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mercredi 26 décembre 2012

Une femme enceinte transportée à l'hôpital... dans un cercueil

Par Ali Fkir, au Maroc à la veille de 2013

JE NE VEUX PAS VOUS EMPÊCHER DE DORMIR TRANQUILLEMENT, MAIS JE NE PEUX PAS ATTENDRE DEMAIN POUR PARTAGER CETTE VIDÉO:
  A 60 KM DE MARRAKECH, L'UNE DES VILLES LES PLUS CONNUES DANS LE MONDE DU LUXE, DU TOURISME DU SEXE, DE LA DROGUE ETC...DES VILLAGEOIS TRANSPORTENT A PIED , DANS UN CERCUEIL UNE FEMME QUI A DES DIFFICULTÉS A ACCOUCHER: PAS DE DISPENSAIRE, PAS D'AMBULANCE, PAS DE ROUTE. IL FAUT PARCOURIR DES KM ET DES KM POUR ARRIVER À UN DISPENSAIRE
LA RÉVOLUTION DEVIENT UNE NÉCESSITÉ
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Une femme enceinte transportée à l'hôpital...

 dans un cercueil

Une femme enceinte a été transportée dans un cercueil par les gens de son village à l'hôpital d'Imintanout, dans la région de Chichaoua.

Dans une vidéo publiée sur Youtube le 25 décembre dernier, les habitants d'un petit village du Haut atlas peinent à se frayer un chemin jusqu'au chef lieu de la région de Chichaoua, Imintanout, où se trouve le plus grand hôpital de la région. Devant la rudesse du chemin, et sous les cris de douleur de la femme, un homme cria à ses amis (en amazigh): "la prochaine fois, allez encore voter!".
L'hôpital d'Imintanout est le principal hôpital de toute la région de Chichaoua qui compte 16.000 habitants. Cette infrastructure souffre d'absence d'équipements et de sous-effectifs, une situation longuement décriée par les mouvements sociaux de la région.

Parlement Européen Charles Tannock, nouveau rapporteur spécial des droits de l'Homme au Sahara

Par Yassine Benargane, AufaitMaroc, 

Charles Tannock, nouveau rapporteur spécial des droits de l'Homme au Sahara de l'UE. /DR
Charles Tannock, nouveau rapporteur spécial . /DR

Nommé la semaine dernière suite à une résolution du Parlement européen adoptée à la mi-décembre, Charles Tannock sera le premier rapporteur spécial des droits de l'Homme au Sahara de l'Union européenne. Il fera des inspections au Maroc, et au sein des camps de Tindouf.




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Le Parlement européen (PE) a nommé, la semaine dernière, Charles Tannock au poste de rapporteur spécial des droits de l'Homme au Sahara. Cette nomination intervient suite à une résolution adoptée mi-décembre à Strasbourg, concernant le rapport annuel 2011.
L'envoyé spécial sera chargé de préparer des rapports sur la situation des droits de l'Homme, pour les présenter ensuite devant la sous-commission droits de l'Homme du Parlement européen.
Dans la résolution adoptée mi-décembre à Strasbourg, le Parlement européen (PE) avait exprimé “son inquiétude quant à la détérioration des droits de l'Homme au Sahara” et avait appelé au respect de “la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester”. Le Parlement avait aussi réaffirmé “son soutien à la mise en place d'un mécanisme international de contrôle des droits de l'Homme dans la région”.
Le rapport initial ne faisait pourtant aucune mention du conflit au Sahara, a rapporté le site d'information Lakome dans sa version francophone, précisant qu'il s'agit d'un “amendement co-signé par 96 eurodéputés qui a été introduit dans le circuit et finalement adopté en séance plénière”.

