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lundi 10 novembre 2014

Des cyberactions à signer si ce n'est déjà fait

Cyberactions  Suites
cyber action N° 047 L: Sauvons les Moulins Maurel Marseille
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvons-moulins-maurel-marseille-854.html

cyber action N° 658: Ragondins martyrisés
l'adresse contact de la Préfecture ne fonctionnant pas écrire à ddpp@loire-atlantique.gouv.fr
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/ragondins-martyrises-856.html

Avion présidentiel du Niger financé par AREVA
Le 1er février 2013, sous prétexte de diffamation, Areva assigne à comparaître l'Observatoire du nucléaire. Ce dernier, par communiqué du 11 décembre 2012, a en effet accusé Areva de corruption pour avoir fait un curieux "don" de 17 milliards de Francs CFA (environ 26 millions d'euros) au budget d'un Etat supposé souverain, le Niger.
http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=587
La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle à se rassembler la veille de ce procès, mardi 18 novembre devant les préfectures et sous-préfectures pour que cesse l’impunité d’AREVA.
http://www.cyberacteurs.org/blog/?p=1609

L’affaire des trois Franco-Maghrébins partis au Maroc
Complément d’information à la Cyber @ction 634:
Nous vous proposons d'écrire à l'Ambassadeur de France au Maroc pour obtenir la libération des 2 derniers inculpés à tort.
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/affaire-trois-franco-maghrebins-pa-858.html

NON AU GAZODUC AU PIED DES CENTRALES NUCLEAIRES EN VALLEE DU RHONE
prolongement de cette cyberaction jusqu'au 31/12/2014. En effet la déclaration d'utilité publique vient d'être rendue officielle, mais des recours s'organisent. Des collectivités territoriales me demandent à relayer les liens vers cette action il serait donc bien qu'elle ne soit pas fermée.Agnès BOUTONNET Présidente de l'ADECAR 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gazoduc-pied-centrales-nucleaires-834.html

Sivens:
Un porte-parole des opposants au projet de barrage de Sivens (Tarn), Ben Lefetey, s'est félicité mercredi qu'"un processus de négociations" ait été lancé par la ministre de l'Ecologie, mais a averti que les associations refusaient de relayer l'appel à "évacuer" le site.
Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet vous remercie de votre soutien qui a abouti à la divulgation du rapport des experts.
http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=762

Grand Stade de Lyon : l’agriculteur résistant débouté et convoqué au commissariat de Bron
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/commentaires.php?id=842
La centrale au gaz de Landivisiau
Après Botmeur, Berrien, Locmélar, La Feuillée, Commana, Brennilis (?), Plounéour-Ménez vient de voter une motion pour l'arrêt du projet http://www.nonalacentrale.fr/wp-content/uploads/2011/04/1781-TG-09.11.14.jpg
D'autres communes se prononcent pour le projet : Guiclan, Plougourvest, Bodilis, Loc-Eguiner Ploudiry.
Tous les articles sur : http://www.nonalacentrale.fr/?p=960

A noter que Loc-Eguiner Ploudiry émet de sérieuses réserves mais ... vote pour à l'unanimité ou presque ! http://www.nonalacentrale.fr/wp-content/uploads/2011/04/1780-OF-08.11.14.jp


Ali Dinia obtient enfin la liberté provisoire



Ali Dinia, ce père et grand père de 78 ans, blessé et affaibli après un terrible accident de la circulation dont il est accusé -à tort- d’être à l’origine, est enfin libre. 
Ainsi en a décidé la Cour d’appel de Casablanca. Les certificats médicaux demandant son retour à l’hôpital ont enfin convaincu la justice.

dimanche 9 novembre 2014

Allocutions (Khadija et Ayad) sur Dijon le vendredi 07 novembre 2014 : Violations des droits de l'Homme et impunité

Par le bureau de l'AMDH-Paris/IDF, 9/11/2014

Vous trouverez, sur les liens en bas, les allocutions de deux éminents défenseurs des droits humains au Maroc.

- Khadija Ryadi : ex-présidente de l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) et prix des Nations Unies pour les Droits de l'Homme 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=d9nKMSXJY_w&feature=youtu.be
Merci à notre camarade Malika, militante de l'AMDH sur Dijon d'avoir filmer les deux allocutions.
Le débat a été organisé par ATMF, AMDH, CNT, LDH, Amnesty, Solidaires et FSU. Sous l'intitulé de "Violations des droits de l'Homme et impunité".
Khadija Ryadi a été également à Nancy (Jeudi 6 novembre) et Strasbourg (Samedi 8 novembre). Voir ce lien, pour plus d'informations : http://amdhparis.org/wordpress/?p=1769

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Salutations militantes,
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF

