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mercredi 21 septembre 2011

En Corse il ne fait pas bon porter plainte... Une ressortissante marocaine en fait la regrettable expérience.

Indignation et demande de régularisation
Par Ayad Ahram, 21/9/2011 

Vous trouverez ci-dessous le courrier que l’ASDHOM vient d’adresser au préfet de Haute-Corse pour l’interpeller sur la situation faite à une ressortissante marocaine qui a reçu une notification de quitter le territoire alors qu’elle s’est rendue au commissariat de Bastia pour déposer plainte contre son mari qui l’a violentée.
Vous pouvez vous inspirer de cette lettre pour lui adresser également votre indignation et réclamer sa régularisation.
Voici les coordonnées de la préfecture en question.
 Bien cordialement,
Ayad Ahram

Rond point du Maréchal Leclerc de Hautecloque
20401 BASTIA CEDEX 9
Téléphone : 04 95 34 50 00
Préfet : Louis Le Franc
Fax Cabinet du Préfet : 04 95 34 06 82
denis.mauvais@haute-corse.pref.gouv.fr
Fax Secrétaire Général : 04 95 34 52 84
laurent.gandra-moreno@haute-corse.pref.gouv.fr
Fax Bureau des Étrangers : 04 95 34 50 69
francis.montigny@haute-corse.pref.gouv.fr
Fax Préfecture : 04 95 34 64 81
 ------------------

Monsieur le Préfet de Haute-Corse
Objet : Indignation et demande de régularisation
Monsieur le Préfet,

Permettez-moi de vous dire l’indignation de l’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc quant à la situation faite à Mme Farida Sou, ressortissante marocaine, qui s’est vue notifier une obligation de quitter le territoire français.
Ce qui est scandaleux dans cette affaire est qu’au lieu d’enregistrer et de prendre en considération la plainte que Mme Sou est allée déposer au commissariat de police de Batia contre son conjoint pour violences conjugales, la police l’a placée en garde à vue après avoir constaté que son visa était expiré depuis six mois.
Mme Sou a été mise en rétention administrative le 15 septembre en vue de son expulsion. La raison invoquée est le fait qu’elle se trouve en « situation irrégulière ».
Le tribunal administratif de Bastia a rejeté son recours déposé le lundi 19 septembre 2011. Mme Sou risque donc d’être expulsée d’un instant à l’autre.
Cette affaire n’est pas sans nous rappeler celle de Mlle Jajlae, cette jeune marocaine, scolarisée dans le Loiret, qui avait été expulsée après s’être présentée le 18 février 2010 à la gendarmerie de Montargis pour porter plainte pour violences commises à son égard. Heureusement que la jeune fille a pu retourner en France après une campagne de solidarité.
L’ASDHOM, à l’instar d’autres associations de défense des droits de l’Homme dont la Ligue des droits de l’Homme, dénonce cette mesure d’expulsion et vous demande de l’annuler afin de permettre à Mme Sou de suivre sa plainte et régulariser sa situation vis-à-vis de l’administration.
Je vous prie, Monsieur le Préfet, de prendre en considération cette situation humaine et d’intervenir pour réparer cette injustice.
Veuillez croire, Monsieur le préfet, en ma considération la plus sincère.

Paris, le 20 septembre 2011
Ayad AHRAM
asdhom@asdhom.www.asdhom.org

Action très urgente :DERNIERE PETITION pour sauver TROY DAVIS


 Mauvaise nouvelle, Troy Davis sera exécuté ce mercredi 21 septembre à 19h heure locale, par injection mortelle à la prison de Jackson.

Troy Davis avait été condamné à la peine de mort en 1991 pour le meurtre du policier Mark Allen Mac Phail à Savannah (État de Géorgie, Etats-Unis). Il a toujours clamé son innocence et sept des neuf témoins de l’accusation qui ont témoigné contre lui pendant son procès se sont, depuis, rétractés ou contredits. Par ailleurs, des informations indiquent que la police aurait usé de la contrainte pour obtenir certaines déclarations de la part de Troy Davis.

