » vis-à-vis des services secrets marocains passés maîtres dans l’art de faire de la propagande médiatique en amont.

Pour ce qui est du Sahara, et reprenant mot pour mot les déclarations du souverain lors de la commémoration de la Marche verte, le 6 novembre, bravo pour l’originalité!, la protégée de Salah-Eddine Mezouar, a assuré à l’AFP que « les droits de l’homme sont pratiqués exactement de la 
 même manière au nord qu’au sud du Maroc « 

C’est-à-dire que le respect est total autant à Rabat qu’à 

Laâyoune. Cela lui a permis d’affirmer que la surveillance

 des droits de l’homme par l’ONU au Sahara, par le biais de 

la MINURSO, n’est pas à l’ordre du jour. « Nous pensons 

qu’il n’est pas question que la MINURSO soit ouverte aux 

mécanismes des droits de l’homme ».

Mais pourquoi donc ? Si les droits de l’homme sont respectés à Laâyoune, Smara, Dakhla, de la même manière qu’ils le sont à Casablanca, Rabat, Sidi Ifni, etc., il n’y a aucune raison pour interdire que l’ONU les surveille.

Au contraire, comme la MINURSO va, bien entendu, déclarer 
que le Sahara est un paradis pour les Sahraouis et qu’il n’y 

a aucun, ou très peu, acte de torture ou autres atteintes 

aux droits de l’homme, le Maroc pourra alors se déclarer, à 

la plus grande joie de ses responsables, » leader dans la 

région en matière de droits de l’homme ».