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samedi 7 décembre 2013

LA FRANCE COUVRE LE MAROC SUR LE TRAFIC DE DROGUE

Cette guerre que nous livre le roi

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Les saisies des drogues se multiplient
Les saisies des drogues se multiplient
Alors que l'organisation des Nations unies a classé le Royaume chérifien au premier rang des pays producteurs de cannabis, le gouvernement français tente de le blanchir.
Le souverain marocain a vraisemblablement fait actionner ses relais pour soigner son image. Ce qui parait toutefois étrange dans cette affaire c'est le silence observé par le gouvernement et le Parlement algériens devant cette offensive qui a pour objectif de dédouaner le pouvoir marocain qui produit la plus grande quantité de cette substance qui gangrène la planète: le cannabis.
La France qui a pris la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour un mois à partir du 1er décembre envisage d'organiser le 18 décembre un débat sur le trafic de drogue. Sa cible l'Afrique de l'Ouest et le Sahel alors qu'elle ne peut ignorer que le Maroc déverse des tonnes de cannabis sur le territoire algérien et sur l'ensemble du globe.
«Le trafic de drogue est une cause importante de déstabilisation, notamment en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Pour soutenir les Etats de la région face à ce fléau, j'ai voulu que la France organise le 18 décembre un débat au Conseil de sécurité afin de mobiliser la communauté internationale contre ce phénomène», indique le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un communiqué publié le 2 décembre.
Le chef de la diplomatie française omet sans doute volontairement de nommer le pays responsable de ce contexte.
Des voix se sont pourtant élevées pour tirer la sonnette d'alarme pour souligner la connexion de ce type de trafic avec les groupes terroristes ainsi que le danger qu'il représente pour la région du Maghreb et du Sahel.
«Le fléau des stupéfiants qui cible les peuples de la région maghrébine et du Sahel africain s'avère plus dangereux que par le passé en raison de la situation de crise et d'instabilité que connaît la région», a fait remarquer le spécialiste des affaires de sécurité, Omar Benjana, qui s'était exprimé dans le cadre d'une conférence qu'il avait animée lors des travaux de l'université d'été (2013) des cadres du Polisario qui s'est tenue à Boumerdès (une quarantaine de km à l'est d'Alger).
«A cause de l'alliance des barons du trafic de drogue produite dans le Royaume du Maroc avec les groupes terroristes», a souligné le conférencier. «Le contrôle par la mafia de la drogue des milieux de décision au Royaume du Maroc empêche la lutte contre la culture du cannabis au Maroc estimée à 3,1% du produit national brut (PNB) et qui rapporte au pays 12 milliards de dollars par an», avait -t-il ajouté.
Black-listé par les Américains en ce qui concerne le trafic de cannabis et de cocaïne, le Royaume avait été épinglé par l'Office des Nations unies pour la drogue et le crime.
Le Maroc demeure le «principal producteur et fournisseur mondial de haschich (résine de cannabis), dont la production est destinée principalement aux marchés européen, et africain», avait souligné le rapport mondial 2013 sur les drogues présenté le 28 juin de la même année, devant la commission des stupéfiants de l'ONU à l'occasion de la Journée internationale contre le trafic et l'abus de drogues, par Youri Fedotov, directeur de l'Onudc.
«La corruption de la police et le laxisme tacite dans l'application des lois contre ce fléau demeurent un problème au Maroc», avait dénoncé, de son côté, un document du département d'Etat américain publié le 12 mars 2013. «La plupart des grandes expéditions de haschich marocain à destination de l'Europe sont transportées par bateaux à moteur et par d'autres petites embarcations...compte tenu de sa situation géographique et de ses infrastructures de transport, le Maroc sert de zone de transbordement pour la cocaïne en provenance d'Amérique latine qui est introduite clandestinement par l'Afrique de l'Ouest pour l'acheminer vers l'Europe», avaient indiqué les enquêteurs US.
Le chef de la diplomatie française n'y a vu apparemment que du feu et a décidé de botter en touche pour venir à la rescousse d'un souverain marocain déjà bien malmené par l'affaire de la grâce accordée au violeur espagnol de 11 enfants marocains, accablé par des rapports d'organisations internationales (RFK Center, Human Rights Watch, Amnesty international...), du Département d'Etat américain en ce qui concerne les violences, la torture et les exécutions sommaires dont ont été victimes les populations du Sahara occidental.
Autant d'injustices que la patrie des droits de l'homme a décidé d'ignorer comme cette guerre que le Maroc a décidé de livrer à l'Algérie à travers le trafic de drogue. Laurent Fabius a choisi son camp...
http://www.lexpressiondz.com/actualite/185641-cette-guerre-que-nous-livre-le-roi.html