Le 12 septembre dernier, était annoncée la 4e date d’exécution à l’encontre de Troy Davis, et malheureusement, en ce 21 septembre 2011, Troy Davis sera exécuté par injection létale.

Amnesty International déplore la décision du Comité des Grâces de l’Etat de Géorgie. La décision de ce comité est en contradiction avec sa déclaration de 2007, indiquant qu'il n'autoriserait aucune exécution s'il subsistait le moindre doute quant à la culpabilité du prisonnier

Cette exécution serait le signe d’une régression concernant le respect des droits de humains aux Etats-Unis, d’autant que Troy Davis a toujours clamé son innocence et que des doutes sérieux persistaient quant à sa réelle culpabilité, même après l’audience fédérale de 2012 consacrée à l’examen des preuves.

Amnesty International reconnaît la gravité du crime pour lequel Troy Davis a été condamné. Amnesty International en tant qu’organisation abolitionniste, elle s’oppose, en toute circonstance et sans exception, à l’application de la peine de mort, sentence irréversible, injuste et arbitraire. [Plus d'information...]

Il nous reste la possibilité de mettre une dernière fois la pression sur le Comité des grâces. Ce comité peut être encore un rempart contre une erreur irréparable. Agissons massivement.

Si l’exécution devait se confirmer nous vous invitons à nous rejoindre, ce jeudi 22 septembre à 12h00 en face du Palais de Justice de Bruxelles. Nous vous demandons pour y participer de vous habiller sobrement, et de manière foncée. Nous vous distribuerons des roses blanches, signe du soutien apporté durant ces dernières années à Troy Davis.

Très important : merci de transférer cet appel par email à un maximum de personnes susceptibles d'être intéressées.
... et/ou sur Facebook ->
... et/ou sur Twitter ->



Mouvement du 20 février : 7ème Journée Militante Nationale du 25 septembre 2011

Le Bureau Central de l’AMDH, Rabat le 15/9/2011

Communiqué
L’AMDH appelle au succès
de la 7ème Journée Militante Nationale 
du 25 septembre 2011
décidée par le Mouvement du 20 Février

Le Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février (CNAM20) a décidé d’organiser la 7ème Journée Militante Nationale le dimanche 25 septembre 2011.

A cette occasion – et à l’instar des 6 journées militantes nationales précédentes organisées le 20 février, le 20 mars, le 24 avril, le 22 mai, le 26 juin et le 17 juillet 2011 – les coordinations du mouvement du 20 février et les conseils locaux d’appui au mouvement ont été appelés à organiser des manifestations et des marches puissantes et pacifiques dans toutes les villes du pays, poursuivant ainsi le combat pour la liberté, la dignité, la démocratie, la justice sociale et les droits humains pour toutes et pour tous.

A cette occasion, l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), en tant que membre actif du conseil national et des conseils locaux d’appui au mouvement du 20 février, appelle l’ensemble de ses membres et des citoyennes et citoyens qui la soutiennent, tant au Maroc qu’a l’étranger, à œuvrer pour le succès de cette 7ème journée militante nationale.


Une bouffée d’espoir dans le « village du monde » de la fête de l’Huma


Par Marie-Jo Fressard, Solidmar, 21/9/201


Débat au stand de la Voie Démocratiqu
Promenade militante à travers les rues du « village ». Petits débats passionnés et passionnants, parfois hors programme, sur les printemps en devenir des peuples du Maghreb. Aspects abordés très variés : L’importance des Assemblées Générales du Mouvement du 20 février qui en font l’unité et en gèrent l’organisation ; la mixité au cours des marches, grand pas en avant dans le rapport hommes-femmes, en Tunisie des filles sur les épaules des garçons, impensable avant cette ouverture ; les réflexions sur la laïcité : tolérance et non exclusion, il faut construire, non détruire ; la cruauté de la répression toujours menaçante, les baltagias ; la lutte de l’ANDCM sans arrêt réprimée, l’arrestation injuste du rappeur Moad Haqed…

