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samedi 21 décembre 2013

L'adieu de Winnie à son "homme"

Par Winnie, Afriquefemme, 16/12/2013

"Seule, je te revois dans ce township d’Alexandra où, au détour d’une ruelle, j’aperçus ta longue silhouette au milieu d’une bande de jeunes. Seule, je pense à ce jour où tu m’as proposé de devenir ta femme. Seule, je pense à ces petits rares moments d’évasion dont nous pouvions profiter. Seule, je pense à ce jour où tu as rencontré mon père pour demander ma main. Seule, je pense à cette phrase de mon père « Nelson est un garçon charmant, tu peux l’épouser mais le choisir c’est épouser un combat et non un homme ». 
J’ai compris aujourd’hui que j’ai épousé le combat, ton combat, le combat de ta bande avec les BUTHELEZI, SISULU Walter, Oliver Tambo et autres. J’ai appris à lutter à vos côtés. J’ai intégré le système très tôt. J’ai, inconsciemment peut-être, décidé de jouer ma partition. J’ai, peut-être pour prouver à tes compagnons que tu avais choisi la femme qu’il fallait, opté pour l’incarnation de l’aile dure. Puis arriva ce jour sombre de ton arrestation. Jour sombre, ai-je dit ! Il l’était pour moi or c’était le jour de gloire puisque tu me disais lors de mes visites bien surveillées à Roben Island que « ta victoire a commencé le jour de ton arrestation ». Plus tard, après plus de quinze années de bagne, tu n’as pas hésité à me dire « Winnie, tu te bats bien pour ma libération mais tu m’abats avec ton comportement. Je suis au courant pour le jeune avocat et je te comprends : la solitude peut être le lit de la débauche pour une femme qui n’a jamais pu savourer son mariage. Je ne t’en voudrai jamais. Je te porte dans ma chair Winnie ». Oui, Nelson, tu avais vu juste. Tu me comprenais seulement la compréhension ne doit pas être une légitimation et c’est ce que je n’ai pas pu comprendre assez tôt d’où mon escapade nocturne le jour de ta sortie de prison devant les caméras du monde entier. A ta libération, j’étais fière de toi, fière de ton endurance, fière de ta victoire et indigne voire indignée d’autant que je ne méritai plus d’être à tes côtés ou de te prendre la main. J’étais une étrangère à tes côtés. Je te sentais plus comme un père.

Ta décision de partir, de t’éloigner de moi, de divorcer ne m’a point surpris. Je voulais ce divorce. Je n’osais pas prendre l’initiative par peur de te faire souffrir encore. J’ai applaudi lorsque tu as choisi MACHEL. Pleine de grâce, de douceur, dévouée, câline, discrète, profondément amoureuse de toi, fidèle et généreuse avec notre progéniture, j’ai tout de suite compris qu’elle allait t’offrir toute cette affection qui t’a tant manquée.

Mon cher époux,
Je ne prie pas pour toi, Dieu a donné des signaux rassurants quant à ta place dans l’au-delà. Je veux ici et pour toujours te dire combien je t’aime. Je n’aurai pas la chance de prononcer un discours devant ces 80 milles personnes réunies à Sowéto pour te rendre hommage. Si cette chance m’était offerte, je t’aurai simplement demandé pardon car tu avais choisi Winnie pour gagner à tous les niveaux. Tu avais choisi Winnie pour réussir ta vie. Malheureusement, la femme que je suis a confondu « la victoire du bonheur » et « le bonheur de la victoire ». Tu as eu le second par ton propre combat et je n’ai pas su t’offrir le premier. Mea culpa, Nelson. Je te demanderai simplement dans les cieux de ne pas penser à ce jour où tu m’as dit « nous ne vieillirons pas ensemble ».

Pense plutôt Nelson à ce jour où tu m’as dit « je veux mourir tout contre toi ». C’est vrai Nelson, le bonheur se conjugue souvent au passé. Bon voyage. Love you, my husband.

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samedi 7 décembre 2013

Mandela, le Sahara Occidental , la RASD et la déclaration malhonnête de Mohammed VI !

