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vendredi 25 novembre 2011

Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes


De : wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma [mailto:wiredforwomensrights-bounces@globalrights.ma] 
De la part de Global Rights, 25/11/2011

(le texte en français suit le texte en arabe)

نشرت لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة ملاحظاتها الأخيرة

حيث تحت المغرب على سن تشريع خاص بالعنف اتجاه النساء
للنشر

الرباط 25 نونبر 2011

بكل ارتياح تلقى المكتب الجهوي بالرباط للمنظمة الدولية Global Rights مع من الجمعيات الغير حكومية المحلية، الملاحظات الختامية للجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة، التي نشرت اليوم، الذي يتزامن مع اليوم العالمي للقضاء على العنف ضد النساء.
من بين الملاحظات، خصصت الفقرة 22 للعنف اتجاه النساء، حيث جاء فيها: " تعلن اللجنة عن قلقها لغياب إطار قانوني خاص و شامل يهدف لتدارك و ردع جزائيا العنف تجاه النساء مع ضمان حماية الضحايا و شهودهم من مثل هذه الأفعال" و كخلاصة فإن اللجنة " يحث (المغرب) على سن، في أقرب الآجال، تشريع يستهدف العنف اتجاه النساء و الفتيات لتجريم جميع أشكال العنف اتجاه النساء و يضمن تمكن جميع النساء و الفتيات ضحايا العنف، بشكل فوري، من جميع وسائل الحماية"
للتذكير فقد قدمت تنسيقية الجمعيات النسائية المحلية المغربية بشراكة مع منظمة Global Rights تقريرها الموازي حول العنف الممارس تجاه النساء بالمغرب أمام لجنة مناهضة التعذيب التابعة للأمم المتحدة في بداية نونبر 2011 بجنيف حيث تدارست اللجنة التقرير الرابع للحكومة المغربيةـ المتعلق بإعمال اتفاقية مناهضة التعذيب، في دورتها 47.
هذا التقرير متوفر بالعربية و الإنجليزية على الموقع الإلكتروني للجنة مناهضة التعذيب http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm
بالإضافة للموقع الإلكتروني لمنظمة Global Rights: http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

تحالف المنظمات غير الحكومية المغربية يضم: جمعية أمل للمرأة والتنمية (الحاجب)، جمعية الأمان لتنمية المرأة (مراكش)، جمعية تاوزة لمناصرة المرأة (مارتيل)، جمعية تفعيل المبادرات (تازة)، جمعية تافوكت سوس لتنمية المرأة (أكادير)، جمعية صوت المرأة الأمازيغية (الرباط)، فضاء درعه للمرأة والتنمية (زاكورة)، جمعية باديس (الحسيمة)، جمعية المحامين الشباب (الخميسات) وفضاء واحة تافيلالت للتنمية (الريصاني).

للمزيد من المعلومات المرجو الإتصال بمكتب Global Rights بالرباط على49/ 0537.66.04.10 أو النقال 06.55.65.60.33 (العربية) أو 06.58.53.29.54 (الفرنسية)
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Le Comité contre la Torture des Nations Unies publie ses Observations finales et exhorte le Maroc de promulguer une loi sur les violences faites aux femmes
(POUR DIFFUSION IMMÉDIATE)

Rabat le 25 novembre 2011. C’est avec la plus grande satisfaction que le bureau à Rabat de l’ONG internationale Global Rights et une alliance d’associations partenaires locales ont lu les Observations finales du Comité contre la Torture des Nations Unies, qui ont été publiées aujourd’hui, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Parmi les Observations, dans le Paragraphe 22 s’agissant des violences faites aux femmes, le Comité « se déclare vivement préoccupé par l’absence d’un cadre juridique spécifique et compréhensif visant à prévenir et réprimer pénalement les violences envers les femmes ainsi qu’à protéger les victimes et les témoins de telles violences » et en conséquent le Comité « exhorte (le Maroc) à promulguer au plus vite une législation visant la violence à l’égard des femmes et des filles pour ériger en infraction pénale toutes les formes de violence à l’égard des femmes et veiller à ce que les femmes et les filles victimes de violence aient immédiatement accès à des moyens de protection. »

Pour rappel, Global Rights et une alliance d’associations locales des droits des femmes ont présenté son rapport parallèle sur les violences faites aux femmes au Maroc au Comité contre la Torture des Nations Unies au début de novembre à Genève. Le Comité a examiné le 4e rapport périodique du gouvernement lors de sa 47e session.

