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samedi 31 août 2013
Syrie : Communiqué du Mouvement de la Paix
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Syrie
.Les premiers résultats d’enquête de l’ONU indiquent que ce sont les rebelles qui ont utilisé l'arme chimique..
Greta Alegre et 2 autres ami(e)s ont partagé un lien.
Voici un nouveau point d’information avec Ayssar Midani, notre correspondante à Damas. Au travers de cet entretien (seulement audio suite à un problème technique), elle analyse la rhétorique atlantiste, qui vise à écarter tous les éléments de preuve apportés par la Russie, la Syrie, ou même Carla Del Ponte, qui atteste de la responsabilité des « rebelles » dans l’attaque à l’arme chimique qui a eu lieu dans la banlieue de Damas. Mais il faut raison garder, l’investigation devrait se poursuivre encore durant quatre jours.
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qui ?
Urgence Syrie : LES ENFANTS SONT LES PREMIERES VICTIMES. AGISSONS !
Handicap International France a partagé un lien.
LES ENFANTS SONT
LES PREMIERES VICTIMES.AGISSONS !
Plus d'un million
d'enfants syriens sont réfugiés,
victimes d'une répression sauvage et sanglante.
Ne restons pas sans rien faire ! Ils ont besoin de votre aide ! Les équipes de Handicap International sont sur place pour leur porter secours et leur donner les premiers soins d'urgence.
Faites un don d'urgence dès maintenant !
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Dyaa,
6 ans, blessé par un sniper, en séance de rééducation avec un
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URGENCE
Syrie – Aidez-nous à collecter 220 000 € pour couvrir les besoins de
première nécessité (alimentation, hygiène, couchage) de 5500 réfugiés
syriens !
• Plus d’un million d’enfants syriens réfugiés
• ¼ des bénéficiaires de Handicap International a moins de 12 ans
• depuis le début de la crise, plus de 36 000 personnes vulnérables ou handicapées identifiées et prises en charge par Handicap International en Jordanie et au Liban. http://bit.ly/17nYIkz
• Plus d’un million d’enfants syriens réfugiés
• ¼ des bénéficiaires de Handicap International a moins de 12 ans
• depuis le début de la crise, plus de 36 000 personnes vulnérables ou handicapées identifiées et prises en charge par Handicap International en Jordanie et au Liban. http://bit.ly/17nYIkz
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Jean-Luc Mélenchon : "Ce serait une erreur gigantesque de frappre la Syrie"

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ALERTE INFO. Syrie : Le général Abdel Fattah al-Sissi ferme le Canal de Suez et dit NON aux Ricains
Par allainjules.com, 28/8/2013
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Abdel Fattah al-Sissi
|
Les choses se compliquent pour
les pousse-au-crime et va-t-en-guerre occidentaux et dignes héritiers du
petit moustachu allemand.
Le général Abdel Fattah al-Sissi, nouvel
homme fort de l’Egypte, en digne héritier de Nasser et bourreau de la
fraternité de rien du tout, commandant en chef des forces armées, vient
d’annoncer la fermeture du Canal de Suez. Ceci bloque les destroyers
américains en partance pour la Syrie, notamment leur ravitailleur.
L’entrée de l’armée américaine et de ses
sous-fifres est désormais compliquée. Or, les Etats-Unis ont affrété un
pétrolier de ravitaillement afin de frapper la Syrie en toute impunité.