"j'ai dit à Hassan II que je reconnaitrai le Front POLISARIO mais que je ne reconnaitrai pas la RASD vu le processus de paix en cours mais si ce processus tardait trop longtemps nous serons obligés de reconnaitre aussi la RASD" Nelson Madiba Mandela.
Nelson Mandela, comme chacun le sait, avait annoncé la reconnaissance de la RASD par l'Afrique du sud mais, en homme de paix, il a dû ajourner cette reconnaissance pour laisser le temps au processus de paix en cours et surtout pour accéder aux demandes de certains chefs d’État... Finalement Mandela n'a pas eu le temps d'accréditer le 1er ambassadeur de la RASD car il n'est resté au pouvoir qu'un seul petit mandat de 4 ans. 
En revanche son successeur s'est bien rendu compte que pour le roi du Maroc le processus de paix n'est que du baratin..et il le lui fit savoir, presque crûment dans une longue lettre restée célèbre dont extraits suivants:
"(...)la réponse au plan de paix de l'ONU du gouvernement du Maroc datée du 9 avril cherche sans équivoque à priver le peuple du Sahara Occidental de son droit à l'autodétermination, en contradiction avec le droit international fondamental et inviolable et des engagements antérieurs solennels pris par le gouvernement du Maroc(...)"
ET "(...)Vous devez convenir, Majesté, que ceci constitue une tentative non déguisée de nier le droit à l'autodétermination lui-même que l'ONU de par sa Charte est tenue de défendre et de faire progresser, et dont elle cherche depuis presque deux décennies à faire bénéficier le peuple sahraoui(...)"
ET "(...)Pour nous, ne pas reconnaître la RASD dans cette situation c'est devenir un complice de la négation du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Cela constituerait une trahison grave et inacceptable de notre propre lutte, de la solidarité que le Maroc nous a apportée, et de notre engagement à respecter la Charte des Nations Unies et l'acte constitutif de l'Union Africaine(...)"
Lire la longue  lettre intégrale , suivie de l'inacceptable  propagande qu'ose en tirer le roi du Maroc !
ORIGINAL ENGLISH [traduction littérale par arso]
(http://arso.org/MBKfr.htm)

Président de la
République d'Afrique du Sud

1er août 2004
Sa Majesté le Roi Mohamed VI
Rabat
Royaume du Maroc.
 Votre Majesté,

J'ai l'honneur de vous transmettre les salutations de notre gouvernement et les miennes propres, ainsi bien que certains de nos points de vues divergent au sujet du conflit du Sahara Occidental.

Votre majesté se souvient qu'il y a des années notre président d'alors, Nelson Mandela, avait annoncé la décision de notre gouvernement de reconnaître et d'établir des relations diplomatiques avec la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) en conformité avec des décisions antérieures de l'OUA que notre pays a rejoint en 1994.

Votre défunt père, sa majesté le Roi Hassan II, avait demandé au Président Mandela de ne pas exécuter cette décision. Le Secrétaire général des Nations Unies d'alors, Botrus Botrus Ghali, et d'autres leaders mondiaux avaient fait parvenir une demande semblable au président Mandela.

Ce même point de vue nous avait été communiqué lorsque nous avons accédé à la présidence de notre pays. L'argument avancé était qu'il fallait donner une chance de réussite aux négociations en cours sous les auspices du Conseil de sécurité de l'ONU et du Secrétaire général de l'ONU. On nous a dit que notre reconnaissance de la RASD minerait sérieusement ces négociations en cours.

Nous avons respecté et estimé les points de vues exprimés par le roi et le gouvernement du Maroc, des chefs d'autres pays avec lesquels nous entretenons des relations amicales et les Nations Unies.

Par conséquent, 10 ans après avoir réalisé notre libération nous n'avons toujours pas reconnu la RASD, en dépit de pressions soutenues de la part du Front Polisario et de quelques Etats membres de l'OUA, et maintenant de l'UA, nous demandant de respecter la décision de l'OUA et de l'UA de reconnaître la RASD.

Pendant cette période, nous avons sans cesse cherché à persuader le Front Polisario de faire au mieux pour contribuer à l'aboutissement des négociations menées par l'ONU, conformément aux décisions de l'ONU, y compris le "Plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental".

Nous avons régulièrement informé la direction du Front Polisario de notre détermination à prêter attention aux avis et aux demandes des chefs d’États dont nous avons apprécié les avis. Nous n'avons pas caché le fait que ceux-ci s'étaient exprimés contre la reconnaissance de la RASD.