Ce rapport se trouve en arabe et en anglais sur le site du Comité contre la Torture au http://www2.ohchr.org/english/bodies/cat/cats47.htm 
ainsi que sur le site web de Global Rights au :
http://www.globalrights.org/site/PageServer?pagename=www_africa_morocco

Les fiches de plaidoyer en arabe et en français qui résument ce rapport parallèle et qui contiennent les recommandations de Global Rights et ses partenaires qui ont été adoptées par le Comité contre la Torture dans ses Observations finales, se trouvent ci-jointes.

L’alliance des ONGs marocaines comprend l’Association Amal pour la femme et le développement (El Hajeb), l’Association El Amane pour le développement de la femme (Marrakech), l’Association Tawaza pour le plaidoyer de la femme (Martil), l’Association Tafiil Moubadarat (Taza), l’Association Tafoukt Souss pour le développement de la femme (Agadir), La Voix de la femme amazighe (Rabat), Espace Draa de la femme et du développement (Zagora), l’Association Bades (Al Hoceima), l’Association des jeunes avocats (Khemisset), and Espace Oasis Tafilalet pour le développement (Rissani).
Pour plus de renseignements contactez le bureau de Global Rights au Maroc au 0537.66.04.10/49, ou aux GSMs 06.55.65.60.33 (arabe) ou 06.58.53.29.54 (français).

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Cri d'alarme de mon amie l'écrivaine Françoise Lalande:

Françoise Lalande à Tunis.
Aujourd'hui, c'est la journée où les violences faites aux femmes sont dénoncées.
Des femmes ont été frappées et violées Place Tahrir, hier et précédemment.
"Se payer" des femmes parce qu'elles sont journalistes ou (et) occidentales est l'acte de voyous et non de révolutionnaires progressistes.

Je les dénonce avec fureur et je dirai ma fureur au monde entier!

Yaa Driss El Yazami, yaa Sabbar, yaa Herzenni et consorts…

par Mohammed Belmaïzi, 25/11/2011

Yaa Driss El Yazami, yaa Sabbar, yaa Herzenni et consorts…

Je vous le dis d’emblée : vous êtes ridicules et sans honneur. Vous avez vendu vos consciences pour quelques dirhams et pour ce prestige que vous condamniez jadis. Maintenant vous avez vos chauffeurs et votre sale fric… fric qui goutte dans vos poches, de la sueur du peuple marocain. Vous avez dénaturé la cause du peuple marocain et souillé sa mémoire. Vous êtes passés du statut de la victime, pour épouser vos bourreaux. Et vous n’avez pas honte de nous ramener, avec la Constitution frauduleuse que vous avez rédigée, au droit de cuissage, pour piétiner notre dignité et nos espoirs d’instaurer un pays où il fait bon vivre. Et puis vous venez aujourd’hui parler en faveur des moyens de transport pour acheminer les gens aux bureaux de vote. Quelle humanité !! Comme si vous ignoriez la coutume féodale de ramasser les gens comme du bétail, pour les faire venir applaudir le passage de votre monarque de droit divin ! Votre aveuglement à la mesure de votre crapuleuse concupiscence moyenâgeuse ne vous honore point.

Et vous voilà vauriens, servant le monarque de droit divin et sa clique, venir vous opposer aux aspirations du peuple marocain qui crie son indignité dans la rue pour boycotter votre mahzala des élections. Non seulement vous ramez à contre courant de l’Histoire, mais vous êtes devenus des vassaux aux ordres. Habiles à manipuler et à bâillonner la parole juste et légitime du peuple marocain dans la rue. Vous vous êtes vous-mêmes enfermés dans le statut d’ennemis à notre peuple.

Le peuple ne vous le pardonnera jamais. Honte et Déshonneur sur vous !

https://www.facebook.com/notes/mohammed-belma%C3%AFzi/honte-sur-el-yazami-sabbar-et-consorts-/307784969240524

Le message de Larbi Fennech Maâninou, à lire absolument...

Par Larbi Fennich Maâninou, 25/11/2011

Aujourd’hui...les Marocains sont appelés à élire une assemblée parlementaire dont la composition est déjà prête...Alors que la rue bruit des revendications légitimes à la démocratie et à la séparation des pouvoirs; alors que les mouvements de protestation ne s'essoufflent pas, le pouvoir et certaines composantes de la société très compromises dans la gestion d'un système archaïque semblent emprunter le chemin de l'aveugle en pleine nuit ...
Je ne comprends pas que l'intelligence admette de se soumettre à un régime fermé et seul décideur. Je ne peux croire que le citoyen honnête accepte une soumission à la limite de l'asservissement. Je veux, comme d'autres, que le pays se relève et relève les défis de notre ère. Rien ne sera facile ni pour le pouvoir actuel ni pour les démocrates mais la base de l'entente pour préserver le Maroc de la déroute est le dessaisissement du Makhzen de toutes ses prérogatives antidémocratiques et féodales...Le travail qui nous attend tous est immense...Le temps perdu ne sera pas rattrapé. Jamais.