Et toujours dénoncé, le rôle lamentable de l’État français qui n’a pas abandonné sa peau de colonisateur…Intérêts obligent ! Et sa presse aux ordres, l’absence d’informations ou la désinformation sur la situation au Maroc.
La détermination et le sérieux des interventions des jeunes du Mouvement du 20 février confirment notre admiration et notre confiance en cette jeunesse qui a su fédérer de manière croissante tous les espoirs de dignité, de liberté, de justice sociale et d’État de droit.

Contacts pris avec des intervenants possibles pour des journées de réflexion sur la situation au Maroc qu’il faudrait multiplier.

Salah Amaïdan
Deux grands stands des Sahraouis prouvent que ce peuple est enfin bien accepté dans le monde militant. Belle surprise d’y trouver notre ami Salah que nous accompagnons à la remise des prix : il vient de terminer premier aux 10km du marathon de l’Huma. Sa coupe -une de plus ! - est fêtée joyeusement par tous ses copains.
  Salah est un sportif de très haut niveau qui milite « avec ses pieds » pour la cause sahraouie… Chaque course est pour lui l’occasion de parler des souffrances de son peuple et de sa détermination à choisir l’indépendance lors du référendum d’autodétermination, scandaleusement reporté d’année en année…. Il y a quelques années, à Apt lors d’une course qu’il a gagnée, il a couru le denier tour de stade en brandissant le drapeau sahraoui, ce qui lui a valu l’interdiction de retourner dans son pays, le Sahara Occidental occupé. Récemment, il a reçu l’autorisation exceptionnelle d’y retourner pour revoir son père malade. Il nous raconte la lourde ambiance répressive qui règne à El Aaiun…En riant il ajoute : "Les Marocains ont voulu m’acheter, qu'est ce qu'ils imaginent !!"
On a gagné !!

Ce qui frappe devant leurs stands, c’est l’ambiance joyeuse : musique, danses, melafas multicolores, belles tenues des Sahraouies pour se protéger des vents de sable…
Excellent couscous sahraoui pris avec notre ami Ayad, de l’Association de défense des droits de l’Homme au Maroc.

Gdeim Izik démantelé...
Défilé musical dansant à travers les rues du village du monde, percussions, bouquet de couleurs des drapeaux de tous ces pays en révolution, Tunisie, Palestine, Algérie et bien d’autres, auxquels s’est joint le drapeau du Sahara Occidental, de ce peuple opprimé qui s’est levé le premier contre l’oppresseur marocain, à Gdeim Izik.

Opprimé comme le peuple marocain lui-même. Chaque évènement qui rapproche les victimes de ce même État féodal est un espoir : le jour où ils lutteront ensemble contre cette même dictature makhzenienne à dégager ! n’est peut-être pas tellement lointain !



vidéo pris devant le stand des Sahraouis :

mardi 20 septembre 2011

Deux émissions sur la guerre du Rif

La guerre du Rif, dans l'émission "La marche de l'histoire" sur France inter le Mercredi 21/9 à 13h 30

Le même jour à 22h 25 un documentaire "Abdelkrim et la guerre du Rif" sur ARTE

De Daniel Cling ( France, 2010)
La guerre du Rif fut un des premiers conflits coloniaux du XXème siècle, qui vit les tribus berbères se rebeller contre les Français et les Espagnols. Méconnue, elle est ici bien résumée .
Télérama

Journée de mobilisation internationale pour la reconnaissance de l’État palestinien

Le 21 septembre 2011

LA FRANCE DOIT RECONNAÎTRE L’ÉTAT DE PALESTINE

LA PALESTINE DOIT DEVENIR MEMBRE DE L’ONU

Lors de la prochaine Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (Onu), l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) présentera la demande de reconnaissance de l’Etat de Palestine dans les frontières de 1967, avec Jérusalem–Est comme capitale.