Investissements au Maroc : La France s’accapare 40% des flux totaux


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Par   Xinhua, 2/12/2013

La France justifie sa place de partenaire économique privilégié du Maroc en s’accaparant en moyenne plus de 40% des flux totaux des investissements directs étrangers (IDE) reçus par le Maroc sur la dernière décennie (2003-2012), selon la dernière note de l’ambassade de France au Maroc.

Le total des investissements directs (IDE) français au Maroc a ainsi atteint les 8,5 milliards d’euros à fin 2012. Et c’est le secteur industriel qui s’est taillé la part du lion en représentant près de la moitié des investissements français. A noter que le stock d’IDE français au Maroc pèse plus de quatre fois le stock français en Algérie et près de douze fois celui enregistré en Tunisie.
Depuis peu, la France est redevenue le premier partenaire économique et commercial du Maroc avec huit milliards d’euros d’échanges commerciaux annuels, plus de la moitié des investissements directs étrangers et 750 filiales d’entreprises françaises qui génèrent plus de 120.000 emplois.
Et cette reconquête de la 1ère marche du podium des fournisseurs du Maroc est due à une reprise des importations marocaines en provenance de l’ Hexagone. Celles-ci ont progressé de 6,4% ou +1,57 milliard d’ euros. Cette bonne performance française est essentiellement imputable, explique l’ ambassade de France, à la hausse des ventes de blé (+31%) et des pièces détachées pour véhicules industriels (+237%).
Le Maroc et la France ont poursuivi leurs efforts pour renforcer leurs relations économiques, en impliquant davantage les entreprises françaises, publiques et privées, dans les grands projets lancés par le Maroc et ses programmes sectoriels (infrastructures, Plan Maroc Vert, Plan Azur, Plan Emergence, Plan solaire etc.).
Les financements de l’ Agence Française de Développement (AFD), à titre d’ exemple, contribuent à l’ amélioration de l’ accès au financement des investissements agricoles de plus de 5000 exploitations agricoles, ainsi qu’ à la bancarisation des ménages ruraux (seulement 6% des ménages actuellement).
Ce partenariat gagnant-gagnant est également marqué par l’association du constructeur français ALSTOM aux projets du tramway de Casablanca, après celui de Rabat, et du Train à grande vitesse (TGV) devant relier la métropole économique à Tanger, l’entrée du groupe France Télécom dans le capital de Méditel, deuxième opérateur mobile marocain, les projets d’implantation au Maroc de nouvelles franchises françaises (Fauchon, FNAC etc.). Les entreprises françaises comptent plus de 600 filiales au Maroc, représentant plus de 100.000 emplois.
Début novembre 2013, le ministre français de l’Economie et des finances, Pierre Moscovici, et son homologue marocain, Mohamed Boussaid, ont signé, à Rabat, le Protocole de coopération entre la Banque publique d’ investissement de France, la Caisse Centrale de Garantie (CCG) et l’ Agence française de développement, qui vise le renforcement de leur coopération destinée à accroître la portée et l’efficacité de leurs mécanismes de partage de risques, ainsi que le financement des PME marocaines et françaises installées au Maroc ou désireuses d’y investir.
MM. Moscovici et Boussaid ont également signé une déclaration d’ intention relative au développement financier des (Petites et moyennes entreprises (PME) marocaines. Cette déclaration prévoyait un transfert des ressources du Fonds de garantie français en faveur du Maroc, actuellement de l’ordre de 26 millions d’euros, au Fonds de garantie PME mis en place par le ministère de l’Economie et des finances et géré par la Caisse centrale de garantie.
Cette coopération concerne le redéploiement des ressources de coopération financière de l’équivalent de 16 millions d’euros du Fonds de garantie de restructuration financière, et envisage un dispositif d’un montant maximum de 25 millions d’euros en vue d’améliorer l’accès au crédit des PME.
 Xinhua
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=28383

Voilà pourquoi ils n'ont vraiment pas le temps de parler de droits de l'Homme...NDLR

Un Marocain qui visite Israël pourra désormais se voir supprimer sa nationalité !

