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vendredi 2 septembre 2011

Mohammed Belmaïzi écrit à Abdelhamid Amine


Mon cher Abdelhamid Amine,
 J’ai mis du temps...Par Mohammed Belmaïzi 1/9/2011
Mon cher Abdelhamid Amine,

J’ai mis du temps et j’ai longtemps hésité à t’écrire ce petit mot pour te faire des éloges amicaux. Parce que je savais que tu ne les aurais pas acceptés. Mais combien j’aurais aimé m’incliner devant toi, t’embrasser la tête, les mains, et te faire une accolade fraternelle, en signe d’amitié profonde et de complicité sur le plan des idées que nous partageons et qui se résument dans notre cri commun : Nous aimons la Vie ! Et personne ne peut nous dépouiller de notre fierté d’exister !

Te faire des louanges, embrasser ta main rugueuse et gercée de tant d’espoir, tu ne l’aurais pas accepté, parce que tu es de la race des humains qui se redressent et ordonnent à leur « salsoul » (colonne vertébrale) de retrouver la dimension originelle d’Êtres Libres et de ne jamais s’humilier devant des potentats ou des tyrans étêtés qui n’ont pour langage que la suprématie de la terreur qu’ils exercent sur les peuples. Et tu n’es pas allé chercher ce souffle libérateur des contrées mystérieuses. Tu pars tout simplement du principe universel qui nous motive toutes et tous : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Les « Baltagis » qui veulent attenter à ta vie, chiens de garde d’un pouvoir incapable de revenir à la raison devant le souffle de notre lutte résolue pour un Etat de Droit, ne peuvent mesurer ta dimension historique et morale. Ta démarche et ton combat sont inscrits dans la logique de l’Histoire. Et déjà l’Histoire t’a donné raison face au dictateur Ben Ali qui t’a refoulé le 23 janvier 2009… et qui, le 14 janvier 2011, deux ans plus tard, c’est sa fin de règne qui a sonné ! « Pov’type », il devait DEGAGER !

Humble que tu es, mon cher Abdelhamid, tu resteras dans l’Histoire ! Grand et Noble pour avoir dit à l’écran marocain embrigadé hermétiquement, devant le peuple marocain, que nous ne plierons jamais l’échine devant qui que ce soit. Et que nous n’avons peur ni de vivre, ni de mourir.

Veulent-ils menacer ta vie ?! N’ont-il pas lu sur les banderoles du peuple martyr syrien : « Vos balles ne tuent en nous que la peur » ?! Personne ne veut en arriver là… Mais un Etat de Droit est inéluctable, et tu restes l’un des multiples garants de cet espoir !

Cordial,
Mohammed Belmaïzi

publié dans كلنا عبد الحميد أمين

Pétitions : Reconnaissance de l’État de Palestine l

Lettre d'info n°265 de l'AFP, 9/8/2011


Comme 70% de la population française, vous pensez que
« La création d’un État palestinien aux côtés d’un État israélien serait la meilleure solution au conflit israélo-palestinien » (sondage ifop, pour l’afps - avril 2010) ?

Vous pensez que, comme plus de 120 pays dans le monde, la France et l’UE devrait s’engager à reconnaître l’État palestinien lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies ?

La Palestine à l’ONU - Un problème ? Non, une solution !

