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vendredi 30 août 2013

Maroc : l’affaire DanielGate, symptôme de réformes inachevées

Par Libreafrique, 22/8/2013

Au-delà de l’indignation qu’a suscitée la grâce royale touchant le pédophile de nationalité espagnole et d’origine irakienne, Daniel Galvan, violeur de 11 mineurs marocains ; et en dépit de la publication tardive d’un communiqué royal et l’annulation de la décision de grâce, cette affaire soulève plusieurs doutes sur le bon fonctionnement de la monarchie marocaine, qui ne cadrent pas avec la récente réforme constitutionnelle.
Tout d’abord, il est dit dans le premier communiqué que « Le Roi n'a jamais été informé de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l'intéressé a été condamné». Le fait que le Roi Mohammed VI a lui-même signé la grâce ne le rendrait donc apparemment pas responsable. Il paraît toutefois difficile de détenir un pouvoir, en l’occurrence de grâce, si l’on n’en assume pas les responsabilités.
L’argument de candide est en outre peu convaincant : le Roi aurait pu annuler la grâce plus tôt, avant qu’il ne soit acculé sous la pression de la rue. Par ailleurs, Wikileaks avait annoncé en 2010 que le Roi avait déjà gracié un pédophile français en 2006. Enfin, s’ajoute à la liste les révélations de Luc Ferry, ancien ministre de l’éducation français, sur le scandale de déviances sexuelles d’un autre ministre français pris à Marrakech dans une partie fine avec des mineurs, et libéré en toute discrétion, l’affaire ayant été classée sans suite.
Ensuite, le déni de responsabilité est palpable à travers le deuxième point du même communiqué : « le Souverain n'aurait consenti à ce que Daniel Galvan puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l'atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable ». La conclusion logique est que le Roi signerait sans vérifier. Si le Roi a fait mauvais usage du droit que lui confère l’article 58 de la constitution, lors de cette affaire, c’est qu’il faut en réguler son usage. En l’occurrence, il faut noter que le dahir (n °1-57-387) réglementant la grâce royale date de 1958, et ne détermine pas les délits et crimes exclus du droit de grâce.
Ce problème de gouvernance de la monarchie exécutive renvoie à un autre celui du non respect de l’État de droit. En effet, selon la loi (article 12 du dahir n °1-57-387) c’est le ministère de justice qui doit chapeauter tout le processus avant que le cabinet royal ne statue sur les dossiers. Or, d’après les déclarations du Ministre de la justice, son ministère n’a pas contribué à l’élaboration de la liste des prisonniers espagnols. Le Ministre a déclaré avoir même prévenu le cabinet royal, avouant implicitement le rôle de simple exécutant des instructions du cabinet royal. Ce dernier s’est placé au dessus de la loi en ne respectant pas le dahir et en imposant sa décision.
Enfin, les Marocains sauront-ils la vérité sur les coulisses de cette histoire ? Pas sûr. Puisque  dans son troisième communiqué, après celui de l’annulation de grâce, le cabinet n’a fait que présenter un bouc émissaire en révoquant M. Benhachem, le délégué général de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion, présenté comme étant le principal responsable. Pourtant, la liste des bénéficiaires avait été préparée par l'ambassade d'Espagne à Rabat, l'administration pénitentiaire marocaine n’était nullement impliquée.
L’esprit de justice commande que l’on remonte plus haut dans la chaîne de décisions, jusqu’aux conseillers du Roi devant assumer leurs responsabilités, notamment Omar Aziman, conseiller responsable des relations maroco-espagnoles et du dossier juridique au Palais et surtout de Fouad Al Himma, l’ami et conseiller politique du Roi. Ce dernier a été désigné  directement et explicitement par le quotidien espagnol “El Pais”, comme étant le principal responsable.
Le monarque peut aujourd’hui difficilement, d’un côté, prétendre réformer et œuvrer pour la démocratisation et la modernisation du pays, et d’un autre protéger des conseillers, non élus, fonctionnant comme un gouvernement de l’ombre et qui détiennent les vrais pouvoirs, mais sans reddition de comptes (sauf envers la monarchie). Cet état de fait consolide la culture d’allégeance exclusive au Roi, que cela soit de la part des conseillers ou des membres du gouvernement.

