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samedi 31 août 2013

Syrie : Communiqué du Mouvement de la Paix


Syrie : Stop à l’escalade dans la barbarie
Non à l'intervention armée en Syrie, non à la participation de la France
Solidarité avec les forces de paix, de justice et de démocratie en Syrie

L’escalade proposée par le Président Hollande n’est pas la bonne issue.
Le Mouvement de la Paix condamne fermement l’utilisation d’armes chimiques. Par leurs luttes, les peuples ont gagné la Convention sur l'interdiction des armes chimiques, signée le 13 janvier 1993, qui interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l'usage des armes chimiques.
Avant même les conclusions de la mission de l’ONU, seule habilitée à mener une telle enquête sur l’utilisation des armes chimiques, la France, les USA et leurs alliés membres de l’OTAN, déclarent avoir des certitudes. Si preuves il y a, ils ont la responsabilité de les transmettre à l’ONU. Envisager une intervention militaire en dehors des Nations Unies, malgré le risque conséquent d’un embrasement de toute la région, consiste à se poser en « juges et gendarmes du monde », à alimenter le cercle infernal des logiques de guerre et de violence en négligeant l’intérêt des peuples.

Il y a deux ans, un soulèvement citoyen pacifiste exigeait plus de démocratie et de progrès social en Syrie. Le régime syrien de Bachar El Assad a répondu par une répression féroce refusant toute possibilité de dialogue et provoquant l’escalade d’une guerre civile dans laquelle se sont engouffrées des puissances et des forces politiques régionales (Iran, Turquie, Arabie Saoudite, Qatar, Hezbollah…) et permettant aux militants les plus radicaux rescapés des interventions militaires en Irak, Afghanistan, Libye, Mali de se mettre au service des uns ou des autres.
Le bilan est effroyable pour le peuple syrien : plus de 100 000 morts, 4 millions de déplacés qui ont tout perdu, 1 500 000 exilés, et un pays dévasté. Aujourd’hui cette crise syrienne est devenue une crise géopolitique où chacun défend ses intérêts dans la région. 
Prétextant un blocage au Conseil de sécurité de l’ONU de la part de la Chine et de la Russie, les puissances occidentales membres de l’OTAN n’ont pris aucune initiative pour résoudre politiquement ce conflit. Ainsi le plan incarné par Kofi Annan en a fait les frais. La structuration de la société syrienne rendait nécessaire un processus long de concertations, rendu possible par la présence d’observateurs en nombre, permettant d’assurer une évolution vers plus de démocratie. Dans ce contexte, l’utilisation de forces de paix non violentes sous l’égide de l’ONU, aurait pu le permettre. Au lieu de cela, les antagonismes ont été entretenus, voire même alimentés, et les horreurs de la guerre civile ont affaibli les possibles recours. C’est ainsi que la perspective odieuse d’une intervention armée, en contradiction totale avec l’intérêt des peuples, peut aujourd’hui nous être présentée comme indispensable. L’indispensable pour la population est de vivre en sécurité, de se nourrir, de s’instruire, d’être soigné dans de bonnes conditions et de pouvoir s’exprimer en toute liberté. Or tout cela, la guerre l’interdit. Loin d’être la solution, elle ne bénéficierait qu’aux marchands d’armes.
Le Mouvement de la Paix dénonce catégoriquement l’argument, relayé à l’unisson par les médias, d’une guerre indispensable. En Syrie comme ailleurs, ce qui est nécessaire c’est la Paix comme socle d’une société humaine se conformant aux engagements pris en 1998 par la communauté internationale dans le cadre de l’adoption de la culture de paix et de la non-violence.
Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement français de renoncer à l’emploi des forces armées, de faire respecter le droit international et de prendre toutes les initiatives politiques possibles pour obtenir un cessez-le-feu. Le Mouvement de la Paix demande la reprise du plan de Kofi Annan avec des moyens humains renforcés pour parvenir à une transition démocratique en Syrie et permettre une stabilisation de la région.
Il appelle les citoyens, les ONG de notre pays à se rassembler et à développer toutes les actions collectives marquant le refus d’une intervention militaire. Les premiers rassemblements sont prévus le jeudi 29 août à Paris, Toulouse et Marseille.
Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 28 août 2013