Nous avons indiqué au Front Polisario que nous étions convaincus que notre respect de cette consigne était la meilleure contribution que nous pouvions apporter pour le succès du plan de paix et d'autres propositions qui mèneraient à la tenue d'un référendum donnant au peuple du Sahara Occidental la possibilité d'exercer son droit à l'autodétermination.

Nous avons donc été gravement troublés de lire le rapport du 23 avril 2004 du Secrétaire général de l'ONU M. Kofi Annan sur le Sahara Occidental, dans lequel il a dit :

" à mon avis tout comme de l'avis de mon Envoyé personnel, la réponse finale du Maroc au Plan de paix exigerait que les parties concernées acceptent de négocier un règlement de la question du Sahara occidental, fondé sur " l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine ". Le problème de la souveraineté est de toute évidence le problème fondamental qui a divisé les parties pendant toutes ces années. Le Maroc n'accepte pas le Plan de règlement auquel il avait souscrit pendant de nombreuses années. Il convient de rappeler que si le Maroc avait accepté le projet d'accord-cadre, il rejette l'examen de toute proposition tendant à diviser le Territoire et il n'accepte pas non plus maintenant les éléments essentiels du Plan de paix.". (c'est moi qui souligne)

Naturellement, à cet égard, nous avons également pris connaissance en particulier de la réponse du royaume du Maroc du 09 avril 2004 à la proposition de l'Envoyé personnel du sécrétaire général de l'ONU d'alors, M. James Baker, intitulé "Plan de paix pour l'autodétermination du Sahara Occidental", telle que communiquée par votre ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Mohamed Benaissa.

Comme votre majesté le sait, cette réponse apporte les affirmations catégoriques suivantes:

"en conséquence, et pour autant que le royaume est concerné, le caractère définitif de la solution d'autonomie n'est pas négociable pour le Royaume.

"Par ailleurs, la solution d'autonomie, agréée par les parties et approuvée par la population, exclut, par définition, la présentation à celle-ci, de l'option de l'indépendance. Il n'est donc pas question pour le Maroc d'entamer des négociations avec quiconque sur sa souveraineté et l'intégrité de son territoire".

Majesté, vous vous rendez compte du fait que quand le SG de l'ONU Kofi Annan dans ses commentaires de la réponse de votre gouvernement indique que "Or, si la réponse finale du Maroc au Plan de paix dénote une volonté de poursuivre l'action menée en vue de parvenir à un règlement politique du conflit, elle indique aussi sans équivoque qu'une " solution politique d'autonomie ne peut être que définitive ", ce qui a des incidences néfastes sur l'autodétermination, telle que prévue dans la résolution 1429 (2002)".

Vous êtes assurément aussi au courant de la résolution 1541 (2004) du Conseil de sécurité de l'ONU qui a été adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité, suite à l'examen du rapport du SG de l'ONU du 23 avril 2004.

Dans cette résolution, le Conseil de sécurité a réitéré son engagement à aider "à parvenir à un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies".

Nous sommes entièrement d'accord avec le Conseil de sécurité que la question du Sahara Occidental doit être résolue sur la base de cet engagement.

Depuis 1985, quand le secrétaire général des Nations Unies, en coopération avec l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), a mis sur pied une mission de bons offices menant "aux propositions de règlement", qui ont été approuvées par le Conseil de sécurité en 1990, l'Afrique et le reste de la communauté internationale ont cherché une solution qui donnerait au peuple du Sahara Occidental la possibilité de choisir librement entre l'indépendance et l'intégration au Maroc.

Par conséquent, quand nous avons reporté la reconnaissance de la RASD c'était dans l'idée que tous deux, le Maroc et le Front Polisario, travailleraient avec le SG de l'ONU et le Conseil de sécurité pour se mettre d'accord sur les modalités d'un processus qui permettrait au peuple du Sahara Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, d'une manière conforme aux principes et aux buts de la Charte des Nations Unies et des documents pertinents de l'OUA et de l'UA.

Cependant, la réponse au plan de paix de l'ONU du gouvernement du Maroc datée du 9 avril cherche sans équivoque à priver le peuple du Sahara Occidental de son droit à l'autodétermination, en contradiction avec le droit international fondamental et inviolable et des engagements antérieurs solennels pris par le gouvernement du Maroc.

En ce qui concerne cette dernière considération , je suis convaincu que le SG de l'ONU et son Envoyé personnel concluent avec justesse que le Maroc n'accepte pas le plan de règlement auquel il avait adhéré il y a de nombreuses années, et que maintenant il n'accepte également pas des éléments essentiels du plan de paix.