La RASD, entre deux rives
En l'absence d'une réaction claire de la part des leaders séparatistes, une association installée à Paris, nommée “Plateforme de solidarité avec le peuple sahraoui”, avait pris l'initiative de saluer la résolution du PE, en accusant la France de soutenir sans cesse le plan marocain d'autonomie.
“C'est aussi un message au gouvernement français pour qu'il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d'autonomie qui bafoue le droit international”, rapporte l'agence SPS, organe officiel du Polisario.
La nomination de Charles Tannock concerne donc aussi bien le Maroc que la “République arabe sahraouie démocratique” (RASD), qui avait estimé la résolution du PE comme “un encouragement et un point d'appui”.
Si les efforts du Maroc en matière du respect des droits de l'Homme, certes insuffisants, sont salués, la répression et les violations des libertés fondamentales de l'autre côté de la frontière restent tout de même flagrantes. Elles n'ont pas empêché au Parlement suédois de reconnaître récemment la RASD.
Une nouvelle mission est donc attribuée à Charles Tannock, également rapporteur des droits de l'Homme pour le Sahel. Vice-président de la délégation pour les relations avec l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, membre de la Commission des affaires étrangères au sein du PE, et psychiatre de formation, Charles Tannock est député européen depuis 1999 et membre du parti conservateur britannique.

Pour suivre la campagne de parrainage, point hebdomadaire n°3 ...

Bonjour,

Pour suivre la campagne de parrainage des prisonniers politiques et d’opinion au Maroc, je vous invite à se rendre sur le site de l’ASDHOM :

Vous y trouverez, entre autres, toutes les informations concernant la campagne initiée au mois de novembre dernier.
Les personnes désireuses de parrainer un ou une détenu(e) politique peuvent y trouver la procédure à suivre. Il suffit pour cela de se rendre à la rubrique « Campagne de parrainage ».
Les lettres proposées sont des modèles dont on peut s’inspirer pour entamer une correspondance avec son (sa) filleul(e).
Nous y publions également les courriers et les témoignages des parrains et marraines qui le souhaitent pour encourager d’autres à faire de même.
Nous remercions toutes les personnes qui font vivre cette campagne de parrainage et nous leur demandons de nous alimenter par toutes les données qu’elles arrivent à se procurer auprès de leurs filleuls. Les données personnelles ne seront bien sûr pas publiées et resteront à la disposition exclusives des parrains et marraines.

Nouveau
Depuis aujourd’hui, vous pouvez trouver sur la rubrique « Lettres de parrainage » des lettres modèles sur lesquelles vous pouvez vous baser pour
-         correspondre avec les familles des prisonniers politiques
-         interpeller les autorités marocaines sur la détention politique

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Point hebdomadaire n°3
 
La campagne de parrainage, initiée par l’ASDHOM au mois de novembre dernier, gagne en crédibilité. Chaque semaine, l’ASDHOM reçoit des demandes de parrains et marraines volontaires pour parrainer des prisonniers politiques au Maroc.
Des lettres sont envoyées aux filleuls et les autorités marocaines sont interpellées sur le dossier de la détention politique.
Vous pouvez voir et suivre de près cette campagne sur la rubrique « Témoignages et lettres » du site de l’ASDHOM. Nous y publions, avec autorisation des parrains et marraines, des lettres ou extraits de courriers destinés aux parrainé(e)s et aux autorités marocaines comme cette interpellation de Caroline Bardot, conseillère régionale Île de France et conseillère municipale de Nanterre (92).
L’ASDHOM se réjouit de voir que presque tous les groupes des parrainés sont couverts par cette correspondance (Agadir, Ifni, El Hoceima, Casablanca, Fès, Taza, Ouarzazate, Salé 1 et 2).
Nous essayons, dans la mesure du possible, de mettre à la disposition des parrains et marraines des adresses email pour correspondre directement avec les familles de prisonniers et pour parer au problème réel de la non distribution du courrier sur leurs filleuls.

Ci-dessous quelques informations relatives aux parrainé(e)s ainsi qu’aux « candidats au parrainage » :

-         Groupe UNEM de Fès : Les cinq détenus entament une grève de la faim de 20 jours à partir du 25 décembre pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de détention, des visites libres, l’accès aux études, la mise en place rapide de leur procès, leur libération et la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc. Rappelons que la date de leur procès n’a toujours pas été fixée.
-         Groupe Ifni: Le 18 décembre, la cour d’appel d’Agadir a prononcé les condamnations suivantes à l’encontre des membres du groupe :
- Zine El Abidine Erradi, Abdallah El Hihi, Youssef Rkini, Hassan Boulhdir, Mohamed Hamouda et Mohamed Akada, membres du 20 février et militants de l’AMDH et de l’ANDCM, ont vu leur peine réduite à 6 mois de prison ferme et 500 DH d’amende.
-  Abdelmoula Halab et Hassan Boughaba, membres du 20 février et de l’ANDCM ont écopé de 4 mois de prison ferme.
Un rassemblement de protestation contre ces condamnations a été organisé devant le tribunal d’appel. Il est à signaler aussi le rassemblement ouvert devant le siège de la Province, depuis le samedi 15 décembre en  soutien aux familles des citoyens de la ville d’Ifni qui ont péri dans leur tentative d’émigrer et pour réclamer la libération de tous les prisonniers politiques.