Songes et mensonges d’un monarque

Mokhtar Bendib, 9/11/2014

Le discours surréaliste de Mohammed VI, souverain du seul pays au monde qui «célèbre» une occupation coloniale est émaillé de contre-vérités, mais qui montre l’isolement du Maroc qui revient a ses litanies des années Hassan II et des procès gratuits faits à l’Algérie.
D’ailleurs, à chaque fois qu’il est acculé sur le plan international en raison notamment de la pugnacité du représentant du secrétaire général de l’Onu Christopher Ross, le monarque qui montre curieusement qu’il n’a aucune maîtrise du dossier sahraoui et qu’il s’en remet à son piètre MAE, veut faire d’une question de décolonisation un problème bilatéral avec notre pays.
Le recours qui lui reste, ne pouvant plus compter sur l’appui inconditionnel de Paris, qui prend peu à peu ses distances avec la politique coloniale de Rabat et l’intransigeance de Washington quant au processus référendaire au Sahara occidental. Que reste-t-il donc au roi pour essayer de faire contre mauvaise fortune bon gré appelant au secours l’allié israélien et son bras armé le lobby sioniste l’AIPAC, dans les arcanes du pouvoir américain. Dans le même temps, il joue sur la duplicité en envoyant son Premier ministre à l’ambassade d’Algérie à Rabat pour la réception du 1er-Novembre, avant de faire offense au peuple algérien.
Il est vrai qu’il a été a bonne école. Pour ce qui est de gagner du temps, le seul paramètre d’une diplomatie lamentable dont les arguments sont la corruption et l’achat des consciences, le Maroc table sur les victoires aux présidentielles, toutes hypothétiques de Nicolas Sarkozy en France et surtout celle de Hillary Clinton aux États-Unis. Mais revenons aux contre-vérités du roi quand il affirme que l’Algérie est partie prenante dans le règlement de la question du Sahara occidental. Pourquoi alors la monarchie marocaine a a-t-elle officiellement accepté le « plan de Règlement » ONU-OUA , qui définit les modalités d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui .Un référendum accepté par Hassan II devant ses pairs africains au sommet de Nairobi . Une procédure référendaire réaffirmée à chaque fois par le Conseil de sécurité dans ses Résolutions 658, 690 et 725 et approuvée par le Maroc .
Autre contradiction de celui qui a pourtant fait ses classes auprès du rigoureux Jacques Delors et des plus grands juristes français. Lorsqu’il affirme que le Sahara occidental est un conflit « régional » et non pas un conflit de décolonisation. Il fait mine d’oublier que l’Assemblée générale des Nations unies , d’une manière continue depuis 1965, avant et après l’invasion du territoire par le Maroc, a considéré ce conflit comme un problème de décolonisation. Plus important encore, la question est à l’ordre du jour du Comité de décolonisation de l’Assemblée générale sans que le Maroc en fasse objection. Il n’est pas vrai que le Maroc ne soit pas une puissance occupante. Cependant, l’Assemblée générale des Nations unies a officiellement qualifié la présence marocaine au Sahara occidental comme « occupation » dans ses résolutions 34/37 et 35/19.4. Mohammed VI a déclaré que « le Maroc n’a jamais été une force d’occupation ou une puissance administrante au Sahara ». Pourtant, le ministre marocain, à l’époque, des Affaires étrangères de Mohammed VI, Mohamed Benaissa, a écrit une lettre officielle au secrétaire général (SG) de l’Onu, le 2 février 2006, où l’on attribuait au Maroc la condition de «puissance administrant» (document officiel Nations unies S / 2006/52). Le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU au Conseil de sécurité (CS) en avril 2014, dévoile que l’Envoyé personnel du SG, Christopher Ross, a fait une série de propositions dont les parties se sont engagées à garder le secret. Il y a eu aussi des spéculations sur le contenu du rapport remis par Ross au Conseil de sécurité à huis clos le 27 Octobre 2014. Le quadruple « NON » de Mohammed VI, à la lumière des « WikiLeaks du Makhzen» récemment révélés semble offrir des pistes claires sur la nature de la proposition de Ross que le Maroc rejette.
Lorsque Mohammed VI dit: «Non à la tentative visant à modifier la nature de ce conflit régional en le présentant comme une affaire de décolonisation», il dévoile que l’articulation du plan des Nations unies est que nous sommes face à un «territoire non-autonome», c’est-à-dire, une colonie. Lorsque Mohammed VI dit: » Non à toute tentative de révision des principes et paramètres de négociation, ainsi qu’à toute autre tentative visant à reconsidérer ou élargir le mandat de la Minurso, y compris la question d’observation des droits de l’homme », il révèle clairement que la proposition de solution du conflit passe par la création d’un mécanisme international pour la protection des droits de l’homme. Quand Mohammed VI déclare: «Non à la complaisance vis-à-vis de la véritable partie à ce conflit et à son exonération de ses responsabilités « , il dévoile clairement que les Nations unies refusent de considérer comme «partie dans ce conflit » le pays que le Maroc tente, en vain, depuis des décennies, d’en faire une «partie», à savoir l’Algérie. Lorsque Mohammed VI dit: » Non à la tentative de mettre sur un même pied un Etat-membre au sein des Nations unies et un mouvement séparatiste, et non à la légitimation de l’État de non-droit qui prévaut à Tindouf « , il nous dit que la proposition de l’ONU compte établir des obligations similaires aux deux parties du conflit, le Maroc et le Front Polisario. Plus révélateur encore, la phrase où Mohammed VI dit que « Il se méprend aussi celui qui tente une comparaison entre le Sahara d’une part, et le Timor oriental ».
Il s’agit de la première fois que Mohammed VI cite explicitement le cas du Timor oriental. Un cas considéré comme un modèle très proche à celui du Sahara occidental. En réalité la nomination du prix Nobel de la Paix José Ramos Horta , l’ancien président de Timor Leste pour revoir le fonctionnement des missions de l’Onu, dont la Minurso, affole le Maroc et M6. 
Plus isolé que jamais le Maroc va multiplier les blocages et les fuites en avant d’ici le débat et la prochaine résolution du Conseil de sécurité en avril 2015. Ne pouvant compter sur le soutien de Washington qui ne digère pas les obstacles faits a Ross ni sur la position jusque la inconditionnelle de Paris, il ne lui reste plus que l’Espagne élue au Conseil de sécurité , pays sur lequel il va exercer son chantage habituel en matière de terrorisme, de drogue et de migration.
Mokhtar Bendib