Par Nisso Amzar – JSSNews Publié le : 22/11/ 2013

Une grande majorité des parlementaires marocains ont proposé une loi qui interdirait tout contact avec les Israéliens. Si elle était adoptée, même les relations privées ou indirectes avec «l’entité israélienne» deviendraient une infraction pénale passible de deux à cinq ans de prison et une lourde amende .
Voilà ce que l’on pourrait appeler de la débilité arabe. Chaque année, des centaines de Marocains visitent Israël. Et plusieurs dizaines de ressortissants de ce pays viennent recevoir une formation grâce à MASHAV, la branche israélienne de coopération et d’aide internationale. Et c’est sans parler des excellentes relations secrètes qui existent entre la Monarchie et le gouvernement de Jérusalem…

Screen Shot 2013-11-22 at 2.47.23 AMDes groupes de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’ initiative, y compris une organisation marocaine qui a dénoncé le projet de loi «inhumain , anti- constitutionnelle et anti-démocratique » et a suggéré que la loi est  » influencée par des tendances nazies. »
Le projet de loi a été proposé par les cinq partis à la Chambre des représentants du Maroc – y compris celui du Premier ministre Abdelilah Benkirane. Présenté plus tôt cet été, et largement inaperçue à l’époque, il a été placé dans la rubrique « normalisation criminelle de l’entité israélienne .  »
Le projet de loi vise à interdire la participation dans toute « activité au Maroc dans laquelle une personne physique ou morale, détenant la citoyenneté israélienne ou étant résident de l’entité israélienne, participe ou assiste ».
Plus tôt ce mois-ci , quatre parlementaires marocains ont inopinément annulé leur participation prévue lors d’une conférence de parlementaires régionale à Jérusalem.
 » La proposition suggère de punir tout contact économique, politique, culturel, artistique ou autre avec Israël ou les Israéliens en Israël ou au Maroc, de deux à cinq ans d’emprisonnement, plus une amende allant de 10.000 à 100.000 euros, et la possibilité d’élimination le droit à une pension, à se faire licencier… Et même à se voir supprimer la nationalité marocaine.
La proposition non seulement viole la Déclaration universelle des droits de l’homme mais aussi tous les pactes et traités internationaux sur les droits de l’homme.

Articles liés

la manifestation pacifique organisée par les femmes sahraouies

Non, ce n'est pas une fuite vers la mère patrie ! mais les retrouvailles organisées par le HCR !


Quand des sites Internet de propagande marocaine détournent une photos du HCR (Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU)... pour accréditer le fantasme de la "grande évasion des réfugiés sahraouis des camps de Tindouf" pour "revenir dans la Mère Patrie, le Maroc"... C'est maladroit. La photo qui doit montrer "6000 réfugiés" en train de fuir l’enfer des camps est en réalité une photo prise par le HCR en avril 2012 (voir photo ci-dessus) pour illustrer le programme d'échanges qui permet aux familles vivant dans les camps et au Sahara occidental de se revoir après 38 ans de séparation. Les articles en question : http://saharanews.org/3972-grande-evasion-de-refugies-des-camps-de-tindouf-vers-la-mauritanie.htmlhttp://www.forsatin.org/La photo du HCR et l'article :http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=41761&Cr=western+sahara&Cr1=#.UqA-FdJIzE8

267 organisations demandent au Parlement Européen de rejeter l’accord de pêche





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Une large coalition de groupes européen et du Sahara Occidental demande au Parlement Européen de ne pas payer le Maroc pour pêcher dans les eaux qu'il occupe. 16 189 personnes se sont jointes à la lettre, y compris des milliers de réfugiés du Sahara Occidental.
Mis à jour le: 05.12 - 2013 18:35
" Nous demandons à l'UE de travailler dans le cadre de la paix internationale, et à soutenir les efforts de l'ONU pour négocier une solution au conflit. Le peuple sahraoui a le droit d'être entendu. Aucune opération de pêche de l'UE ne doit avoir lieu au Sahara Occidental jusqu'à ce qu'une solution pacifique au conflit soit trouvée ", déclare la lettre adressée aujourd'hui au Parlement Européen.

Téléchargez ici la lettre complète, avec une liste des organisations et des personnes qui l'ont signée.