Contacts :Guillaume du Souich : nouss@mvtpaix.org - 06 81 64 74 52
Presse: catherine.rio@mvtpaix.org - 01 40 12 72 34
Agréé Association Nationale de la Jeunesse et d’Education Populaire
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Informations de presse

40 personnes à Gap contre une intervention militaire en Syrie
Les participants interpellent les parlementaires hauts-alpins - Une délégation reçue en préfecture

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées ce vendredi 30 août devant la Préfecture de Gap à l'initiative du Mouvement de la Paix, de la CGT, du PCF, de la FASE, ..., ainsi que des syndicalistes et associatifs.
Ils ont exprimé leur solidarité au peuple Syrien et s'opposent à une intervention militaire qui constituerait un grave engrenage. Condamnant l'usage éventuel d'armes chimiques, les participants demandent au Président de la République de fournir à la mission des inspecteurs de l'ONU les preuves que la France dit détenir. Refusant la réédition de la manipulation irakienne, il est rappelé que seul l'ONU détient la légitimité internationale pour agir.
Les participants ont décidé d'interpeller les parlementaires hauts-alpins auxquels une lettre sera adressée en début de semaine.
Une délégation a été reçue en Préfecture par Christophe Coelho, directeur de Cabinet. Refusant catégoriquement les arguments d'une guerre inévitable, la délégation a demandé que le gouvernement renonce à l'emploi des forces armées et œuvre à une initiative politique, en soutenant la Conférence de "Genève 2" rassemblant les différentes parties du conflit. Enfin, la délégation a demandé que la représentation parlementaire soit consultée et qu'un vote ait lieu à l'Assemblée le 4 septembre prochain.

Contacts : Pierre Villard 06 82 92 29 46

.Les premiers résultats d’enquête de l’ONU indiquent que ce sont les rebelles qui ont utilisé l'arme chimique..

Greta Alegre et 2 autres ami(e)s ont partagé un lien.

Voici un nouveau point d’information avec Ayssar Midani, notre correspondante à Damas. Au travers de cet entretien (seulement audio suite à un problème technique), elle analyse la rhétorique atlantiste, qui vise à écarter tous les éléments de preuve apportés par la Russie, la Syrie, ou même Carla Del Ponte, qui atteste de la responsabilité des « rebelles » dans l’attaque à l’arme chimique qui a eu lieu dans la banlieue de Damas. Mais il faut raison garder, l’investigation devrait se poursuivre encore durant quatre jours.
 

Urgence Syrie : LES ENFANTS SONT LES PREMIERES VICTIMES. AGISSONS !

Handicap International France a partagé un lien.
 

Urgence Syrie
LES ENFANTS SONT
LES
PREMIERES VICTIMES.AGISSONS !

Plus d'un million d'enfants syriens sont réfugiés, victimes d'une répression sauvage et sanglante.
Ne restons pas sans rien faire !

Ils ont besoin de votre aide !


Les équipes de Handicap International sont sur place pour leur porter secours et leur donner les premiers soins d'urgence.
Faites un don d'urgence dès maintenant !
Dyaa, 6 ans, blessé par un sniper, en séance de rééducation avec un

URGENCE Syrie – Aidez-nous à collecter 220 000 € pour couvrir les besoins de première nécessité (alimentation, hygiène, couchage) de 5500 réfugiés syriens !
• Plus d’un million d’enfants syriens réfugiés
• ¼ des bénéficiaires de Handicap International a moins de 12 ans
• depuis le début de la crise, plus de 36 000 personnes vulnérables ou handicapées identifiées et prises en charge par Handicap International en Jordanie et au Liban. http://bit.ly/17nYIkz

Jean-Luc Mélenchon : "Ce serait une erreur gigantesque de frappre la Syrie"





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ALERTE INFO. Syrie : Le général Abdel Fattah al-Sissi ferme le Canal de Suez et dit NON aux Ricains


Abdel Fattah al-Sissi


Abdel Fattah al-Sissi
Les choses se compliquent pour les pousse-au-crime et va-t-en-guerre occidentaux et dignes héritiers du petit moustachu allemand. 