Le général al-Sissi a souligné l’engagement de l’Egypte, par rapport à
l’accord de défense commun avec la Syrie. Le Canal de Suez étant le
passage obligé des assassins du peuple arabe, en complicité avec
certains états dont l’Arabie saoudite. Les héritiers d’Hitler et de
Goebbels, sont en grande difficulté. Sissi montre bien qu’il est
nationaliste et indépendant. Récemment, le JDD titrait: "Le génaral qui
tient tête à Obama"…En effet, le Frère musulman de la Maison Blanche est
nu…
Al-Sissi
a souligné que l’Égypte ne sera pas un passage pour attaquer n’importe
quel pays arabe, ajoutant, l’Égypte ne va pas répéter les erreurs de la
guerre en Irak. Et toc…
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canal de Suez fermé,
général Abdel Fattah al-Sissi
Syrie : Pierre Laurent écrit à François Hollande
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le 27 Août 2013
Monsieur le président,
Depuis deux ans le peuple syrien vit un terrible drame que
l'utilisation inacceptable d'armes chimiques vient de rendre encore plus
insupportable. Tout doit être mis en œuvre pour que la mission de l'Onu
puisse mener à mener à bien sa mission sur les responsabilités de ce
crime contre l'Humanité. La situation du peuple syrien est source des
plus grandes inquiétudes pour le monde entier.
Dans notre pays,
nombreuses sont les voix qui, depuis deux ans, expriment le souhait que
la France joue un rôle actif en faveur d'une solution politique de ce
conflit que le régime syrien a, à dessein, militarisé et
internationalisé pour réprimer et affaiblir la contestation populaire
qui a eu le courage de se lever contre lui.
Les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée ; plus les heures passent, et plus l'option d'une intervention militaire de plusieurs puissances internationales, parmi lesquelles la France, se précise.
Mais une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait aujourd'hui un degré supplémentaire dans une escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre, entraînant le risque jusqu'ici inégalé d'un embrasement de toute la région ainsi qu'en témoigne la violence qui s'étend au Liban.
Monsieur le président, la décision d'une participation française à une telle intervention armée sur le terrain, si elle devait être prise, ne peut l'être qu'après avoir été débattue devant la représentation nationale.
C'est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je vous demande de bien vouloir inscrire en priorité à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui s'ouvrira le 10 septembre une discussion parlementaire sur la situation en Syrie, discussion qui serait préparée par la réunion des deux commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat la semaine précédente.
Nous devons obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.
La France doit peser de tout son poids pour exiger la réunion d'urgence d'un sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie – une réunion dans l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a plusieurs mois déjà.
Les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée ; plus les heures passent, et plus l'option d'une intervention militaire de plusieurs puissances internationales, parmi lesquelles la France, se précise.
Mais une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait aujourd'hui un degré supplémentaire dans une escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre, entraînant le risque jusqu'ici inégalé d'un embrasement de toute la région ainsi qu'en témoigne la violence qui s'étend au Liban.
Monsieur le président, la décision d'une participation française à une telle intervention armée sur le terrain, si elle devait être prise, ne peut l'être qu'après avoir été débattue devant la représentation nationale.
C'est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je vous demande de bien vouloir inscrire en priorité à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui s'ouvrira le 10 septembre une discussion parlementaire sur la situation en Syrie, discussion qui serait préparée par la réunion des deux commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat la semaine précédente.
Nous devons obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.
La France doit peser de tout son poids pour exiger la réunion d'urgence d'un sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie – une réunion dans l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a plusieurs mois déjà.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris,
http://www.humanite.fr/fil-rouge/syrie-pierre-laurent-ecrit-a-francois-hollande
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http://www.humanite.fr/fil-rouge/syrie-pierre-laurent-ecrit-a-francois-hollande
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Syrie
Syrie : la méfiance s'impose ! Les exemples de fausses informations incitent au doute...
Greta Alegre a partagé :
Permettez
moi, au vu de toutes ces informations, de douter de ce qui se passe
actuellement en Syrie (...) Si jamais la Syrie était bombardée et que
l'on apprenne dans quelques mois ou années, que tout cela fut un
mensonge pour envahir ce pays, vous repenserez à tout cela. Mais il sera
trop tard... des milliers ou des dizaines de milliers de civils seront
morts grâce à notre bêtise et notre confiance aveugle dans ces menteurs
qui nous gouvernent.
source : Ce que cachent vos médias
----------------------------------------------------------------Par Intal, 28/8/2013
Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne préparent une attaque
sur la Syrie. Ils sont prêts à ignorer l'ONU, ils n'attendent même pas les
résultats de l'enquête de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en
Syrie.