Si je refuse de participer à une mascarade alors que j'aime que le citoyen soit le centre de la construction, de la décision et de la proposition c'est que la chute de cette pièce rapiécée est connue. Jouer avec les sentiments des gens est une faute à tous les niveaux. Celles et ceux qui ferment les yeux et font semblant de ne rien voir assument une responsabilité terrible. Demain risque de surprendre tout le monde...Nos aspirations communes seront balayées par un vent de force 7 que nos digues dressées à la va-vite ne sauront arrêter...

Le mensonge de l'Etat est visible et risible. Pis, il est destructeur. La magie n'existe pas. La réalité que tout être conscient et responsable cerne sera notre lendemain. Je respecte un nombre impressionnant de militantes et de militants de ma gauche naturelle mais je ne peux les suivre dans cette aventure à l'issue certaine. Je ne peux accepter que le pays recule. Car il reculera. J'appelle mes amiEs démocrates à ne pas participer à la mise à mort d'une société en quête de quiétude et de réflexion. Le Maroc a besoin de se faire ausculter. Sa maladie inquiète et requiert un diagnostic et une expertise. Le laisser aller à la déchéance c'est tuer l'espoir. Je ne traite personne de lamentable mais j'ai à dire et à penser sur la gestion de nos préoccupations pacifiques. Je ne peux voter alors que mon bulletin est nul et non bienvenu...Les urnes sont déjà pleines et mon bulletin est dedans sans mon assentiment. Le Palais a déjà décidé de la composition de la Chambre d'enregistrement...Certains diront que le jeu vaut la chandelle parce au pire le citoyen prendra conscience de la nécessité de sa participation à la vie du pays...Un apprentissage à la démocratie...Mais si le citoyen, comme en 2007, refuse de participer à cette tragi-comédie , il faudra dès le 26 novembre que celles et ceux qui aiment la démocratie présentent leurs plus plates excuses à ce peuple dessaisi de ses pouvoirs...Peut-être que ce sera trop tard. Je garde encore un espoir...J'en ai besoin parce que je crains les lendemains douloureux..

Tanger le 24 novembre à la veille de la mascarade du 25 novembre 2011.

Par Ali Fkir, 24/11/2011
 
Le peuple BOYCOTTE, les sujets "votent", les moyens audio-visuels de l’État et la presse inféodée aux lobbys mafieux parleront d'un pourcentage de participation chimérique, les chaînes du néocolonialisme occidental et des Émirs du pétrole... emboîteront le pas avec des petites nuances quant à la forme.
Le peuple marocain quant à lui, connait la vérité. Il descendra dans la rue dès le dimanche 27 novembre pour continuer son légitime combat pour la démocratie...


Maroc : les "diplômés chômeurs" manifestent à la veille des élections

Par LEMONDE.FR avec AFP | 24/11/2011

Des manifestants lors d'une précédente marche à Rabat dimanche 20 novembre. AP/Paul Schemm

Près d'un millier de jeunes diplômés au chômage manifestaient pacifiquement jeudi 24 novembre à Rabat, à proximité du siège du Parlement pour réclamer des emplois et appeler au boycott des législatives de vendredi.

"Nous sommes ici pour appeler au boycott des élections et attirer l'attention sur nos revendications et notre droit au travail", a déclaré à l'AFP l'un d'eux. Encerclés par les forces antiémeute, ces "diplômés chômeurs", comme ils sont appelés au Maroc, qui demandent des emplois dans la fonction publique, étaient rassemblés en plusieurs rangs sur toute la largeur de la grande avenue Mohamed-V face à la gare ferroviaire de Rabat, dans le centre-ville. A une centaine de mètres du rassemblement étaient déployées des forces de l'ordre.

APPEL AU BOYCOTT DU SCRUTIN

Trois partis politiques de gauche, ainsi que le Mouvement du 20 février qui souhaite des réformes politiques profondes au Maroc, ont appelé au boycott du scrutin de 25 novembre, les premières élections depuis l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution octroyant plus de pouvoirs au Parlement et au gouvernement.

Selon les derniers chiffres officiels, le taux de chômage parmi les jeunes de moins de 34 ans au Maroc est de l'ordre de 31,4 %.
Plus de 13 millions de Marocains sont appelés vendredi à élire 395 députés à la première chambre du Parlement.