 Le général Abdel Fattah  al-Sissi, nouvel homme fort de l’Egypte, en digne héritier de Nasser et bourreau de la fraternité de rien du tout, commandant en chef des forces armées, vient d’annoncer la fermeture du Canal de Suez. Ceci bloque les destroyers américains en partance pour la Syrie, notamment leur ravitailleur.


L’entrée de l’armée américaine et de ses sous-fifres est désormais compliquée. Or, les Etats-Unis ont affrété un pétrolier de ravitaillement afin de frapper la Syrie en toute impunité. Le général al-Sissi a souligné l’engagement de l’Egypte, par rapport à l’accord de défense commun avec la Syrie. Le Canal de Suez étant le passage obligé des assassins du peuple arabe, en complicité avec certains états dont l’Arabie saoudite. Les héritiers d’Hitler et de Goebbels, sont en grande difficulté. Sissi montre bien qu’il est nationaliste et indépendant. Récemment, le JDD titrait: "Le génaral qui tient tête à Obama"…En effet, le Frère musulman de la Maison Blanche est nu…


Al-Sissi a souligné que l’Égypte ne sera pas un passage pour attaquer n’importe quel pays arabe, ajoutant, l’Égypte ne va pas répéter les erreurs de la guerre en Irak. Et toc…

Syrie : Pierre Laurent écrit à François Hollande

- le 27 Août 2013


Monsieur le président,
Depuis deux ans le peuple syrien vit un terrible drame que l'utilisation inacceptable d'armes chimiques vient de rendre encore plus insupportable. Tout doit être mis en œuvre pour que la mission de l'Onu puisse mener à mener à bien sa mission sur les responsabilités de ce crime contre l'Humanité. La situation du peuple syrien est source des plus grandes inquiétudes pour le monde entier.
 Dans notre pays, nombreuses sont les voix qui, depuis deux ans, expriment le souhait que la France joue un rôle actif en faveur d'une solution politique de ce conflit que le régime syrien a, à dessein, militarisé et internationalisé pour réprimer et affaiblir la contestation populaire qui a eu le courage de se lever contre lui.
Les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée ; plus les heures passent, et plus l'option d'une intervention militaire de plusieurs puissances internationales, parmi lesquelles la France, se précise.
Mais une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait aujourd'hui un degré supplémentaire dans une escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre, entraînant le risque jusqu'ici inégalé d'un embrasement de toute la région ainsi qu'en témoigne la violence qui s'étend au Liban.
Monsieur le président, la décision d'une participation française à une telle intervention armée sur le terrain, si elle devait être prise, ne peut l'être qu'après avoir été débattue devant la représentation nationale.
C'est pourquoi, au nom du Parti communiste français, je vous demande de bien vouloir inscrire en priorité à l'ordre du jour de la session extraordinaire qui s'ouvrira le 10 septembre une discussion parlementaire sur la situation en Syrie, discussion qui serait préparée par la réunion des deux commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l'Assemblée nationale et du Sénat la semaine précédente.
Nous devons obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.
La France doit peser de tout son poids pour exiger la réunion d'urgence d'un sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie – une réunion dans l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a plusieurs mois déjà.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris,
 http://www.humanite.fr/fil-rouge/syrie-pierre-laurent-ecrit-a-francois-hollande
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Syrie : la méfiance s'impose ! Les exemples de fausses informations incitent au doute...



Greta Alegre a partagé :


Permettez moi, au vu de toutes ces informations, de douter de ce qui se passe actuellement en Syrie (...) Si jamais la Syrie était bombardée et que l'on apprenne dans quelques mois ou années, que tout cela fut un mensonge pour envahir ce pays, vous repenserez à tout cela. Mais il sera trop tard... des milliers ou des dizaines de milliers de civils seront morts grâce à notre bêtise et notre confiance aveugle dans ces menteurs qui nous gouvernent.
source : Ce que cachent vos médias
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ACTION: Pas d'intervention en Syrie!

Par Intal, 28/8/2013
Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne préparent une attaque sur la Syrie. Ils sont prêts à ignorer l'ONU, ils n'attendent même pas les résultats de l'enquête de l'ONU sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie.
 
