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mercredi 5 septembre 2012

Maroc: 42 morts dans le plus grave accident d'autocar du pays

RABAT — Quarante-deux personnes sont mortes mardi dans un accident d'autocar au sud de Marrakech (sud), le plus grave jamais enregistré au Maroc, où plus de 4.000 personnes meurent chaque année sur la route.

Selon un responsable local, les 42 victimes décédées sont toutes de nationalité marocaine. "Mais nous sommes toujours en cours d'identification des corps, ainsi que des blessés", a-t-il précisé à l'AFP.
D'après la même source, le véhicule a chuté dans un ravin de 150 mètres alors qu'il se trouvait sur une route nationale de la province du Haouz, à une centaine de kilomètres au sud de Marrakech, une des villes les plus touristiques du royaume.
De mêmes sources, l'accident a également fait 25 blessés, transférés dans différents hôpitaux de la région. L'agence marocaine MAP fait état, outre les 42 morts, de 24 blessés dont quatre grièvement atteints. Les corps des défunts ont été transférés à la morgue du principal hôpital de Marrakech.

Le roi Mohammed VI a apporté son soutien aux familles et annoncé la prise en charge des frais liés aux funérailles et aux soins des blessés.
Les causes de l'accident ne sont pas encore connues, mais le bus, avec 67 personnes à son bord, était vraisemblablement en surcharge, a noté un responsable local du ministère des Transports. Les deux catégories d'autocar autorisés au Maroc comptent 48 et 54 places.
Une commission d'enquête ainsi qu'une cellule de crise ont été mises sur pied, a par ailleurs indiqué à l'AFP un responsable de la préfecture du Haouz. Le gouverneur de la province, Younès El Bathaoui, s'est rendu sur place pour superviser les opérations de secours, d'après la MAP.

13 morts chaque jour

Le drame est survenu alors que le bus descendait, de nuit, sur Marrakech, après avoir franchi le col de Tizi-n-Tichka, le plus haut du Maroc, qui culmine à 2.300 mètres. La route qui relie la ville ocre au grand sud via Ouarzazate serpente le long de la montagne sur plusieurs dizaines de kilomètres.

La France, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a présenté ses condoléances et exprimé "sa vive sympathie au peuple" marocain.

Il s'agit du plus grave accident d'autobus jamais enregistré au Maroc. En novembre 2010, un car transportant des ouvriers avait chuté dans un oued à Bouznika, près de Rabat, provoquant la mort de 24 personnes par noyade.
Les accidents de la route sont très fréquents dans le pays, par ailleurs bien pourvu en autoroutes.

Selon des chiffres officiels, plus de 4.000 personnes ont trouvé la mort en 2011 (pour environ 10.000 blessés graves), soit une progression de près de 12% sur un an, en dépit de l'entrée en vigueur d'un nouveau code de la route.
Dans un pays comptant un peu plus de 30 millions d'habitants, cela représente 13 morts chaque jour et une personne blessée toutes les sept minutes, selon un rapport de l'organisation arabe pour la sécurité routière.
Sur les six premiers mois de 2012, le nombre de morts était en outre en augmentation de plus de 8%, selon des statistiques du comité national de prévention des accidents de la circulation.
Durant la seule journée de mardi, deux autres accidents ont fait six morts, quatre à proximité de Settat (centre) et deux autres dans la région de Ouarzazate, a rapporté l'agence MAP.
L'été 2012 a été marqué par plusieurs accidents aux lourds bilans.
Fin août, un camion s'était renversé, dans la province du Haouz, faisant huit morts et 15 blessés, dont cinq grièvement.
Le mois précédent, 16 personnes ont péri en moins de 24 heures dans deux accidents survenus dans les régions de Safi (ouest) et de Khouribga (centre).
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Cet été les Marocains sont tombés comme des mouches sur les routes du royaume

Un accident de la route au Maroc (Photo DR)

Casablanca.- 42 voyageurs d’un autocar effectuant la liaison entre Marrakech et Ouarzazate sont mortes ce matin à l’aube. Selon les premières informations, le véhicule aurait chuté dans un ravin alors qu’il se trouvait sur une route nationale de la province du Haouz. Il y a également 25 blessés.
Cet été les Marocains, ainsi que des étrangers qui visitaient notre pays, sont tombés comme des mouches sur les routes de ce royaume malheureux.
Le 9 juillet seize personnes ont été tuées, dont des étrangers, et une dizaine blessées dans un accident d’autocar qui effectuait la liaison Agadir-Essaouira.
Et ce n’était pas la seule hécatombe de la journée puisque quelques heures plus tôt dix personnes ont péri et 33 autres ont été blessées dans un autre accident dans la province de Nador.
Dans les deux cas, les causes de l’accident étaient dues à l’excès de vitesse. Mais c’est connu, les routes du Maroc sont parmi les plus meurtrières au monde. Selon des chiffres officiels, les accidents de la circulation y font plus de 4.000 morts chaque année.
Demain
Un blessé de l’accident de Marrakech (Photo MAP)

Pourquoi tant d'accidents de la route au Maroc ?



Quelques réflexions de citoyens marocains, sur facebook 
  
Mohamed Sbai 
Tous les conducteurs de car et de camions travaillent 16 heures par jour avec la pression des patrons, on n'a  même pas besoin d ´assurance ni de permis, 1200 dirhams est un passe droit, les gendarmes qui terrorisent les citoyens peuvent agir en toute impunité, soutenir la violence et la répression, l'impunité  les protège, c ´est ainsi, c’est le Maroc.