Des groupes de diplômés chômeurs manifestent presque quotidiennement à Rabat exigeant leur intégration dans la fonction publique.

 "Le travail est un dû, pas un privilège", proclamait mercredi soir des pancartes d'un de ces rassemblements dans la capitale marocaine.

jeudi 24 novembre 2011

Législatives du 25 novembre au Maroc : On attaque à l’arme blanche les partisans du boycott

Par le bureau exécutif de l’ASDHOM , 23/11/2011

L'ASDHOM condamne l'agression de la jeune Sarah Soujare et toutes les atteintes à l'intégrité physique des militant(e)s du Mouvement du 20 février au Maroc

L’ASDHOM exige le respect de la liberté d’opinion et condamne les actes criminels

Sarah Soujare transportée à l'hôpital
Un nouvel acte criminel vient d’être commis à l’encontre d’une jeune militante du Mouvement du 20 février, membre également de l’AMDH et du PADS de Casablanca. Le lundi 21 novembre, la jeune Sarah Soujare a été poignardée au ventre par un nervi du régime parce qu’elle faisait campagne pour le boycott des élections législatives du 25 novembre. Cet acte monstrueux n’est pas isolé, puisque d’autres militant(e)s du Mouvement du 20 février ont été la cible de ces agissements et ont payé cher leur engagement pour la démocratie, la liberté, la dignité et la justice sociale.

Devons-nous établir cette liste macabre des victimes de la répression subie par les jeunes du Mouvement du 20 février, pour que les autorités marocaines se ressaisissent et mettent un terme à cette dangereuse option répressive? Les associations de défense des droits humains, qui sont tellement attachées à la défense de l’intégrité physique des êtres humains et de leur droit à la vie, ne peuvent se contenter et se résigner à effectuer un recensement sinistre des morts suite aux violences des forces de police ou de leurs nervis, surnommés « baltajias ».

Parallèlement à cette agression sauvage, les autorités poursuivent leur campagne d’intimidation en procédant aux convocations, aux interpellations et aux interrogatoires de centaines de militant(e)s à travers plusieurs villes du pays. On leur reproche de s’être engagé(e)s publiquement dans l’expression de leur opinion, à savoir le boycott des élections législatives. C’est une atteinte grave à la liberté d’opinion. Des formations politiques, appelant au boycott, ont vu leur matériel de communication saisi dans des imprimeries ou confisqué dans des agences de transports.

Les autorités marocaines cherchent à étouffer les voix discordantes et assurer une pseudo-participation à un scrutin décrié. Elles craignent que de larges franges du peuple marocain ne soient pas enthousiastes à aller voter ce 25 novembre et pour cause ; les revendications exprimées tout au long des centaines de marches pacifiques sous la houlette du Mouvement du 20 février n’ont pas été satisfaites.

L’ASDHOM réaffirme son attachement pour que la libre expression des Marocain(e)s et formations politiques qui s’opposent aux choix et orientations du pouvoir soit scrupuleusement respectée. Elle dénonce les entraves orchestrées par les autorités pour empêcher l’exercice de ce droit élémentaire.

L’ASDHOM condamne cet horrible acte criminel, apporte sa sincère solidarité à la jeune Sarah Soujare et à tou(te)s les militant(e)s du Mouvement du 20 février et exige que l’auteur et les instigateurs soient recherchés et poursuivis.

Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org

Elections du 25 novembre : nouvelle supercherie du Makhzen?


Blog de Omar El Hyani, 21/11/2011
In nihilismus veritas

Il y a quelques semaines, j’avais proposé à travers ce blog une douzaine de mesures visant à restaurer la confiance des marocains dans les élections. Je savais pertinemment qu’une bonne majorité est irréalisable, pour la simple raison que le Makhzen tient coûte que coûte à garder les choses sous son contrôle. A quelques jours des élections “historiques” du 25 novembre, les marocains peuvent s’apercevoir que les règles n’ont pratiquement pas changé. Retour sur ces 12 points :

1-Les élections sont toujours organisées de bout en bout par le Ministère de l’Intérieur. Une instance indépendante n’est toujours pas d’actualité.