Signez et faites signer ces deux pétitions

Il faut soutenir l’Etat palestinien !
Jean-Claude Lefort, Président de l’Association France-Palestine solidarité (AFPS)
L’heure est à la mobilisation pour qu’un plus grand nombre de pays possible annonce et déclare vouloir reconnaître et admettre l’Etat palestinien en septembre à l’ONU.
C’est désormais certain : en septembre, les Palestiniens demanderont à être accueillis comme le 194e nouvel Etat au sein de l’ONU - un Etat aux frontières claires et indiscutables, celles de 1967, avec pour capitale Jérusalem-Est.
Cette perspective constitue une issue effective pour sortir des fausses négociations d’hier et de leur blocage total d’aujourd’hui. Ces discussions jamais abouties butent en particulier sur ce problème : celui des frontières du futur Etat palestinien.
En accueillant la Palestine sur la base des frontières édictées par le droit international, cela clarifiera de manière nette ces paramètres essentiels d’un accord de paix et cela répondra enfin concrètement et effectivement à cette question posée depuis 1947 : les Palestiniens ont droit à un Etat. C’est une exigence fondamentale. Il y aura ainsi à l’ONU deux Etats à égalité : la Palestine et Israël.
Conforme à la justice, à la sécurité de chacun et au droit international, cette perspective d’un Etat palestinien sur ces bases a toujours été récusée par les dirigeants israéliens, sauf à un trop bref moment. Et aujourd’hui, c’est encore pire. Le refus israélien est net, indiscutable, hautain.
C’est de ce côté-là, et uniquement de ce côté-là, que viennent les obstacles et que se trouvent les causes de l’aggravation de la situation, y compris sociale. Mais du même coup, du fait de la colonisation israélienne débridée, plus le temps passe et moins cette perspective devient crédible. Et derrière cette absence de solution basée sur le droit et la justice, il y a plus qu’un grand trou noir, non seulement pour les Palestiniens, mais aussi pour Israël. Nétanyahou conduit son pays à l’abîme.
Et ceux qui se refusent à indiquer clairement qu’ils voteront pour l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU sont non seulement des pousse-au-crime vis-à-vis des Palestiniens, mais ils le sont aussi vis-à-vis des Israéliens. Ce sont véritablement des irresponsables eu égard aux devoirs impérieux que leur confère la charte des Nations unies, et cela vaut spécialement pour les membres permanents du Conseil de sécurité.
On entend certains d’entre eux, occidentaux, expliquer que cette reconnaissance compliquerait plus qu’autre chose un accord de paix qu’ils disent privilégier. Mais de qui se moquent-ils ? Depuis le temps, depuis leur feuille de route et autres discussions en tout genre, où est-il donc, cet accord de paix promis, programmé noir sur blanc ? Nulle part et, tout comme l’horizon, plus on avance dans le temps et plus il s’éloigne.
Les choses sont clairement acquises : les dirigeants israéliens n’entendent pas respecter le droit international. Dès lors aucun accord n’est possible.
Ce conflit dure depuis plus de quarante ans, pour ne retenir que la période récente. Et si l’ONU parle, elle n’agit pas. Or c’est précisément son rôle que d’agir quand un conflit ne trouve pas de débouchés dans un dialogue de paix entre les parties en présence.
C’est précisément pour cela que l’ONU a été créée : pour en finir une fois pour toutes avec les guerres, qu’elles soient locales ou plus larges. Et, partout où des situations de guerre ont existé, les Nations unies sont intervenues. Sauf à un endroit : au Proche-Orient.
Le moment a sonné de mettre chaque dirigeant de la planète, en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité, devant leurs responsabilités. Et si l’idée existe qu’un de ceux-ci poserait son veto à cette admission, alors il faut qu’un rapport de forces non discutable, immense en vérité, le contraigne à l’acte qu’il refuserait. D’une façon ou d’une autre.
C’est pourquoi l’heure n’est pas à se perdre en conjectures sur les scenarii qui peuvent se produire en septembre prochain où la question de l’admission de la Palestine à l’ONU sera posée. L’heure est à la mobilisation pour qu’un plus grand nombre de pays possible annonce et déclare vouloir reconnaître et admettre l’Etat palestinien en septembre à l’ONU.
De ce point de vue, la position que prendra l’Union européenne est décisive. Elle est même stratégique. Que va-t-elle faire ? Nous n’en savons encore rien.
Il convient donc que notre pays, la France, déclare hautement et sans perdre plus de temps qu’il votera en faveur de cette admission de la Palestine à l’ONU et qu’il soit, avec tous les alliés possibles, à la pointe des efforts à produire pour entraîner l’ensemble européen sur cette voie.
Notre feuille de route est donc claire : agir pour que la France dise sans plus tarder qu’elle votera à l’ONU pour que la Palestine en devienne membre en septembre prochain ; agir pour que notre pays prenne la tête, avec ses alliés potentiels, pour que l’Union européenne adopte la même position.
Il n’y a pas de troisième voie possible pour que la paix puisse se frayer enfin un chemin au Proche-Orient. Il est temps. Plus que temps. C’est comme une dernière chance. Pour les Palestiniens. Et pour les Israéliens.
Les vrais amis des uns et des autres devraient y songer. Et surtout agir en ce sens pour qu’une chance soit enfin donnée à la paix.
publié par le Monde

Rappel : Manifestation de solidarité avec le peuple syrien à Paris le 3 septembre 2011

