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samedi 16 janvier 2016

Ouverture à Calais du premier camp de migrants "en dur"


Au moins 144 migrants devaient emménager lundi après-midi dans un camp "en dur" situé au sein même du bidonville de la "Jungle" à Calais et qui pourra accueillir d'ici à fin janvier 1.500 personnes dans de meilleures conditions.
  • avec AFP
  • Publié le 11/01/2016

125 conteneurs ont été amener sur le camp afin d'y installer les migrants les plus fragiles. © AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
© AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN 125 conteneurs ont été amenés sur le camp afin d'y installer les migrants les plus fragiles.


"C'est un jour important pour les premières familles, composées des gens recensés sur le camp comme étant les plus vulnérables, de pouvoir entrer dans ces locaux", a déclaré la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, lors d'un point de presse sur place.

Situé près du centre d'accueil de jour Jules-Ferry (500 places), les migrants seront répartis dans ce Centre d'accueil provisoire (CAP) composé de 125 conteneurs au confort "spartiate" mais "fonctionnels" (14m2) chacun composé de 12 lits superposés, selon Stéphane Duval, directeur de l'association La vie active, qui gère le camp.

Ces préfabriqués sont équipés chacun de sèche-serviettes faisant aussi office de chauffage, ainsi que de prises électriques, et de berceaux pour ceux devant abriter des nouveaux-nés.

S'y ajoutent trois "conteneurs de convivialité" dans lesquels les migrants mais aussi les associations pourront venir dans la journée.


Camp fermé et contrôlé

Selon Mme Buccio, l'aménagement de tous les conteneurs sera terminé "à la fin janvier". Elle estime qu'environ 50 nouvelles personnes pourraient y entrer chaque jour. Ce camp sera clos et son accès se fera au moyen d'une identification de "la morphologie palmaire", prenant en compte la forme de la main, couplée à un code confidentiel, "sans qu'aucune emprunte ne soit gardée", a tenu à rassurer la préfète, indiquant que le logiciel utilisé avait "reçu l'aval du Conseil national de l'informatique et libertés (CNIL)".

"Aujourd'hui, la France est capable de proposer à chaque migrant de Calais une solution digne", avec des hébergements sur place dans le centre Jules Ferry et les containers ou encore dans l'un des 78 centres d'accueil et d'orientation (CAO) en France, a insisté Mme Buccio.

Elle a rappelé son intention de diminuer le nombre de migrants présents sur le terrain de la lande, actuellement estimés entre 3.800 et 4.200 : "l'idéal serait d'atteindre les 2.000 personnes sur le site", en comptant les 1.500 places du CAP, mais aussi les 400 proposées aux femmes et enfants au centre d'accueil de jour Jules Ferry.

Interrogée si le CAP ne s'apparentait pas à un nouveau Sangatte (un hangar ayant abrité jusqu'à 2000 migrants au tournant des années 1990-2000), elle a réfuté : "C'est dans la durée qu'on pourra juger" mais "les migrants n'ont pas vocation à rester éternellement ici".

Une délégation du Congrès américain en visite dans les camps des réfugiés sahraouis du 15 au 20 janvier




jeudi, 14/1/2016 


WASHINGTON- Une importante délégation du Congrès américain va effectuer à partir du 15 janvier en cours une visite de six jours aux camps des réfugiés sahraouis, a appris l’APS jeudi auprès des organisateurs.
La délégation comprend plusieurs conseillers des congressmen démocrates et républicains, amis du Sahara occidental, a précisé l’ONG Defense Forum Foundation, l’organisatrice de cette visite.
Les conseillers des congressmen vont se rendre également à Alger à l’invitation du comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).
La visite a pour objectif de soutenir les revendications légitimes du peuple sahraoui à l’autodétermination et à exprimer le refus de la politique de colonisation menée par le Maroc, a précisé Defense Forum Foundation, une ONG américaine très active qui plaide pour la décolonisation du Sahara Occidental.
Cette visite de soutien au peuple sahraoui intervient peu de temps après que le Maroc a essuyé la semaine dernière le refus du Département d’Etat américain d’utiliser une aide destinée à Rabat dans les territoires occupés.
Le Département d’Etat a clairement précisé que cette aide ne peut être utilisée au titre de l’assistance financière dans un territoire, dont le statut juridique est encore indéterminé et qui fait de surcroit objet d’un processus en cours pour l’autodétermination de son peuple.
Une mesure pareille "Confirmera implicitement la marocanité des territoires sahraouis qui est contraire à la position du gouvernement américain sur ce dossier", a expliqué le caucus sahraoui au Congrès américain.
La société civile américaine représentée par des ONG s’est mobilisée dernièrement pour dénoncer les violations quotidiennes des droits de l’homme dans les territoires occupés.
Fin décembre, la Fondation Robert kennedy Center pour la défense des droits de l’homme (RFK Center) en collaboration avec la Fondation Danielle Mitterrand et d’autres ONG ont dénoncé dans un rapport alternatif adressé à l’ONU la violation des droits civils et politiques du peuple sahraoui.
Ce rapport a été élaboré pour aider le groupe de travail de pré-session de l’ONU à établir la liste de points à traiter à l’occasion de l’examen de la mise en œuvre du pacte International relatif aux droits Civils et Politiques (PIDCP) par le Royaume du Maroc.
Publié dans: MONDE

