Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

mardi 30 décembre 2014

Mohammed VI sur les pas de Mehmed VI

 par , 27/12/2014


Mehmed VI

Son pays n’en finit plus de subir les assauts du déluge. Des centaines de millions de dollars d’ infrastructures approximatives, réduites à néant.  Des milliers de compatriotes privés de toit, victimes des inondations ou d’expropriation cruelle, en plein hiver, au bénéfice de sociétés de promotion immobilière véreuses. Des autorités civiles et militaires, peu enclines à porter secours aux sinistrés des inondations, mais promptes à fondre sur les caravanes de solidarité improvisées par les citoyens. Des milliers d’habitants de l’Atlas que la neige menace  de couper à nouveau du reste du monde et de précipiter dans une précarité mortifère. Des manifestations qui gangrènent le quotidien des villes et des villages. Des exactions policières dénoncées par toutes les organisations de défense des droits de l’homme. L’affaire du Sahara qui part  à vau-l’eau. Les secrets les plus inavouables d’une diplomatie corrompue et corruptrice, jetés en pâture à l’opinion publique internationale. Des relations avec les alliés traditionnels, au plus mal. Loin d’être exhaustif, ce florilège de mauvais coups, de menaces et de catastrophes semble, comme de coutume, avoir incité Mohammed VI à prendre la tangente, plutôt qu’à affronter l’adversité, comme tout chef d’Etat qui se respecte. 
Schizophrénie et absentéisme
C’est en Turquie, cette autre terre d’Islam  que ce dernier a choisi de faire une éclatante saillie de la schizophrénie et/ou de l’hypocrisie de nos pseudo Commandeurs des croyants qui instrumentalisent la religion musulmane, pour maintenir leurs peuples dans l’ignorance et n’en fêtent pas moins Noël et le nouvel an grégorien, avec autrement plus de panache et de réjouissances, comptant moins à la dépense que lorsqu’il s’agit d’honorer le « Mawlid« , la naissance du prophète Mohamed ou le « Raas assana« ,  le nouvel an musulman.
Au moment où le roi jetait son dévolu sur le Détroit du Bosphore et son Ciragan Palace Kempinski, pour folâtrer en famille, accompagné d’une armée de domestiques, d’une flotte aérienne de cinq avions et d’un impressionnant parc automobile, son Chef du gouvernement, l’islamiste Abdelillah Benkirane qui s’est, depuis son arrivée aux affaires, coulé dans le costume de ceux dont il dénonçait, il y a peu, les pratiques, prenait la direction du Brésil, pour représenter le roi à la cérémonie d’investiture de Dilma Rousseff, sa présidente réélue pour un second mandat de quatre ans. Le patron du PJD qui a pris la précaution de se faire accompagner de son épouse en profitera, à coup sûr pour joindre l’utile à l’agréable et prendre part aux réjouissances du nouvel an, dans la capitale brésilienne. Même si le Chef du gouvernement n’a que peu de pouvoirs et d’influence sur l’échiquier politique marocain, son absence couplée à celle du roi, pose un réel problème de vacance du pouvoir et accessoirement la question de la frivolité et l’immaturité de nos dirigeants. Elle met également en lumière cette nouvelle phase d’absentéisme royal et le manque manifeste d’intérêt de ce dernier, pour les fonctions qui sont les siennes. Après l’annulation en cascade  de ses voyages à Moscou, Washington et Pékin et son voyage aussi inopiné que prolongé aux Emirats arabes unis, le roi ne semble plus désormais manœuvrer que comme un dilettante expérimentant à ses dépens, le Principe de Peter qui, lorsqu’il vous a fait perdre toute crédibilité, ne vous laisse plus que de pitoyables coups de gueule, pour tout argument. Le dernier en date étant celui qui a valu Mohamed Ouzzine, sa brutale éviction, alors que les maux qui rongent le pays sont bien pire que la simple incompétence d’un ministre de la jeunesse et des sports.

