Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

Affichage des articles dont le libellé est droits bafoués. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droits bafoués. Afficher tous les articles

lundi 29 décembre 2014

Les amis des travailleurs sont interpellés




Par Ali Fkir, coordinateur du « Comité de solidarité avec les phosphateurs d’intérim »/CSPI, 29/12/2014

 Khouribga qui "produit" (exploite, met en valeur) le phosphate, la première richesse nationale, voit souffrir ses enfants de la malnutrition, déscolariser ses enfants, enchômager ses enfants, ses malades sans hospitalisation, surexploiter les producteurs de cette richesse, voit bafouer les droits des prolétaires...

Khouribga voit dilapider les recettes du phosphate, renflouer les comptes bancaires des potentats, les comptes bancaires des oisifs, financer une certaine presse qui travaille sur commande, acheter le silence de certains journalistes, de certains leaders politiques et « élus » (hhhh), acheter le silence de certains responsables syndicaux... Le Groupe chérifien du phosphate GCP/OCP, en véritable ingrat envers ses soldats, l’empire phosphatier  ne lèse pas sur la dilapidation de cette richesse nationale: il prend en charge le financement des associations bidons, la "maintenance" (hhhh) de l'appareil répressif du ministère de l'intérieur de la région, octroie des primes phénoménales aux bureaucrates tout en réduisant au minimum les revenus des vrais producteurs de la richesse nationale. Des mineurs travaillent RÉGULIÈREMENT au sein du groupe depuis plus de 10 ans sont condamnés à rester temporaires, à partager le maigre revenu avec les sociétés d'intérim. L'Etat makhzenien, un Etat de non droit, laisse faire. La "moudowana de travail"/code de travail, nonobstant ses grandes lacunes, est quotidiennement piétée par l'empire avec la bénédiction des autorités concernées par la protection des droits des travailleurs (mon oeil!).
L'Etat permet aux anciens cadres de l'OCP, de la police, de l'armée...de créer des "sociétés" d'intérim pour mieux sucer le sang des prolétaires. Selon le quotidien "L’ÉCONOMISTE" (organe de l'ONA dit "le holding royal") affirme qu'il existe au Maroc plus de 700 sociétés d'intérim et que seules 48 travaillent dans la légalité. Et encore ! selon le quotidien.
 Le travail à CDD est une aubaine pour les prédicateurs de tous poils pour faire fortune. Ainsi est née au cours de ces dernière années une couche sociale de parasites qui s'enrichissent sans vergogne aucune et ce, au détriment des millions de travailleurs.
Karl Marx, les défenseurs des travailleurs, l'avait bien dit : la concentration de la richesse dans un pôle implique la concentration de la misère dans le pôle opposé.
Un humaniste, en véritable réformiste, a dit quant à lui :
« Bien sûr que la richesse est immorale parce que dès qu'il y a richesse, il y a pauvreté. »       

« Aussi, plus les riches sont riches, plus les pauvres sont pauvres : c'est inversement proportionnel. Il faudrait rétablir des équilibres pour resserrer les inégalités et supprimer la pauvreté criante en supprimant la richesse indécente. »
        Ces victimes du GCP/OCP ont besoin de la solidarité des amis des travailleurs.
CETTE SOLIDARITÉ NOUS APPELLE.
                

   


vendredi 13 décembre 2013

Sahara occupé : l'UE bafoue les droits humains le Jour de ses droits !

Par Western Sahara Resource Watch, 10/12/ 2013

bf1efpa_demo5_610.jpg
Photo ci-dessus: les Sahraouis manifestent contre les plan de l'UE de pêcher au Sahara Occidental, le 7 décembre 2013. Plus de 20 blessés.

Aujourd'hui, le Parlement Européen a décidé de confirmer l'accord de pêche UE-Maroc, ouvrant la pêche dans les eaux du Sahara Occidental, un territoire dont une grande partie est occupée par le Maroc depuis 1975. « Une triste journée internationale pour la paix et les droits humains », déclare WSRW. L'accord a été signé à la date du premier anniversaire du prix Nobel de la paix de l’UE et pour la Journée internationale des droits de l'Homme.
 «La décision prise aujourd'hui par le Parlement Européen est contre le peuple du Sahara Occidental. Les Sahraouis ont, en vertu du droit international, le droit d'être entendu sur les activités économiques se déroulant dans leur pays sous occupation. L'UE a négligé aujourd'hui ces droits. Toute la rhétorique de l’UE sur la Journée des droits de l'Homme se révèle aujourd’hui être superficielle», déclare Erik Hagen, président du Western Sahara Resource Watch (WSRW).

204 parlementaires ont voté contre l'accord, tandis que 310 ont voté pour. 49 se sont abstenus.

Les propriétaires des stocks vivent sous la brutale occupation marocaine, ou dans des camps de réfugiés en Algérie. Plus de 100 résolutions de l'ONU appellent au respect de leur droit à l'autodétermination. Aucun État reconnaît les revendications du Maroc sur le Sahara Occidental.

Le Week-end dernier, dans la capitale du Sahara Occidental, une manifestation sahraouie contre les projets de l'UE de pêcher dans les eaux occupées, a été violemment dispersée par la police marocaine. 20 manifestants ont été blessés. La situation devient de plus en plus tendue, alors qu’un nombre croissant de Sahraouis est insatisfait par la constance de l'UE dans le choix du Maroc comme partenaire commercial dans leur pays, tout en fermant les yeux sur les flagrantes et systématiques violations des droits de l'Homme que le Maroc perpétue dans le territoire.

 Au lieu de cela le Maroc sera payé 40 millions € par an en échange de l'accès aux eaux non-marocaines.

En plus de violer le droit international et de ne pas respecter le droit fondamental des peuples à l'autodétermination, le protocole est également une mauvaise affaire pour les stocks de poissons de la région. Un rapport de Greenpeace a exhorté l'UE à ne pas l’approuver, pour des préoccupations environnementales.

Pour questions et commentaires, veuillez contacter :
Erik Hagen, président, Western Sahara Resource Watch, tél ( +47 ) 45265619.