Par le Comité de coordination en France pour le soutien de la Révolution Syrienne,1/9/2011

 Manifestation  à Paris le 3 septembre 2011
Rassemblement devant le Panthéon à 14H30

1. Maintenant après 6 mois, le régime de Bachar Al Assad utilise les moyens les plus cruels : enlèvements, meurtres, crimes de masse, destructions massives de biens, de maisons et de lieux de culte, occupations militaires de villes et de villages entiers - pour tenter de mater la Révolution pacifique du Peuple Syrien.
2. Le régime utilise sans discernement toute sa force militaire - artillerie lourde, chars, hélicoptères de combats, navires de guerre contre son propre peuple qui n’a commis de crime que celui de crier haut et fort, jour après jour et sans relâche, son aspiration à la liberté et à la dignité,
3. Plus de 3 000 morts dont au moins 200 enfants sont tombés sous les balles assassines
4. Plus de 15 000 personnes sont emprisonnées sans jugement, parmi elles, des hommes, des femmes, des personnes âgées et des enfants
5. Plus de 5 000 personnes disparues
6. Des expulsions et déplacements massifs de population, dans les frontières de la Syrie même et hors de ses frontières
7. Plus de 6 000 citoyens syriens sont aujourd’hui réfugiés au Liban, plus de 10 000 en Turquie et plus de 7 000 en Jordanie.
Crimes qualifiés de crimes contre l’Humanité
Le peuple syrien, dans toutes ses composantes, au nom de ses hommes et de ses femmes, de ses personnes âgées et de ses enfants, lance un appel à vos consciences et demande solennellement votre soutien et votre présence aux côtés de manifestants syriens à Paris.
Le trajet de la Manifestation/Parcours: 
départ à 14h30 de la place du Panthéon 
(5° arrondissement) en direction du Sénat.
Nos rassemblements en faveur de la lutte héroïque du peuple syrien ont pour objectifs de
1. Ne rien faire, c’est être complice.
2. Soutenir le Peuple syrien dans sa démarche pacifique pour la liberté et la démocratie de son pays. 
3. Demander une enquête internationale pour condamner les crimes contre l'humanité. 
4. Exiger l'accès des associations humanitaires à la population syrienne (manque de médicaments et de soins). 
5. Exiger l'accès libre des médias arabes et internationaux sur tout le territoire syrien pour rendre compte de la réalité. 
6. Aider les réfugiés en Jordanie, Turquie et le Liban. 
7. Condamner les crimes du régime de Bachar Al Assad (Sanctionner sévèrement et en premier le président Bachar El Assad). 
8. Convaincre la Russie, la Chine, l'Inde et le Brésil à voter pour les sanctions contre la Syrie.
Comité de coordination en France pour le soutien de la Révolution Syrienne – Sections : Paris – Lyon – Nancy – Strasbourg – Mulhouse – Bordeaux – Rennes-
Ce rassemblement a le soutien du Collectif Urgence Solidarité Syrie
Contact manif: mohamad_taha92@yahoo.fr Tel : 06.20.28.70.17

jeudi 1 septembre 2011

35% du pétrole libyen pour la France ?


Par Mohamed Jaite, 1/9/2011
Source AFP

Le Conseil national de transition (CNT) libyen a promis d'attribuer à la France 35% du pétrole brut de la Libye en échange de la reconnaissance par Paris de sa légitimité, rapporte aujourd'hui Libération. Le quotidien reproduit cette lettre du CNT, rédigée en arabe et adressée selon lui au cabinet de l'émir du Qatar, avec copie au secrétaire général de la Ligue arabe.

Daté du 3 avril, soit moins de trois semaines après l'adoption à l'Onu de la résolution 1973 ouvrant la voie à une intervention militaire de l'Otan contre le régime de Mouammar Kadhafi, le document évoque un accord "attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil", selon la traduction de Libération.

"Je n'ai pas connaissance de cette lettre, a déclaré Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, sur RTL, ajoutant ignorer l'existence d'un accord formel. "Ce que je sais, a-t-il ajouté, c'est que le conseil de transition a dit très officiellement que, dans la reconstruction de la Libye, il s'adresserait de manière préférentielle à ceux qui l'ont soutenu. Ça me parait assez logique et assez juste."

Jusqu'au début de cette année, la Libye produisait environ 1,6 million de barils de pétrole par jour, ce qui la classait au 17e rang mondial. Mais ses pompages ont fortement diminué ces derniers mois. Le pays détient les plus importantes réserves de brut d'Afrique.