Une conseillère nommée colère
Dicté par la colère également, ce choix par Mohammed VI de la Turquie, histoire de faire payer à la France, les affaires qui n’en finissent plus de pourrir les relations entre les deux capitales. De l’affaire Abdellatif Hammouchi, le patron de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST), accusé de torture et que la justice française avait voulu auditionner, lors de son voyage parisien, en février 2014, à celle du tribunal administratif d’Amiens qui vient de désavouer le préfet de l’Oise, Georges Desforges, pour avoir interdit le 23 octobre 2012, les rassemblements que devaient tenir, entre le 27 et le 29 octobre de la même année, l’ex-capitaine Mustapha Adib et le Collectif pour la Dénonciation de la Dictature au Maroc (CDDM), devant le Château de Betz, lieu de villégiature préféré de Mohammed VI, en France.
Qu’il se soit agi d’une précaution pour s’éviter une confrontation humiliante avec ses opposants sous les fenêtres même de sa résidence de l’Oise, ou qu’il se soit agi de tancer l’Hexagone, le châtelain de Betz ne s’en est pas moins tiré une nouvelle fois, dans le pied, avec son périple turc, chacun aura pu apprécier son goût ostentatoire pour le luxe et sa propension aux dépenses somptuaires qui font scandale et qui grignotent chaque fois un peu plus son statut mort-né de « Roi des pauvres« . C’est comme si une pathologie compulsive s’était emparée des membres de la famille royale, depuis la mort de Hassan II.  Le roi ne rate en effet plus une seule occasion de dépenser sans compter, comme lorsqu’il avait acheminé son Aston Martin, à réparer aux ateliers de Newport Pagnell, en Angleterre, par Hercule C130, spécialement affrété pour l’occasion, en septembre 2009.
Les autres membres de la famille royale ne sont pas en reste. En Août dernier, pour ne citer qu’elle, sa soeur aînée, Meryem, s’était rendue en vacances  sur la côte adriatique à bord de l’un des yachts les plus prestigieux au monde, l’«Insignia». Un cabotage au large de la Croatie,  en forme de scandale, la semaine sur ce genre de bâtiments étant facturée deux cent mille (200.000) euros, sans compter les dépenses connexes.
Mohammed VI, Mehmed VI, même combat
Alors que Mohammed VI atterrissait dans la capitale ottomane, un rapport de l’ONG américaine Global Finance Integrity, intitulé « Illicit Financial Flows from Developing Countries: 2003-2012 »,estimait qu’environ un milliard de dollars quittait chaque année le Maroc de manière illicite. Nul n’ignore la frontière ténue qui sépare le licite de l’illicite dans notre pays. Le premier responsable en est la monarchie elle-même. Chacun des déplacements royaux, prélève des quantités astronomiques de devises en dotations de voyages, frais de bouches et de séjour qui contribuent pour une large part à aggraver le déficit de notre balance commerciale. C’est également une occasion rêvée pour nombre de courtisans, d’exporter illégalement ce qui ira grossir leurs comptes dans les banques européennes ou américaines. Mohammed VI n’a nul besoin de se cacher, de multiples sociétés off-shore et des partenaires étrangers se chargent de la basse besogne pour lui.
Dans l’aile du Ciragan Palace Kempinski, réservée aux suites, un réveillon en chasse un autre. Celui de Noel s’est achevé,  dans un luxe et une boulimie à peine imaginables pour l’écrasante majorité des marocains qui se battent pour leur survie. Un autre se prépare. Encore plus baroque et plus fastueux que le premier. Après quinze ans de règne, Mohammed VI a décidé de jeter le masque et les superlatifs qui ont accompagné ses débuts de souverain. Il n’en finit plus de collectionner bourdes et maladresses et n’hésite plus à présent, à se faire provocateur et arrogant.
A revisiter l’histoire on se rend compte combien il ressemble tant à son défunt homonyme Mehmed VI, le  dernier sultan ottoman, dont il foule aujourd’hui le marbre blanc de son palais et qui fut détrôné pour avoir manqué de courage politique, perdu tout sens de la mesure et jeté aux orties toute empathie envers son peuple.
Tout Mohammed VI !