Il apparaît une fois de plus de manière évidente que l'Occident fait passer
ses propres intérêts avant ceux de la population syrienne. Seuls un dialogue et
un accord politique peuvent mener à la fin du conflit en Syrie. Une intervention
ne fera qu'aggraver la situation en Syrie et causera davantage de victimes et de
réfugiés.
Une opération militaire aura en outre des effets déstabilisateurs dans le
reste de la région. Les négociations entre les différentes parties impliquées
dans le conflit doivent démarrer au plus vite. La Belgique doit se distancier de
toute escalade militaire et fournir tous les efforts nécessaires pour arriver à
une solution.
Organistaions : intal - Vrede vzw - COMAC - Comité contre
l'ingérence en Syrie - LEF - PTB/PVDA - PC - ...
Position
: intal s'oppose à toute attaque militaire
visant la Syrie
visant la Syrie
La
Belgique doit prendre ses distances vis-à-vis de la France, de la
Grande-Bretagne et des Etats-Unis
Les Etats-Unis sont mal placés pour donner des leçons concernant
l'utilisation d'armes non conventionnelles. L'emploi de la bombe atomique sur
Hiroshima et Nagasaki, celui de l'agent Orange sur le Vietnam, tout cela est
avéré ; tout comme l'utilisation de bombes à l’uranium appauvri en Yougoslavie
et de bombes au phosphore en Irak. Dans son discours, Kerry condamne, au nom de
la «conscience de l'humanité», l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Son
indignation n'est pas crédible.
Intal s'oppose à l'utilisation (et à la possession) d'armes non
conventionnelles. Ces dernières doivent être interdites. Les Etats-Unis
constituent l'obstacle principal à cette interdiction car ils possèdent le plus
grand arsenal d'armes nucléaires au monde et ne comptent rien changer à ce
sujet.
Les armes chimiques ne sont qu'une excuse pour pouvoir entrer en guerre. Pour
envahir l'Irak, les Etats-Unis ont fabriqué des preuves sur la possession
d'armes de destruction massive. Ces preuves se basaient sur les mensonges
qu'avaient présentés le Secrétaire d'Etat Colin
Powell au Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd'hui Kerry prétend aussi
détenir des preuves de la culpabilité du gouvernement syrien, mais il ne les
rend pas publiques. C'est inadmissible.
Comme le déclarait l'ancien secrétaire d'Etat américain Kissinger,
les Etats-Unis défendent toujours en premier lieu leurs intérêts. Le discours
alarmiste de Kerry est un signe que ces intérêts américains sont menacés, sans
doute parce que les rebelles qu'ils soutiennent ont perdu du terrain ces
derniers mois au profit du gouvernement syrien.
Intal lance un appel à s'opposer aux menaces de guerre de l’Occident visant
la Syrie et contre une éventuelle participation belge à cette dernière. L'Irak,
la Libye, l'Afghanistan nous ont appris qu'une intervention militaire apportera
encore plus de misère au peuple syrien. La Belgique doit se distancer de la
violence des Etats-Unis et de celle de ses alliés. Elle doit défendre une
diplomatie basée sur la paix, sur la recherche d’une solution négociée et sur le
respect de la souveraineté.
Bureau National d'intal
Lees
het artikel op www.intal.be
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Syrie : Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/international/270813/armes-chimiques-en-syrie-ce-qui-sest-passe-le-21-aout?page_article=3
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Syrie : Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/international/270813/armes-chimiques-en-syrie-ce-qui-sest-passe-le-21-aout?page_article=3
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Syrie : "Les attaques chimiques sont un coup monté"
En exil depuis 35 ans, l’opposant Haytham Manna,
responsable à l’étranger du Comité de Coordination nationale pour le
changement démocratique (opposition syrienne non armée), s’oppose avec
force à toute intervention étrangère contre son pays.