Il apparaît une fois de plus de manière évidente que l'Occident fait passer ses propres intérêts avant ceux de la population syrienne. Seuls un dialogue et un accord politique peuvent mener à la fin du conflit en Syrie. Une intervention ne fera qu'aggraver la situation en Syrie et causera davantage de victimes et de réfugiés.
Une opération militaire aura en outre des effets déstabilisateurs dans le reste de la région. Les négociations entre les différentes parties impliquées dans le conflit doivent démarrer au plus vite. La Belgique doit se distancier de toute escalade militaire et fournir tous les efforts nécessaires pour arriver à une solution.
Organistaions : intal - Vrede vzw - COMAC - Comité contre l'ingérence en Syrie - LEF - PTB/PVDA - PC - ...

Position : intal s'oppose à toute attaque militaire 

visant la Syrie
La Belgique doit prendre ses distances vis-à-vis de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis
Le langage menaçant du Secrétaire d'Etat John Kerry est une étape dangereuse vers une attaque militaire à l'encontre de la Syrie. Laurent Fabius (France) et William Hague (Grande Bretagne) ont tenu la même rhétorique belliciste. Intal s'oppose à ces plans de guerre. La paix ne peut venir d'un bombardement.
Les Etats-Unis sont mal placés pour donner des leçons concernant l'utilisation d'armes non conventionnelles. L'emploi de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, celui de l'agent Orange sur le Vietnam, tout cela est avéré ; tout comme l'utilisation de bombes à l’uranium appauvri en Yougoslavie et de bombes au phosphore en Irak. Dans son discours, Kerry condamne, au nom de la «conscience de l'humanité», l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. Son indignation n'est pas crédible.
Intal s'oppose à l'utilisation (et à la possession) d'armes non conventionnelles. Ces dernières doivent être interdites. Les Etats-Unis constituent l'obstacle principal à cette interdiction car ils possèdent le plus grand arsenal d'armes nucléaires au monde et ne comptent rien changer à ce sujet.
Les armes chimiques ne sont qu'une excuse pour pouvoir entrer en guerre. Pour envahir l'Irak, les Etats-Unis ont fabriqué des preuves sur la possession d'armes de destruction massive. Ces preuves se basaient sur les mensonges qu'avaient présentés le Secrétaire d'Etat Colin Powell au Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd'hui Kerry prétend aussi détenir des preuves de la culpabilité du gouvernement syrien, mais il ne les rend pas publiques. C'est inadmissible.
Comme le déclarait l'ancien secrétaire d'Etat américain Kissinger, les Etats-Unis défendent toujours en premier lieu leurs intérêts. Le discours alarmiste de Kerry est un signe que ces intérêts américains sont menacés, sans doute parce que les rebelles qu'ils soutiennent ont perdu du terrain ces derniers mois au profit du gouvernement syrien.
Intal lance un appel à s'opposer aux menaces de guerre de l’Occident visant la Syrie et contre une éventuelle participation belge à cette dernière. L'Irak, la Libye, l'Afghanistan nous ont appris qu'une intervention militaire apportera encore plus de misère au peuple syrien. La Belgique doit se distancer de la violence des Etats-Unis et de celle de ses alliés. Elle doit défendre une diplomatie basée sur la paix, sur la recherche d’une solution négociée et sur le respect de la souveraineté.
Bureau National d'intal
Lees het artikel op www.intal.be
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Syrie : Médiapart : http://www.mediapart.fr/journal/international/270813/armes-chimiques-en-syrie-ce-qui-sest-passe-le-21-aout?page_article=3

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Syrie : "Les attaques chimiques sont un coup monté"

En exil depuis 35 ans, l’opposant Haytham Manna, responsable à l’étranger du Comité de Coordination nationale pour le changement démocratique (opposition syrienne non armée), s’oppose avec force à toute intervention étrangère contre son pays. 
          Haytham Manna © Reuters 
L’utilisation d’armes chimiques en Syrie pourrait amener les Occidentaux à "punir" le régime. Qu’en pensez-vous ?
 