 URL courte: http://www.demainonline.com/?p=36799

Communiqué et soutien de l'ATMF suite à la mise en demeure reçue par l'AMDH de la Wilaya de Rabat-Salé-Zemmour-Zae

Le Bureau Central de l'AMDH Rabat, le 22/12/2014

 Poursuivant son agression systématique à l’encontre du mouvement des droits humains marocain, dont l’AMDH fait largement les frais, les services de la wilaya de RABAT/SALE/ZEMMOUR/ZAER ont adressé une mise en demeure (marquant ainsi une nouvelle étape en matière de restriction et d’hostilité) à l’ASSOCIATION MAROCAINE DES DROITS HUMAINS le 17 DECEMBRE 2014, menaçant de recourir à la procédure de retrait du statut d’utilité publique en se basant sur une série d’allégations dénuées de tout fondement ; l’objectif de ces allégations est de discréditer l’AMDH et de l’amener à accepter de faire des concessions dans sa mission et à s’intégrer dans un supposé/présumé consensus en matière de droits humains.  
Par cette mise en demeure, les autorités ont avancé des prétextes infondés et des allégations dangereuses comme «le constat par les autorités locales compétentes d’une inadéquation entre les activités de votre association et ses obligations telles que stipulées dans son statut et notamment l’article 3 » , que les positions et activités de l’association « expriment quant au fond une orientation politique » et vise à « l’atteinte à l’unité territoriale du ROYAUME et aux intérêts des institutions étatiques » comme elle vise à « ébranler l’ordre public » et à minimiser « toutes les initiatives de l’ETAT en matière de droits humains » et œuvre pour « un agenda non dévoilé dont l’objectif est de remonter l’opinion publique » à travers « l’encadrement des mouvements de protestation ». 

Le bureau central tient, par son communiqué, à informer l’opinion publique de cette nouvelle phase de restrictions, et souligne ce qui suit : 

· Que la mise en demeure de la WILAYA DE RABAT/SALE/ZEMMOUR/ ZAER (WILAYA passée maitre dans les violations des lois) n’est qu’un prétexte pour justifier des mesures arbitraires et absurdes qui vont à l’encontre des lois 
· Ce que recensent l’association et les autres organisations en matière de violations des droits des citoyens et citoyennes et ce qu’elles expriment en matière de revendications et de suggestions font partie intégrante de leur mission ; plutôt que de lancer des accusations, de chercher à museler les voix et de dénigrer toute critique sans prendre la peine de l’ étudier et d’ouvrir des enquêtes à seule fin de sauvegarder « l’autorité de l’ETAT », de consacrer la politique de l’impunité et l’inadéquation entre le discours et la réalité, l’ETAT devrait faire preuve de sérieux et de responsabilité face aux critiques. 
· Ce n’est pas le mouvement des droits humains qui doit être interpellé sur les tensions sociales que connait notre pays, sur les crises structurelles, sur les régressions sectorielles et spatiales mais plutôt les politiques économiques, sociales et culturelles appliquées aujourd’hui, politiques qui ont échoué dans l’éradication de la pauvreté et de l’analphabétisme, qui ont accentué la marginalisation et la fragilisation et qui ont favorisé la déchéance 
· La campagne dont fait l’objet , l’association ne la dissuadera jamais de poursuivre sa lutte pour un MAROC sans violations des droits humains ; elle poursuivra son travail unitaire avec les différentes composantes de la société concernées par les droits humains pour faire face aux violations et pour l’instauration d’un MAROC de dignité, de liberté, de démocratie, d’égalité, de justice sociale et de droits humains pour tous 

*********************

Halte à la répression de l’AMDH / l’ATMF solidaire de l’AMDH.