Il est regrettable que la MINURSO demeure la seule mission de l'ONU dépourvue de surveillance des droits de l'homme

Bir Lahlu (territoires sahraouis libérés), 07/11/2014 (SPS) 

Le président de la République, M. Mohamed Abdelaziz a regretté, dans une lettre au Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad al Hussein, que "la mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) demeure la seule mission de maintien de la paix des Nations Unies dépourvue de surveillance des droits de l'homme".

"Le fait que la MINURSO demeure la seule mission des missions de l'ONU de maintien de la paix dans le monde mises en place depuis 1978, qui fonctionne sans composante de surveillance des droits de l'homme, est une atteinte à la crédibilité de l'Organisation des Nations unies", a estimé le  président Mohamed Abdelaziz, dans sa lettre à M. Al Hussein, dont une copie est parvenue à SPS.

Il a également relevé la détérioration croissante de la situation des droits de l’homme à l'intérieur du Sahara Occidental occupé où les civils sahraouis sont soumis depuis plus de 40 ans à de graves violations des droits de l'homme commises par le Maroc, tel que rapportées et documentées par les Nations Unies, le HCDH, Amnesty International, Human Rights Watch et RFK Center for Human Rights et de la justice.

Le président de la République a réaffirmé la volonté du Front Polisario à coopérer avec le Haut Commissariat pour l’amélioration de la situation des droits de l’homme, en signe de l’attachement de la partie sahraouie aux droits de l'homme dans la transparence et la justice.

A cet égard, le président sahraoui, a souhaité que cette initiative par le Polisario "encouragera le gouvernement marocain pour afficher un engagement similaire pour les droits humains du peuple sahraoui".

Le président de la République a exprimé sa "grave préoccupation" concernant les récentes révélations sous le pseudonyme de "Chris_coleman24", selon lesquelles, la Mission permanente du Maroc auprès de l'ONU à Genève tente d'influencer les responsables au sein du HCDH.

Dans ce contexte, il a appelé le HCDH à assurer le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, dont le droit du peuple sahraoui à la liberté de mouvement et d'expression qui sont indispensables à l'exercice du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. (SPS)