La lettre sera envoyé aujourd'hui aux partis politiques de l'Union Européenne, en leur demandant de ne pas accepter un accord de pêche avec le Maroc couvrant les eaux du Sahara Occidental occupé .
267 organisations et 16 189 individus sont parmi les signataires. Les groupes sont des organisations comme des partis politiques, les groupes environnementaux (par exemple Greenpeace International), et les syndicats.

La moitié des individus a signé au cours de cette semaine : la plupart d’entre eux sont des réfugiés qui ont quitté le Sahara Occidental lorsque le territoire a été envahi par le Maroc . Voir des exemples des pages de signature ci-dessous. Ces réfugiés reçoivent des poissons en boite donnés par l’aide humanitaire une fois par semaine. Le vote du 10 décembre examinera si la puissance occupante Maroc recevra 160 millions d'euros de l'Europe pour un accès aux poissons dont ces Sahraouis sont propriétaires.

Certains partisans de ce deal de poisson déclarent que l’accord de pêche entre le Maroc et l'UE est dans le propre intérêt des Sahraouis. Cependant, tous les groupes sahraouis connus ont rejoint cette demande au Parlement Européen en déclarant qu'il n'en est rien.

Accords de pêche : Soutien de Greenpeace au Sahara Occidental

Greenpeace Sverige

Exporting Exploitation:

How retired EU fishing vessels are devastating West African fish stocks and undermining the rights of local people

Dokument - 26 november, 2013
Sweden has operated a system of individual transferable quotas (ITQs) for its pelagic fleet since 2009, to reduce its fishing capacity by allowing fishermen to sell out and retire from unprofitable fishing operations. Since the introduction of the system the number of vessels and the capacity of the fleet (measured in both total engine power and gross tonnage) has decreased. However, many of the vessels that have left the fleet were not actually decommissioned, but were sold and moved to other countries and other fisheries, including the waters of occupied Western Sahara.

This report will show that Swedish fishermen are profiting by exploiting the resources in the occupied territory of Western Sahara, by shifting their businesses from Sweden to Africa, despite the fact that the Swedish government is opposing any EU fishing off the coast of Western Sahara because of concern that it infringes the rights and interests of local communities. Greenpeace therefore demands that EU Member States:
  • remove excess fishing capacity by scrapping or converting to non-fishing purposes those vessels that have the biggest impact in terms of overfishing and the destruction of marine habitats;
  •  allocate access to fishing opportunities in a way that rewards fishermen who minimise the environmental impacts of fishing and that maximises the socio-economic benefits for local communities; and
  • prevent the transfer of excess fishing capacity to other regions.
reenpeace further demands that the EU stop exploiting the fishing grounds off the coast of Western Sahara and Morocco, unless and until it can ensure that fish stocks are managed in a sustainable manner and that the fishery takes into account the wishes and benefits of the people of the territory.
Exporting exploitation: How retired EU fishing vessels are devastating West African fish stocks and undermining the rights of local people

Le 10 décembre : NON à l'accord de pêche entre l'Union européenne et le Maroc !

Par Jean-Paul Le Marec, 29/11/2013
La commission de la pêche du Parlement européen a adopté le rapport Fraga Estevéz (PPE, Espagne) qui approuve l'accord de pêche entre l'Union européenne et le Maroc.
Ce rapport sera discuté et voté à la session de décembre du Parlement européen à Strasbourg. Le vote est prévu le mardi 10 décembre, journée internationale des droits de l'homme.
Il nous reste donc très peu de temps pour alerter les parlementaires européens qui sont soumis aux pressions du lobby marocain et de certains gouvernements, notamment le gouvernement espagnol.
Je propose d'adresser des courriers, soit à titre personnel, soit au nom d'une organisation (association, syndicat, parti...), aux parlementaires européens de votre circonscription
(en donnant priorité aux députés socialistes et libéraux) ou/et aux présidents des groupes politiques.


Vous trouverez ci-dessous un projet de lettre qui peut bien sûr être modifié.

La lettre  peut être adressée par courrier postal à:

                        nom du député européen

                        groupe....

                        Parlement européen

                        Rue Wiertz

                        B 1047 Bruxelles

ou par mèl à:

            prénom.nom@europarl.europa.eu

(Sur moteur de recherche demander la liste des europarlementaires + pays)
---------------------------------------------------------
 
Modèle de lettre concernant le vote de l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc



A Monsieur (Madame), membre du Parlement Européen.