Salah Elayoubi
Tous les jours, les informations nous distillent des nouvelles à faire rougir de honte les suppôts de la dictature et du Maroc utile contre le Maroc prétendument inutile, comme ce nouvel accident qui aura emporté une quarantaine de victimes sur la route de Zagora. Tous les indices imputent les responsabilités de ce nouveau carnage à la mauvaise gouvernance, à la corruption et à ce Maroc à deux vitesses où les uns roulent carrosse et les autres dans des débris sur des routes indignes...

        Kenza Oussafi ‎@Mohamed Sbai :
 Sans oublier certains avocats véreux, qui bouffent tes indemnités et laissent crever la veuve et l'orphelin handicapés par l'accident....

      Tangérois :
 l'autocar a 48 sièges, je me demande où étaient assis le reste des 67 passagers ?
 
    Nouwara Zhirat 
Ça me dépasse ... Le deuil on le fait tous les jours, nos jeunes, nos vies, notre avenir, celui de nos gosses ... Jusqu'à quand la valeur de la vie d'un citoyen marocain sera décidée par ceux qui se prennent pour Dieu .. ? C'est quoi ce délire ? 

    Youssef Would Flane
    A souligner, le scandale des agréments transport qui sont donnés à des personnes qui ne pensent qu’à faire des profits…on retrouve alors sur les routes des grands taxis, des camions et autocars d’une autres époque…suivi et contrôle technique sont inexistants…et même si le véhicule est déclaré impropre à la circulation, un petit billet discrètement glissé au service technique ou aux gendarmes sur la route, lui ouvre toutes les routes du royaume….


Mohamed Jaite
Au Maroc tout le monde est responsable sauf les gouverneurs politiques (roi, ministres, généraux, etc). La route est responsable, les chauffeurs des cars sont responsables, la vitesse est responsable, les voyageurs sont responsables, le verglas est responsable et jamais les politiques.

1. Toutes nos condoléances aux familles des 44 victimes de l'accident qui a eu lieu entre Ouarzazate et Marrakech dans la région du Haouz, aujourd'hui à l'aube.
2. Nous ne voulons pas d'un roi qui s'occupe des "frais d'enterrement du peuple" mais nous voulons des gouverneurs responsables, justiciables et qui rendent des comptes.

Othman El Khammalia publié surMouvement 20 février حركة20فبراير
Ce n'est pas la Syrie, c'est tout près de Marrakech destination touristique phare du Maroc ! J'invite les généticiens du monde entier à se pencher sur ce phénomène purement et typiquement Marocain puisque nous sommes les champions du mondes en la matière, car selon Rabbah (cet autre guignol) qui à chaque fois, à chaque drame, chaque carnage AFFIRME et CONFIRME la thèse de l’erreur humaine sans éléments factuels (preuves) !!! .... peut-être que la science nous aidera à comprendre le comportement de ces Kamikazes de la route en identifiant ce crabe de gène de prédisposition à cette maladie/hystérie du volant.

Aziz Enhaili, du Bled du Makhzenistan:
 Aujourd'hui, une quarantaine de nos compatriotes sont morts dans un accident d'autocar dans la route reliant Zagoura-Marrakech.
Ces morts inutiles et choquantes doivent nous inciter à ne pas nous arrêter au côté "fait divers'' de la chose, et d'aller plu loin dans la réflexion pour se poser la question de la raison (ou des raisons) de cela et œuvrer de sorte que cela n'ait plus lieu.

 C'est au moment où notre pays est le plus frappé par une horreur que l'on se rend compte combien on est très mal lotis en termes de gouvernance.
 
Kamal Mekouar 
Ah, Si Rebah !, Ah Si Benkirane ! Réveillez-vous !!! Sortez un peu de votre torpeur! Non, ce n'est pas la Volonté d'Allah que cet accident, c'est votre laxisme qui est en cause. Descendez sur terre, le Ciel, vous aurez toute l'éternité pour y séjourner !!!Pourquoi tant d'accidents de la route au Maroc ?
 

Quelques déclarations recueillies au cours du 3ème congrès d'ANNAHJ ADDIMOCRATI


A "tête reposée", j'ai revu un certain nombres de déclarations recueillies au cours du 3ème congrès d'ANNAHJ ADDIMOCRATI qui s'était tenu les 13, 14 et 15 juillet 2012 à Casablanca. Consciemment j'ai choisi les déclarations suivantes qui sont le fait de militantes et des jeunes, des militantEs non "connuEs du public" mais qui font un travail de base extraordinaire. ce n'est qu'un échantillon des dizaines de déclarations recueillies. Ils 'elles) sont de région différentes: Midelt, Beni Mellal, Larache, El Jedida, Khémisset, Casablanca.


En écoutant ces "simples" militantEs de base, j'ai la gorge serrée d'émotion. Nous, "vétérans" et âgés, nous ne pouvons que quitter heureux et optimistes le monde des vivants, l’étendard de la révolution ne tombera pas.


Je m'excuse auprès des autres camarades, et surtout auprès des "ténors" que j'ai "éliminés" d'office (hhhh!!!!)













· · il y a 8 heures ·

Cyberaction : Justice pour Mumia Abu-Jamal

cyberaction N° 491 : Justice pour Mumia Abu-Jamal
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/justice-mumia-abu-jamal-508.htmlhttp://www.cyberacteurs.org/cyberactions/justice-mumia-abu-jamal-508.html

In extremis, Mumia Abu-Jamal échappe à un nouveau déni de justice !