Le Collectif pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens, représentatif de plus de 40 partis, syndicats et associations de notre pays demande solennellement au gouvernement français de reconnaître l'Etat de Palestine, sans restriction sur ses prérogatives et sur ses droits, dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens conformément au droit international.

Plusieurs initiatives ont été prises par la Campagne nationale palestinienne "Palestine: L’État no.194» qui culmineront le 21 septembre, date de l’ouverture des débats de la 66è session de l’Assemblée générale des NU. Des manifestations de soutien à l’initiative palestinienne se dérouleront dans le monde entier. Nous vous invitons à y participer.

A Paris, et pour répondre à l’appel des palestiniens à la solidarité, le CNPJDPI organise un :

RASSEMBLEMENT
Le Mercredi 21 septembre à 18h
Opéra (M° : Opéra)
organisations signataires de l'appel :

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui  (ACCA) -  Alliance for Freedom and Dignity  (AFD) -  Alternative Libertaire (AL) -  Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) - Américains contre la guerre (AAW) -  Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) -  Association des Tunisiens en France (ATF) -  Association France Palestine Solidarité (AFPS) -  Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR)  -  Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) -  Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) -  Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) -  Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) -  Cedetim / IPAM -  Collectif des Musulmans de France (CMF) -  Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence  -  Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) -  Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) -  Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) -  Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) -  Confédération Générale du Travail (CGT)  -  Confédération Nationale du Travail (CNT) -  Droit-Solidarité - Europe-Ecologie-les Verts (EELV) -  Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) -  Fédération Syndicale Unitaire (FSU) -  Gauche Unitaire (GU) -  Génération Palestine  -  La Courneuve-Palestine -  Le Mouvement de la Paix -  Les Alternatifs -  Les Femmes en noir -  Ligue des Droits de l’Homme (LDH) -  Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL)  -  Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Organisation de Femmes Egalité -  Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) -  Parti de Gauche (PG) -  Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) -  Une Autre Voix Juive (UAVJ) -  Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) -  Union Juive Française pour la Paix (UJFP) -  Union syndicale Solidaires

L'ASDHOM solidaire du Mouvement du 20 février au Maroc

Par Ayad Ahram, Bureau exécutif de l'ASDHOM, 16,9,2011


Le Maroc au rythme de la contestation populaire

Depuis le début de l’année 2011, le Maroc vit à la cadence d’un mouvement populaire, né avec le vent de liberté qui souffle sur la région. Un mouvement, rythmé par des marches pacifiques régulières dans toutes les contrées du pays. Un mouvement animé par des jeunes qui à travers leurs slogans et leurs revendications cristallisent les attentes de tout un peuple pour la dignité, la liberté, la justice sociale et l’Etat de droit.

Ce formidable élan a secoué la sphère politique marocaine. Par son ampleur et sa persévérance, il interpelle le pouvoir, les formations politiques et la société civile. Mettant à nu, le système de gouvernance de la sphère publique, basé sur la corruption, le despotisme et l’accaparement des richesses du pays par une cour de serviteurs zélés au détriment d’un peuple et notamment de sa jeunesse laissée pour compte, abandonnée, sans perspective de travail et de possibilité de vivre dignement.

Comme à l’accoutumée, le pouvoir a tenté de juguler ce mécontentement qui prenait racine, par le biais de ses atouts qu’il perfectionne : manœuvres politiques et répression. C’est dans ce cadre, qu’il a octroyé une nouvelle Constitution. Un projet fait sur commande par une commission dont les membres ont été désignés par le roi, faisant ainsi la sourde oreille à la demande pressante de passer par une Constituante. Un texte fait sur mesure, pour perpétuer et enraciner les prérogatives de la monarchie et qui n’a pas été soumis au débat public, puisque deux semaines après sa publication, il devait être ratifié dans la précipitation par référendum. Une consultation qui s’apparente à une opération de marketing à l’éloge du roi. Au point qu’à l’étranger, ce référendum est devenu une véritable mascarade. Le vote s’est déroulé sur 3 jours, sans listes électorales, sans émargement, parfois dans des zones de transit comme le parking d’embarquement au port d’Algésiras en Espagne, sans contrôle et règles élémentaires de probité. Un vote sans surprise, à l’image des scrutins dont ne peuvent se réjouir que des régimes totalitaires.