2- Le découpage électoral s’est fait cette fois-ci selon les provinces, sauf pour les grandes villes, et là aussi avec des exceptions. Rabat se retrouve avec 2 circonscriptions, tout comme Fès et Taroudant. Marrakech est divisé en 3, alors que Tanger ne dispose que d’une seule circonscription. Par ailleurs, il est judicieux de comparer la population de chaque province avec le nombre de sièges qui lui sont alloués au parlement. Les résultats sont édifiants. Il faut par exemple 5 fois moins de voix pour se faire élire à Aouserd (ou Boujdour) qu’à Tanger. Le rapport est de 1 siège pour 36 000 habitants à Aouserd contre 178 000 à Tanger. Où est le principe de base d’égalité des chances entre candidats? On l’aura compris, le Makhzen préfère placer les siens dans les provinces reculées avec un faible nombre de voix nécessaires pour se faire élire, et laisser les partis s’entre-tuer dans des provinces surpeuplées, où aucune majorité claire ne pourrait être obtenue.

3- L’obligation de vote n’a pas été instaurée. Point très controversé, mais qui ne devrait, à mon avis, être discuté qu’après avoir satisfait toutes les conditions de scrutin transparent…

4- Les marocains votent toujours en un scrutin de liste à plus forte reste. Beaucoup réclament un retour au scrutin uninominal à un ou deux tours pour que la notion d’élu du quartier revienne, et que la répartition des sièges soit plus fidèle au nombre de voix exprimées.

5- Seul point positif dans cette liste, le vote avec la carte nationale d’identité a été instauré pour la première fois. C’est une concession du Ministère de l’Intérieur qui tenait à la fameuse carte d’électeurs. Seul bémol, certaines personnes rapportent que les nouvelles cartes nationales d’identité ne sont plus distribuées depuis quelques semaines, et que le Ministère de l’Intérieur les retient dans ses tiroirs. Bourrage d’urnes en perspective? Je préfère ne pas y penser…

6- Inscription automatique sur les listes électorales : Là encore, rien n’a été fait. La révision des listes électorales a été ouverte quelques semaines avant les élections du 25 novembre. Le résultat est décevant seuls 13 millions de marocains sont inscrits, sur un potentiel de plus de 20 millions en âge de voter. Le plus surprenant, c’est que le nombre des inscrits a baissé de 2 millions par rapport aux chiffres de 2007! Où sont-ils passés? Avec cet effet de baisse du nombre d’inscrits, le taux de participation ne peux qu’augmenter! Soyons lucides, le Makhzen n’a aucun intérêt à voir débarquer 7 millions d’électeurs sur la scène d’un coup. Surtout quand le premier parti a gagné les élections de 2007 en n’obtenant que 500 000 voix!

7- Vote sans enveloppe : Petite mesure qui aurait pu réduire la fraude, mais là encore, aucune nouveauté.

8- Baccalauréat au minimum pour chaque candidat : Encore une fois, les marocains sont confrontés à une pléthore d’analphabètes, même s’il faut avouer qu’une bonne partie des formations politiques ont fait un effort en présentant des candidats plutôt instruits.

9- Audit fiscal pour les entreprises possédées par les candidats : Pas de nouveau non plus dans ce sens. Et quand on voit le profil de certains candidats connus pour leur affairisme, cela n’est franchement pas rassurant…

10- Casier judiciaire vierge pour tout candidat : Plusieurs m’ont confirmé qu’une loi existe dans ce sens mais qu’elle n’est juste pas appliquée. A Rabat par exemple, un élu multirécidiviste, réputé pour ses achats massifs de voix, et exilé depuis 2 ans au Canada, est rentré précipitamment pour briguer un siège au Parlement. Il est assuré de le gagner, et on se retrouvera encore une fois avec un ripoux au parlement. Faute d’application de la loi.

11- On ne sait toujours pas comment marche le système informatique du ministère de l’Intéroeur. Si ça se trouve, il ne sait probablement pas faire des additions correctement. Cher Makhzen, on veut le code source du Hassoub Al Markazi!

12- Ce qui n’était censé être qu’une blague s’est révélé encore une fois vrai. Abdelouahed (Mac Leod) Radi brigue un nième mandat de député. Et cette fois-ci, il a trouvé une très bonne excuse : s’il ne se fait pas élire député, puis président de la chambre des représentants, le Maroc perd son siège de président de l’Union Parlementaire Internationale. Vous ne voulez surtout pas que ça arrive, hein? :)

On se rend compte finalement que pratiquement rien n’a changé dans les conditions d’organisation du scrutin.

Effrayé devant la perspective d’une participation aussi ridicule que celle de 2007, le Makhzen panique. Premières victimes, tous ceux qui appellent au boycott. Les arrestations des membres des coordination du mouvement 20 février ne se comptent plus, les tracts de Nahj ont été illégalement saisis, et les affiches et spots publicitaires appellent à voter à tue-tête.