Haytham Manna
© Reuters
HAYTHAM MANNA : Je suis totalement
contre, tout comme la coordination que je dirige. Cela ne fera que
renforcer le régime. Ensuite, une intervention risque d'attiser encore
plus la violence, d'ajouter de la destruction à la destruction et de
démanteler un peu plus la capacité de dialogue politique. Le régime est
le premier responsable car il a choisi l’option militaro-sécuritaire.
Mais comment peut-on parler de guerre contre le terrorisme et donner un
coup de main à des extrémistes affiliés à Al Qaeda ?
Les Occidentaux choisissent la mauvaise option, selon vous ?
Depuis le début, c’est une succession d’erreurs politiques. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont poussé les parties à se radicaliser. Ils n’ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d’évoquer ce phénomène. Où est la démocratie dans tout ce projet qui vise la destruction de la Syrie ? Et pensez-vous que ce soit la morale qui les guide ? Lors du massacre d’Halabja [commis par les forces de Saddam Hussein en 1988], ils ont fermé les yeux. Je m’étonne aussi de voir que les victimes d’armes chimiques sont bien davantage prises en considération que les 100 000 morts qu’on a déjà dénombrés depuis le début du conflit.
Les Occidentaux choisissent la mauvaise option, selon vous ?
Depuis le début, c’est une succession d’erreurs politiques. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont poussé les parties à se radicaliser. Ils n’ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d’évoquer ce phénomène. Où est la démocratie dans tout ce projet qui vise la destruction de la Syrie ? Et pensez-vous que ce soit la morale qui les guide ? Lors du massacre d’Halabja [commis par les forces de Saddam Hussein en 1988], ils ont fermé les yeux. Je m’étonne aussi de voir que les victimes d’armes chimiques sont bien davantage prises en considération que les 100 000 morts qu’on a déjà dénombrés depuis le début du conflit.
Qui est responsable du dernier massacre à l’arme chimique ?
Je n’ai pas encore de certitude mais nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande. On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d’une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l’armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ? Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains !
Pensez-vous qu’une partie au conflit a voulu provoquer les Occidentaux à intervenir ? C’est un coup monté. On sait que les armes chimiques ont déjà été utilisées par Al Qaeda. Or l’Armée syrienne libre et les groupes liés à Al Qaeda mènent en commun 80% de leurs opérations au nord. Il y a un mois, Ahmad Jarba [qui coordonne l’opposition armée] prétendait qu’il allait changer le rapport de forces sur le terrain. Or c’est l’inverse qui s’est produit, l’armée loyaliste a repris du terrain. Seule une intervention directe pourrait donc aider les rebelles à s’en sortir… Alors, attendons. Si c’est Al Qaeda le responsable, il faudra le dire haut et fort. Si c’est le régime, il faudra obtenir une résolution à l’ONU. Et ne pas laisser deux ou trois pays fédérer leurs amis, pas tous recommandables d’ailleurs.
Entre Occidentaux et Russes, quelle position vous semble la plus cohérente ? Les Russes sont les plus cohérents car ils travaillent sérieusement pour les négociations de Genève 2 [sensées mettre autour d’une même table le régime et les opposants]. Les Américains ont triché. Deux ou trois fois, ils se sont retirés, au moment où s’opérait un rapprochement.
Je n’ai pas encore de certitude mais nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande. On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d’une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l’armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ? Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains !
Pensez-vous qu’une partie au conflit a voulu provoquer les Occidentaux à intervenir ? C’est un coup monté. On sait que les armes chimiques ont déjà été utilisées par Al Qaeda. Or l’Armée syrienne libre et les groupes liés à Al Qaeda mènent en commun 80% de leurs opérations au nord. Il y a un mois, Ahmad Jarba [qui coordonne l’opposition armée] prétendait qu’il allait changer le rapport de forces sur le terrain. Or c’est l’inverse qui s’est produit, l’armée loyaliste a repris du terrain. Seule une intervention directe pourrait donc aider les rebelles à s’en sortir… Alors, attendons. Si c’est Al Qaeda le responsable, il faudra le dire haut et fort. Si c’est le régime, il faudra obtenir une résolution à l’ONU. Et ne pas laisser deux ou trois pays fédérer leurs amis, pas tous recommandables d’ailleurs.
Entre Occidentaux et Russes, quelle position vous semble la plus cohérente ? Les Russes sont les plus cohérents car ils travaillent sérieusement pour les négociations de Genève 2 [sensées mettre autour d’une même table le régime et les opposants]. Les Américains ont triché. Deux ou trois fois, ils se sont retirés, au moment où s’opérait un rapprochement.
Une solution politique est-elle encore possible ?
Tout est possible mais cela dépendra surtout des Américains. Les
Français se contentent de suivre. Une solution politique est la seule
qui permettra de sauver la Syrie. Mais l’opposition armée ne parvient
pas à se mettre d’accord sur une délégation.
Que deviendra Bachar al Assad?
Il ne va pas rester. Si les négociations aboutissent, elles mèneront de facto à un régime parlementaire. Si du moins on accepte de respecter le texte de base de Genève 2 qui est le meilleur texte, avec par-dessus un compromis international. Mais laissez-moi dire ceci : quand on parle de massacrer des minorités, et que le président fait partie d’une minorité, comment peut-on lui demander de se retirer ou ne pas se retirer ? Aujourd’hui, la politique occidentale a renforcé sa position de défenseur de l’unité syrienne et des minorités. Cela dit, personne ne pourra revendiquer de victoire : la violence est devenue tellement aveugle qu’il faudrait vraiment un front élargi de l’opposition et du régime pour en venir à bout.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Que deviendra Bachar al Assad?
Il ne va pas rester. Si les négociations aboutissent, elles mèneront de facto à un régime parlementaire. Si du moins on accepte de respecter le texte de base de Genève 2 qui est le meilleur texte, avec par-dessus un compromis international. Mais laissez-moi dire ceci : quand on parle de massacrer des minorités, et que le président fait partie d’une minorité, comment peut-on lui demander de se retirer ou ne pas se retirer ? Aujourd’hui, la politique occidentale a renforcé sa position de défenseur de l’unité syrienne et des minorités. Cela dit, personne ne pourra revendiquer de victoire : la violence est devenue tellement aveugle qu’il faudrait vraiment un front élargi de l’opposition et du régime pour en venir à bout.

SYRIE: CE QUE JE PENSE
- J'étais hier contre l'intervention de la coalition des pays
impérialistes-monarchies arabes contre l'Irak. L'Irak était loin, très
loin, d'être une démocratie. Le régime avait utilisé les armes chimiques
contre les Kurdes, réprimé dans le sang les oppositions...mais c'était
au peuple irakien de faire sa révolution, de balayer la dictature.
Aujourd'hui l'Irak se trouve dans une désolation qu'il n'a jamais
connue dans son histoire. Israël est le véritable bénéficiaire de cette
invasion.
- J'étais contre le bombardement de la Libye. Le régime
était loin d'être démocratique, mais c'était au peuple libyen de faire
sa véritable révolution. Le grand bénéficiaire reste Israël. La Libye
vit le chaos. Le pays est fermé (comme l'Irak) aux organisations
palestiniennes progressistes.
En Libye, comme en Irak, c'est la loi du plus fort qui règne. La démocratie? Mon œil !
- Aujourd'hui je ne peux qu'être contre ce qui se trame contre la Syrie
par la même coalition: USA, Grande Bretagne, France, Arabie Saoudite,
Qatar, Turquie...Je suis loin d'être un sympathisant du régime syrien.