La réponse du 9 Avril de votre gouvernement avance que les paramètres d'une "autodétermination" telle qu'elle pourrait être exercée par le peuple du Sahara Occidental devraient être fixés par le gouvernement du Maroc. Votre gouvernement définit alors ces paramètres comme une solution d'autonomie qui exclurait que l'option d'indépendance soit soumise à la population du Sahara Occidental.

Vous devez convenir, Majesté, que ceci constitue une tentative non déguisée de nier le droit à l'autodétermination lui-même que l'ONU de par sa Charte est tenue de défendre et de faire progresser, et dont elle cherche depuis presque deux décennies à faire bénéficier le peuple sahraoui.

Nous avons exprimé dans le passé notre profonde et claire reconnaissance de l'importante contribution que le Maroc a apporté à notre propre lutte pour l'autodétermination, dans le contexte spécifique de la lutte contre l'apartheid dans notre pays. Ceci a créé une base solide pour le développement des relations d'amitié et de solidarité que nos deux pays ont cherché à établir avec succès depuis notre libération en 1994.

À cet égard, nous avons regretté et continuons de regretter le fait que, en raison de la question non résolue du Sahara Occidental, le Maroc n'est pas à même de jouer le rôle qui lui revient pour le renouveau de notre continent en tant que membre plein et actif de l'OUA et de l'UA.

De même, en ce qui concerne la question similaire, non résolue et importante de la Palestine, nous avons aussi travaillé ensemble sur la base que nos deux pays sont unis dans leur détermination de tout faire ce qui est dans leur pouvoir pour garantir au peuple palestinien l'exercice de son droit à l'autodétermination y compris l'indépendance.

Ces conclusions sont le fruit de l'expérience à laquelle nous avons été confrontés durant les périodes les plus difficiles de notre propre histoire, quand le Roi Mohamed V et Hassan II, les gouvernements et le peuple du Maroc ont adopté et maintenu la position de principe selon laquelle nous et notre peuple devions être soutenus dans l'exercice de notre droit à l'autodétermination.

Nous étions profondément convaincus que même en ce qui concerne le problème du Sahara Occidental, indépendamment de l'histoire de la colonisation de cette partie de l'Afrique, le Maroc resterait fidèle à sa tradition de respect du principe d'autodétermination pour tous les peuples.

Nous avons cru comprendre que le Maroc poursuivait comme objectif central dans les négociations menées par l'ONU d'assurer au peuple du Sahara Occidental son droit à l'autodétermination, sans entrave, tout en se réjouissant de la conviction qu'il déciderait librement de devenir une région du Maroc.

Très regrettablement, la réponse du 9 avril du gouvernement du Maroc à l'Envoyé personnel du SG de l'ONU nous a convaincu que nous nous sommes trompés. Il semble maintenant clair que le Maroc n'a absolument pas l'intention de respecter le droit du peuple du Sahara Occidental à choisit son destin.

Au lieu de cela, il a décidé unilatéralement, sans référence au peuple du Sahara Occidental ni respect pour les avis de l'ONU et de l'UA, que tout le monde est obligé d'accepter une solution "consistant en une autonomie dans le cadre de la souveraineté du Maroc."

Pour expliciter ce point, votre gouvernement est allé plus loin en indiquant que "le caractère définitif de la solution d'autonomie n'est pas négociable". Il n'est donc pas question pour le Maroc d'engager des négociations avec quiconque sur sa souveraineté et son intégrité territoriale.

Mais, de même que dans la question de la Palestine, le problème du Sahara Occidental comporte inéluctablement la question du territoire et de la souveraineté sur ce territoire. Insister pour que ces aspects ne soient pas partie intégrante d'une solution quelle qu'elle soit, revient à prétendre qu'aucune solution juste ne doit être recherchée.

Les récents développements nés des décisions de votre gouvernement ne nous permettent plus d'espérer que le report de notre reconnaissance de la RASD est un élément en faveur de ce que le Conseil de sécurité appelle une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental.

L'impasse évitable provoquée par les positions avancées par le gouvernement du Maroc a créé une situation telle que le fait de retarder encore de notre côté la reconnaissance de la RASD se traduirait inévitablement par un abandon de notre soutien au droit du peuple du Sahara Occidental à l'autodétermination.