Que proposent nos partis? Monts et merveilles. J’avoue que je n’ai parcouru que superficiellement les programmes des partis (comme disait Jacques Chirac “Les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient”), mais un détail mérite d’être soulevé. Ils promettent tous un taux de croissance du PIB supérieur à 6% (8% pour certains…). Comment pourront-ils s’y prendre alors que ce taux s’est établi en moyenne à 4,5% sur la dernière décennie? Comment peuvent-ils être aussi optimistes alors que l’Europe, notre premier partenaire économique, s’apprête à faire face à une crise sans précédent. Et le Maroc dépend fortement de la santé de ce partenaire (exports, tourisme, transferts des MRE…). Et je vous épargne les autres fantaisies des partis. Y en a-t-il, par exemple, un seul qui a suffisamment de courage pour expliquer aux marocains la douloureuse réforme des retraites qui s’annonce?

Pire encore, certains leaders de partis makhzanéen, osent affirmer qu’ils sont prêts à s’opposer aux conseillers du roi s’il le fallait, alors que l’épisode de retrait de la loi des finances est encore dans toutes les mémoires. Ce même RNI a quand même l’affront de promettre le changement aux marocains, alors qu’il fait partie de tous les gouvernements depuis 1977! Seul les partis communistes chinois et cubains ont, semble-t-il une meilleure performance…

La seule bonne nouvelle dans tout ce cirque, est que le PAM est relativement en retrait par rapport aux autres élections (rappelez vous qu’il s’était classé 1er aux élections municipales de 2009!). Normal, après les slogans du mouvement du 20 février, ni le PAM, ni son mentor, n’ont intérêt à trop se montrer. Mauvaise nouvelle, ils préfèrent mandater le RNI (mieux vendable), qui joue au Cheval de Troie, et mène l’alliance makhzanéenne également appelée G8.

Que faire le 25 novembre? Voter pour le moins pire des partis, ou boycotter? J’avoue que je n’ai toujours pas de réponse. Voter reviendrait à cautionner le système dans lequel se déroulent ces élections : constitution non démocratique, conditions loin d’être optimales (cf. plus haut), candidats véreux… D’un autre coté, les 5 prochaines années sont cruciales pour le Maroc. Non pas pour des enjeux politiques (le pouvoir restera ailleurs…), mais surtout pour les aspects économiques (crise européenne, finances de l’Etat…) et sociaux (réforme du système des retraites, réforme inévitable de la caisse de la compensation…). Peut-on se permettre de laisser les mains libres aux mêmes personnes qui ont mené le pays à la dérive ces 50 dernières années? L’équation est difficile…

Le CNDH de Driss El Yazami piétine sa supposée neutralité face aux élections législatives

Par Ayad Ahram, Secrétaire général de l’ASDHOM, 24/11/2011

Le Conseil National des Droits de l’Homme (ancien CCDH), présidé par Driss El Yazami depuis mars 2011, présente aujourd’hui, jeudi 24 novembre à Rabat, sa méthodologie en matière d’observation des élections. C’est en tout cas ce qu’on peut lire sur son site Internet*

Dans sa déclaration publiée à l’occasion, on y lit (voir pièce jointe ou lien ci-dessus) :

« Appelle les autorités publiques chargées de l’organisation des élections à :
-Prendre en compte la dimension de « l’accessibilité universelle » dans l’équipement des bureaux de vote, conformément aux dispositions de l’article 29(1er§) de la Convention relative aux droits des personnes handicapées et aux engagements des pouvoirs publics consacrés par l’article 34 de la Constitution.

-Faciliter, le jour du scrutin, le transport des électeurs et des électrices vers les bureaux de vote, notamment dans les communes difficiles d’accès. »

Ou encore :

« Enfin, le Conseil national des droits de l’Homme :

Appelle les électeurs et les électrices, à participer massivement au scrutin prévu le 25 novembre 2011.

Rappelle que le vote est un droit personnel, un devoir national et un acte citoyen, et que les élections libres, sincères et transparentes constituent le fondement de la légitimité de la représentation démocratique. »

Si l’observation des élections relève des prérogatives du CNDH, nous notons avec stupéfaction sa volonté de s’immiscer dans la campagne officielle quand il appelle « les électeurs et les électrices, à participer massivement au scrutin prévu le 25 novembre 2011 » et à « faciliter, le jour du scrutin, le transport des électeurs et des électrices vers les bureaux de vote ». En faisant cela, le CNDH piétine majestueusement ce à quoi il est censé être tenu : la neutralité.