Communiqué

L’AMDH continue de faire l’objet d’attaques et de répression de la part des autorités marocaines.
Ces attaques qui sont de plus en plus virulentes ont pour objet de dissuader l’AMDH de poursuivre sa lutte pour  la défense des droits humains au Maroc.
Ces attaques visent à faire taire les voix des militantes et militants de l’AMDH dans leur combat pour la dignité et la liberté d’expression au Maroc.
L’ATMF, membre de la CMODH (Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains), condamne ces attaques qui n’ont d’autre objet que celui de réprimer toutes les forces progressistes qui dénoncent les violations des droits de l’homme au Maroc.
L’ATMF apporte son soutien et sa solidarité avec l’AMDH dans son combat pour un Maroc sans violation des droits humains, et pour l’instauration d’un Maroc de dignité, de liberté, de  démocratie, d’égalité, de justice sociale et de droits humains pour  tous.

   Le Bureau National de l’ATMF
   Paris, le 30/12/2014

Zakaria Moumni explique le chantage indigne et les pressions qu'il subit pour retirer ses plaintes

 Réalisation : Radouane EL Baroudi, 23/12/2014

 Zakaria Moumni nous explique le chantage et les pressions qu'il subit, depuis qu'il a déposé plainte contre Mounir Majidi et Abdelatif Hammouchi .
 
https://www.youtube.com/watch?v=_gMpq5FlNh0&list=UUJrIj3A9FAvMaBNXP1yrFhg&index=2

Titres sur http://solidmar.blogspot.com du 21 au 28/12/2014


lundi 29 décembre 2014

Les amis des travailleurs sont interpellés




Par Ali Fkir, coordinateur du « Comité de solidarité avec les phosphateurs d’intérim »/CSPI, 29/12/2014

 Khouribga qui "produit" (exploite, met en valeur) le phosphate, la première richesse nationale, voit souffrir ses enfants de la malnutrition, déscolariser ses enfants, enchômager ses enfants, ses malades sans hospitalisation, surexploiter les producteurs de cette richesse, voit bafouer les droits des prolétaires...

Khouribga voit dilapider les recettes du phosphate, renflouer les comptes bancaires des potentats, les comptes bancaires des oisifs, financer une certaine presse qui travaille sur commande, acheter le silence de certains journalistes, de certains leaders politiques et « élus » (hhhh), acheter le silence de certains responsables syndicaux... Le Groupe chérifien du phosphate GCP/OCP, en véritable ingrat envers ses soldats, l’empire phosphatier  ne lèse pas sur la dilapidation de cette richesse nationale: il prend en charge le financement des associations bidons, la "maintenance" (hhhh) de l'appareil répressif du ministère de l'intérieur de la région, octroie des primes phénoménales aux bureaucrates tout en réduisant au minimum les revenus des vrais producteurs de la richesse nationale. Des mineurs travaillent RÉGULIÈREMENT au sein du groupe depuis plus de 10 ans sont condamnés à rester temporaires, à partager le maigre revenu avec les sociétés d'intérim. L'Etat makhzenien, un Etat de non droit, laisse faire. La "moudowana de travail"/code de travail, nonobstant ses grandes lacunes, est quotidiennement piétée par l'empire avec la bénédiction des autorités concernées par la protection des droits des travailleurs (mon oeil!).
L'Etat permet aux anciens cadres de l'OCP, de la police, de l'armée...de créer des "sociétés" d'intérim pour mieux sucer le sang des prolétaires. Selon le quotidien "L’ÉCONOMISTE" (organe de l'ONA dit "le holding royal") affirme qu'il existe au Maroc plus de 700 sociétés d'intérim et que seules 48 travaillent dans la légalité. Et encore ! selon le quotidien.
 Le travail à CDD est une aubaine pour les prédicateurs de tous poils pour faire fortune. Ainsi est née au cours de ces dernière années une couche sociale de parasites qui s'enrichissent sans vergogne aucune et ce, au détriment des millions de travailleurs.
Karl Marx, les défenseurs des travailleurs, l'avait bien dit : la concentration de la richesse dans un pôle implique la concentration de la misère dans le pôle opposé.
Un humaniste, en véritable réformiste, a dit quant à lui :
« Bien sûr que la richesse est immorale parce que dès qu'il y a richesse, il y a pauvreté. »       