Dossier sahraoui : M6 s'en prend à Alger et à Ross

par Moncef Wafi
Le roi du Maroc a, derechef, évoqué l'Algérie dans le dossier sahraoui, la considérant comme "principale partie dans ce conflit". Mohammed VI, dans un discours prononcé, ce jeudi, à l'occasion du 39ème anniversaire de la "Marche verte", sur le Sahara Occidental, annexé par le Maroc, depuis 1975, a appelé, Alger, à "assumer sa responsabilité" sinon, il exclut toute solution au problème sahraoui. 
Alger a, de tout temps, mis en avant les résolutions onusiennes, à propos de ce dossier. Le monarque marocain a réaffirmé, au cours de son allocution, que le Maroc ne lâchera pas "son" Sahara et que son pays ne négocierait, jamais, sa souveraineté sur le Sahara. Il soulignera que "l'initiative d'autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir". Une solution rejetée par le Polisario qui réclame un référendum d'autodétermination. Le roi s'attaquera, pour la circonstance, sans toutefois le nommer, à Christopher Ross, l'envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, déclarant que Rabat "n'acceptera jamais que sa souveraineté soit l'otage de conceptions idéologiques et d'orientations stéréotypées de certains fonctionnaires internationaux". En 2012, le Maroc avait même retiré, momentanément, sa confiance au diplomate américain, l'accusant de "partialité". Les efforts de médiation de l'ONU se retrouvent, durablement, dans l'impasse. 
En effet, M. Ross n'a plus effectué de mission dans la région, depuis janvier. Mohammed VI est, également, revenu sur la nouvelle tentative d'élargissement du mandat de la mission de l'ONU, au Sahara Occidental (Minurso), à la question des droits de l'Homme, la rejetant catégoriquement. L'année dernière, Washington avait élaboré un projet de résolution, en ce sens, au Conseil de sécurité, avant d'y renoncer, face au lobbying de Rabat. Rappelons que les Etats-Unis d'Amérique devaient présenter un projet de résolution aux pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, pour étendre le mandat de la Minurso, au respect des droits de l'Homme. En clair, Washington voulait que l'ONU, à travers ses représentants dans la région, puisse enquêter sur les atteintes aux droits de l'Homme, au Sahara Occidental. 
Des droits de l'Homme violés, systématiquement, par Rabat et dénoncés par le Front Polisario (Front pour la libération de Sakia El Hamra et Oued Dhab), et des organisations de défense des droits de l'Homme. Des droits, insuffisamment, protégés par la Minurso, avait déjà constaté le Front Polisario
Le projet américain tendait à élargir les missions de la Minurso à la surveillance et l'information, en matière de droits de l'Homme. Créée, le 29 avril 1991, par la résolution 690 du Conseil de sécurité, la Minurso a pour responsabilités premières, la surveillance des forces en présence ainsi que la préparation du référendum sur le statut final du Sahara Occidental. 
Après le référendum, la Mission avait pour mandat de surveiller le cessez-le-feu. Si le cessez-le-feu est globalement respecté, le référendum, prévu en 1992 est constamment reporté du fait de l'absence de consensus entre les parties. 
En 2007, un projet d'autonomie présenté par le Maroc est rejeté par le Front Polisario qui continue de défendre l'idée d'un référendum. Pourtant, l'initiative américaine semblait être l'aboutissement de plusieurs actions initiées pour faire de la protection des droits de l'Homme, au Sahara Occidental, une priorité internationale. Le Congrès américain avait adopté, en décembre 2012, une loi qui exige du département d'Etat de s'assurer du respect des droits de l'Homme au Sahara Occidental, préalablement, à l'octroi de toute aide financière militaire, au Maroc.

Maroc: HRW appelle à cesser les "entraves arbitraires" contre des ONG


 Par 7/11/2014
 
Alors que le Maroc se prépare à accueillir le prochain Forum mondial des droits de l’Homme (27 au 30 novembre à Marrakech), l’organisation internationale Human Rights Watch vient de  fustiger le royaume pour l’interdiction de plusieurs activités des associations œuvrant dans le domaine. HRW estime que ces interdictions ont un rapport avec le discours du ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad, qui accusait en juillet dernier les ONG des droits de l’Homme de formuler des allégations sur des exactions commises par les forces de sécurité.


- Le Point ,

Le Maroc devrait cesser d'entraver les activités des "organisations indépendantes" et leur permettre de fonctionner librement selon Human Rights Watch 
Human Rights Watch © AFP/Archives - John Macdougall
Le Maroc devrait cesser d'entraver les activités des "organisations indépendantes" et leur permettre de fonctionner librement, a déclaré vendredi Human Rights Watch (HRW), alors que des ONG locales ont protesté ces derniers mois contre une vague d'interdictions.
"Le Maroc devrait arrêter d'entraver arbitrairement les activités pacifiques des organisations indépendantes de défense des droits humains dans le pays", affirme l'ONG dans un communiqué.
Selon sa directrice Moyen-Orient et Afrique du Nord, Sarah Leah Whitson, "le Maroc abritait autrefois une ruche d'activités indépendantes" dans ce domaine. "Mais les autorités ont récemment empêché diverses activités que certaines des organisations les plus critiques ont tenté d'organiser", ajoute-t-elle.
Le texte cite le cas de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante), dont plus de 15 réunions ont été empêchées depuis juillet, d'après HRW.
Il mentionne également le "Centre Ibn Rochd d'études et de communication", une association qui a annoncé jeudi "l'arrêt de ses activités". "Nous n'avons pas pu organiser plusieurs événements, ce qui nous empêchait de respecter nos engagements avec nos partenaires", a expliqué vendredi à l'AFP son directeur, Maâti Monjib.
Dans son communiqué, HRW relève par ailleurs la concomitance entre les interdictions mentionnées et un discours, en juillet, du ministre de l'Intérieur, Mohamed Hassad, "sur la lutte contre le terrorisme".
Devant le Parlement, M. Hassad "a accusé les organisations engagées dans la défense des droits humains de formuler des allégations dénuées de fondement sur des exactions commises par les forces de sécurité d'une manière qui pourrait nuire à l'image du Maroc ainsi qu'à sa sécurité", écrit l'ONG basée à New York.
Invitées à réagir aux critiques de HRW, les autorités marocaines n'avaient pas donné suite vendredi en début de soirée.
Questionné, en septembre, sur les frictions apparues avec certaines ONG --dont Amnesty International--, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi, avait assuré que le Maroc ne menait "aucune offensive contre les organisations de droits de l'Homme".
En 2014, "40 associations ont organisé 4.320 activités", selon lui.
Du 27 au 30 novembre, le royaume doit en outre abriter le Forum mondial des droits de l'Homme, un rendez-vous qui constitue une "reconnaissance", selon le chef du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH, officiel), Driss el Yazami, cité par HRW.
Mais, dans le même temps, le Maroc "devrait mettre fin à toutes les restrictions arbitraires sur les rassemblements organisés par ses propres militants", fait valoir l'ONG new-yorkaise.
07/11/2014 20:18:28 - Rabat (AFP) - © 2014 AFP