Notons au passage dans ce tableau de contradictions affichées et étant donné que le président du CNDH n’est autre que le président également du CCME, aucun mot sur « la facilitation du droit d’accès aux bureaux de vote » pour les citoyens marocains établis à l’étranger.

L’ASDHOM considère que le CNDH n’est pas dans son rôle. Nous lui rappelons que des militant(e)s du Mouvement du 20 février et de formations politiques qui ne cautionnent pas la politique officielle ont été intimidé(e)s, arrêté(e)s et interrogé(e)s pour le simple fait qu’ils (elles) aient distribué des tracts appelant au boycott de ces élections. La jeune Sarah Soujare a même failli y laisser sa vie le 21 novembre à Casablanca.

Le rôle du CNDH est de veiller au respect des libertés et des droits de l’Homme au Maroc, de mener des enquêtes de terrain et de réclamer que la justice fasse son travail en toute indépendance et impartialité.

Il devait être en principe le premier à être scandalisé par les dernières atteintes graves aux droits de l’Homme (assassinats de militants du 20 février, arrestation de Kabbouri, de Chennou, d’Al Haqed, etc.). Malheureusement, ses interventions montrent sa dépendance et son parti-pris en faveur de la politique officielle qui adopte un discours des droits de l’Homme, mais qui pratique son contraire.

Vidéo la marche du 23 novembre à Mohammedia

Par Ali Fkir, 23/11/2011

Mohammedia a connu le mercredi 23 novembre 2011 sa plus grande marche populaire organisée par le MVT20FEVRIER et cela au niveau de la participation populaire et de la distance parcourue .

Mohammedia a dit NON aux "élections" makhzenienne.

 OUI au BOYCOTT.
Ce fut une journée extraordinaire.
Aucun, je dis bien aucun incident n'est à signaler











La Voie démocratique Europe boycotte la mascarade


MAROC : BOYCOTTONS LES LÉGISLATIVES
DU 25 NOVEMBRE

Par Said SOUGTY, la Voie Démocratique

Contre l’exclusion politique des Marocains Résidents 
à l’Étranger

A peine déclenché le processus des changements dans le monde arabe, que les impérialismes courent au secours de leurs alliés pour protéger leurs intérêts. C’est le sens de l’appui donné par l’Etat français au régime au Maroc.
Et pourtant, depuis le 20 février, les assassinats et tentatives d’assassinats se multiplient, des arrestations continuent pour museler toutes les voix libres dans le pays.
 
Mamfakinch (on lâche rien)

Le peuple marocain, à travers le mouvement du 20 février, exprime haut et fort sa volonté pour un régime démocratique, en rejetant massivement la constitution du 1er juillet, et aujourd’hui en appelant au boycott des élections législatives du 25 novembre.

Les Marocains Résidant à l’Étranger encore exclus

A peine imposé par un referendum dont le résultat est digne d’une dictature (98.99…%), la constitution du 1er juillet consacre quatre articles au moins pour affirmer la citoyenneté entière aux Marocains résidant à l’Etranger, conformément aux législations des pays d’accueil. C’est ce qui ressort des articles 16, 17, 18, et 63. Mais prétextant des difficultés techniques, les MRE sont dépossédés de leurs droits politiques.
Notons, au passage, qu'au 1er juillet, où il s'agissait de plébisciter le roi et sa constitution despotique, le régime n'avait rencontré aucune difficulté technique à l'étranger pour l'organisation de son référendum, sans listes électorales.

Cette constitution est donc inapplicable. 

Parce qu’elle est moyenâgeuse quant au type de pouvoir qu’elle prône : tous les pouvoirs sont aux mains du roi. Le roi est le chef des armées. le roi est aussi le commandeur des croyants. Son discours est une source de lois. Quant au parlement, il n’est qu’une caisse de résonance. Le gouvernement n’applique aucun programme, il fait seulement exécuter les directives du roi. Il va sans dire que le peuple n’exerce aucune de ses prérogatives de souveraineté.
Les élections, du découpage électoral jusqu’au dépouillement, sont organisées par le ministère de l’intérieur, régulièrement entachées de fraude, d’utilisation de l’argent sale.

En avant vers le changement

v-   C’est pour exiger un régime démocratique, doté d’une constitution qui incarne la souveraineté populaire, que la Voie Démocratique est résolument aux cotés du mouvement du 20 février.
Les élections législatives et municipales ne sont qu’une opération de marketing pour renouveler les mafias locales.
v-   C’est pour exiger le démantèlement du Makhzen et des appareils répressifs,
v-   C’est pour traduire les criminels politiques et économiques devant la justice,
v-   C’est pour dire stop à la corruption, au despotisme…
 

C’est pour toutes ces raisons que la Voie Démocratique vous appelle au boycott des élections législatives du 25 novembre, et d’appuyer toutes les initiatives du mouvement du 20 février.
Said SOUGTY
said.sougty@gmail.com
+33 (0)6 79 84 49 06

Farce ou parti-pris : La LDH choisit un représentant de l'Etat pour être informé sur le printemps marocain !!