« Aussi, plus les riches sont riches, plus les pauvres sont pauvres : c'est inversement proportionnel. Il faudrait rétablir des équilibres pour resserrer les inégalités et supprimer la pauvreté criante en supprimant la richesse indécente. »
        Ces victimes du GCP/OCP ont besoin de la solidarité des amis des travailleurs.
CETTE SOLIDARITÉ NOUS APPELLE.
                

   


Le jugement qui ouvre la voie à des manifs devant le château « royal » de Betz


Par APSO, 29/12/2014

tribunal administratif d'amiens
Les mauvaises nouvelles judiciaires pour le régime se suivent et se ressemblent. Le tribunal administratif d’Amiens a rendu un jugement favorable à l’ex-capitaine Mustapha Adib après que ce dernier eut porté plainte contre le préfet de l’Oise, Nicolas Desforges, pour abus de pouvoir. Ce dernier avait empêché l’ex-officier des FAR de manifester devant le château « royal » de Betz, où réside le roi Mohamed VI quand il se rend en France.
Le 23 octobre 2012, ce préfet, sûrement sur instruction du ministre de l’intérieur de l’époque Manuel Valls (détenteur d’un wissam alaouite), avait pris un arrêté interdisant des rassemblements qui allaient se tenir entre le 27 et le 29 octobre 2012 devant le château. Il avait motivé sa décision par un « risque de trouble à l’ordre public ».
Le texte intégral du jugement :
Demain

L’escroquerie qui a permis à la société Tajhiz Riyad de piquer leurs terres aux Ouled Dlim DSC_0133

DSC_0133




Femmes et enfants de la tribu Ouled Dlim après destruction de leurs habitations par les forces de l’ordre. Périphérie de Rabat. Crédit Rida Benotmane.






Depuis une semaine, photos et vidéos sont partagées sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation miséreuse dans laquelle se trouvent actuellement des femmes et des enfants de la commune rurale d’Ouled Dlim à la périphérie de Rabat suite à leur expulsion par les forces de l’ordre sur instruction du ministère de l’Intérieur.

La terre objet du litige enregistrée à la Conservation foncière sous le numéro 22747/R est exploitée par les Ouled Dlim depuis le XVIIème siècle. Pour remercier la tribu de sa loyauté envers le trône alaouite, le défunt roi Mohammed V a promulgué un dahir datant du 19 janvier 1946 permettant à l’administration des Domaines royaux de céder cette terre héritée de pères en fils aux familles des « guich loudaya », une armée loyale et fidèle qui s’est battue et sacrifiée pour l’indépendance du Maroc et le retour du Sultan. Il lui sera alors attribué un titre foncier global portant le numéro 22747/R d’une superficie de 13 000 hectares  s’étendant du quartier Yaacoub El Mansour à Rabat jusqu’au quartier Guich Loudaya à l’entrée de la ville de Témara. De quoi attiser les appétits de toute sorte de prédateurs …

La tutelle prédatrice du ministère de l’Intérieur
Les propriétaires de ces terres et leurs ayants droits s’étonnent aujourd’hui comment, à leur insu et en dehors de toute procédure d’expropriation pour utilité publique, l’administration de la Conservation foncière de la ville de Témara et de Hay Riyad a permis d’enregistrer leur propriété au profit de la Société Tajhiz Riyad aidée en cela par des notaires ayant authentifié des contrats de vente et de cession à des sommes dérisoires.
Ces contrats établis à l’initiative du Ministère de l’Intérieur auquel un dahir du 19 octobre 1937 reconnait la tutelle sur les terres « guich » alors qu’elles en étaient exclues par un précédent dahir datant de 1919. Mais la tutelle sur ces terres signifie-t-elle pour autant une disposition totale au point de les céder à des sommes modiques contre les intérêts de leurs propriétaires historiques ?