Source :
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من أقوال عبد الكريم الخطابي Citations d'Abdlkrim Al khatabi

ليس في قضية الحرية حل وسط Il n'existe pas de compromis dans la revendication de liberté
الحرية حق مشاع لبني الإنسان وغاصبها مجرم La liberté est un DROIT commun à tout les humains et son violeur est un criminel !

La force d'ILAL AMAM / ANNAHJ ADDIMOCRATI

Par Ali Fkir, 31/8/2011

Suite à ma publication relative aux conditions de la naissance du mouvement marxiste léniniste marocain en général et à la constitution d'ILAL AMAM en particulier, certain-es militant-es m'ont demandé plus de précisions sur les instances dirigeantes (de cette période).
Pour ILAL AMAM (je vais me limiter à ce que j'ai vécu directement jusqu'en 1972).

- La réunion de la constitution d'ILAL AMAM ( "A") a eu lieu le 30 août 1970 à la maison de Braham Serfaty, quartier Hassan (pas loin de "JOUR et NUIT") à Rabat.
- Etait présente une quarantaine de militants (ça peut être un peu moins ou un peu plus) tous membres actifs du PLS (intellectuels, étudiants, lycéens, ouvriers paysans).
- Régions représentées: Rabat -Salé, Casablanca, Kénitra, Meknès, Marrakech, Tétouan...
- Décisions finales:
* La décision de quitter définitivement le PLS (ex parti communiste marocain)
* La constitution d'une nouvelle organisation marxiste léniniste (la deuxième après la constitution quelques mois avant de la première qui donnera par la suite "23 Mars" et "Sawt Al Kadih/linkhdoum achchaâb").
La première organisation constituée (par des militants venus d'horizons différents: UNFP, PCM, sans appartenance...) a été désignée au départ par l'organisation "B"
La deuxième 'ILAL AMAM", a été désignée par "A" (contrairement à la logique chronologique) .
* La constitution d'ILAL AMAM a été faite sur la base de la plateforme "Les masques sont tombés, ouvrons la voie de la révolution" (en arabe). Le projet a été préparé par Benaddi, enrichi par un comité national qui préparait la scission depuis des mois. La plateforme a été présentée à l'assemblée constituante le 30 août 1972 qu'il avait approuvée sans opposition aucune.
* désignation du" comité/la commission de coordination nationale provisoire ". C'est la première instance dirigeante d'ILAL AMAM ("A"). Elle était composée de :
A. Serfaty, A. Laâbi, J. Belkhdar, H. Benaddi, R. Benaïme, A. Mansouri, A. Fkir
Quelques mois après, Benaddi (deux mois) a quitté l'organisation, Benaïm pour des raisons de travail (ou études) ne participait plus aux réunions.
Trois militants rejoignirent ILAL AMAM et sa direction: Abdelhamid Amine cadre du PLS à l’étranger n'a pas pu assister à la réunion de constitution, Abdellatif Zeroual et Belabbès Mouchtari deux grands militants sans appartenance politique.
Donc jusqu'à la "conférence nationale" du 31 décembre 1971-1er janvier 1972, l'organisation "ILAL AMAM" ("A") a été dirigée par:
Serfaty, Laâbi, Bekhdar, Mansouri, Fkir, Amine, Zeroual et Mouchatri. Notons que le véritable cerveau d'ILAL AMAM était constitué du trio: SERFATY, AMINE, ZEROUAL
La conférence nationale du 31/12/71 - 01/01/72 avait élu un comité national(commission) nation (genre du comité central) qui a élu à son tour à l'unanimité le secrétariat national (genre bureau politique) composé de SERFATY, LAABI, AMINE, ZEROUAL, MOUCHTARI.
Fin mai 1972 Amine fut arrêté fut arrêté. Je m'arrête là.
REMARQUE:
Après la vague des arrestations des années 74-75-76-77-78. Le mouvement marxiste léniniste (organisé) à l'intérieur du Maroc fut pratiquement décimé Il subsistait à l'étranger.
A partir de 1979, un groupe de militants d'ILAL AMAM avait bravé (avec détermination) tous les obstacles et a repris la "reconstruction" d'ILAL AMAM. Ce groupe était dirigé par le camarade "E" (qui n'était autre que le camarade Mustapha Brahma). " Renée" des cendres, ILAL AMAM a pu donner un nouveau souffle au mouvement marxiste léniniste marocain, et une dynamique (que seuls les négativistes dénigrent) à la résistance radicale du peuple marocain. Le soulèvement populaire de janvier 1984 en témoigne. Il suffit de réécouter le discours du dictateur Hassan II, de relire les communiqués d'ILAL AMAM d'alors...pour se rendre compte du rôle actif qu'avait joué ILAL AMAM réorganisé sous la direction du camarade Brahma et d'autres militants (Amine Tahanie, Chbari...)
Après les arrestations de novembre 1985, d'autres militants ont assuré la continuité d'ILAL AMAM jusqu'en 1994/95. Ils se sont intégrés à ANNAHJ ADDDIMOCRATTI qui a vu le jour en 1995 en tant que continuité d'ILAL AMAM.
ILAL AMAM (aujourd'hui ANNAHJ ADDIMOCRATI) n'a jamais connu de luttes pour les "postes de direction". On a eu toujours des difficultés à convaincre les militants "méritants" à accepter ce genre de responsabilité.. Je me rappelle des cas de Zeroual et d'Amine au début des années 70, de baaziz, Zeroual (le neveu du martyr), Amine...en 2008.
C'est la force d'ILAL AMAM/ANNAHJ, hier et aujourd'hui
La camarade AMAL ne peut pas oublier la martyre Saïda et tous les autres
 

Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France continue son combat


Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France
appelle à manifester 
devant l’ambassade du Maroc à Paris
Samedi 10 septembre à 15h


Le combat du Mouvement du 20 février pour un Maroc nouveau, un Maroc des droits de l’Homme, des libertés, de la dignité et de la justice sociale continue et ne connait pas de trêve.

En effet les manifestations se développent et touchent plusieurs dizaine de villes chaque semaine au Maroc.

L'engagement du Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France débuté le 20 février 2011 et qui a continué le long de la période estivale se poursuit avec une détermination restée intacte et elle le restera tant que les revendications du mouvement ne sont pas satisfaites.

Après la fête de l'Aïd Al Fitr, organisée le vendredi 2 septembre, nous vous donnons rendez-vous samedi 10 septembre devant l’ambassade du Maroc à Paris puis à la fête de l’Humanité du 16 au 18 septembre dans le cadre de l’Inter-collectifs de solidarité avec les peuples en lutte dans la région.

Le pouvoir marocain a essayé de contenir le mouvement en envoyant ses bras et ses « baltajias » pour intimider et traquer les manifestant(e)s. Toutes ses manœuvres et tentatives sont vouées à l’échec. Le mouvement du 20 février les condamne et promet d’aller de l’avant pour arracher ses revendications légitimes.


Départ : Parvis des droits de l'Homme (Trocadéro) à 15h
Arrivée : Ambassade du Maroc (rue le Tasse Paris 16ème)


Venez nombreux soutenir
le Mouvement Marocain du 20 février 
dans son combat pour la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale
Soutenu par : AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International.
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من أقوال عبد الكريم الخطابي  Citations d'Abdlkrim Al khatabi
ليس في قضية الحرية حل وسط Il n'existe pas de compromis dans la revendication de libertéالحرية حق مشاع لبني الإنسان وغاصبها مجرم La liberté est un DROIT commun à tout les humains et son violeur est un criminel !


mercredi 31 août 2011

LE MOUVEMENT DES INDIGNES DE MADRID FAIT ESCALE A SAINT- VINCENT- DE- TYROSSE


Par Baptiste Latry, Bureau de la LDH Tyrosse Sud-Landes, 31/8/2011

Le vendredi 19 août, Saint-Vincent-de-Tyrosse a été une nouvelle étape pour les Indignés venus à pied de Madrid. Ce groupe d’Indignés s’est créé à partir du mouvement du 15 Mai de la place Puerta del Sol à Madrid. En réaction aux propos de Mme Merkel, la chancelière Allemande, qui les aurait qualifiés de « fainéants et paresseux de l’Union Européenne », ils ont décidé de rejoindre Bruxelles à pied pour répondre directement à Mme Merkel depuis la Commission Européenne.

Le groupe de 80 Indignés est arrivé à Tyrosse par petits groupes, sous un soleil de plomb. La Ligue des Droits de l’Homme de Tyrosse Sud-Landes s’est occupée de l’appui logistique et de convier les sympathisants au mouvement des Indignés à prendre part à cette étape militante et conviviale.