Au cours de la session plénière de décembre, vous allez voter le rapport Fraga Estevéz de la commission de la pêche sur l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc. Ce vote devrait avoir lieu le 10 décembre, journée internationale des droits de l'homme.



Je vous adresse cette lettre pour vous demander de voter contre ce rapport qui  approuve cet accord de pêche. Un accord qui ne respecte pas le droit international puisqu'il inclut les eaux territoriales du Sahara occidental.



Cet accord, signé en juillet 2013 par la Commission européenne, est conclu avec un pays qui occupe militairement et illégalement  le Sahara Occidental depuis 1975,  un pays qui empêche le peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. Un droit reconnu par l’Assemblée générale et le Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Cour Internationale de Justice de La Haye, l’Union africaine et le Parlement européen dans de nombreuses résolutions.



L'approbation de cet accord de pêche signifierait que le Parlement européen tolère les violations des droits de l’homme commises par le Maroc au Sahara Occidental,  violations qui sont dénoncées  par le rapporteur spécial des Nations unies  contre la torture, les associations internationales des droits de l'homme (Human Rights Watch, Amnesty International, Front Line, Centre Robert Kennedy...) et le Parlement européen lui-même dans sa résolution du 22 octobre (rapport Tannock).



Je vous demande donc de voter le 10 décembre contre l'approbation de cet accord qui ne pourrait être conforme au droit international qu'en excluant les eaux territoriales du Sahara occidental.



Meilleures salutations.



nom de la personne ou de l'association

avec les coordonnées


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URGENT : Dites NON, Messieurs les députés ! NON à de nouveaux crédits pour de nouvelles bombes atomiques

Par le Mouvement de la Paix, 30/11/2013
 Ce mardi 3 décembre, les députés sont appelés à voter la Loi de programmation militaire. Celle-ci prévoient 180 milliards pour le budget de la Défense pour les 6 ans à venir, dont 23 milliards pour les armes nucléaires françaises.
Parmi ces sommes, 6 à 10 milliards seront consacrées à de nouvelles armes atomiques. Comme si nous n'en avions pas déjà assez !
L'arme atomique, c'est l'insécurité pour tous. Nous refusons l'arme atomique iranienne, nous refusons également l'arme atomique française.

Nous vous invitons à interpeller votre parlementaire pour qu'il ne vote pas ces scandaleux crédits. Il y a mieux à faire avec l'argent public.
Participez à la Cyber-action : http://www.mvtpaix.org/utils/petitionparlementaires-LPM2014.php

Loi de programmation militaire :

Pas un euro pour de nouvelles armes atomiques



La loi de programmation militaire (LPM) sera soumise au vote des députés mardi 3 décembre.

La carence de débat démocratique sur les questions de sécurité collective et de relations internationales, les logiques de  force et de guerre, ainsi que  la volonté d’afficher la « toute puissance militaire » caractérise cette LPM qui traduit financièrement et pour 6 ans, le livre blanc de la défense.

Le Mouvement de la paix considère que le contexte international peut s’analyser différemment, que d’autres réponses et d’autres choix peuvent être faits sans pour autant remettre en cause la sécurité et les  intérêts nationaux.

Il n’est pas admissible  que l’assemblée nationale  vote en l'état le projet de loi de programmation militaire qui prévoit des milliards (au moins 10) pour de nouveaux armements nucléaires (missiles M 51-2, M51-3, et M6), et le lancement de  la construction  de Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins (SNLE) de troisième génération alors que la  flotte de SNLE  vient de faire l'objet d'un renouvellement total achevé en 2010 par la mise en service du dernier SNLE «Le Terrible».

Le projet de loi de programmation militaire 2014-2019 concerne 190 milliards d’Euros sur 6 ans dont 23,3 milliards d’Euros pour les armes atomiques. En effet la politique de modernisation des armes atomiques est doublement contestable : elle viole les principes du traité de non-prolifération et elle détourne vers l’armement des ressources qui devraient être orientées vers les grands défis actuels et les besoins sociaux.

Pour que la parole de la société civile soit entendue, le Mouvement de la Paix propose un rassemblement, mardi 3 décembre, sortie de métro « Invalides », à partir de 17 heures.

Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 29 novembre 2013



vendredi 6 décembre 2013

UN SOMMET DE JUSTIFICATION DES AGRESSIONS FRANCAISES EN AFRIQUE



Par la CONVENTION PATRIOTIQUE DES FORCES DE GAUCHE (CPFG)

Tél : 98 33 29 88/ 90 91 41 97

                                                                                 



COMMUNIQUE DE PRESSE

SOMMET France-AFRIQUE SUR LA SECURITE ET LA PAIX EN AFRIQUE :

UN SOMMET DE JUSTIFICATION DES AGRESSIONS FRANCAISES EN AFRIQUE



Sur décision du Président français François Hollande, se tient à Paris les 5 et 6 décembre 2013 un sommet franco-africain sur la paix et la sécurité en Afrique. Ce sommet est appelé à réunir les Chefs d’Etat et de Gouvernements du continent africain sous la présidence de l’Elysée.

Mais qu’est-ce qui justifie que la question de paix et de sécurité qui concerne au premier plan d’abord et avant tout les Africains soit l’objet d’une Conférence Hors-Continent ? Tout au plus peut-on en parler aux Nations-Unies mais pas en France. Cela ne ressemble-t-il pas à s’y méprendre à la Conférence de Berlin de 1885 qui décida du partage de l’Afrique sans les Africains?

Si l’on regarde rien que ces deux dernières années (2011-2013), on se rend compte que la France a mené pas moins de quatre interventions militaires en Afrique : Côte d’Ivoire, Lybie, Mali, et maintenant Centrafrique. Pour cela tous les prétextes sont bons : « Refus d’un Chef d’Etat africain d’accepter le verdict des urnes » pour la Côte d’Ivoire, lutte contre un « dictateur » dans le cas de la Lybie, « menace islamiste » jihadiste pour le cas du Mali, « rétablissement de l’ordre et de la  sécurité menacée en Centrafrique ». On ne sait pas quel autre prétexte demain sera inventé pour intervenir ailleurs en Afrique. 
Toutes ces agressions militaires françaises se soldent par le massacre des populations africaines. En faisant un petit recul dans l’histoire depuis 1960, la France a fait la guerre à l’Algérie avec des centaines de milliers de morts, qu’elle a fait au moins 400.000 morts au Cameroun de 1958 à 1963, qu’elle a été à la base du génocide rwandais ; qu’elle a occasionné la division du Nigeria avec le fameux Etat sécessionniste du Biafra dans les années 1967-70. La France maintient aujourd’hui encore sur le continent des bases militaires d’agression contre les peuples africains.

Au regard de tout cela, la Convention Patriotique des Forces de Gauche déclare que la question de paix et de sécurité en Afrique qui concerne au premier plan les Africains, doit être traitée par  les Africains eux-mêmes et ceci en Afrique sans ingérence étrangère.

Le sommet de Paris sur la sécurité et la paix en Afrique des 5 et 6 décembre 2013 sous l’égide du président français François Hollande, apparaît donc comme un sommet de justification des agressions françaises en Afrique et est inacceptable pour la conscience et la dignité africaines. C’est d’autant plus inacceptable qu’un Etat (fût-il la France) se donne le droit de réunir autour de lui tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement de tout un Continent.

Halte à l’humiliation de l’Afrique !

Halte aux agressions françaises en Afrique !

Vive l’Afrique indépendante, émancipée et prospère.