Dans le plus grand secret, la justice fédérale de Pennsylvanie a rendu une ordonnance le 13 août 2012 condamnant Mumia à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Cette décision, intervient huit mois après l’abandon de tout recours du procureur de Philadelphie contre l’annulation de la sentence de mort par la Cour Suprême des Etats-Unis. Ni Mumia, ni son actuelle équipe de défense n’en ont été informés ! Et pour cause : au-delà d’un délai de dix jours, aucune contestation n’aurait été juridiquement possible.


Sans la vigilance de Rachel Wolkenstein (juriste de l’ancienne équipe de défense de Mumia durant les années 80/90), Mumia serait définitivement privé de son droit de recours lui permettant de solliciter à tout moment une libération conditionnelle. C’est donc dans l’urgence, quelques heures seulement avant l’expiration du délai de dix jours, que la défense de Mumia a déposé une requête en contestation pour violation flagrante des règles de procédure pénale (non information des parties).

De mémoire judiciaire en Pennsylvanie, aucun condamné à mort dont la sentence a été commuée en prison à vie n’a vu ses droits autant bafoués.

C’est la même justice qui, après 30 ans de refus de faire toute la lumière sur cette affaire dont le traitement inéquitable est reconnu internationalement, poursuit son acharnement à vouloir maintenir Mumia Abu-Jamal en prison jusqu’à sa mort.

L’interpellation du gouvernement des Etats-Unis et de son ministre de la justice tout particulièrement doit s’intensifier pour mettre un terme à ce déni de justice et pour que Mumia soit libéré au plus vite

Paris, le 27 août 2012

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA
Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

Mumia a fait l'objet de notre deuxième cyber @ction en 1999 donc avant la création de Cyber@cteurs.
Nous vous invitons à faire connaître ce qui est à la fois une bonne nouvelle (il échappe à la peine de mort) et une nécessité de mobilisation.

Alain Uguen Association Cyber@cteurs


COMMENT AGIR ?Sur le site : Cette cyber @ction est signable en ligne

Ne pas oublier le Tibet


Cela vous prendra juste quelques secondes, merci à tous.

Plus de cinquante moines et civils tibétains se sont immolés par le feu depuis 2011 pour exprimer leur désespoir face à la répression chinoise qui s'intensifie au Tibet. À l'abri des regards, l'armée et la police sèment la terreur et musèlent la population tibétaine qui manifeste pacifiquement pour le respect de ses droits.
La communauté internationale commence à faire pression sur le régime chinois : les élus américains, japonais et européens ont adopté des résolutions demandant l'arrêt de la répression et l'ouverture des frontières aux journalistes et diplomates étrangers. Mais la France n'a toujours pas adopté de position forte qui pourrait étendre le mouvement de protestation mondiale de façon décisive.


C'est pourquoi nous avons lancé une pétition sur Change.org avec les associations France-Tibet et Buddhaline demandant aux parlementaires français d'adopter une résolution pour renouer le dialogue entre le pouvoir chinois et le Premier ministre tibétain. De nombreuses personnalités françaises ont déjà rejoint notre pétition. Cliquez ci-dessous pour découvrir leurs noms et ajouter le vôtre en soutien au peuple tibétain.

La France est attachée au Tibet, comme en témoignent les groupes d'information à l'Assemblée nationale et au Sénat. Face au désespoir croissant de la population, il est temps de suivre l'exemple des pays qui ont déjà pris position. En s'engageant à intervenir auprès de la Chine pour faire cesser la violence, la France mettra en pratique le combat pour l'universalité des droits humains.

Depuis des mois, nous aidons nos amis tibétains à alerter l'opinion publique et les politiques sur l'escalade de la violence au Tibet. Nos parlementaires reprennent le travail dans quelques jours. Si nous sommes des milliers à les interpeller, nous pourrons les conduire à agir sans délai.

Cliquez ici et signez la pétition pour la paix au Tibet :
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/mouvement-des-citoyens-fran%C3%A7ais-en-soutien-au-peuple-tib%C3%A9tain?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=10111&alert_id=xcJQxZivWT_qKnIzdxriI
Merci à toutes et tous,

Marcelle Roux, Association France-Tibet et Sofia Stril-Rever, Association Buddhali

mardi 4 septembre 2012

Oukacha : grève de la faim des prisonniers du M20F


Saadia Elouallous : IMPORTANT!!!!!!

De sources concordantes venant de la Prison Locale de Oukacha, les militants du Mouvement du 20 Février Casablanca, incarcérés à la Prison Locale de Oukacha, auraient commencé une grève de la faim à partir du mardi 04 septembre 2012 pour protester contre le désintérêt de l’administration pénitentiaire –et à sa tête le directeur du centre pénitentiaire- vis-à-vis de leurs revendications envoyées par courrier.

Ces dernières se résumeraient comme suit :
-les militants du M20F demandent d’être réunis dans la même aile de bâtiment.

-étant des prisonniers d’opinion, ils demandent d’être logés indépendamment des condamnés de droit commun.

-ils exigent, comme le garantit la loi, le droit de poursuivre leurs études et le droit d’accès aux soins de santé à tous les détenus.

-ils demandent de meilleures conditions de visite pour les familles qui sont obligées d’attendre plusieurs heures et ne bénéficient nullement d’une ambiance sereine pour voir leurs proches.