HAYTHAM MANNA : Je suis totalement contre, tout comme la coordination que je dirige. Cela ne fera que renforcer le régime. Ensuite, une intervention risque d'attiser encore plus la violence, d'ajouter de la destruction à la destruction et de démanteler un peu plus la capacité de dialogue politique. Le régime est le premier responsable car il a choisi l’option militaro-sécuritaire. Mais comment peut-on parler de guerre contre le terrorisme et donner un coup de main à des extrémistes affiliés à Al Qaeda ?
Les Occidentaux choisissent la mauvaise option, selon vous ?
Depuis le début, c’est une succession d’erreurs politiques. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont poussé les parties à se radicaliser. Ils n’ont pas empêché le départ de djihadistes vers la Syrie et ont attendu très longtemps avant d’évoquer ce phénomène. Où est la démocratie dans tout ce projet qui vise la destruction de la Syrie ? Et pensez-vous que ce soit la morale qui les guide ? Lors du massacre d’Halabja [commis par les forces de Saddam Hussein en 1988], ils ont fermé les yeux. Je m’étonne aussi de voir que les victimes d’armes chimiques sont bien davantage prises en considération que les 100 000 morts qu’on a déjà dénombrés depuis le début du conflit. 

Qui est responsable du dernier massacre à l’arme chimique ?
Je n’ai pas encore de certitude mais nos informations ne concordent pas avec celles du président Hollande. On parle de milliers de victimes, alors que nous disposons d’une liste de moins de 500 noms. On est donc dans la propagande, la guerre psychologique, et certainement pas dans la vérité. Ensuite, les armes chimiques utilisées étaient artisanales. Vous pensez vraiment que l’armée loyaliste, surmilitarisée, a besoin de cela ? Enfin, des vidéos et des photos ont été mises sur Internet avant le début des attaques. Or ce matériel sert de preuve pour les Américains !

Pensez-vous qu’une partie au conflit a voulu provoquer les Occidentaux à intervenir ? C’est un coup monté. On sait que les armes chimiques ont déjà été utilisées par Al Qaeda. Or l’Armée syrienne libre et les groupes liés à Al Qaeda mènent en commun 80% de leurs opérations au nord. Il y a un mois, Ahmad Jarba [qui coordonne l’opposition armée] prétendait qu’il allait changer le rapport de forces sur le terrain. Or c’est l’inverse qui s’est produit, l’armée loyaliste a repris du terrain. Seule une intervention directe pourrait donc aider les rebelles à s’en sortir… Alors, attendons. Si c’est Al Qaeda le responsable, il faudra le dire haut et fort. Si c’est le régime, il faudra obtenir une résolution à l’ONU. Et ne pas laisser deux ou trois pays fédérer leurs amis, pas tous recommandables d’ailleurs.
Entre Occidentaux et Russes, quelle position vous semble la plus cohérente ? Les Russes sont les plus cohérents car ils travaillent sérieusement pour les négociations de Genève 2 [sensées mettre autour d’une même table le régime et les opposants]. Les Américains ont triché. Deux ou trois fois, ils se sont retirés, au moment où s’opérait un rapprochement. 

Une solution politique est-elle encore possible ?
Tout est possible mais cela dépendra surtout des Américains. Les Français se contentent de suivre. Une solution politique est la seule qui permettra de sauver la Syrie. Mais l’opposition armée ne parvient pas à se mettre d’accord sur une délégation.
Que deviendra Bachar al Assad?
Il ne va pas rester. Si les négociations aboutissent, elles mèneront de facto à un régime parlementaire. Si du moins on accepte de respecter le texte de base de Genève 2 qui est le meilleur texte, avec par-dessus un compromis international. Mais laissez-moi dire ceci : quand on parle de massacrer des minorités, et que le président fait partie d’une minorité, comment peut-on lui demander de se retirer ou ne pas se retirer ? Aujourd’hui, la politique occidentale a renforcé sa position de défenseur de l’unité syrienne et des minorités. Cela dit, personne ne pourra revendiquer de victoire : la violence est devenue tellement aveugle qu’il faudrait vraiment un front élargi de l’opposition et du régime pour en venir à bout.
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SYRIE: CE QUE JE PENSE

- J'étais hier contre l'intervention de la coalition des pays impérialistes-monarchies arabes contre l'Irak. L'Irak était loin, très loin, d'être une démocratie. Le régime avait utilisé les armes chimiques contre les Kurdes, réprimé dans le sang les oppositions...mais c'était au peuple irakien de faire sa révolution, de balayer la dictature. Aujourd'hui l'Irak se trouve dans une désolation qu'il n'a jamais connue dans son histoire. Israël est le véritable bénéficiaire de cette invasion.