    -  Groupe Gdeim Izik de Salé : Les familles du groupe ont été surprises d’apprendre, lors de la dernière visite, que leurs membres ont été tous transférés de la prison Salé 2 à la prison Salé 1. Les marraines et les parrains sont donc priés d’envoyer leurs lettres à la prison Salé 1, sans oublier de mettre l’ASDHOM en copie pour s’assurer de l’acheminement.
Isabelle Maurer, la marraine suisse de Mohamed Bani du même groupe, nous apprend que son filleul, qui avait bénéficié d’une libération provisoire pour des raisons de santé, est retourné en prison. La date du procès du groupe n’est toujours pas fixée.
-         Groupe Ouarzazate : L’ASDHOM a appris que le tribunal de première instance d’Ouarzazate a condamné, le jeudi 20 décembre, six militants syndicalistes appartenant à la CDT à 2 ans de prison ferme et 40 000 DH d’amende sur la base de l’article 288 du code du travail « entrave à la liberté du travail ». Nous n’avons pas les noms de ces syndicalistes. Nous vous les communiquerons dès le prochain point hebdomadaire.

Nous avons reçu également des informations concernant d’autres « candidats au parrainage » :
-         Le procès de Camara laye, coordinateur du Conseil des Subsahariens au Maroc, qui devait avoir lieu le mardi 18 décembre, a été reporté au mardi 8 janvier 2013.
-         Le procès intenté à Fouad Balbal et à Ghassan Benouazi, militants du 20 février de Tiflet, a été reporté au 27 décembre 2012.
-         7 militants de l’Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM) ont été enlevés et arrêtés à l’université de Meknès. Les familles sont restées longtemps sans aucune information concernant les leurs avant de savoir qu’ils ont été arrêtés et vont être traduits devant un tribunal. Il s’agit de Soufiane Sghéri, Hassan Ahamouch, Mohamed El Oualki, Youssef Boueh, Mounir Aït Khafou, Hassan Koukou et Aziz Daroua.
-         Selon la section de l’AMDH à Attaouia-Tamallalt, le citoyen Sami Zouin qui a été enlevé de chez lui le lundi 10 décembre a été traduit en compagnie de deux de ces camarades devant le parquet près du tribunal de première instance de Marrakech le mardi 18 décembre. Ils seront poursuivis en état de liberté.
-         Driss Boutrada, alias Almoukanaâ ould Al Akkari, militant du 20 février de Rabat, enlevé le 10 décembre, n’a pas encore été fixé sur son sort. Il est poursuivi officiellement dans une affaire de droit commun, mais en vérité on lui reproche ses caricatures de la famille royale et son engagement au sein du mouvement du 20 février. Sa femme est restée longtemps sans aucune nouvelle de lui avant qu’elle apprenne qu’il a été enlevé et arrêté par des sécuritaires.
-         Driss Sedraoui, président de la Ligue Marocaine pour la Citoyenneté et les Droits de l’Homme (LMCDDH), a été arrêté et molesté sans ménagement par les membres des forces de l’ordre, le 19 décembre, lors du rassemblement pacifique organisé par les cadres au chômage de Rabat. Il sera présenté au parquet de Rabat le mercredi 26 décembre 2012.

Nous remercions les marraines et les parrains qui ont accepté de participer à cette belle aventure de parrainage. Nous informons qu’il reste malheureusement beaucoup de prisonniers politiques sans parrains et marraines. Nous devons tous restés mobilisés et sensibilités pour faire en sorte que toutes les listes soient couvertes de petites enveloppes, symbole de solidarité et de soutien. C’est avec l’écriture et la correspondance, entre autres, qu’on arrivera à briser l’isolement et l’enferment imposés à nos prisonniers politiques au Maroc.

Nous comptons sur vous pour ne pas les oublier. Les fêtes de fin d’année 2012 arrivent et c’est l’occasion de parrainer encore plus de prisonniers politiques pour leur dire qu’on pense à eux…

Merci pour eux et joyeuses fêtes de fin d’année.