Pour nous, ne pas reconnaître la RASD dans cette situation c'est devenir un complice de la négation du droit à l'autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Cela constituerait une trahison grave et inacceptable de notre propre lutte, de la solidarité que le Maroc nous a apportée, et de notre engagement à respecter la Charte des Nations Unies et l'acte constitutif de l'Union Africaine.

Cela suggérerait également que ce que je viens de dire ne sont que des mots, sans obligation pour nous de respecter de solennels accords internationaux.

Votre majesté se rend également compte du fait que la récente Assemblée de l'Union Africaine a décidé que notre pays allait accueillir le Parlement Panafricain . Le peuple du Sahara Occidental sera appelé à envoyer ses délégués élus à ce parlement, comme représentants du peuple de la RASD.

Il serait clairement insoutenable de refuser à ces délégués l'entrée dans notre pays parce que nous ne les reconnaissons pas en tant que représentants légitimes d'un Etat africain reconnu par l'UA et qui participe à ses travaux comme Etat membre.

Dans sa résolution 1541 (2004), le Conseil de sécurité a décidé "de prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu'au 31 octobre 2004". Ce serait une grande satisfaction pour nous si le répit que donne cette prolongation pouvait finalement servir à conclure des négociations prolongées sur le Sahara Occidental, en accord avec les décisions internationales antérieures qui nous ont donné l'espoir qu'une paix juste était possible.

À la lumière des développements auxquels je me suis référé, nous avons commencé des discussions avec le Front Polisario pour convenir des modalités de l'ouverture de l'ambassade de la République Arabe Sahraouie Démocratique dans notre pays.

En toute équité je dois également informer Votre Majesté qu'en plus, nous continuerons à soutenir l'ONU et les efforts de l'UA visant à permettre au peuple du Sahara Occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, en utilisant tous les moyens possibles et légitimes à notre disposition.

En attendant, nous accorderons au Front Polisario tous les droits et privilèges qui sont dus à tout les Etats membres de l'UA afin de remplir nos obligations envers l'UA et les peuples d'Afrique et de fournir un domicile au Parlement Panafricain.

Permettez-moi, Majesté, de profiter de cette communication pour vous remercier sincèrement de votre message de félicitations après la décision du comité directeur de la FIFA d'accepter notre offre d'accueil de la coupe du monde de football 2010 , ainsi que notre conviction que le Maroc aura la même opportunité dans l'avenir.

Veuillez agréer, Majesté, l'assurance de notre plus haute considération.


Thabo Mbeki
Président de la République d'Afrique du Sud

arso.org

ORIGINAL ENGLISH [traduction littérale par arso]
(http://arso.org/MBKfr.htm)
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Interprétation malhonnête de Mohammed VI de la position de Mandela  sur le Sahara Occidental :

Le Roi rend hommage à Mandela, qui « n'a jamais voulu soutenir la partition » du Maroc 

Le 20 heures, 7/12/2013

Suite au décès de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, le Souverain a adressé un message de condoléances à Graça Machel Mandela, veuve de « Madiba », ainsi qu’à la nation sud-africaine. Dans ce message rapporté par la MAP, le Roi dit avoir « appris avec une profonde émotion la disparition » de Nelson Mandela, et rend hommage aux grandes qualités morales et au courage politique de ce héros de la lutte contre l’apartheid ayant combattu pour la paix et la construction d'une Afrique du Sud nouvelle. Le Souverain a par ailleurs rappelé les rapports étroits qu’a entretenus le tombeur de l’apartheid avec le Maroc, où celui-ci a séjourné au début des années 60 et au cours duquel « le regretté a bénéficié pendant deux ans d'un appui pionnier, politique et matériel à son action ». Ces « liens singuliers tissés par le défunt avec le peuple marocain et son Roi ont pu continuer à se développer après Mon accession au Trône, notamment à l'occasion de sa dernière visite privée à Rabat, en août 2005», a-t-il ajouté. Enfin, le Roi Mohammed VI a rappelé que « durant son exercice de la plus haute charge de l'Etat, le défunt a respecté la légitimité du Maroc dans son Sahara et n'a jamais voulu reconnaître ni soutenir la division ou la partition de Mon pays », conclut le Souverain.