La durée de la grève serait de 48 heures pour tous les prisonniers d’opinion militants au M20F, sauf pour Younes Benkhdim qui envisagerait sérieusement d’entrer dans une grève de la faim illimitée en signe de solidarité avec les militants du Mouvement arrêtés lors de la marche de Bernoussi le 22 juillet 2012, et qui sont en attente de jugement.

L'allégeance au roi du Maroc, ce «machin»…

Par Ahmed Benseddik, Slate-Tribune, 4/9/2012Tribune:

Selon Ahmed Benseddik, l’allégeance au roi et son cérémonial moyenâgeux font partie de ces lignes rouges que le pouvoir marocain décrète.


L’allégeance au roi et son cérémonial moyenâgeux font partie des ces lignes rouges que le pouvoir décrète en violation de la dignité humaine et des valeurs citoyennes.
Jamais la cérémonie d’allégeance au roi du Maroc, organisée au Palais royal pour couronner les festivités de la fête du trône, n’a fait l’objet d’autant de contestation. Jusqu’à présent, la Bay’a  faisait partie des nombreuses sacralités que personne, ou presque, n’osait critiquer et encore moins remettre en question, ni sur le fond, ni dans la forme.
Pour le fond, ce concept, qui signifiait par le passé un contrat bilatéral entre gouvernants et gouvernés, avec des engagements réciproques, a été transformé par le discours officiel en acte de soumission absolue du peuple au roi, Commandeur des croyants.

Un rite sanctifié par le pouvoir

La notion de citoyen s’efface devant celle de sujet. Absente du texte constitutionnel, l’allégeance est revenue cette année dans le discours royal du 30 juillet qui la qualifia de sacrée, sachant que la sacralité a justement disparue de la nouvelle constitution (la personne du roi n’étant plus sacrée). Ce tour de passe-passe et de double langage a pour objet de vider la Constitution de sa substance et d’imposer l’allégeance comme un «machin» supra constitutionnel.   
Pour ce qui est de la forme, l’allégeance est incarnée par une cérémonie humiliante: quelques milliers de notables massés sur la Grand-Place du palais royal, sous un soleil de plomb, s’inclinent devant le roi et son cheval en répétant le mouvement de génuflexion comme dans la prière musulmane.
Cette année, ce spectacle, ô combien dégradant pour la dignité de l’être humain, a inspiré des activistes, qui, dans le sillage du Mouvement du 20 février qui revendique une démocratie au Maroc, ont lancé sur Facebook l’initiative d’organiser une cérémonie symbolique d’allégeance à la dignité et la liberté.
Les forces de l’ordre ont investi les lieux et ont dispersé les manifestants avec une violence inouïe. Venus en très grand nombre (police, forces auxiliaires, force anti-émeutes avec casques et gourdins, agents en civil), leur effectif était disproportionné par rapport à la taille modeste de la manifestation. Militants, journalistes ou simples badauds ont été sciemment pris pour cible par les forces de l’ordre.
En dénonciation de cette répression, Abderrahim Jamai, ancien bâtonnier et membre de la commission royale de réforme de la justice, a adressé au Chef du gouvernement  une lettre ouverte d’une rare véhémence:
«Si votre gouvernement était conscient de ses responsabilités, ses prérogatives et son engagement vis-à-vis des Marocains, vous auriez dû, le jour de la violente attaque sécuritaire et gouvernementale contre la liberté de protestation civique de citoyens pacifiques, proclamer votre colère au nom du peuple marocain contre les agissements de la police, et protester au nom des victimes dont le sang a coulé et la dignité a été froissée, et vous auriez dû ordonner à votre collègue le ministre de la Justice et des Libertés, au nom de la loi et des valeurs du droit et de la morale, et vu que le flagrant délit est manifeste, de procéder à l’arrestation des   exécutants et leurs dirigeants et à leur tête le ministre de l'Intérieur et les responsables des organes de sécurité  impliqués dans ce crime».
Les organes de défense de Droits de l’Homme ont exprimé leur indignation, y compris le Forum de la Dignité pour les Droits de l’Homme par la voix de son président Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du Parti de la Justice et du Développement, formation politique qui dirige le gouvernement…

«Une entité mystérieuse gouverne le pays»

Une question demeure sans réponse: si le Premier ministre affirme ne pas être au courant de l’événement au point que la presse le traite de «figurant», et que le ministre de l’Intérieur dont dépend la police nie être intervenu et, qui a donc bien pu sonner la charge contre les manifestants? Elle renvoie à une question plus globale: qui gouverne réellement au Maroc?
L’attitude irresponsable du gouvernement -qui prouve  que le centre de décision demeure le Palais royal- rappelle d’autres situations. Ainsi, Mohamed Yatim, premier vice-président de la chambre des représentants et membre dirigeant  du PJD a avoué son impuissance et son indigence lors d’un meeting pour consoler des diplômés chômeurs tabassés par la police. Le quotidien Akhbar al Youm rapporte ses propos sidérants :
«Benkirane ne gouverne pas, il y a des lobbies et des organes qui gèrent un certain nombre de dossiers, nous ne disposons que de 27 % des sièges au parlement. Si nous en avions 50 % ou plus, nous aurions plus de liberté d’action. L’ordre de vous attaquer n’a pas émané du Chef du gouvernement, de même que celui de détruire certains bidonvilles, l’ordre a été donné par une entité mystérieuse que nous ne connaissons pas».
La couleur avait été annoncée quelques jours à peine après la victoire du PJD aux élections législatives de novembre 2011. Idrissi Abou Zaid, un des ténors du parti qui venait de rempiler pour un siège de député, a déclaré dans une interview à la presse le contraire de ce que claironnait son parti pendant la campagne électorale. Bonne gouvernance, Etat de droit, responsabilité… 
Une fois la victoire en poche, son discours est devenu soudain plus réaliste :
«Le Gouvernement  du PJD sera soumis à de fortes critiques et affrontera des exigences et des attentes qui dépassent le plafond du possible. Je comprendrais les deux protagonistes: d’un coté le gouvernement est cerné par une Constitution, des lois, des usages et des lignes rouges invisibles. De l’autre coté, tous ceux qui réclament l'amélioration de leurs conditions en un temps record, car la souffrance qu’ils endurent depuis  l'aube de l'indépendance est immense».