Bien cordialement,
Paris, le 22 décembre 2012
Ayad Ahram

Depuis dix jours Figuig proteste contre la marginalisation, la misère, le laisser-aller et la « hogra ».

23-12-2012, devant le Pachalik !

Rue Ladouane, Zenaga !
Rue Ladouane, Zenaga !
Lundi 17-12-2012, la ville de Figue a marqué un arrêt de toute activité et une fermeture de tous les commerces ainsi qu’une marche vers les administrations et les services locaux. Mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, les protestataires ont marqué des sit-in devant les bureaux du Pachalik et de la municipalité scandant des slogans hostiles à la marginalisation, à la misère, au laisser-aller et à la « hogra ».
Aujourd’hui 23-12-2012, la ville a connu une marche populaire grandiose beaucoup plus grande que la première. Très impressionnante même ! Elle regroupait tous les ksour de Figuig et ses quartiers : hommes, femmes et enfants s’y côtoyaient. Les commerces ont fermé vers 8h 30mn et une marche populaire a été organisée vers 15h 30mn. Les manifestants ont donné rendez-vous à Tachraft à Zenaga où les manifestants de Figuig d’en Haut ont rejoint ceux d’en bas. La marche a ensuite pris la direction de la Douane puis Baghdad pour arriver en fin au quartier administratif. Les manifestants ont parcouru un circuit traversant toutes les administrations et les services pointés du doigt comme, entre autres, responsables de la situation où se trouve la ville.
 
A 8h 30 mn, tout commercé est arrêté !
 
Place Tachraft désertée !
De négociation à l’horizon, on n'en voit guère ! On parle de sages de la ville (entendez riches originaires de la ville) qui viendraient pour calmer le jeu mais apparemment certains d’entre eux, les précoces ou les plus avertis surtout, sont arrivés vite pour s’accaparer les carrières d’extraction de la pierre et du sable pour ainsi réduire à l’état de mendiants toutes les familles de Figuig qui survivent grâce au sable et au roc de cette ville agonisante.
 
Zenaga, attente de l’arrivée des habitants des ksour d’en haut !
 
                                     Arrivée des ksour d’en haut à Zenaga ! (convoie funéraire de Figuig)
Il faut dire que les téléphones portables IAM ont été coupés dans l’ensemble de la ville le mercredi. Certaines communications du téléphone fixe ont ensuite été brouillées vers le vendredi et le journal Figuignews.com a été muselé du samedi au dimanche.
- Au niveau national, la presse écrite indépendante (Al-massae, Al-khabar, Arraey…) couvre ces événements et certains journaux on line en font échos (demainonline.com)
- La télévision nationale a, en guise de couverture des événements que connaît la ville, montré un documentaire sur ce qu’elle appelle Souq-Ennssa (marché aux femmes). Ceci a été accueilli par les Figuiguiens avec beaucoup d’amertume, de colère et de frustration et interprété comme une gifle à Figuig, aux Figuiguiens et à la femme de Figuig surtout. Par ce documentaire, les gens, ici, comprennent que les oreilles officielles sont fermées et le peuple réduit à une curiosité digne d’un documentaire comme celui réservé aux animaux sauvages !

 
En avant ! Longue marche
 
« Après le blocus, Figuig rend l’âme ! Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons !»
 Vers le quartier administratif, remarquez les palmes qu’on utilise lors des funérailles
En avant !Longue Marche de colère !
 
Un peuple en colère !
 
Peuple uni !Près de la clinique de feu Hamoudouddou !Très nombreux !
 
Institutions obsolètes
La mort de Figuig !
 

Immense foule devant l’hôpital très médiocre de Figuig,cliniquement mort!

 
Devant la Municipalité et le pachalik ! Nombreux, très nombreux !
Tous unis contre la hogra ! Femmes et enfants, grands et petits !

 
Toutes les autorités sont huées !Une présence intense !
Les peuples ne se trompent jamais !
Tous présents !
 
Dimanche 23-12-2012, le soleil se couche mais pas le peuple !