La dernière danse pour « Madiba »

Par Salah Elayoubi, 7/12/2013

Nelson Mandela

C’est la mort qui aura finalement eu raison de « Madiba », le matricule 46664 de Robben Island. Le géant a choisi de s’éteindre, dans la nuit de jeudi, à l’âge de 95 ans, alors même  que le film « Mandela: un long chemin vers la liberté »,  retraçant sa vie était projeté en avant-première à Londres, en présence du Prince William et de ses deux plus jeunes filles Zindzi et Zenani.
Les sud-africains sont venus en masse pleurer devant la modeste demeure du père de la nation. Ils dansent, aussi, car tout, dans ce coin d’Afrique commence et tout finit par une danse. Qu’il s’agisse de guerre ou de paix, de joie ou de peine, de naissance ou de deuil.
Ce 6 décembre 2013, de ce pas saccadé qui fit se soulever la poussière et trembler l’apartheid, hommes et femmes, petits et grands ont esquissé une dernière chorégraphie pour le héros qui venait de s’endormir à tout jamais. Comme pour rappeler qu’après la liberté, si durement acquise, il reste encore tant de combats à mener, pour la justice, pour l’égalité et pour la fraternité. Ils seront certainement plus faciles à mener en Afrique du Sud, grâce à Mandela et sans doute beaucoup plus ardus ailleurs, où sévissent encore de bien sombres dictatures.
« Au pays où  tout se danse », ce fut Nelson qui mena le bal, cinquante ans durant, malgré la toute puissance de ces blancs venus d’ailleurs, leur  arrogance coupable et leurs exactions criminelles. Et lorsque ses juges le condamnèrent à casser des pierres, ils ignoraient que chaque caillou  que le bagnard allait produire, participerait du compte à rebours qui mettrait un jour, fin à la tyrannie.
Je me souviens de ce jour de 1994, et de cette légitime émotion qui vous étreint, chaque fois que triomphe enfin le bon droit et la vérité. Mandela venait d’être élu Président dans un pays qui avait, jusque là, érigé l’ostracisme et l’assassinat des gens de couleur, en système politique.
L’homme dansait sur une estrade devant des centaines de milliers de ses compatriotes. Et pour mieux équilibrer son mouvement, il balançait ses bras alternativement  d’avant en arrière, dans une gestuelle parfaite qui le faisait chalouper. Un sourire inextinguible éclairait son doux visage.
Il était magnifique, souverain et d’une élégance de seigneur, dans sa chemise bigarrée, à l’image du pays qu’il s’était promis de bâtir, sans haine, avec les ennemis d’hier.
-       « Lorsque ma dernière heure sera venue, j’aimerai qu’on se souvienne de moi comme celui qui a fait son devoir envers son pays, son peuple et l’humanité. », se plaisait-il à répéter.
Mandela a fait bien plus que cela. Il fut tel un Christ des temps modernes, rachetant de vingt-sept années de travaux forcés, la rédemption des bourreaux du peuple sud africain. Rendre la dignité aux siens ne suffisait pas à ce héros d’un autre temps, il lui fallait encore restituer leur honneur aux ennemis de la veille, histoire d’extirper définitivement son pays des risques de la perdition qui le guettait.
Nelson Mandela s’est éteint, à l’heure où s’ouvrait à Paris,  le sommet franco-africain. Un  ultime pas de danse, en solo, de celui qui sortit son pays des ténèbres de la dictature, pour le conduire vers la lumière de la fraternité. Peu ou prou de ceux qui se trouvent réunis dans la capitale française, aujourd’hui, pourrait en dire autant.
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-       « Lorsque ma dernière heure sera venue, j’aimerai qu’on se souvienne de moi comme celui qui a fait son devoir envers son pays, son peuple et l’humanité. » Disait Mandela.
la seule chose dont pourra se vanter notre prédateur national, pour sa part, c'est d'avoir largement contribué à appauvrir les plus pauvres et enrichir ses thuriféraires !!!!
Et pendant ce temps, les doux rêveurs, les lâches et les autres, continuent de disserter sur la nébuleuse qu'ils appellent "Le Makhzen". La belle affaire, la formidable trouvaille pour éviter d'appeler le chat par son nom. C'est plus commode et ça noie le poisson. Ou en tous les cas ça fait semblant de le noyer !!!!- « Lorsque ma dernière heure sera venue, j’aimerai qu’on se souvienne de moi comme celui qui a fait son devoir envers son pays, son peuple et l’humanité. » disait Mandela.
 