Maroc: La tension sociale à son paroxysme




Libération, 8 /11/ 2014 

Pour cause de non-respect du Code du travail par le patronat, 38.901 conflits individuels et 226 grèves observés en seulement neuf mois

Les relations sociales entre employeurs et employés demeurent tendues. Les premiers neuf mois de l'année 2014 ont enregistré 38.901 conflits individuels dont 1.112 dans le secteur agricole et le déclenchement de 226 grèves dans 188 établissements avec la participation de 14.187 salariés causant la perte de 158.906 journées de travail.

Les statistiques du ministère de l'Emploi et des Affaires sociales, indiquent que 37.789 conflits individuels ont été enregistrés dans le secteur de l'industrie, du commerce et des services contre 33.572 en 2013, soit une hausse de 12,56%. Le secteur des services tient la palme avec 13.996 conflits, soit 34,04%, suivi par le secteur de l'industrie et des professions libérales (28,76%) et le secteur du BTP avec 7.580 cas. Le commerce arrive en dernier avec 5.282 conflits, soit 13,98%.

27,79% de ces conflits ont été déclenchés suite à des licenciements, 19,12% pour non versement des indemnités du congé annuel, 5,32% pour retard ou non versement de salaires et 5,79% pour non déclaration à la sécurité sociale.

Les mêmes statistiques ont révélé que le secteur de l'industrie, du commerce et des services a enregistré l'observation de 196 débrayages dans 160 entreprises contre 164 dans 140 sociétés au cours de l'année dernière, soit une hausse de 19,51%. Ces grèves ont été marquées par la participation de 12.497 salariés sur un total de 26.768, soit un taux de participation de 68,46% ce qui a causé la perte de 144.438 journées de travail. La répartition géographique place la région du Grand Casablanca en tête avec 57 grèves (29,08%) suivie par l'Oriental avec 25 (12,76%) et la région de Doukkala avec 21 cas (10,71%).

Le secteur de l'industrie figure en première place avec 77 débrayages dans 58 établissements (39,29%) suivi par les services avec 63 dans 53 établissements (32,14%) et le BTP avec 31 dans 27 établissements (15,82%). Le secteur du commerce a enregistré, quant à lui, 24 cas dans 21 établissements (12,24%).

Les services du ministère de l'Emploi ont également révélé que le retard ou le non versement des salaires demeure la première cause du déclenchement de grèves (99 cas soit 24,81%) suivi par les licenciements (68 grèves soit 17,04%) et l'atteinte aux acquis sociaux (12,78%). La couverture sociale arrive en dernier avec 10,28%. L'année 2014 a été également marquée par l'augmentation du nombre de grèves dans le secteur agricole. En effet, les neuf premiers mois de l'année ont enregistré 30 grèves dans 28 établissements agricoles contre 28 déclenchées l'année dernière, soit une hausse de 7,14%. Ces débrayages ont connu la participation de 1.690 salariés sur 3.349 et la perte de 14.468 journées de travail pour protester contre les licenciements ou le non versement des salaires. La région du Gharb vient en tête avec 13 grèves, soit 44% suivie par la région du Souss-Massa-Draâ avec 12 cas (40%) et l'Oriental avec 3 grèves (12%).

Des relations socioprofessionnelles tendues qui sont appelées à s'envenimer davantage vu la hausse du nombre d'entreprises qui ferment leurs portes et la volonté du patronat de licencier plus de salariés. Selon des chiffres révélés par Heuler Hermès, société française leader en matière d'assurance-crédit, 7.600 entreprises marocaines ont fait faillite en 2014 pour cause d'arriérés de paiement de l'Etat. D'autres vont suivre puisque le nombre de défaillances prévues pour 2015 pourrait être en hausse de 10%. A cela, il faut ajouter les déclarations de la patronne des patrons, Meryem Bensalah, annonçant que 67% des chefs d'entreprises n'envisagent pas de recruter au cours de ce trimestre et que 17% d'entre eux pensent à réduire les effectifs de leurs salariés.