Mais je ne me suis jamais trouvé et je ne me trouverai jamais dans le
camps de cette coalition , ou dans un camp "neutre" lorsqu'il s'agit de
l'impérialisme, du sionisme et de la réaction arabe. J'avais envie de
vomir hier lorsqu'il j'ai vu les 3 dirigeants de la "révolution
syrienne" demander officiellement "l'intervention de l'occident". Les
révolutionnaires ne doivent compter que sur les masses populaires pour
chasser les tyrans.
Il ne faut jamais oublier:
* Que les USA
sont les premiers à utiliser la bombe atomique. Ils ont massacré des
millions d'innocents. Aucune excuse n'a été faite jusqu'aujourd'hui.
* Que les USA ont utilisé des armes chimiques, du napalm pour brûler tout ce qui vit (flore, la faune, l'humain) au Vietnam
*Que les USA, détiennent ILLÉGALEMENT aujourd'hui à Guantánamo des
dizaines de personnes et ce depuis des années et des années. Du jamais
vu dans l'Histoire moderne des guerres.
* Que la France avait utilisé du napalm en Algérie pour massacrer des milliers de civils. Aucune autocritique officielle.
* Que le Maroc allié de la France a utilisé le napalm au Sahara occidental contre les militants indépendantistes
* Qu'aujourd'hui en France, le militant Georges Abdellah est toujours
emprisonné alors qu'il a purgé "sa peine de prison", car il est toujours
considéré comme l'un des symboles de la résistance aux politiques
sionistes.
* Que des troupes françaises se trouvent aujourd'hui dans
une dizaine de pays africain pour maintenir au pouvoir ses
marionnettes.
* Que les USA, la France, la Grande Bretagne ont
toujours soutenu Israël dans les massacres perpétrés contre les
palestiniens et dans ses agressions contre les peuples de la région.
* Qu'Israël n'a jamais été inquiété pour détention des armes nucléaires.
* Qu'en Arabie Saoudite, on vit toujours le moyen âge: aucune liberté
pour les femmes, interdiction de toute activité syndicales, de toute
activité politique non conforme aux politiques de la famille régnante...
.....etc
Les "révolutionnaires" syriens ne sont en fait qu'un ramassis de
mercenaires venus des pays de la région, embrigadés par les services des
pays impérialistes, financés par les monarchies du golf.
Israël se
frotte les mains. Après l'Irak, la Libye, c'est au tour de la Syrie,
puis Hizbo Allah, puis Iran. Le grand rêve sera enfin réalisé! La cause
palestinienne sera la perdante, sa résistance de gauche ne sera que plus
affaiblie.
Les monarchies du Golf savoureront leur revanche
historique sur leur principal ennemi: le nationalisme arabe en général
et le nasserisme en particulier. Je ne suis , ni panarabiste, ni
nasseriste, mais les monarchies arabes, l'impérialisme et le sionisme
constituent mon ennemi principal.
https://www.facebook.com/ali.fkir/posts/518585948218836
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vendredi 30 août 2013
Maroc : l’affaire DanielGate, symptôme de réformes inachevées
Par Libreafrique, 22/8/2013
Au-delà de l’indignation qu’a suscitée la grâce royale touchant le pédophile de nationalité espagnole et d’origine irakienne, Daniel Galvan, violeur de 11 mineurs marocains ; et en dépit de la publication tardive d’un communiqué royal et l’annulation de la décision de grâce, cette affaire soulève plusieurs doutes sur le bon fonctionnement de la monarchie marocaine, qui ne cadrent pas avec la récente réforme constitutionnelle.
Tout d’abord, il est dit dans le premier communiqué que « Le Roi n'a jamais été informé de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l'intéressé a été condamné». Le fait que le Roi Mohammed VI a lui-même signé la grâce ne le rendrait donc apparemment pas responsable. Il paraît toutefois difficile de détenir un pouvoir, en l’occurrence de grâce, si l’on n’en assume pas les responsabilités.