Des contrats de vente à des prix dérisoires
Abbas El Fassi (Photo DR)
Abbas El Fassi (Photo DR)
Abbas El Fassi (Photo DR)
Scrib 2.0 a pu obtenir des documents attestant de ce type de transaction foncière.
Un premier contrat de vente datant de 1983 établi entre l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri et l’ancien ministre de l’Habitat et de l’aménagement du territoire national Abbas El Fassi montre que 528 hectares ont été cédés à neuf dirhams le mètre carré pour un total de 47 561 000 dirhams !
Une cession qui ne servira pas à édifier des projets d’utilité publique mais plutôt à nourrir la spéculation immobilière.
Page du contrat de vente établi entre Driss Basri et Abbas El Fassi.
Page du contrat de vente établi entre Driss Basri et Abbas El Fassi.

Un autre document montre que des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ont bénéficié de lots de terrains sur la base d’une simple réquisition administrative sur le titre 22747/R en dehors de tout consentement de la part des propriétaires.
Liste de fonctionnaires du ministère de l'Intérieur ayant bénéficié de terrains sur le titre foncier objet du litige.  J'ai délibérément  flouté les noms et prénoms des personnes concernées.
Liste de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur
ayant bénéficié de terrains sur le titre foncier objet du litige.

J’ai délibérément flouté les noms et prénoms des personnes concernées.

Un troisième document montre comment 96 hectares ont été cédés pour un dirham symbolique dans un contrat établi entre l’ancien ministre de l’Intérieur Mustapha Sahel et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).
Cession à zéro dirhams entre Mustapha Sahel et la CDG.
Cession à zéro dirhams entre Mustapha Sahel et la CDG.

D’autres transactions plus récentes et de même nature continuent d’être réalisés.
Lors des entretiens effectués avec les personnes lésées, on constate que ce type de comportement émanant de personnalités politiques censées protéger les droits des citoyens encourage le développement de sentiments de haine et de subversion vis-à-vis des auteurs de ces crimes restés impunis.
Comment la justice peut-elle laisser des gens se faire dépouiller de tout ce qu’ils ont de plus cher, leur terre, sans pouvoir réagir ?
Les témoignages qui suivent dénotent bien le désespoir  chez ces victimes qui n’ont plus d’autres recours et sont aujourd’hui au bout du rouleau face au silence des médias et à l’impuissance des institutions.
www.demainonline.com/...




URL courte: http://www.demainonline.com/?p=36809

Rachida Belliraj « Les Marocains reconnaissent qu’ils se sont gourés avec Abdelkader Belliraj »

Khadija Belliraj (Photo capture d’écran)


Par Radouane Baroudi, 27/12/2014


Rencontre avec Rachida Belhiraj, l'épouse d'Abdelkader Belhiraj condamné au Maroc à la perpétuité en 2008. Elle nous explique les vices de procédures, et la manière dont son époux fut arrêté et torturé.
Elle ne cesse de clamer l'innocence de son mari.
Son avocat (Maître Lurquin) demandera prochainement un non-lieu pour les homicides dont il a été accusé.


Rachida Belliraj, l’épouse d’Abdelkader Belliraj, le Belgo-marocain condamné à perpétuité au Maroc pour « terrorisme », croit fermement que son mari est innocent et que les autorités marocaines se sont trompés de personne.

Le caméraman-réalisateur  de la télévision belge Radouane Baroudi l’a rencontré à Bruxelles.

demainonline

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=36818