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  • Sans détour:

    Seul un inconscient ou un aveugle délibéré pourrait minimiser la portée sociale et politique des récents mouvements sociaux dans Figuig, Tata, Marrakech..., des contrées éloignées du centre politique de l'État centralisateur marocain. Ils montrent que l'exaspération de la population gagne de plus en plus de régions. À ce rythme, la question qui se pose n'est pas de savoir si d'autres zones rejoindront la même dynamique (c'est certain, vue l'état insatisfaisant du pays), mais quand tous ces mouvements se rejoindront pour déboucher sur une transformation politique d'ampleur historique de la fabrique nationale marocaine.
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Tentative de black-out à Figuig ?





    Les habitants de Figuig manifestent depuis une semaine pour protester contre leurs conditions de vie. Les communications téléphoniques ont été brouillées lors des rassemblements et l'unique site d'actus de la ville (figuignews.com) a été fermé pendant plus de 24h.
    « Figuig rend l'âme ! ». Excédés par le manque d'infrastructures et la mauvaise qualité des services publics, les habitants de la petite ville frontalière de Figuig vivent depuis une semaine au rythme des sit-in et des manifestations, le tout sous forte présence policière.
    L'étincelle qui a mis le feu aux poudres, c'est la condamnation d'un habitant le 17 décembre dernier, accusé d'exploiter illégalement une carrière. « Les gens ici ont l'habitude d'exploiter un peu de sable, avec des autorisations provisoires délivrées par la mairie. C'est un moyen de subsistance », explique Abderrahman Dadi, militant associatif de Figuig. Or y a quelques jours, la gendarmerie a arrêté un de ces habitants, qui a été condamné lundi dernier à une amende de 30 000 DH. La population s'est immédiatement mobilisée pour le soutenir.

    Réseau de Maroc Télécom bloqué ?

    Ce sont d'abord les commerces qui ont fermé le 17 décembre, avant une marche vers les administrations et les services locaux. Toute la semaine, « les protestataires ont marqué des sit-in devant les bureaux du Pachalik et de la Municipalité scandant des slogans hostiles à la marginalisation, à la misère, au laisser-aller et à la hogra », relate le site local « Figuig News ».
    Mercredi dernier, le réseau de Maroc Télécom a été bloqué selon plusieurs sources concordantes. La coupure a eu lieu juste avant le début de la manifestation. Plusieurs habitants dénoncent également un brouillage des communications jusqu'au weekend dernier.
    Figuig News, le seul site d'informations de la ville, a lui-même été victime d'une attaque ce weekend. « A partir de samedi matin, le site a été fermé. J'ai essayé de contacter l'hébergeur pour avoir des explications, en vain. Le site n'a été rétablit que le lendemain vers midi », nous explique le responsable de Figuig News, Hassan Amara. Contacté par Lakome, l'hébergeur du site, domicilié à El Jadida, assure de son côté que « personne n'a demandé à ce que ce site soit fermé. Seule une décision de justice le permet. C'est peut être une attaque ». Il n'en dira pas plus. Un autre site de la région, Oujda24.net, qui couvrait également les événements, a lui aussi été attaqué et piraté du vendredi au dimanche...

    Négociations avec les autorités

    Hier dimanche 23 décembre, a eu lieu la plus grande marche organisée depuis le début de la contestation. Les habitants des ksour et quartiers de Figuig se sont rassemblés et ont fait le tour de la ville jusqu'au quartier administratif. Aujourd'hui, la situation semble s'être calmée selon les témoignages recueillis par Lakome. « La délégation provinciale du ministère de l'Intérieur à Bouarfa est venue pour tenter de  négocier», croit savoir un acteur associatif de la ville. Contacté par Lakome, le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, est resté injoignable.