Des lignes rouges invisibles

Ainsi donc, l’allégeance et son cérémonial moyenâgeux font partie des ces lignes rouges. Elle constitue, dans l’esprit des gardiens du temple, le socle de la légitimité de la monarchie au Maroc. Toute tentative de la dépoussiérer est perçue comme un danger qu’il faut combattre avec férocité. En brutalisant les partisans de «l’allégeance à la liberté et à la dignité», ils ont obtenu le contraire du but recherché : plutôt que d’étouffer le sujet, ils ont alimenté un débat fort utile. La Bey’a n’est plus aussi taboue qu’avant, et tant mieux. Un sit-in similaire à celui de Rabat est ainsi programmé à Paris par la communauté marocaine.
Les initiateurs n’ont pas manqué de remercier, avec ironie, aussi bien le Chef du gouvernement, que son ministre de l’Intérieur en écrivant dans une lettre ouverte :
« Il nous est particulièrement agréable, nous, organisateurs de la Cérémonie d’allégeance et de loyauté à la liberté et à la dignité à Rabat le 22 Août 2012 de vous exprimer nos sincères remerciements et notre profonde gratitude suite à votre louable effort qui a eu un impact décisif pour le succès de notre modeste initiative. Cette intervention musclée a suscité l’attention et aussi l’indignation des médias marocains et internationaux (… ) montre à quel point les valeurs de liberté et de citoyenneté s’approchent de la victoire alors que la logique des sujets soumis et enchaînés dans une relation maître-esclave souffre d’une misère intellectuelle et se trouve piégée dans une impasse morale».Tout est dit.
Ahmed Benseddik
Ancien Directeur exécutif de l’Association du «1200ème anniversaire de la fondation de Fès»  et directeur des Thermes de Moulay Yacoub, il a été le premier Marocain à rompre publiquement son allégeance au roi en juillet 2011.

A lire aussi
Lire notre dossier Maroc: Le temps des réformes


 