Discours de Mohammed VI : «Je n’ai pas les dollars de l’Algérie mais j’ai l’affection de mes sujets»

8 /11/2014


Dans un discours aux Marocains qu’il a prononcé ce jeudi, à l’occasion du 39e anniversaire de la «marche verte», le roi du Maroc s’en est pris violemment à l’Algérie en l’accusant à la fois d’être «la principale partie» dans le conflit avec le Sahara Occidental, et d’entretenir un climat de tension dans la région.

«Faute de faire assumer sa responsabilité à l’Algérie en tant que principale partie dans ce conflit, dit-il, il n’y aura pas de solution.Et faute d’une perception responsable de la situation sécuritaire tendue qui sévit dans la région, il n’y aura pas de stabilité.» Tentant d’atténuer l’impétuosité de ses propos, Mohammed VI ne s’est pas privé de montrer du doigt l’Algérie comme le principal souci de son royaume : «Pour autant, clamera-t-il, cela n’implique pas de nuire à l’Algérie, à sa direction ou à son peuple, auquel nous portons la plus haute estime et le plus grand respect. Nos mots sont pesés et leur sens est clair.

Mais nous parlons de la réalité et de la vérité que tout le monde connaît.» De quelle réalité et de quelle vérité le souverain alaouite veut-il parler ? Il n’en dit pas mot. Il se contente de corroborer la campagne de dénigrement lancée par les médias et les politiques à sa solde, en déclarant : «Cette vérité, chaque fois que les Marocains l’évoquent, le gouvernement, les partis et la presse marocains sont systématiquement accusés de s’attaquer à l’Algérie.

« Usant de termes frisant l’effronterie, Mohammed VI cherche visiblement à attiser le feu de la haine : «Si le Maroc, lâchera-t-il, n’a ni pétrole ni gaz, alors que l’autre partie possède un «billet vert», dont elle croit qu’il lui ouvre les portes, au mépris du droit et de la légalité, nous avons, en revanche, nos principes et la justesse de notre cause. Mieux encore nous avons l’affection des Marocains et leur attachement à leur patrie.» 
 Mettant l’accent sur la question sahraouie, le roi réitère son refus de toute solution s’inscrivant dans un cadre international, en maintenant son projet de «large autonomie» pour les territoires sahraouis occupés comme seule alternative à la situation actuelle : «Il se leurre celui qui croit que la gestion de l’affaire du Sahara se fera au moyen de rapports techniques orientés ou de recommandations ambiguës s’appuyant sur la tentative de concilier les revendications de toutes les parties.

« Mohammed VI a habitué ses sujets à des sorties incendiaires contre l’Algérie à chaque anniversaire de la «marche verte», une action par laquelle son père, Hassan II, avait assis son autorité sur le Sahara Occidental contre la volonté du peuple sahraoui et des pays voisins. Mais il faut dire que sa diatribe de ce jeudi est montée d’un cran, car pour la première fois, il assume l’escalade verbale déclenchée par ses relais médiatiques et politiques contre le voisin de l’est.
source: algeriepatriotique
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...ou l'affection de mes banquiers...Classement Forbes :
Voici la liste des Chefs d’Etats africains les plus riches de 2014
2ème :  Mohammed VI du Maroc – Valeur nette: 2,5 milliards de dollars
Pays: Maroc , années au pouvoir : 15


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Maroc : les mères célibataires, entre injustice et hypocrisie

Dans le Maroc de 2014, les mères célibataires risquent l’amande ou la prison. Dans un pays où les relations sexuelles hors mariage sont punies par la loi, ces femmes sont destinées à vivre en marge de la société. Selon une étude menée par l’INSAF (Institution nationale de solidarité avec les femmes en détresse) et l’ONU, on recense près de 30’000 naissances illégitimes par an. Ce même rapport dit que ces femmes « sont amenées à vivre l’exclusion, le rejet, la discrimination voire l’exploitation ».