- J'étais contre le bombardement de la Libye. Le régime était loin d'être démocratique, mais c'était au peuple libyen de faire sa véritable révolution. Le grand bénéficiaire reste Israël. La Libye vit le chaos. Le pays est fermé (comme l'Irak) aux organisations palestiniennes progressistes.

En Libye, comme en Irak, c'est la loi du plus fort qui règne. La démocratie? Mon œil !

- Aujourd'hui je ne peux qu'être contre ce qui se trame contre la Syrie par la même coalition: USA, Grande Bretagne, France, Arabie Saoudite, Qatar, Turquie...Je suis loin d'être un sympathisant du régime syrien. Mais je ne me suis jamais trouvé et je ne me trouverai jamais dans le camps de cette coalition , ou dans un camp "neutre" lorsqu'il s'agit de l'impérialisme, du sionisme et de la réaction arabe. J'avais envie de vomir hier lorsqu'il j'ai vu les 3 dirigeants de la "révolution syrienne" demander officiellement "l'intervention de l'occident". Les révolutionnaires ne doivent compter que sur les masses populaires pour chasser les tyrans.

Il ne faut jamais oublier:

* Que les USA sont les premiers à utiliser la bombe atomique. Ils ont massacré des millions d'innocents. Aucune excuse n'a été faite jusqu'aujourd'hui.

* Que les USA ont utilisé des armes chimiques, du napalm pour brûler tout ce qui vit (flore, la faune, l'humain) au Vietnam

*Que les USA, détiennent ILLÉGALEMENT aujourd'hui à Guantánamo des dizaines de personnes et ce depuis des années et des années. Du jamais vu dans l'Histoire moderne des guerres.

* Que la France avait utilisé du napalm en Algérie pour massacrer des milliers de civils. Aucune autocritique officielle.

* Que le Maroc allié de la France a utilisé le napalm au Sahara occidental contre les militants indépendantistes

* Qu'aujourd'hui en France, le militant Georges Abdellah est toujours emprisonné alors qu'il a purgé "sa peine de prison", car il est toujours considéré comme l'un des symboles de la résistance aux politiques sionistes.

* Que des troupes françaises se trouvent aujourd'hui dans une dizaine de pays africain pour maintenir au pouvoir ses marionnettes.

* Que les USA, la France, la Grande Bretagne ont toujours soutenu Israël dans les massacres perpétrés contre les palestiniens et dans ses agressions contre les peuples de la région.

* Qu'Israël n'a jamais été inquiété pour détention des armes nucléaires.

* Qu'en Arabie Saoudite, on vit toujours le moyen âge: aucune liberté pour les femmes, interdiction de toute activité syndicales, de toute activité politique non conforme aux politiques de la famille régnante...

.....etc

Les "révolutionnaires" syriens ne sont en fait qu'un ramassis de mercenaires venus des pays de la région, embrigadés par les services des pays impérialistes, financés par les monarchies du golf.

Israël se frotte les mains. Après l'Irak, la Libye, c'est au tour de la Syrie, puis Hizbo Allah, puis Iran. Le grand rêve sera enfin réalisé! La cause palestinienne sera la perdante, sa résistance de gauche ne sera que plus affaiblie.

Les monarchies du Golf savoureront leur revanche historique sur leur principal ennemi: le nationalisme arabe en général et le nasserisme en particulier. Je ne suis , ni panarabiste, ni nasseriste, mais les monarchies arabes, l'impérialisme et le sionisme constituent mon ennemi principal.