Cotonou le 04 Décembre 2013

Pour la Convention Patriotique des Forces de Gauche

Le Premier Porte-parole

Jean Kokou ZOUNON

Sommet de l'Élysée : La Françafrique consolide ses positions

7/12/2013


Sommet de l'Élysée : La Françafrique consolide ses positions

par Ali Idrissa (ROTAB, Publiez Ce Que Vous Payez - Niger), Gustave Massiah (Cedetim), Mireille Fanon Mendès-France (Fondation Frantz Fanon), Makaila Nguebla (journaliste tchadien), Issa N'Diaye (ancien ministre malien), Ramatou Soli (GREN Niger), Fabrice Tarrit (Président de Survie).
Tribune publiée par L'Humanité du 5/12/2013 
Décidé et convoqué par François Hollande, le « Sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique » se tiendra les 6-7 décembre à Paris, rassemblant la plupart des chefs d’État africains, y compris les plus infréquentables. 
Si au fil des années des efforts ont été déployés pour masquer la dimension néocoloniale des sommets « France-Afrique », désormais dénommés « Afrique-France » et ouverts à des organisations internationales, l’intitulé de ce « Sommet de l’Elysée » ne cherche même pas à masquer le poids toujours aussi prépondérant de l’exécutif français dans la conduite de certains dossiers africains.
Malgré des écrans de fumée (organisation d’un événement sur le développement durable,  d'une réunion des « Premières dames d'Afrique » sur les violences faites aux femmes), le but de cette séquence diplomatique, ouverte    le 4 décembre à Bercy, par un Forum sur le modèle économique de partenariat entre l’Afrique et la France et conclue par un « mini-sommet sur la Centrafrique » est bien de consolider la puissance économique, diplomatique et militaire de la France sur le continent.
Ce rôle de « gendarme de l'Afrique » est contesté par une part croissante de l’opinion et par des représentants de la société civile française et africaine qui ont pris l’habitude d’organiser en contre-point des sommets France-Afrique des temps d’échange et de revendication. Il y a 15 ans, en 1998, alors que le Sommet du Louvre avait « la sécurité » comme thème principal, un contre-sommet avait été organisé, dénonçant l' « insécurité à la base » provoquée par les dérives de la Françafrique. Quinze ans plus tard, la plupart des despotes de l’époque sont toujours aux responsabilités (Idriss Déby, Denis Sassou Nguesso, Blaise Compaoré, Paul Biya) ou ont été remplacés par leurs fils (Ali Bongo, Faure Gnassingbé). Tout en en prétextant vouloir renforcer les capacités des troupes africaines, dans l’esprit du dispositif RECAMP inauguré en grande pompe lors du Sommet du Louvre, la France poursuit ses interventions unilatérales en Afrique en les faisant cautionner par les institutions multilatérales (ONU, UA). Elle mobilise au passage des armées supplétives africaines comme l'armée tchadienne, dont l'intervention au Mali a redonné une stature diplomatique favorable au président Déby, pourtant impliqué dans la déstabilisation et la crise humanitaire dramatique que connaît aujourd'hui la Centrafrique. La faiblesse des organisations sous-régionales et internationales dans le règlement de telles situations entraîne ce  cruel paradoxe qui voit les forces françaises et tchadiennes apparaître à beaucoup comme le seul recours efficace, quand bien même ces dernières ont une responsabilité écrasante dans l'aggravation de certaines situations humanitaires, qui ont toujours des racines politiques.
Ce positionnement en première ligne de la France dans des interventions menées  « au nom des droits de l’Homme » ou du « devoir de protection des populations » en Libye, en Côte d’Ivoire, au Mali et aujourd’hui en Centrafrique, camoufle ainsi les conséquences néfastes de plus de 50 années de soutien à des dictateurs africains et d’interventions armées généralement menées à leur profit ou à celui des intérêts stratégiques français, qui ont largement contribué à l’instabilité de certaines zones du continent. Le bilan de ces interventions n’a jamais été dressé, sinon par les militaires eux-mêmes qui ont opportunément saisi le prétexte de l’intervention au Mali pour convaincre le Parlement français de maintenir leurs crédits et renforcer le pré-positionnement de forces françaises en Afrique. Ils sont soutenus dans cette stratégie par des travaux parlementaires publiés opportunément à quelques jours du Sommet et du vote de la nouvelle Loi de programmation militaire. On a même pu voir dans ces travaux des élus, tels l'ancien Ministre de la coopération Jean-Marie Bockel et l'ancien conseiller Afrique de François Mitterrand Jeanny Lorgeoux, réclamer le retour d'une cellule africaine à l’Élysée et la création de nouvelles bases militaires en Afrique.
http://www.leparisien.fr/images/2013/12/06/3382907_ide-centrafrique.jpg
http://www.masalamag.us/wp-content/themes/wpnewspaper/timthumb.php?src=http%3A%2F%2Fwww.masalamag.us%2Fwp-content%2Fuploads%2F2013%2F11%2Ffrance_afrique.jpg&q=90&w=458&zc=1A l’heure où une nouvelle intervention française en Afrique a été décidée en dehors de tout contrôle parlementaire et débat public,  la mobilisation de la société civile reste plus que jamais nécessaire. Le retour en grâce de l’idéologie légitimant les interventions françaises en Afrique peut et doit être combattu, à condition que le contre-discours citoyen tentant d'éclairer les zones d'ombres dans le jeu des puissants et des cyniques puisse être entendu, ce qui n'a quasiment pas été possible depuis le début de la guerre au Mali. Il n'y a pas qu'en Afrique que le poids de l'influence des militaires sur les institutions et le débat public présente une menace pour la démocratie.