Mandela / Israël

Nombre de ceux qui rendent hommage de crocodile à Nelson Mandela, soutiennent bec et ongles le sionisme et ses crimes! De Caroline Fourest à BHL, en passant par les philosophes de l'apocalypse, dont Alain Finkielkraut...
Pourtant Mandela, qui a lutté toute sa vie contre le racisme et la purification ethnique, compare la mémoire endolorie de son peuple à la tragédie qu'endure le Peuple Palestinien :
« La réponse de l'Afrique du Sud, dit-il, en matière de violation des droits humains provenant des politiques de déportation et des politiques d'apartheid ont mis en lumière ce que la société israélienne doit nécessairement accomplir avant que l'on puisse parler d'une paix juste et durable au Moyen-Orient et de la fin de la politique d'apartheid ».

Que ces hypocrites maso qui célèbrent la mort de Mandela, encaissent allègrement la gifle !


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 Par Fausto Giudice, 7/12/2013

Nelson Mandela
"Vous pouvez, et devez, prendre en charge la responsabilité de changer le monde et d’améliorer le sort de tous les peuples".

« Le choix n'est pas entre la liberté et la justice, d‟une part, et leur contraire, d‟autre part. La paix et la prospérité, la tranquillité et la sécurité ne seront possibles que si tous y ont droit sans discrimination. C‟est dans cet esprit que je me joins à vous aujourd'hui pour ajouter ma voix à l'appel universel en faveur de l'autodétermination des Palestiniens et de l‟État palestinien...
Mais nous ne savons que trop bien que notre liberté demeurera incomplète sans la liberté des Palestiniens, sans la résolution des conflits au Timor-Oriental, au Soudan et dans d‟autres régions du monde.» (Discours de décembre 1997)

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Mohammed Ali sur Nelson Mandela: «Il nous a appris comment pardonner à grande échelle»



Mohammed Ali, en 1967. Via Wikimedia Commons.

C'est sans doute aussi à cela qu'on reconnaît la mort d'une icône: elle suscite des réactions partout, y compris chez d'autres icônes. Ce jeudi 5 décembre, Mohammed Ali a lui aussi publié un communiqué pour saluer la mémoire de Nelson Mandela

Voici l'intégralité de la réaction de l'ancien champion du monde des poids lourds, icône de la lutte pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam aux Etats-Unis:
«Je suis profondément attristé par la disparition de M. Mandela. Sa vie a été tendue vers un but et un espoir; un espoir pour lui-même, son pays et le monde entier. Il a inspiré des gens à se battre pour ce qui paraissait impossible et leur a fait briser les barrières qui les maintenaient mentalement, physiquement, socialement et économiquement otages. Il nous a fait réaliser que nous sommes les gardiens de nos frères et que nos frères sont de toutes les couleurs.
Ce dont je me souviendrai le plus à propos de M. Mandela, c'est que c'était un homme dont le cœur, l'âme et l'esprit ne pouvaient être contenus ou restreints par l'injustice raciale ou économique, des barreaux métalliques ou le fardeau de la haine ou de la vengeance. Il nous a appris comment pardonner à grande échelle.
C'était un esprit libre, destiné à s'élever au-dessus des arcs-en-ciel. Aujourd'hui, son esprit s'envole jusqu'au paradis. Il est maintenant libre à jamais.»
 http://www.slate.fr/monde/80835/mohammed-ali-mort-nelson-mandela

mardi 3 septembre 2013

Ahmed Kathrada : « Il faut nous mobiliser pour la libération de notre camarade Marwan Barghouti »

  le 3 Septembre 2013

Fête de l'Humanité 2013. Ahmed Kathrada, compagnon de bagne à Robben Island pendant vingt-six ans de Nelson Mandela, est engagé dans la campagne internationale 
qui sera relayée 
à la Fête. Il s’est rendu récemment dans les territoires palestiniens.

Quel est votre sentiment après cette visite dans les territoires palestiniens occupés ?
Ahmed Kathrada. Nous avions beaucoup d’informations sur l’occupation des territoires palestiniens, sur les luttes existantes et sur la façon de se comporter des Israéliens. Mais en venant ici, en constatant par nous-mêmes ce qui se passe, nous voyons que c’est encore plus grave que ce que nous pensions. Nous avons constaté de quelle manière Israël viole toutes les lois internationales.