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vendredi 30 août 2013

Maroc : l’affaire DanielGate, symptôme de réformes inachevées

Par Libreafrique, 22/8/2013

Au-delà de l’indignation qu’a suscitée la grâce royale touchant le pédophile de nationalité espagnole et d’origine irakienne, Daniel Galvan, violeur de 11 mineurs marocains ; et en dépit de la publication tardive d’un communiqué royal et l’annulation de la décision de grâce, cette affaire soulève plusieurs doutes sur le bon fonctionnement de la monarchie marocaine, qui ne cadrent pas avec la récente réforme constitutionnelle.
Tout d’abord, il est dit dans le premier communiqué que « Le Roi n'a jamais été informé de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l'intéressé a été condamné». Le fait que le Roi Mohammed VI a lui-même signé la grâce ne le rendrait donc apparemment pas responsable. Il paraît toutefois difficile de détenir un pouvoir, en l’occurrence de grâce, si l’on n’en assume pas les responsabilités.
L’argument de candide est en outre peu convaincant : le Roi aurait pu annuler la grâce plus tôt, avant qu’il ne soit acculé sous la pression de la rue. Par ailleurs, Wikileaks avait annoncé en 2010 que le Roi avait déjà gracié un pédophile français en 2006. Enfin, s’ajoute à la liste les révélations de Luc Ferry, ancien ministre de l’éducation français, sur le scandale de déviances sexuelles d’un autre ministre français pris à Marrakech dans une partie fine avec des mineurs, et libéré en toute discrétion, l’affaire ayant été classée sans suite.
Ensuite, le déni de responsabilité est palpable à travers le deuxième point du même communiqué : « le Souverain n'aurait consenti à ce que Daniel Galvan puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l'atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable ». La conclusion logique est que le Roi signerait sans vérifier. Si le Roi a fait mauvais usage du droit que lui confère l’article 58 de la constitution, lors de cette affaire, c’est qu’il faut en réguler son usage. En l’occurrence, il faut noter que le dahir (n °1-57-387) réglementant la grâce royale date de 1958, et ne détermine pas les délits et crimes exclus du droit de grâce.
Ce problème de gouvernance de la monarchie exécutive renvoie à un autre celui du non respect de l’État de droit. En effet, selon la loi (article 12 du dahir n °1-57-387) c’est le ministère de justice qui doit chapeauter tout le processus avant que le cabinet royal ne statue sur les dossiers. Or, d’après les déclarations du Ministre de la justice, son ministère n’a pas contribué à l’élaboration de la liste des prisonniers espagnols. Le Ministre a déclaré avoir même prévenu le cabinet royal, avouant implicitement le rôle de simple exécutant des instructions du cabinet royal. Ce dernier s’est placé au dessus de la loi en ne respectant pas le dahir et en imposant sa décision.
Enfin, les Marocains sauront-ils la vérité sur les coulisses de cette histoire ? Pas sûr. Puisque  dans son troisième communiqué, après celui de l’annulation de grâce, le cabinet n’a fait que présenter un bouc émissaire en révoquant M. Benhachem, le délégué général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, présenté comme étant le principal responsable. Pourtant, la liste des bénéficiaires avait été préparée par l'ambassade d'Espagne à Rabat, l'administration pénitentiaire marocaine n’était nullement impliquée.
L’esprit de justice commande que l’on remonte plus haut dans la chaîne de décisions, jusqu’aux conseillers du Roi devant assumer leurs responsabilités, notamment Omar Aziman, conseiller responsable des relations maroco-espagnoles et du dossier juridique au Palais et surtout de Fouad Al Himma, l’ami et conseiller politique du Roi. Ce dernier a été désigné  directement et explicitement par le quotidien espagnol “El Pais”, comme étant le principal responsable.
Le monarque peut aujourd’hui difficilement, d’un côté, prétendre réformer et œuvrer pour la démocratisation et la modernisation du pays, et d’un autre protéger des conseillers, non élus, fonctionnant comme un gouvernement de l’ombre et qui détiennent les vrais pouvoirs, mais sans reddition de comptes (sauf envers la monarchie). Cet état de fait consolide la culture d’allégeance exclusive au Roi, que cela soit de la part des conseillers ou des membres du gouvernement.

La monarchie est en réalité à la croisée des chemins. 
Soit elle continue dans son crédo exécutif décidant de tout et de rien et elle doit alors assumer les conséquences de ses choix politiques et économiques. Soit, elle change réellement de cap pour rester au-dessus de la mêlée, fédératrice du peuple et garante de l’unité et de la sécurité du pays, auquel cas elle soit mettre en place de véritable institutions d’état de droit et de représentation démocratique avec reddition des comptes.

 http://www.libreafrique.org/HEM_Galvan_Maroc_220813