La monarchie est en réalité à la croisée des chemins. 
Soit elle continue dans son crédo exécutif décidant de tout et de rien et elle doit alors assumer les conséquences de ses choix politiques et économiques. Soit, elle change réellement de cap pour rester au-dessus de la mêlée, fédératrice du peuple et garante de l’unité et de la sécurité du pays, auquel cas elle soit mettre en place de véritable institutions d’état de droit et de représentation démocratique avec reddition des comptes.

 http://www.libreafrique.org/HEM_Galvan_Maroc_220813

jeudi 26 juillet 2012

Comment Maroc ose-t-il encore se déclarer un exemple de démocratie pour ses voisins ?

Journées chargées pour les forces de l'"ordre" !

Des appels urgents sur facebook
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URGENT : Une grève de la faim légitime 
Par annahjaddimocrati, 26/7/2012
Les 5 jeunes du MVT20FEVRIER arrêtés arbitrairement la nuit 22/23 juillet 2012 au cours de la marche populaire pacifique organisée par le Mouvement du 20 février ont entamé une grève de la faim de protestation et ce, à partir de la nuit du mercredi 25 juillet 2012 
La solidarité avec ces militants nous interpelle. Plus, il faut que tous les démocrates conséquents se mobilisent pour imposer la libération de ces innocents 
Liste des 5 grévistes: 
 Rachid Tarik 
Youssef Boula 
Nour Essalem Kartachi 
Aberrahmane Assal 
Samir Labradly 
طارق رشدي يوسف بولا نور السلام قرطاشي عبد الرحمان عسال سمير لبرادلي 
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        URGEEEENT ! répression sauvage à EL JADIDA :

Par Aziz Akkaoui, annahjaddimocrati, El Jadida
Lors d'un sit in du M20 Février à El Jadida devant le siège central de la sureté nationale, les militant(e)s ont été victimes d'une répression sauvage des forces makhzéniennes .
les victimes  torturés sont :
- Mohammed Bahi ( fracture du pied ) il a été arrêté
- Jamal Berrajaa
- Meryem sioui
- Ali timouni
- rafiq lassal
- latifa hilali
- Khadija bouadi
- Aicha bettani
- Mohamed Rajdali


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  26 juillet 2012: carnage à El Jedida !

 Par Mohammed  Harbi, 26/7/2012
EL Jedida : le jeudi 26 juillet 2012, les forces de répression ont réprimé dans le sang le sit in organisé par le Mouvement du 20 février devant la direction régionale de la sureté pour protester contre la répression de la marche populaire pacifique organisée le 22 juillet à El Jedida par le MVT20FEVRIER. 
 Les forces de police ont visé essentiellement les militants et militantes des  forces progressistes, de l’AMDH, de l’ANDCM, des syndicalistes du mouvement démocratiques…

1ère listes des victimes:

1- Jamal Brajaâ : membre du secrétariat national de la VOIE DEMOCRATIQUE, président de la section locale de l’AMDH, syndicaliste… Il a été menacé de liquidation physique.
2 - Mohamed Bahi, secrétaire régional du PADS, arrêté, sauvagement torturé, puis relâché de l’hôpital.
3- Latifa Lahlali membre de la direction locale de la VD.
4- Mohamed Eloujardli, président de la sectiobn de l’ANDCM, et membre de la VD 5-Ali Timouni, membre de la jeunesse de la VD.  
6 – Rafik Assal, membre de la jeunesse de la VD.
7 – Abderrahim Sioui, responsable local du PSU
8 – Aïcha Bettani, militante du PSU.
9 – Meriem SIOUI.  
 10-  Khadija Baâdi : militante de l’AMDH…
Remarque : tous ces militants et militantes sont membres de l’AMDH

source : Le journal "ANNAHJ ADDIMOCRATI"

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Urgent de Casa: Sara Soujar, activiste du mouvement 20 février et dirigeante du PADS, a été menacée et agressée ce matin, en se dirigeant vers son boulot, pour la forcer à
 arrêter ses activités au sein du mouvement!
 à bas le makhzen! V au mouvement progressiste marocain!
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