dessin de femme
dessin de femme

L’article 490 du code pénal puni d’une peine d’emprisonnement, variant d’un mois à un an de prison, « toutes personnes de sexe différent qui, n’étant pas unies par les liens du mariage, ont entre elles des relations sexuelles ». Une mère célibataire sera nécessairement soumise à cette loi puisque la naissance d’un enfant illégitime est une preuve de relation sexuelle antérieure. Mais, c’est là que réside le paradoxe, le père biologique ne sera pas automatiquement, voire jamais, soumis à cette loi : le géniteur peut tout simplement nier sa participation à la conception de l’enfant (et donc nier la relation sexuelle hors mariage), pour échapper à la condamnation pénale et à sa responsabilité à l’égard de l’enfant conçu.
Il apparait donc évident que lors de l’application de l’article 490 du code pénal, l’homme et la femme ne sont pas sur le même pied d’égalité. Cette loi, qui donne l’avantage à la gente masculine, est totalement contraire à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, que le Maroc a pourtant ratifié le 21 Juin 1993. C’est tout dire.
Pire encore, les enfants nés hors mariage ne bénéficient d’aucune existence juridique et civile : il leurs est impossible de s’inscrire dans un établissement scolaire public, et une fois arrivés à la majorité ils n’ont pas de CIN (carte d’identité nationale). Ces individus sont dans une certaine mesure des « apatrides » et se retrouvent à vivre en marge de la société de manière forcée.
Il est vrai que depuis la réforme de la Moudawana (code de la famille) en 2004 la situation a relativement évolué : l’article 156 sur l’enfant conçu pendant la période des fiançailles, prévoit que  « cette grossesse est imputée au fiancé pour rapports sexuels par erreur ». Mais, parce qu’il y a toujours un mais, ceci n’est possible que si les fiancés concluent leur contrat de mariage au plus tard trois mois avant la naissance de l’enfant.  De plus si le fiancé refuse de se marier et conteste sa paternité, même en présence d’un test ADN confirmant la filiation du père et de l’enfant, les tribunaux ne considèrent pas cette expertise comme étant un moyen suffisant de preuve de la légitimité de l’enfant. La mère reste donc célibataire et l’enfant n’a aucun lien de filiation juridique avec son père, et nous revoilà à la case départ.
On est face à une aberration : ces lois sont en totale contradiction avec l’article 19 de la Constitution marocaine, « L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume et ce, dans le respect des dispositions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L’État marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination. ».

Le fossé entre la théorie et la réalité
Malgré la volonté du Maroc de lutter contre la discrimination des femmes, et les injustices qu’elles subissent, le quotidien est tout autre. Le phénomène des mères célibataires devient une réalité qu’il est impossible d’ignorer et à laquelle il est urgent de faire face.
L’Association « Solidarité féminine », fondée par Aicha Ech-Chenna en 1985 est pionnière dans le cadre de l’aide aux mères célibataires. Elle a pour but d’accueillir, former et aider les mères célibataires à réintégrer la société par le biais du travail et leur permettre d’accéder à une certaine autonomie financière. Cette lutte est certes louable, mais l’association ne peut pas venir en aide à toutes les mères célibataires du Royaume chérifien.
Le remède réside en deux points : la réforme judiciaire et l’éducation, en particulier l’éducation sexuelle.
Il est important que le système juridique et le code de la famille soient réajustés et rééquilibrés en faveur d’une plus grande équité envers les femmes. Le fait de pénaliser les relations sexuelles hors mariage (différent de l’adultère) en 2014 est une aberration compte tenu de la réalité et de l’évolution évidente des mœurs.
L’autre point important à souligner est celui de l’éducation sexuelle. Il est essentiel d’informer les jeunes adolescents sur les moyens de contraception ainsi que les risques liés à la pratique de relations sexuelles régulières (MST, IST, grossesses non désirées, etc…).

Mère célibataire, un combat au quotidien
Ces mères célibataires se retrouvent seules avec leur enfant face à un système juridique qui les condamne, et face à une société qui les juge et les rejette.
Ces femmes qui manquent d’éducation viennent souvent de milieux citadins défavorisés et de milieux ruraux, elles sont à 80% rejetées par leurs familles et sont chassées du domicile familial. Elles se retrouvent seules dans une société qui ne veut ni les voir ni entendre leurs cris de détresse.
Celles qui ont de la chance réussissent à trouver un travail comme femmes de ménage ou encore comme ouvrières en usine. Mais la plupart n’ont pas cette possibilité : ces femmes le plus souvent ont recours à l’avortement clandestin ou à l’abandon de l’enfant à la naissance. Pire encore on assiste de plus en plus à une marchandisation de ces nouveaux nés : ils sont vendus à des familles entre 1200 et 5000 MAD à l’entrée des hôpitaux publics.
C’est donc un phénomène très complexe qui induit des conséquences désastreuses. La situation est plus qu’alarmante et doit devenir une priorité pour le gouvernement marocain : il s’agit de l’avenir d’une nation.
R.D.          


