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vendredi 29 janvier 2016

Les diplômés chômeurs sahraouis en lutte à El Aaiun

par Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé, 27/1/2016











Les quatre groupes des chômeurs sahraouis constituant à El Aaiun la « coordination » ont recommencé à manifester dès le 6 janvier 2016 notamment parce qu’il n’y avait pas de nouvelles formelles des promesses d’emploi par l’OCP, l’entreprise du royaume du Maroc qui exploite illégalement les phosphates du Sahara Occidental occupé.


Les 4 groupes de la coordination sont les cadres (les masters), les OCP Skills, le groupe Ennhda (la renaissance) et le groupe El Amal (l’espoir).


Ils ont donc organisé ou tenté d’organiser des manifestations dans différents quartiers d’El Aaiun en même temps pendant ce début du mois de janvier.


Voila un résumé chronologique des principales actions de protestation et de la répression par les forces de sécurité coloniales marocaines qui en a découlé.


Le 6 Janvier 2016, la coordination essaie de tenir une conférence de presse au siège de l’Union Marocaine du Travail, l’UMT au centre de El Aaiun. La police et les agents des services des renseignements généraux encerclent la place et bloquent les rues.


Ils font sortir les chômeurs par la force. En réaction et pour protester, le groupe des cadres chômeurs Masters manifestent rue Essmara. Ils s’attachent les uns aux autres avec des chaînes en fer. La police et les forces auxiliaires interviennent à nouveau en force pour les disperser.


Le 12 janvier, 27 chômeurs entament une grève de la faim qu’ils annoncent illimitée. Ils sont installés dans le siège de la section de l’association de la défense des droits de l’homme. Ils la suspendent le 25 janvier.


Le 18 janvier, après 6 jours de leur grève de la faim, et alors que les manifestations se multiplient par les membres de la coordination, les familles et les citoyens solidaires, les autorités d’occupation encerclent le bâtiment.


Le 18 janvier, les autorités empêchent les grévistes transportés à l’hôpital de revenir vers le siège de l’association. Le nombre des grévistes commencé donc à diminuer.


Le 19 janvier les familles des grévistes déposent plainte auprès du procureur général du roi du Maroc. Le lendemain ce dernier rend visite aux grévistes restant avec une délégation composée de 4 médecins. Ils confirment aux grévistes leur plein droit de protester pacifiquement.


Le 20 janvier les autorités marocaines renforcent le blocus entour du bâtiment et empêchent les sympathisants avec les grévistes d’entrer. Ils coupent l’électricité et l’eau du lieu.


Quatre grévistes sont mandatés par leurs collègues pour aller à la préfecture rencontrer le président de la région, neveu du président du CORCAS.


Celui-ci les reçoit fraichement et les menace d’une intervention musclée des autorités pour les contraindre à la fin de la grève. Il désapprouve totalement la démarche des grévistes, dénonce l’information qui en est faite à l’extérieur du Sahara Occidental, et ne donne aucune garantie quant aux revendications lorsque les chômeurs insistent.


Le 25 janvier 2016, les 7 derniers grévistes encore présents au siège de la section de l’association de la défense des droits de l’homme suspendent leur grève de la faim. Ils n’ont finalement obtenu du président de la région qu’une promesse orale de son intervention auprès de l’OCP.


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