Au contre-sommet : Simulacre de procès au Maroc pour le royaliste qui a arraché le drapeau sur le consulat d'Algérie


Par : Merzak Tigrine , 30/11/ 2013


Simulacre de procès au Maroc


C’est le 5 décembre prochain que l’on connaîtra la peine qui sera prononcée par la justice marocaine contre l’auteur de l’arrachage du drapeau algérien, le 1er novembre dernier, au consulat d’Algérie, suite à la mise en délibéré du jugement, jeudi, par le tribunal de Casablanca.

Faisant la sourde oreille à la demande de l’Algérie d’être associée à l’enquête sur le Marocain qui a arraché le drapeau de l'Algérie en pénétrant dans le consulat d’Algérie à Casablanca, le 1er novembre dernier, les autorités marocaines l’ont traduit jeudi en justice. 

Pour rappel, Hamid N., un des membres des Jeunesses royalistes, était parvenu à escalader le mur du consulat d’Algérie de Casablanca et avait enlevé le drapeau algérien en marge d'un sit-in visant à protester contre le contenu d’une lettre du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à la réunion de soutien au peuple sahraoui à Abuja, au Nigéria, quelques jours auparavant.
La vidéo avait été largement diffusée sur des sites internet marocains. Interpellé peu après les faits et poursuivi pour “atteinte à une propriété privée”, il avait toutefois été remis en liberté provisoire. Le prévenu a affirmé devant la cour avoir agi “par patriotisme” et “pour défendre l'intégrité territoriale” du pays, en réaction principalement à un discours du chef de l'État algérien sur les droits de l'Homme au Sahara Occidental, une ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc, mais revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario. Dans sa plaidoirie, Me Salaheddine Benabdellah a demandé la relaxe de son client, estimant notamment que le procès-verbal — qui évoque, selon lui, “la violation d'un domicile privé” — était “entaché d'irrégularités”. De son côté, le représentant du ministère public a, à l'inverse, réclamé la condamnation du jeune homme pour “atteinte à une propriété privée”. Quant à la présidente de la cour, elle s’est efforcée de ne pas laisser les débats prendre une tournure trop politique. “Il s’agit d’un délit, pas d’une affaire politique”, a-t-elle notamment indiqué. Elle a décidé de mettre le jugement en délibéré au 5 décembre. 
Une dizaine de partis politiques français et d’associations, dont Survie et Sortir du colonialisme, ont décidé de “chahuter” le Sommet sur la paix et la sécurité en Afrique, prévu les 6 et 7 décembre à l’Élysée, en organisant un “contre-sommet” pour contester la venue à Paris de “dictateurs africains dont le roi du Maroc”.
Initiée essentiellement par l'association Survie et Sortir du colonialisme, qui est membre observateur de la plate-forme Sahara Occidental, la manifestation se déclinera sous deux événements : un tribunal citoyen, le mercredi 4 décembre, qui traitera la question du Sahara Occidental avec la participation de Bachir Moutik, représentant en France de l’Association des familles des prisonniers disparus sahraouis, et un rassemblement de protestation, le lendemain, place de la République.
Selon les organisateurs, le “tribunal citoyen de la françafrique” visera à établir un bilan de 50 ans de “françafrique et d’interventions françaises sur le sol africain”. Le lendemain, un rassemblement inter-organisations est prévu place de la République pour dire que “la paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Élysée avec des dictateurs”. “Les organisateurs demanderont, à cette occasion, l’annulation du sommet, la fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs ainsi que la suppression des bases militaires françaises en Afrique”, a appris jeudi l’APS auprès de l’un d’entre eux.
Selon le secrétaire du Comité pour le respect des libertés et droits humains au Sahara Occidental (Corelso), Jean-Paul Le Marec, le mouvement associatif de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui est “directement concerné” par la manifestation puisque, a-t-il affirmé, le gouvernement français “continue de soutenir le Maroc qui poursuit sa politique de répression dans les territoires occupés, condamne des militants sahraouis à de très longues peines de prison et refuse la mise en œuvre du référendum d'autodétermination”. Un “Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique” est attendu les 6 et 7 décembre à Paris, en présence d’une quarantaine de dirigeants africains.