    Un bébé mort de froid dans le village montagneux d’Angfou

    Un bébé mort de froid dans le village montagneux d’Angfou

    Chaque hiver, c’est la même rengaine. Il faut que des Marocains meurent de froid pour que les autorités se rendent compte que le froid tue dans les montagnes de l’Atlas. D’après l’AFP, la dernière victime en date est un bébé dans le village d’Angfou. Un militant de l’AMDH craint que cet hiver ne soit aussi rude que celui de 2006 où 37 personnes avaient trouvé la mort dans le village.
    Elle s’appelait Habiba Amelou et n’était âgée que de 40 jours seulement. Elle est morte de froid vendredi 21 décembre dernier, à Angfou, petit village situé à 1600 mètres d’altitude dans le Moyen Atlas, à 200 kilomètres de Khénifra, rapporte l’AFP dans une dépêche publiée aujourd’hui. Cette dernière se base sur un article du journal arabophone Akhbar Al Youm.
    4 bébés au total seraient morts depuis le début de cet hiver
    Citant deux témoins qui ont assisté à la mort du bébé, l’agence explique que le nourrisson avait une toux sévère, vomissait du sang et qu’il n’a pas pu être soigné à cause d’un manque de médicaments dans le village.
    D’après les médias locaux, 4 bébés au total seraient morts de froid depuis le début de cet hiver. De son côté, le ministère de l’Intérieur a démenti ses chiffres de 4 décès de nourrissons parlant seulement de « rumeurs ». Yabiladi a contacté cet après-midi Aziz Akkaoui, militant de l’AMDH à Khénifra pour tenter d’en savoir plus sur la mort de Habiba. Mais il a affirmé ne pas être au courant de ce décès, ajoutant que l’association va mener une enquête de son côté. Dans sa dépêche, l’AFP rappelle que le ministre de la Santé, Hossein El Ouardi a promis qu’une caravane médicale serait menée prochainement dans la région pour fournir des médicaments à plus de 2400 personnes.
    "Les villageois n'ont pas besoin de charité !"
    « Ce n’est pas de charité ou de caravanes médicales dont ont besoin les villageois d’Angfou. Ce qu’ils réclament est un partage équitable des revenus de la commune Anemzi dont ils dépendent ! », renchérit Aziz Akkaoui. « Ces revenus proviennent de l’exploitation forestière et notamment de la vente de cèdre. 80% de ces revenus vont directement dans les fonds de la commune mais hélas les habitants d’Angfou ne voient pas la couleur de cet argent» déplore-t-il. Un véritable comble. Les habitants d’Angfou souffrent du froid alors qu’ils dépendent d’une commune qui génère d'importants revenus grâce à la vente de son bois !
    Il regrette que cet argent ne soit pas réinvesti dans le village pour créer des routes ou d’autres infrastructures comme des hôpitaux ou des écoles pour désenclaver le village ou encore construire des maisons solides pour que les maisons ne s’effondrent pas sous le poids de la neige ou que chaque habitant puisse avoir du bois pour se chauffer.
    Du déjà vu
    En 2006, le village d’Angfou avait vécu une véritable tragédie à cause du froid où 37 personnes étaient mortes de froid et de faim, principalement des nouveaux nés, d’après les chiffres des associations alors que les autorités, elles, ne parlaient que de 10 morts. Une tragédie qui avait servi de véritable électrochoc. Un ballet d’officiels, de ministres et de conseillers avaient fait le déplacement dans le village pour s’enquérir de la situation et inaugurer des crèches et des foyers pour les enfants. « A quoi ça sert d’avoir des crèches dans un patelin aussi pauvre. Ce dont ont besoin ces gens, ce sont d’écoles et de routes! », lâche Aziz Akkaoui.
    Ce dernier craint que cet hiver soit aussi rude que celui de 2006. Cette année encore, lui et d’autres membres actifs de la société civile vont mener d’interminables sit-ins et envoyer des communiqués à la presse marocaine pour sonner l’alarme sur les conditions de vie des habitants du village et tenter, encore, d’attirer l’attention des autorités pour qu’elles interviennent au plus vite et éviter que des Marocains ne meurent de froid.
    Le ministère de l'Intérieur dément que Habiba soit morte de froid
    Dans une dépêche MAP publiée en début de soirée, vers les 20 h, le ministère de l'Intérieur dément catégoriquement que le décès du bébé âgé de 40 jours soit dû à la vague de froid. D'après lui, "le décès était naturel consécutivement à une maladie de courte durée". Il précise que "les parents de la disparue l'ont inhumée de façon normale et rien n'indique qu'ils aient lié son décès aux conditions climatiques".

     Dessin de Khalid Gueddar paru sur le site Bakchich.

    A Anfgou et à Ekrouchen tri et distribution de la collecte citoyenne


     TRI ET DISTRIBUTION DES DONS A ANFGOU ET EKROUCHEN ET DOUARS ALENTOURS.