Certains parlent d’apartheid. Est-ce votre avis ?
Ahmed Kathrada. Dans beaucoup de domaines, on peut dire que c’est pire que l’apartheid que nous subissions en Afrique du Sud. Par exemple, sous l’apartheid, il n’y avait pas un mur qui nous séparait des Blancs comme c’est le cas ici entre Israéliens et Palestiniens. Il n’y avait pas de check-points, il n’y avait pas de routes séparées. Il y avait, c’est vrai, des expulsions de populations de certains endroits mais ça n’avait rien à voir avec ce qui se passe dans les territoires palestiniens. J’ai vu de quelle manière l’armée israélienne détruit des hameaux, comme à Susiya, au sud d’Hébron. Les habitants rebâtissent et les soldats redétruisent. C’est inimaginable ! Ils tentent de faire disparaître la moindre trace de la présence de ces Bédouins et de ces Palestiniens. Ce n’est rien d’autre qu’une violation des droits de l’homme. Donc, encore une fois, c’est similaire à l’apartheid, la façon dont ils traitent les gens qui ne sont pas israéliens : comme moins que des êtres humains. Mais quand on s’occupe des détails, dans la vie quotidienne, c’est pire que l’apartheid. Vous vous rappelez sans doute que les dirigeants du Parti national (NP) qui ont mis en place l’apartheid en Afrique du Sud en 1948 avaient soutenu Hitler durant la Seconde Guerre mondiale. Eh bien, cela n’a pas empêché Israël de les inviter et de les recevoir à l’occasion d’une visite d’État !

Que pensez-vous 
de l’attitude de ce qu’on appelle la communauté internationale vis-à-vis d’Israël ?
Ahmed Kathrada. Alors que des résolutions internationales ont été votées, Israël continue son défi à la communauté internationale. Malheureusement, certaines des grandes puissances sont pro-israéliennes ou n’utilisent pas leur pouvoir pour faire fléchir Israël.

Les sanctions contre Israël sont-elles nécessaires ?
Ahmed Kathrada. Nous devons faire ce qui est en notre pouvoir. Ce que je peux dire, c’est que dans notre cas, les sanctions n’étaient pas le seul outil qui a été utilisé. Le principal paramètre qui nous a permis de gagner est la lutte. Les sanctions, la lutte armée… ont joué leur rôle, bien sûr. Mais la lutte a été primordiale. Ce qui a été important avec les sanctions, c’est que l’Afrique du Sud a été isolée dans les domaines sportif, culturel et plus tard financier… En ce sens, les sanctions ont joué un rôle important.

Comment renforcer 
la lutte pour la libération 
des prisonniers palestiniens ?
Ahmed Kathrada. Nelson Mandela a toujours dit que notre liberté en Afrique du Sud serait incomplète sans la liberté du peuple palestinien. Il faut que notre soutien soit plus fort et plus efficace. Et, bien sûr, il faut nous mobiliser pour la libération de notre ami, notre camarade Marwan Barghouti, et de tous les prisonniers palestiniens. Je comprends Marwan Barghouti. Il a été condamné cinq fois à la prison à vie. Nous, une seule fois. J’ai été vingt-six ans en prison. Je sais ce que c’est que d’être seul dans une cellule, isolé. Je sais ce que c’est que d’être arrêté, de ne pas avoir de journaux, de ne pas pouvoir voir sa famille, de n’avoir pour seules visites que celles de ceux qui vont vous interroger. Après chaque interrogatoire, je ne pensais qu’à la mort. Mais en même temps, j’ai appris à gérer ma peur. Je me suis souvenu que je n’étais pas seul en prison. Ça a été une bataille. J’ai réalisé que j’avais des responsabilités vis-à-vis de mes camarades de l’ANC et de la lutte. Je pensais à mes camarades détenus. Certains étaient torturés à mort. Malgré cela, nous avons gagné. De la même manière, les Palestiniens luttent. Un jour, avec la solidarité du monde entier, ils gagneront.

Le leader palestinien au cœur de la fête de l’Humanité. Marwan Barghouti est le chef pour la Cisjordanie du Fatah, le parti de Yasser Arafat, et il est détenu depuis avril 2002 dans les geôles israéliennes. Il est l’invité d’honneur de cette édition de la Fête de l’Humanité qui sera un point d’orgue du lancement de la campagne internationale pour sa libération et celle des milliers d’autres prisonniers palestiniens. Sa femme, avocate, Fatwa Barghouti, portera sa voix lors de la Fête.