L’argument de candide est en outre peu convaincant : le Roi aurait pu annuler la grâce plus tôt, avant qu’il ne soit acculé sous la pression de la rue. Par ailleurs, Wikileaks avait annoncé en 2010 que le Roi avait déjà gracié un pédophile français en 2006. Enfin, s’ajoute à la liste les révélations de Luc Ferry, ancien ministre de l’éducation français, sur le scandale de déviances sexuelles d’un autre ministre français pris à Marrakech dans une partie fine avec des mineurs, et libéré en toute discrétion, l’affaire ayant été classée sans suite.
Ensuite, le déni de responsabilité est palpable à travers le deuxième point du même communiqué : « le Souverain n'aurait consenti à ce que Daniel Galvan puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l'atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable ». La conclusion logique est que le Roi signerait sans vérifier. Si le Roi a fait mauvais usage du droit que lui confère l’article 58 de la constitution, lors de cette affaire, c’est qu’il faut en réguler son usage. En l’occurrence, il faut noter que le dahir (n °1-57-387) réglementant la grâce royale date de 1958, et ne détermine pas les délits et crimes exclus du droit de grâce.
Ce problème de gouvernance de la monarchie exécutive renvoie à un autre celui du non respect de l’État de droit. En effet, selon la loi (article 12 du dahir n °1-57-387) c’est le ministère de justice qui doit chapeauter tout le processus avant que le cabinet royal ne statue sur les dossiers. Or, d’après les déclarations du Ministre de la justice, son ministère n’a pas contribué à l’élaboration de la liste des prisonniers espagnols. Le Ministre a déclaré avoir même prévenu le cabinet royal, avouant implicitement le rôle de simple exécutant des instructions du cabinet royal. Ce dernier s’est placé au dessus de la loi en ne respectant pas le dahir et en imposant sa décision.
Enfin, les Marocains sauront-ils la vérité sur les coulisses de cette histoire ? Pas sûr. Puisque dans son troisième communiqué, après celui de l’annulation de grâce, le cabinet n’a fait que présenter un bouc émissaire en révoquant M. Benhachem, le délégué général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, présenté comme étant le principal responsable. Pourtant, la liste des bénéficiaires avait été préparée par l'ambassade d'Espagne à Rabat, l'administration pénitentiaire marocaine n’était nullement impliquée.
L’esprit de justice commande que l’on remonte plus haut dans la chaîne de décisions, jusqu’aux conseillers du Roi devant assumer leurs responsabilités, notamment Omar Aziman, conseiller responsable des relations maroco-espagnoles et du dossier juridique au Palais et surtout de Fouad Al Himma, l’ami et conseiller politique du Roi. Ce dernier a été désigné directement et explicitement par le quotidien espagnol “El Pais”, comme étant le principal responsable.
Le monarque peut aujourd’hui difficilement, d’un côté, prétendre réformer et œuvrer pour la démocratisation et la modernisation du pays, et d’un autre protéger des conseillers, non élus, fonctionnant comme un gouvernement de l’ombre et qui détiennent les vrais pouvoirs, mais sans reddition de comptes (sauf envers la monarchie). Cet état de fait consolide la culture d’allégeance exclusive au Roi, que cela soit de la part des conseillers ou des membres du gouvernement.
La monarchie est en réalité à la croisée des chemins.
Soit elle continue dans son crédo exécutif décidant de tout et de rien et elle doit alors assumer les conséquences de ses choix politiques et économiques. Soit, elle change réellement de cap pour rester au-dessus de la mêlée, fédératrice du peuple et garante de l’unité et de la sécurité du pays, auquel cas elle soit mettre en place de véritable institutions d’état de droit et de représentation démocratique avec reddition des comptes.
http://www.libreafrique.org/HEM_Galvan_Maroc_220813
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