La Mairie a mis à disposition le hall des sport jusqu’au lendemain matin, de façon à ce que les Indignés puissent se restaurer, se doucher et se reposer. Un point d’information situé devant la Mairie a été installé dès 15 heures pour orienter les marcheurs vers le gymnase et inviter les passants, quelques peu interloqués de voir des marcheurs aux chasubles jaunes, à l’assemblée générale qui a débuté à 19 heures.

« Nous allons lentement car nous allons loin »

Le mot d’ordre du groupe d’Indignés est la recherche perpétuelle du consensus. D’où certaines lenteurs dans la prise de décision du groupe et son orientation quotidienne. Leur slogan « nous allons lentement car nous allons loin » résume à lui seul l’esprit des Indignés et leur volonté de changer le monde dans lequel ils ne se retrouvent plus. Ils refusent le pouvoir, tel qu’il est exercé actuellement et sous toutes ses formes : politique, syndicats, entreprises, finance...

Refusant le concept même de majorité absolue, les Indignés considèrent que les décisions doivent toujours être prises à l’unanimité. Même la prise de parole en assemblée générale est soumise à approbation. Un langage des signes est instauré pour éviter la confusion et le brouhaha.

Dans l’ensemble, le groupe est hétérogène et des opinions divergentes et contradictoires émanent des différentes discussions. Les Indignés se revendiquent comme apolitiques et non-partisans mais des idées clairement affichées ressortent de leurs réflexions. Ils refusent toute appartenance à une organisation et toute soumission à un leader, même si leur mouvement et leur démarche nécessitent un minimum d’organisation. On ne peut qu’être interloqué par la longueur de leur périple, si peu structuré. Les Indignés semblent tenir le cap et, par le bouche-à-oreille, le soutien au mouvement ne faiblit pas.

Le Pacte pour les droits et la citoyenneté

La Ligue des Droits de l’Homme Sud-Landes leur a proposé de signer le Pacte pour les droits et la citoyenneté, un document signé par une soixantaine d’associations, allant du MRAP à Attac, en passant par de nombreux syndicats, qui vise à faire respecter la démocratie, les droits sociaux, la justice et les libertés individuelles et collectives et d’interpeler ceux qui sollicitent les suffrages des électeurs.

Au coeur de l'Atlas, à quelques kilomètres de Mrirt, on matraque sauvagement les paysannes...

Par Ali Fkir, 29/8/2011
A quelques km de Mrirt au coeur du Moyen Atlas, des forces de répression matraquent sans ménagement aucun des paysannes pauvres et des femmes des mineurs et ce le 26 août 2011/
QUEL SCANDALE! C'est l'ère post-référendum !

http://www.youtube.com/watch?v=3tSgtNRhhOg&feature=share
 Regardez bien les résultats de la répression du 26 août. Les médecins ont refusé (suite aux ordres reçus) de délivrer des certificats médicaux

 

Le chez-soi. C'est la préhistoire au cœur du Maroc des somptueux palais et des palaces à 5 étoiles
C'est le visage réel de la vie des millions de marocains

Photos de Kami Amazigh
La paysan montre avec gêne (elle a raison) la trace de la matraque

Le sein n'a pas échappé à la sauvagerie




Les âgé-es ont reçu leur "part de matraquage"


http://www.youtube.com/watch?v=P3OKj_gZPs0&feature=youtu.be
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 M’rirt, de l’or et du gaz lacrymogène

Par N.B et A.E.Y, Lakome.com, 30/8/2011
Un week-end sous le signe de la répression au Douar Sidi Ahmed à sept kilomètres de M’rirt dans la région de Khénifra. Un sit-in tenu pour des revendications sociales et économiques a tourné en affrontements violents. Récit.

Matraquage, bombes lacrymogènes, portes de maisons défoncées et arrestations. Le bilan est lourd : des dizaines de blessés, dont des femmes, et quatre arrestations, dont un élu local du Mouvement populaire.