Des “Focos” citoyens pour la dignité du peuple 3 Septembre 2012 Un portefeuille en peau de Hérisson On savait le portefeuille de Mohammed VI, en peau de hérisson véritable, particulièrement lorsqu’il s’agit d’y mettre la main, pour restituer à ses compatriotes un peu de ce qu’il leur a pris. Le roi est encore plus avare envers les plus modestes d’entre eux, lorsque ceux-ci s’aventurent à défendre son régime et ses pratiques moyenâgeuses. Et s’il a définitivement perdu son titre de « Roi des pauvres », il le doit tout autant à son affairisme coupable et sa soif d’enrichissement, qu’à l’indigence de sa générosité. Tout au plus lui reconnaît-on, ici ou là, quelques postures, dont on sait qu’elles ne mangent pas de pain et ne lui coûtent rien, comme cette piètre « Harira », cette soupe du ramadan et les misérables ingrédients qu’il distribue aux nécessiteux, le tout payé du produit du racket et des caisses de l’Etat marocain. Pour se convaincre de tout cela, il fallait se trouver samedi dernier, au Trocadéro, où se sont exportées les pratiques indignes du makhzen, consistant à réquisitionner quelques pauvres bougres acheminés depuis Metz, sous bonne escorte vigilante de quelques sbires du régime, grimés, pour l’occasion, en patriotes. Des baltajis réquisitionnés pour les besoins de la cause monarchiste Au péril de leur vie familiale, sinon de leur vie tout court et contre la promesse d’un aller-retour en autocar et d’un sandwich arrosé d’un soda, ces pathétiques destins brinqueballés d’une cause à l’autre, ont eu pour seule heure de gloire de regarder passer derrière le cordon de CRS qui contenait leurs velléités, les amoureux de la liberté qui s’en allaient crier leur refus de courber l’échine, devant leur semblable. Ils ignorent sans doute encore, à l’heure où ces lignes sont écrites, instrumentés qu’ils sont, que l’enjeu de cet après-midi là, était aussi leur propre dignité que d’autres étaient allés défendre ! Larbi Maâninou, aura eu ce commentaire lourd de vérité pour résumer leur condition: « ..En face des vieux embarqués de Metz, débarqués de leur car, au Trocadéro faisaient pitié. J’avais envie de les embrasser alors qu’ils mangeaient leur sandwich et buvaient leur canette de coca … Ces personnes d’un âge certain ont été obligées de se déplacer pour nous faire face. La police les a cantonnés dans un coin pour éviter tout débordement provoqué par les vrais voyous du Maroc. Ils sont sur le chemin du retour et je leur souhaite une belle soirée qui leur fera oublier cette indignité qu’on leur a fait subir… » Ahmed Benani en tête de cortège, lors de la marche en direction de l’ambassade du Maroc Une poignée de citoyens pour des millions d’autres Ils étaient tout juste une centaine. A eux seuls, ils en ont représenté des millions d’autres, en ce jour mémorable du premier septembre, à Paris, Rue Le Tasse, siège de l’ambassade du Maroc. Le choix du lieu s’imposait, tant les locataires, pourtant censés représenter les intérêts du peuple marocain, se plaisent à répéter cyniques, devant les caméras du monde qu’ils courtisent à coups de ronds de jambes, de pâtisseries et de discours dégoulinants de miel qu’ils sont les ambassadeurs de Sa Majesté. Il s’agissait pour les militants de tous bords, de parodier la cérémonie de la Beyaa, tout comme avaient tenté de le faire une poignée d’autres à Rabat, avant de se faire brutalement disperser par des policiers aux méthodes aussi brutalistes que voyoutes. Le monde est soudain devenu étroit pour les dictateurs. Ce qui n’a pu se tenir convenablement, dans la capitale marocaine, s’est exporté naturellement, ailleurs. Une belle revanche sur le régime marocain à la main bien lourde et qui est en proie, par les temps qui courent, à une contestation généralisée, sinon de son existence, du moins de ses méthodes révoltantes, par ces « focos » rêvés par le Che et qui sont menés pacifiquement, par les citoyens marocains et les militants de tous bords, laissant la violence, les voies de faits et l’arbitraire au camp d’en face. Et si la cérémonie de Paris a définitivement achevé de ridiculiser celle du Mechouar et ses défenseurs, le roi si autiste et si vaniteux ne pourra s’en prendre qu’à lui-même ! Le Capitaine Adib et les autres… Il y avait de tout dans cette réunion des justes, sous un soleil radieux ! Il y avait ce capitaine de l’armée de l’air marocaine, en tenue d’été, béret vissé sur la tête. Militaire un jour, militaire pour toujours dit le dicton. Et Mustapha Adib est sans doute le meilleur d’entre eux. Le plus courageux aussi, dont l’histoire dit qu’il a bu le calice de l’injustice, jusqu’à la lie, pour avoir dénoncé la corruption et l’injustice. Un comble ! Il est aujourd’hui l’objet de toutes les « assiduités », de tous les ostracismes et de toutes les injustices qui lui font dire qu’il n’est plus marocain. Qui pourrait le blâmer d’avoir prononcé ce truisme, et d’avoir voulu le traduire dans les faits, en faisant vœu de renonciation à la nationalité de ses parents qui ont pourtant tant donné à leur patrie ! Il y avait aussi Ahmed Benani, le politologue, et professeur universitaire qui, de son langage exquis, avoue à longueur d’année, sur ses pages Facebook, dans ses conférences ou ses réunions privées, ne plus supporter l’autisme de ce régime arc-bouté depuis toujours sur ses injustices et ses pratiques douteuses. Il est accouru de ses hauteurs lausannoises pour haranguer les siens et appeler de ses vœux cette « Aube citoyenne ». Il y avait Anas Chadil, cet élève-ingénieur qui, le premier, au soir du 24 août, avait eu l’idée lumineuse de cette « waqfa », devant l’ambassade du Maroc à Paris! Il est reparti depuis à Nantes, préparer sa soutenance prévue ce lundi, apaisé d’avoir pu dire son mot, sur la question de cette satanée allégeance. Il y avait Zineb El Rhazoui. Celle des grands jours et de tous les combats. Déguisée en maîtresse de cérémonie, la pasionaria de la démocratie, était à faire hurler de rires un couvent des bonnes sœurs, mais qui, comme à son habitude, lorsqu’il s’agit de dénoncer les travers des dictateurs ne déridait pas de colère ! Moment de clownerie assuré tout de même ! L’ombre des absents Enfin il y avait l’ombre de tous ces absents, qui planait sur cette manifestation de la dignité contre l’indignité, de la liberté contre la soumission et de la citoyenneté contre l’assujettissement ! Ils sont légions les laissés pour compte, les pauvres, les misérables, les affamés, les spoliés, les oubliés du régime et nos militants. Ils s’appellent Abderrahmane Assal, Mouad Belghouat, Younes Belkhdim, Samir Bradley, Nour Essalam Kartachi, Leila Nassimi, Youssef Oubella, , Tariq Rochdi, et tant d’autres, emprisonnés pour avoir dit leur refus de la servitude et du déni de droit. La comédie de la beyaa aura vécu, le temps d’un après-midi particulier, sous une protection policière qui, pour une fois, aura profité aux démocrates. Elle aura eu pour théâtre les parvis des droits de l’homme au Trocadero et celui de l’ambassade du Maroc, cet antre de la dictature et son symbole. Un jour, sans doute, la parabole s’écrira dans l’autre sens ! Ce jour-là, les marocains rendus enfin à leur dignité citoyenne, n’auront besoin ni de protection des forces de l’ordre, ni d’allégeance dégradante due à un de leurs semblables.