Parallèlement, les manifestantEs du Mouvement du 20 février et leurs soutiens doivent faire face à une multitude d’actes d’intimidation, de menaces, de provocations et de répression. L’assassinat de Karim Chayeb à Séfrou, de Kamal Ammari à Safi, des cinq jeunes d’Al Hoceima dans des conditions non encore élucidées, les arrestations et les condamnations à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 10 ans ne sont que l’illustration de cette réponse répressive du pouvoir marocain.

Une répression passée sous silence par les médias occidentaux. En parler, et relater les faits quant aux atteintes des droits humains, c’est prendre le risque de contribuer à fragiliser le pouvoir en place et de permettre à la solidarité internationale de s’amplifier. Ce qui va à l’encontre des intérêts économiques et politiques des dirigeants occidentaux. Pire, on a assisté parfois à des éloges honteux quant à l’exception marocaine en comparaison avec les autres pays de la région.

En dépit d’une compagne de dénigrement, le Mouvement du 20 février a semé l’espérance et la volonté d’en finir avec l’Etat de non droit dont souffre le Maroc. La lame de fond de cette vague déferlante marque l’histoire de la longue et incessante lutte contemporaine du peuple marocain pour imposer le respect de la liberté et la démocratie dans le cadre d’un Etat de Droit.

L’ASDHOM, qui avait pris l’initiative avec d’autres organisations d’appeler au premier rassemblement à Paris le 20 février, n’a eu de cesse d’appuyer ce mouvement et de lui apporter le soutien nécessaire (engagement de nombreux militants, mise à disposition de modestes moyens logistiques….). Le combat des jeunes du Mouvement du 20 février se confond avec celui que mène l’ASDHOM depuis sa création en 1984 pour un Etat de droit au Maroc, un Maroc respectueux des droits humains tels qu’ils sont universellement reconnus.


Bureau exécutif de l’ASDHOM
Paris, le 16 septembre 2011
Fête de l’Humanité
ASDHOM
Adresse postale : 79, rue des Suisses 92000 Nanterre
asdhom@asdhom.org 
www.asdhom.org

L’Onu exhorte le Maroc à respecter les droits culturels du Sahara occidental

New York, 18 sept 2011 (SPS) L’Experte indépendante des Nations Unies dans le domaine des droits culturels, Mme Farida Shaheed, a exhorté le gouvernement marocain à respecter les droits culturels du peuple du Sahara occidental, dénonçant les mesures coercitives menées contre la promotion de l’héritage culturel des Sahraouis, a indiqué l’ONU.
La représentante de l’ONU a fait ce constat à l’issue d’une visite effectuée au Maroc et au Sahara occidental du 5 au 16 septembre afin d’évaluer les efforts fournis par les autorités marocaines pour promouvoir et protéger les droits culturels et pour identifier les meilleures pratiques ainsi que les obstacles dans leur réalisation.
« J’ai également visité le Sahara occidental où j’ai fait la connaissance d’une multitude de festivals qui promeuvent l’héritage culturel de la région », a souligné Mme Shaheed.
Cependant, a-t-elle regretté, « certains musiciens sahraouis ont été empêchés de participer à ces festivals en raison du contenu spécifique de leurs spectacles ou performances. Certains ont également été empêchés de citer des noms sahraouis ».
En conséquence, a recommandé la représentante de l’ONU,  »les mesures qui empêchent ou limitent les droits culturels de la population du Sahara occidental devraient être révoquées immédiatement » par le gouvernement marocain.
En outre, elle a insisté pour souligner que « pour assurer le respect des droits culturels pour tous, il faut garantir la protection des droits de l’homme par des cadres juridiques ».