Gaza : Récit d’un génocide répété


Analyses: LA PALESTINE
C’est difficile pour moi, Palestinien de Gaza, de parler, de témoigner et de retracer cette nouvelle offensive militaire israélienne  qui a duré plus de 50 jours en juillet-août 2014. C’était terrible! J’aurais besoin de pages et de pages pour décrire ce carnage, ces crimes et ces massacres israéliens contre les civils de Gaza. Mais je vais essayer le plus succinctement possible de narrer une partie de mon vécu pendant les événements horribles qu’a subi  toute la population de la bande de Gaza.
Je ne vous cache pas que, bien que les bombardements soient arrêtés depuis plus d’un mois,  je suis  toujours, comme tout mon peuple, sous le choc, et que je ne réalise pas que je suis encore  vivant, car c’était vraiment un  génocide,  personne n’était à l’abri, et  tout le monde attendait son tour d’être tué  par le missile d’un avion militaire israélien ou l’obus d’un char ou d’un tank.
Personnellement, je n’attendais pas le début de cette agression  commencée le 8 juillet, car on était en plein mois de Ramadan, un mois sacré avec des rituels spéciaux. Mais,  avec ce gouvernement d’extrême droite et cette occupation israélienne illégale, rien n’est sacré. Ils attaquent  à n’importe quel moment.
Je me souviens du début de cette agression, le mardi 8 juillet 2014, vers 11h.  J’étais au département de français de l’université avec  mes étudiants et une solidaire française. Ils échangeaient avec elle, quand, soudain, les bombardements ont commencé, on a décidé de continuer bien que l’université ait évacué ses étudiants. On est resté jusqu’à 12h, puis on a quitté à cause de  l’intensification des tirs. Je suis retourné à mon domicile. Sur le chemin, des ambulances et le bruit des missiles qui tombaient partout. En arrivant chez moi, j’ai demandé des nouvelles de tout le monde. En fait, les écoles avaient déjà été évacuées et chacun était rentré chez soi.

Dans l’après-midi,  premier appel téléphonique d’un journaliste français qui voulait des témoignages directs, puis j’ai commencé à envoyer le premier bilan du début de cette nouvelle agression israélienne aux amis et aux solidaires, sur internet et sur Facebook, une première nuit terrible suivie de 49 jours encore plus difficiles: le début de la troisième offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza en 5 ans!…

Cette offensive militaire contre notre peuple était différente de celles de 2008 et de 2012, bien que la guerre c’est la guerre, mais la particularité de cette attaque se résume en 7 points :
- Sa longue durée, plus de 50 jours de bombardements et d’attaques sanglantes, l’armée d’occupation a mené plus de 7000 raids.
-Le nombre de victimes, 2200 morts palestiniens, parmi eux plus de 500 enfants, et 11000 blessés.
-La destruction massive,  notamment  des quartiers entiers effacés de la carte, partout des tours et des centres commerciaux détruits
-Les attaques sanglantes qui ont visé des écoles abritant les réfugiés, le centre de la ville de Gaza soit disant sécurisée,  où  personne dans  aucun lieu n’était à l’abri.
-La résistance militaire palestinienne acharnée, les factions ont lancé des roquettes jusqu’à la dernière minute avant le cessez le feu
-La résistance exemplaire de notre population civile, solidarité familiale et unité nationale.

Dépasser la voiture de « Sidna » est un crime de lèse-majesté

Interdit de dépasser Sidi !
Interdit de dépasser Sidi !

Une voiture qui a dépassé le cortège du roi Mohamed VI à Fès est activement recherchée par toutes les polices du Maroc, secrètes et pas secrètes. Et ce n’est pas une blague !
Le présumé coupable n’a commis aucun crime, il n’a rien fait de menaçant et n’a apparemment gêné en aucun cas la marche du cortège royal. Il l’a simplement dépassé.
La voiture de marque Mercedes, qui aurait été confondue avec une voiture du cortège royal, a dépassé ce dernier à vive allure. Ce qui a provoqué l’émoi du maître du pays et sa royale colère que craignent tout particulièrement ses proches collaborateurs qui en font souvent les frais.
Le chauffeur de la Mercedes, qui doit être aujourd’hui mort de peur et caché au fin fond d’un trou, ne savait sûrement pas qu’il s’agissait du convoi royal. Comme il n’a pas été empêché par la police de dépasser la voiture de « Sidna », il ignorait qu’il commettait par là ainsi un crime de lèse-majesté.
Mais qu’importe, on ne dépasse la voiture de « Sidna ». Même si on ne le fait pas exprès. C’est comme ça !
Pour cette ridicule affaire qui va encore faire du Maroc la risée de la planète, le préfet de police de Fès, Noureddine Sennouni, nommé il y a seulement six mois, a été démis de ses fonctions par le propre souverain.
Bel exemple des méthodes d’une « monarchie bananière ».
Demain

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Fès. Une voiture double le cortège royal, le préfet de police limogé. L’incident – qui, selon les médias, aurait causé la colère du roi – s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi dernier à hauteur d’un barrage policier à l’entrée de Fès, lorsqu’une voiture roulant à vive allure a dépassé celle du   monarque. Le véhicule, une Mercedes, a même été pris pour une voiture du cortège royal et salué par les policiers. Le conducteur de l’automobile, qui roulait avec ses feux arrière éteints, a pu filer sans qu’aucun agent de police ne relève son numéro de plaque. Il est toujours recherché. Ce n’est pas la première fois cette année qu’un préfet de police est démis de ses fonctions en raison d’une faille dans la sécurité royale. Ainsi, Abdellatif Mouaddib, le préfet de police du Grand Casablanca, avait été pareillement démis en avril dernier. Tel Quel