Par Salah Elayoubi, 3/9/2012

Un portefeuille en peau de Hérisson
On savait le portefeuille de Mohammed VI, en peau de hérisson véritable, particulièrement lorsqu’il s’agit d’y mettre la main, pour restituer à ses compatriotes un peu de ce qu’il leur a pris.
Le roi est encore plus avare envers les plus modestes d’entre eux, lorsque ceux-ci s’aventurent à défendre son régime et ses pratiques moyenâgeuses. Et s’il a définitivement perdu son titre de « Roi des pauvres », il le doit tout autant à son affairisme coupable et sa soif d’enrichissement, qu’à l’indigence de sa générosité.
Tout au plus lui reconnaît-on, ici ou là, quelques postures, dont on sait qu’elles ne mangent pas de pain et ne lui coûtent rien, comme cette piètre « Harira », cette soupe du ramadan et les misérables ingrédients qu’il distribue aux nécessiteux, le tout payé du produit du racket et des caisses de l’Etat marocain.
Pour se convaincre de tout cela, il fallait se trouver samedi dernier, au Trocadéro, où se sont exportées les pratiques indignes du makhzen, consistant à réquisitionner quelques pauvres bougres acheminés depuis Metz, sous bonne escorte vigilante de quelques sbires du régime, grimés, pour l’occasion, en patriotes.
Des baltajis réquisitionnés pour les besoins de la cause monarchiste
Au péril de leur vie familiale, sinon de leur vie tout court et contre la promesse d’un aller-retour en autocar et d’un sandwich arrosé d’un soda, ces pathétiques destins brinquebalés d’une cause à l’autre, ont eu pour seule heure de gloire de regarder passer derrière le cordon de CRS qui contenait leurs velléités, les amoureux de la liberté qui s’en allaient crier leur refus de courber l’échine, devant leur semblable.
Ils ignorent sans doute encore, à l’heure où ces lignes sont écrites, instrumentés qu’ils sont, que l’enjeu de cet après-midi là, était aussi leur propre dignité que d’autres étaient allés défendre !
Larbi Maâninou, aura eu ce commentaire lourd de vérité pour résumer leur condition:
« ..En face des vieux embarqués de Metz, débarqués de leur car, au Trocadéro faisaient pitié. J’avais envie de les embrasser alors qu’ils mangeaient leur sandwich et buvaient leur canette de coca
… Ces personnes d’un âge certain ont été obligées de se déplacer pour nous faire face. La police les a cantonnés dans un coin pour éviter tout débordement provoqué par les vrais voyous du Maroc. Ils sont sur le chemin du retour et je leur souhaite une belle soirée qui leur fera oublier cette indignité qu’on leur a fait subir… »
Ahmed Benani en tête de cortège, lors de la marche en direction de l’ambassade du Maroc

Une poignée de citoyens pour des millions d’autres
Ils étaient tout juste une centaine.
A eux seuls, ils en ont représenté des millions d’autres, en ce jour mémorable du premier septembre, à Paris, Rue Le Tasse, siège de l’ambassade du Maroc. Le choix du lieu s’imposait, tant les locataires, pourtant censés représenter les intérêts du peuple marocain, se plaisent à répéter cyniques, devant les caméras du monde qu’ils courtisent à coups de ronds de jambes, de pâtisseries et de discours dégoulinants de miel qu’ils sont les ambassadeurs de Sa Majesté.
Il s’agissait pour les militants de tous bords, de parodier la cérémonie de la Beyaa, tout comme avaient tenté de le faire une poignée d’autres à Rabat, avant de se faire brutalement disperser par des policiers aux méthodes aussi brutalistes que voyoutes.
Le monde est soudain devenu étroit pour les dictateurs. Ce qui n’a pu se tenir convenablement, dans la capitale marocaine, s’est exporté naturellement, ailleurs.
Une belle revanche sur le régime marocain à la main bien lourde et qui est en proie, par les temps qui courent, à une contestation généralisée, sinon de son existence, du moins de ses méthodes révoltantes,  par ces « focos » rêvés par le Che et qui sont menés pacifiquement, par les citoyens marocains et les militants de tous bords, laissant la violence, les voies de faits et l’arbitraire au camp d’en face. Et si la cérémonie de Paris a définitivement achevé de ridiculiser celle du Mechouar et ses défenseurs, le roi si autiste et si vaniteux ne pourra s’en prendre qu’à lui-même !
 Le Capitaine Adib et les autres…
Il y avait de tout dans cette réunion des justes, sous un soleil radieux !
Il y avait ce capitaine de l’armée de l’air marocaine,  en tenue d’été, béret vissé sur la tête.
Militaire un jour, militaire pour toujours dit le dicton. Et Mustapha Adib est sans doute le meilleur d’entre eux. Le plus courageux aussi, dont l’histoire dit qu’il a bu le calice de l’injustice, jusqu’à la lie, pour avoir dénoncé la corruption et l’injustice. Un comble ! Il est aujourd’hui l’objet de toutes les « assiduités », de tous les ostracismes et de toutes les injustices qui lui font dire qu’il n’est plus marocain. Qui pourrait le blâmer d’avoir prononcé ce truisme, et d’avoir voulu le traduire dans les faits, en faisant vœu de renonciation à la nationalité de ses parents qui ont pourtant tant donné à leur patrie !
Il y avait aussi Ahmed Benani, le politologue, et professeur universitaire qui, de son langage exquis, avoue à longueur d’année, sur ses pages Facebook, dans ses conférences ou ses réunions privées, ne plus supporter l’autisme de ce régime arc-bouté depuis toujours sur ses injustices et ses pratiques douteuses. Il est accouru de ses hauteurs lausannoises pour haranguer les siens et appeler de ses vœux cette « Aube citoyenne ».
Il y avait Anas Chadil, cet élève-ingénieur qui, le premier, au soir du 24 août, avait eu l’idée lumineuse de cette « waqfa », devant l’ambassade du Maroc à Paris!
Il est reparti depuis à Nantes, préparer sa soutenance prévue ce lundi, apaisé d’avoir pu dire son mot, sur la question de cette satanée allégeance.
Il y avait Zineb El Rhazoui. Celle des grands jours et de tous les combats.
Déguisée en maîtresse de cérémonie, la pasionaria de la démocratie, était à faire hurler de rires un couvent des bonnes sœurs, mais qui, comme à son habitude, lorsqu’il s’agit de dénoncer les travers des dictateurs ne déridait pas de colère ! Moment de clownerie assuré tout de même !
 L’ombre des absents
Enfin il y avait l’ombre de tous ces absents, qui planait sur cette manifestation de la dignité contre l’indignité, de la liberté contre la soumission et de la citoyenneté contre l’assujettissement ! Ils sont légions les laissés pour compte, les pauvres, les misérables, les affamés, les spoliés, les oubliés du régime et nos militants. Ils s’appellent Abderrahmane Assal, Mouad Belghouat, Younes Belkhdim, Samir Bradley, Nour Essalam Kartachi, Leila Nassimi, Youssef Oubella, , Tariq Rochdi, et tant d’autres, emprisonnés pour avoir dit leur refus de la servitude et du déni de droit.
La comédie de la beyaa aura vécu, le temps d’un après-midi particulier, sous une protection policière qui, pour une fois, aura profité aux démocrates. Elle aura eu pour théâtre les parvis des droits de l’homme au Trocadero et celui de l’ambassade du Maroc, cet antre de la dictature et son symbole. Un jour, sans doute, la parabole s’écrira dans l’autre sens ! Ce jour-là, les marocains rendus enfin à leur dignité citoyenne, n’auront besoin ni de protection des forces de l’ordre, ni d’allégeance dégradante due à un de leurs semblables.