France : Inculpation de Serge Guichard pour nettoyage d'un bidonville : quand le ridicule rejoint l’ignoble…

Par la Ligue des Droits de l'Homme Paris, 19/9/2011

Serge Guichard, président de l'Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms, membre du réseau Romeurop, est assigné au pénal et risque de la prison ainsi qu’une amende pour avoir organisé, avec d’autres associations dont la LDH de l’Essonne et les familles Roms, un nettoyage complet du terrain au bidonville de Moulin Galant qu’elles habitent.
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Cette action fut menée le samedi 26 mars afin de protester contre le fait que les autorités responsables n'assuraient plus, depuis des mois, la collecte des ordures. Les sacs furent en fin d’opération placés en bordure de la voie publique, à disposition des services d'enlèvement. (http://www.romeurope.org/-Essonne-.html ).

D’où l’incrimination dont est victime Serge Guichard : « dépôt d’immondices sur la voie publique ». Où l’on voit que la vérité des faits s’efface sous le prononcé des mots : ce qui compte c’est de dire dans la même phrase, « Roms », « ordures » et « délinquants ». Et pourtant l’action a payé : quelques semaines plus tard, les poubelles étaient ramassées comme il se doit, normalement. Où est dès lors la délinquance ?

A chaque opération du gouvernement en matière de traitement des étrangers, on ne peut que constater l’approfondissement d’une politique de discrimination, de mise à l’écart, de stigmatisation aux fins de répondre aux supposés souhaits de sécurité des populations. En clair il s’agit de chevaucher le tigre des idées d’extrême droite pour tenter de retrouver la base électorale qui permettrait la reconduction d’un Sarkozy, dont le camp est en voie de liquéfaction.

L’inculpation de Serge Guichard démontre par l’absurde qu’il s’agit d’une politique systématique de désignation des allogènes dans une blanche société française fantasmée et d’une criminalisation des opposants.

La LDH appelle tous les citoyens à :

- exiger le respect des droits et la fin d’une poursuite judiciaire grotesque contre Serge Guichard ;

- signer la pétition de soutien : (http://soutienasergeguichard.over-blog.fr);

- participer au rassemblement de soutien le 22 septembre à 14h00, au tribunal de proximité, 1 rue de la patinoire, à Evry.

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lundi 19 septembre 2011

Des slogans contre le régime à la manifestation du 18 septembre à Tanger (vidéo) فيديو: الشعب يريد اسقاط النظام، طنجة 18 شتنبر 2011

Par Mohammed El Harrak-Marocution- 19/9/2011

Les jeunes du M20Fev de Tanger ont visé directement le système politique marocain en scandant aujourd’hui sur la place de Cinéma Tarik à Bénimakada des dizaines de fois et de vive voix : « Le peuple veut abattre le régime »(Achaab yourid Iskat annidam).


En effet, la manifestation de ce dimanche (18 septembre 2011) qui a commencé comme prévu à 17 heures, avec l’arrivée des jeunes constituant le comité du M20Fev des quartiers Ben Dibane et Bir Chifa aura marqué un grand tournant dans l’évolution du Mouvement.
Après un premier tour de la place « attaghyir », effectué par les jeunes du M20fev, il a suffi que les responsables sécuritaires donnent l’ordre d’empêcher un second tour d’avoir lieu, pour que les manifestants crient haut et fort leur colère dans des quartiers jamais foulés par les manifestants du mouvement. A savoir les quartiers d’Al Aouda et d’Assaada.
De l’autre côté, l’alerte maximale autour de la place « Attaghyir » a poussé les jeunes à hisser au maximum le seuil de leurs revendications en s’en prenant cette fois-ci au régime politique : « Achaab yourid iskat annidam ! »