Bonjour,
Driss El Yazami
Du Maroc, la LDH a choisi Driss El Yazami, l’actuel président du CNDH et du CCME, pour parler des « soulèvements dans le monde arabe et l’avancée des droits » lors de sa 17ème université d’automne qui aura lieu les 26 et 27 novembre à Paris.
Après Europe Ecologie les Verts, la LDH vient de montrer, à son tour, son parti-pris dans le traitement de l’actualité relative aux atteintes des droits de l’Homme au Maroc. Nous rappelons à la LDH que M. Driss El Yazami n’est pas le mieux placé pour parler du Mouvement du 20 février que connait le Maroc.
Comme l’ont fait des militantEs de cette organisation, l’ASDHOM a adressé à ce sujet une lettre ouverte au président de la LDH (voir pièce jointe) pour lui dire sa désapprobation de ce choix partial et complaisant.
Cordialement,
Ayad Ahram,
ASDHOM
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Par Abid EL KHATTABI,  pour le Bureau exécutif de l’ASDHOM,  Paris, 23/11/2011
A Monsieur Pierre Tartakowsky
Président de la LDH

Monsieur le Président,

La LDH organise sa 17ème université d’automne (les 26 et 27 novembre 2011) sur le thème : « Les soulèvements dans le monde arabe et l’avancée des droits ». Evénement présenté comme « un moment de réflexion sur les mouvements de réforme et de révolution qui se déroulent au Maghreb et au Machrek ». Nous ne doutons pas que les questions soulevées méritent l’analyse et la confrontation de points de vue. Néanmoins, nous regrettons vivement que parmi les intervenants censés aborder ou faire référence à l’expérience marocaine vous avez fait le choix de donner la tribune à un représentant de l’Etat marocain, en l’occurrence M. Driss El Yazami. Vous n’êtes pas sans ignorer que M. El Yazami, un des anciens dirigeants de la LDH et de la FIDH, est en charge depuis des années de multiples fonctions et missions qui lui ont été confiées par le roi du Maroc. Il préside, depuis 2007, le Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger (CCME) et, à ce titre, il a un statut de ministre. Il est également nommé président du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) depuis mars 2011.

Vous affirmez à juste titre que la LDH entretient des liens étroits avec nombre d’organisations et de militant(e)s de cette région du monde. Pour ce qui est du Maroc, votre parti-pris et votre choix délibéré de faire intervenir une personnalité officielle ont suscité légitiment une désapprobation chez de nombreuses personnes qui apportent au quotidien leur solidarité aux luttes du peuple marocain et à ses forces démocratiques. D’autant plus que, depuis de nombreux mois, un formidable mouvement dit « Mouvement marocain du 20 février » ne cesse par ses imposantes marches pacifiques à travers toutes les contrées du pays d’exiger la démocratie, la liberté, la justice sociale et la fin de la corruption et le despotisme, soit un véritable Etat de droit. Le Mouvement du 20 février est victime de la répression (matraquage, arrestations, procès, intimidations, assassinats…) alors que l’instance (CNDH) que préside votre invité, M. Driss El Yazami, reste muette. Il en est de même pour les droits des citoyens marocains à l’étranger qui seront exclus du vote lors des élections du 25 novembre, avec le silence complaisant du CCME, présidé également par votre même invité et censé veiller à leurs droits.

Monsieur le Président,

C’est UNE Ligue engagée auprès des victimes et des défenseurs des droits humains que nous apprécions et souhaitons voir mobilisée en permanence pour les valeurs communes : l’universalité des droits humains. Nous ne pouvons passer sous silence ce geste inapproprié et qui offre une tribune supplémentaire à des portes paroles de l’Etat marocain pour perpétuer un message anesthésiant sur les soi-disant avancées et exception marocaines au niveau des droits humains.

C’est par respect aux relations que nous avons avec les militant(e)s Ligueurs(ses) et sections que nous tenons à vous faire part publiquement de ces observations et nous espérons que l’occasion se présentera pour échanger quant au contexte des droits humains qui prévaut au Maroc.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos sincères salutations militantes.

Abid EL KHATTABI

Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org www.asdhom.org