http://youtu.be/aGfJ5KHKY2w

http://youtu.be/GQ1hMCYutgY
--------------------------------------------------------------------------------Ahmed Benani  ...On commence à entendre le chant du cygne du despotisme. Ton papier le dit avec brio, la finesse de ta plume et la profondeur de tes réflexions traduisent ce sentiment collectif exprimé sur le parvis des Droits de l'Homme du Trocadéro : Non à l'humiliation, non à l'assujettissement , place enfin à l'émergence de la citoyenneté dans un autre Maroc libre, indépendant et souverain. -------------------------------------- Fouzia Maqsoud
    Le 1er septembre était un moment historique. Désormais, il faut retenir qu'il y a un avant et un après « la fête de l'allégeance à la liberté et la dignité ». Une fierté de voir des jeunes avancer à pas sûrs et certainement sur le chemin de la dignité d'un peuple longtemps humilié!

lundi 3 septembre 2012

KENITRA : SOYONS PRÉSENTS À LA NOUVELLE AUDIENCE DES ÉTUDIANTS LE 10 SEPTEMBRE

 Par Samira Kinani, 3/9/2012

SOUVENEZ-VOUS DES ÉTUDIANTS DE KENITRA - NOUVELLE AUDIENCE LE 10 SEPTEMBRE : SOYONS-Y !!!

Je vous rappelle un peu les évènements: mi-mars, les étudiantEs de l’UNEM organisaient des manifs, des sit-in pour des revendications syndicales, somme toute, très simples : amélioration de la qualité de services : buvette, bibliothèque (pas assez de tables ni de chaises) , eau devenue imbuvable, droit de visite au sein de la cité aux non résidents....
Le 27/3 après un sit in spécialement réussi, Abderrazak Ajou9a sortit de la cité, il fut poursuivi, arrêté, sauvagement battu puis jeté, évanoui, devant la cité , récupéré par ses camarades, qui essayèrent tant bien que mal de le réanimer devant le refus de l’ambulance de venir, malgré les appels des étudiants, il ne fut transporté à l’hôpital que le lendemain, par taxi, le médecin refusant de lui fournir un certificat médical. Nouvelle manif de colère des étudiants, des escarmouches avec la police...

Le lendemain, une descente impressionnante des forces de la répression, porte de la cité enfoncée par bulldozer, et c 'est la répression pure et simple, vols d'ordinateurs et tel , harcèlement sexuel des étudiantes, la totale, comme ce qu'on a vu à Larache, à Ifni, à Taza... Même comportement sauvage et malheureusement impuni de ceux qui sont censés être des gardiens de l'ordre..

.61 étudiantEs arretêEs cette nuit du 28 mars, 48 seront libérés après avoir goûté l’hospitalité sinistrement célèbre de nos commissariats, 13 seront poursuivis:11 en prison et deux filles en liberté provisoire..et depuis ils croupissent en prison, la prochaine audience aura lieu le 10 septembre, un sit in de solidarité est prévu devant le tribunal.

soyons là pour que jamais ça ne se reproduise
soyons là pour qu'on obtienne ne serait ce qu 'un semblant de droit
soyons là parce qu'aucun être humain ne mérite ça
soyons là pour crier haut et fort WA BARAKA

nb:à Kenitra la répression est toujours de mise contre tout ce qui bouge, souvenez vous les sit in du Mouvement 20 février