La corruption, le chômage des diplômés, l’habitat insalubre, les inégalités sociales, la cherté des denrées alimentaires, les responsables locaux (SG de la Wilaya –Mustapha El Ghannouchi), Amendis, TecMed, les bas salaires, les libertés publiques …, qui ont fait l’objet de slogans très forts, ont ponctués comme d’habitude les différents moments de la marche.
Sans oublier, l’appel au boycott des élections qualifiées de « Mise en scène » (Masrahiya) lancé par les jeunes du mouvement, lors de cette même marche en marge de laquelle le parti Annahj Addimocrati (ex Ila al Amam) a distribué des tracts appelant à boycotter les prochaines élections.

En traversant les rues de Jirari, de Tunis , de Kharthom, de Syrie, la marche s’est gonflée de quelques milliers de sympathisants. Ce qui a poussé certains manifestants à crier « Assaha ! Assaha ! ». Une allusion claire et nette à un retour à la place Attaghyir. Mais les jeunes du M20Fev ont calmé cette hardiesse en mettant fin à leur marche sur la place du Rond point de Dar Tounsi.

Dans son discours de clôture, le M20Fev a réitéré ses convictions et a appelé ses sympathisants, entre autres, à soutenir « Issam », militant du M20Fev Tanger, dont la fourgonnette avait été saisie et qui comparaitra ce lundi devant le tribunal.
La marche de ce 18 septembre qui était courte dans le temps (Elle n’aura duré que 2 heures) a été encadrée par de nombreux membres de la coordination de soutien au mouvement du 20 F (CLAM20F) et a joui d’une couverture médiatique étrangère , en l’occurrence celle de la deuxième chaine de la télévision publique des Pays-Bas.

Campagne nationale pour la restitution des dépouilles des martyrs des années de plomb

Par DR Abdelkrim El Manouzi, ASSOCIATION MEDICALE DE REHABILITATION DES VICTIMES DE LA TORTURE

Chers ami(e)s et camarades
Je vous informe du lancement de la campagne nationale pour la restitution des dépouilles des martyrs des années de plomb, LE DROIT AU DEUIL, pour la vérité et la justice avec le meeting organisé pour la commémoration du 40° anniversaire de l'exécution arbitraire et extrajudiciaire du Commandant Brahim El Manouzi, ancien dirigeant de l'armée de libération du Sud Marocain et combattant pour la liberté et la démocratie au Maroc 

Le meeting aura lieu le 24 septembre 2011 à partit de 16 heures à l’appel de la Famille Manouzi, du soutien du collectif national contre la peine de mort et de l’Association Médicale de Réhabilitation des Victimes de la Torture, et aura lieu au complexe culturel Sidi Belyouth, face au local de la gare routière de la CTM, centre ville de Casablanca, rue Léon l’Africain sous le slogan de : 

DROIT A LA VIE ET A LA VÉRITÉ

NB / Priere de me communiquer a travers mon adresse email, toute information et photos utiles a la réussite de ce meeting

دعوة

تخليدا لذكرى مرور أربعين سنة على إعدام الشهيد الرائد ابراهيم المانوزي، أحد قادة جيش التحرير، تنظم عائلة المانوزي بدعم من الإئتلاف المغربي ضد عقوبة الإعدام و الجمعية الطبية لتأهيل ضحايا التعذيب لقاءا وطنيا يوم السبت 24 شتنبر 2011 على الساعة الرابعة زوالا بالمركب الثقافي سيدي بليوط زنقة ليون الإفريقي أمام محطة المسافرين ستيام الدار البيضاء، تحت شعار الحق في الحياة و الحقيقة.
البرنامج : شهادات لرفاق الشهيد، فيلم وثائقي، مساهمات ثقافية.

الإتصال : الهاتف : 0522 48 65 26
famille.elmanouzi@gmail.com