Le jeudi 25 août, la Compagnie minière de Touissit (CMT) embauche des ouvriers venant d’autres régions. Les chômeurs de la ville, qui tentent depuis des mois des actions pour obtenir un travail dans la compagnie, réagissent. « C’est inadmissible que notre région compte une mine d’or, d’argent, de zinc et d’autres métaux, alors que nous vivons dans la précarité et la marginalisation », s’indigne Ahmed Ouzahi, un des manifestants, dans une déclaration àlakome.com. « Tout le monde peut manifester, mais personne n’a le droit de couper la route du site d’exploitation et d’arrêter la production. Nos recrutements se font selon nos accords avec les syndicats », répond Mohamed Lazaar, directeur général de la CMT.

Les protestataires décident alors d’occuper la route qui mène à la mine pour faire pression. Dans la matinée du vendredi 26 août, un dispositif massif de forces de l’ordre arrive sur les lieux. Les forces de l’ordre tentent de négocier, mais à leur manière : « Vous les chleuhs, soit vous dégagez, soit c’est le bâton », lance un haut gradé aux protestataires, nous indique notre source.

Les forces de l’ordre interviennent après le refus des manifestants de libérer la route. « Les femmes se trouvaient en première ligne et ont été les premières victimes », nous indique Zakaria Mohamed, élu local de l’USFP (Union socialiste des forces populaires). Les affrontements commencent. Les forces de l’ordre utilisent des bombes lacrymogènes pour disperser la foule et défoncent plusieurs maisons. Les jeunes manifestants cherchent refuge dans les montagnes avoisinantes. Ils restent dans le « maquis » jusqu’au samedi, 27 août 2011 après-midi, « sans manger ni boire tout en faisant le ramadan », ajoute Ahmed Ouzahi.

100 millions de dirhams de dividendes…
Selon Ahmed Bouidi, correspondant du journal Al Ittihad Al Ichtiraki, les autorités ont défoncé plusieurs portes de maisons à la recherche des manifestants, et confisqué des téléphones portables. « Les autorités m’ont interdit de circuler librement pour voir ce qui se passait exactement » nous déclare-t-il. Ce sont six personnes en tout qui ont été arrêtées, dont deux ont été libérées et quatre sont toujours poursuivies pour « troubles à l’ordre public, occupation de la voie publique ».
Au-delà des revendications de travail, les manifestants réclament aussi de l’eau potable. « Tous les puits de la région ont été pollués par les activités de la compagnie minière », explique Zakaria Mohamed. « Même l’agriculture et l’élevage ne sont plus possibles avec toute cette pollution », ajoute-t-il. Les manifestants dénoncent aussi la précarité et l’isolement dont souffre leur région et réclament plus « d’attention ». « Si ces gens avancent que nous polluons l’eau, ils doivent apporter des preuves. C’est la nature des gisements qui contient du plomb, ce n’est pas la compagnie qui l’a ramené dans la région », se défend Mohamed Lazaar.

La mine de Tighza ou de Djebel Aouam, est tenue par la Compagnie minière Touissit (CMT) depuis 1996. Après la faillite de la SMA (Société Minière de Djebel Aouam), le site a été récupéré par la CMT, une filiale d’Osead Maroc mining. Celle-ci est elle-même filiale à 70 % d’OSEAD France, et à 30 % de Moroccan Infrastructure Fund, un fonds d’investissement créé par Attijariwafa bank, filiale du holding royal la SNI. Dans la convention signée avec le ministère de l’Energie et des Mines, la société ne verse qu’une partie de la patente à la commune, soit 180.000 dirhams par an (240 000 dirhams pour la totalité).
 Le site international spécialisé  dans les minerais précieux, 24hGold,  considère que les risques de la fermeture du site et de l’exploitation minière au Maroc sont très élevés.

La compagnie a réalisé en 2009 un résultat net de 206,8 millions de dirhams, en hausse de 120 % par rapport à 2008, pour un chiffre d’affaires de 445,5 millions (+52%) de dirhams. Et quelques 100 millions de dirhams de dividendes ont été distribués le 31 mai 2011. La CMT dispose de 27 permis miniers, dont 16 concessions d’une durée de 75 ans, dont le gisement d’argiles industrielles à Rhemna (Ben Guerir).

La photo d’illustration : Une des victime de l’intervention des forces de l’ordre._________________________________________________________________

Voici  des vidéos diffusées par des militants montrant la brutalité de l’intervention policière:
http://youtu.be/Z-dTY4MwZqc
http://youtu.be/ZuaElBgGwNw
http://youtu.be/3BIVynPpPnY
http://youtu.be/xI8ptnHr8_s

 http://eplume.wordpress.com/2011/08/30/3578/