    Par Rita la Rebelle, fb

     LA CARAVANE EST ARRIVÉE À BON PORT, NOTRE PREMIER OBJECTIF ÉTAIT ANFGOU. SUR PLACE LES COORDINATEURS RESPONSABLE DE LA DISTRIBUTION ONT FAIT LE CONSTAT SUIVANT : ANFGOU A ÉTÉ SUPERBEMENT MEDIATISÉ À TEL POINT QU'ILS ONT REÇU PAS MAL DE CONVOIS. SUR CE CONSTAT NOS AMIS ONT ADAPTÉ SUR PLACE ET REVU L'OBJECTIF ET DECIDÉ DE DISTRIBUER PLUTOT AUX VILLAGES ET DOUARS ALENTOURS QUI SONT AUSSI DANS LE BESOIN. J' APPLAUDIS CETTE PRISE DE POSITION ET CELA NOUS RAPPELLE À TOUS QUE CE N'EST QU'UNE FOIS SUR PLACE QUE L'ON PEUT CONSTATER LA RÉALITÉ. VOICI DES EXTRAITS DE NOS COLLABORATEURS SUR PLACE :

     
    Par Abdelqader Bagari, fb

     Après des centaines de kilomètres parcourus par les participants de la caravane :d' Agadir, Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès et Tadla. 
    La tranche de route la plus difficile vient après Leqbab, 26 km de route accidentée, un tronçon de goudron et pistes en pleine montagne qui alternent. Arrivés sains et saufs à Ekrouchen dans la nuit, les autorités locales nous ont bien accueillis et tout de suite après le déchargement des dons, commence le tri, un travail colossal effectué par les participants malgré la fatigue du voyage. Ensuite un diner préparé en notre honneur dans la tradition locale nous a été servi. Nous avons terminé le tri et mis en place les dispositions pour bien commencer la distribution le lendemain. Tous les participants ont passé la nuit chez les habitants par petits groupes. 

     Le lendemain, dimanche 23, après le petit déjeuner nous avons procédé à la distribution  par les participants avec l'aide des membres des associations locales qui aidaient au bon fonctionnement de l’opération, mais sous l'observation des participants. 

     Parallèlement un autre groupe a procédé a une visite de l’école du village et donné une formation et des explications sur la vision des finalités de cette action qui  se devait ne pas être comme les autres en ce qui concerne l'avenir du travail social dans la région. 
     Plus de 140 familles satisfaites et il reste pour au moins 30 familles hamdollah,10 petit douars des alentours d' Ekrouchen servies et des familles du centre aussi, pas moins de 67 familles qui étaient sur la liste de la fondation Mohamed V, à priori, mission accomplie à 100%.

    Merci à tous les donateurs, les participants,les autorités, le chauffeur du minibus, le chauffeur du pick up, et un grand merci aux habitants d' Ekrouchen et leur accueil chaleureux. A suivre…
    https://www.facebook.com/media/set/?set=a.365477620215383.82020.100002594450983&type=3
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    Par Mohamed Mounir Elmokhtari
     
    Ce week end nous avons effectué, quelques amis et moi, un périple humanitaire très riche en enseignements à Krouchen, un point perdu au milieu de l'Atlas, où des populations vivent dans une précarité qui rapelle une autre ère.. Nous avons été étonné par l'immensité de la misère. 
     Apporter des aides c'est  important, très important... Mais nous voulons surtout sensibiliser.. Nous voulons surtout dire qu'une approche qui impliquerait les gens eux mêmes dans le développement est le meilleur choix à faire..
    L'INDH a montré ses limites .. L'INDH c'est comme vouloir guérir un cancer avec du doliprane.. Il faut que l'Etat pense autrement, radicalement autrement.. C'est fondamental.. Ceci dit, je prévois déjà de partir avec d'autres équipes dans les prochaines semaines.. Des colis qui restent bloqués à Tadla et à Casa attendent d’être acheminés vers la région.. 

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    • Attention à la tentative de récupération !
      Réactions sur Facebook :

      Souad Abdelmoumni
      Si l'INDH avait fait son boulot, on n'en serait pas là !

    • Zapata Zapata 

       Mais ça ne va pas ! Il faut leur dire que ce sont les CITOYENS et le PEUPLE qui se sont décarcassés pour eux ! Quelle INDH !!!!!! En plus le caïd sur place est capable de leur dire que c'est un don de la capitale !!!!!!