Scandaleux : Harlem Désir et l’étiquette

Harlem Désir et l’étiquette

http://www.france-palestine.org/Harlem-Desir-et-l-etiquette

Benyamin Netanyahou n’avait pas fait dans la dentelle à l’annonce de la décision européenne d’étiquetage des produits des colonies, la comparant aux mesures antisémites des nazis.
Harlem Désir, alerté par le CRIF sur cette mesure, vient de lui répondre dans un courrier d’une rare flagornerie. 

 Pour lui « La France est consciente de l’émotion et des inquiétudes que suscite l’étiquetage en Israël ». Oser rappeler par une étiquette que la Vallée du Jourdain n’est pas située en Israël a sans doute en effet de quoi susciter l’émotion des colons aujourd’hui solidement installés au pouvoir en Israël.

Ali Lmrabet «Je m’attends à subir encore des tracasseries»


Liberté de la presse. Après sa grève de la faim, le journaliste marocain Ali Lmrabet va vérifier vendredi si les autorités de son pays tiennent parole.

Le journaliste marocain Ali Lmrabet a trouvé beaucoup de soutiens à Genève, où il donnait une conférence de presse ce mercredi.
Le journaliste marocain Ali Lmrabet a trouvé beaucoup de soutiens à Genève, où il donnait une conférence de presse ce mercredi. Image: GEORGES CABRERA
Vendredi sonnera l’heure de vérité pour le journaliste marocain Ali Lmrabet. Accompagné, entre autres, par le politologue Ahmed Benani, président du comité suisse de soutien à sa cause, il se rendra en Espagne, à Barcelone, pour demander au consulat marocain de renouveler son passeport. Fin juillet, après avoir fait une grève de la faim pendant un mois et trois jours sur la place des Nations, il a reçu par médias interposés la promesse du gouvernement marocain qu’il obtiendrait finalement ses papiers d’identité. A condition d’en faire la demande en Espagne, où il a résidé plusieurs années et où les autorités marocaines considèrent qu’il est toujours domicilié.

C’est parce qu’on refusait de lui délivrer ce sésame qu’il est venu à Genève plaider sa cause sous les fenêtres de l’ONU, où il a notamment reçu le soutien du conseiller administratif Rémy Pagani. Ali Lmrabet, qui a été plusieurs fois condamné par la justice marocaine, affirme qu’on veut l’empêcher de relancer un journal satirique au Maroc. Mais c’est exactement ce qu’il a l’intention de faire, maintenant qu’est échue l’interdiction de pratiquer le journalisme dans son pays, qui lui a valu une condamnation en 2005 pour une période de dix ans.

Le nouveau rapport du PNUD sur le développement humain en Afrique




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PNUD MAROC

Le nouveau rapport du PNUD sur le développement humain en Afrique

Le classement des pays africains d’après le nouveau rapport du PNUD sur le développement humain
(Agence Ecofin) – Le PNUD vient de sortir son rapport sur le développement humain dans le monde.
En Afrique, 3 pays sur 54 parviennent à se classer dans le groupe des pays développés (high development), il s’agit de Maurice, des Seychelles et de l’Algérie.
14 pays se placent parmi les pays moyennement développés, parmi lesquels la Tunisie (5e), le Gabon (8e), le Maroc (11e) ou encore le Congo (13e). Parmi les pays peu développés, on notera tout de même le classement peu glorieux de la Côte d’Ivoire (37e) en dépit de son insolente réussite économique.
L’agence onusienne a également calculé pour, chaque pays, la différence entre le revenu brut par habitant et l’indice de développement humain (3e colonne ci-dessous). Ainsi, un nombre significatif de pays africains affichent des valeurs négatives qui démontrent l’ampleur des inégalités dont souffrent ces pays. Avec -84, la Guinée Équatoriale est le pays qui présente la plus grande différence entre son revenu et son niveau de développement humain. Le Gabon, le Botswana, l’Angola, le Nigeria ou encore la Côte d’Ivoire ont encore beaucoup d’efforts à fournir pour une meilleure répartition des fruits de la richesse.
Au niveau mondial, sur 188 pays, la Norvège, l’Australie et la Suisse occupent les 3 premières marches du podium. Les USA sont 8e, la France 22e, la Russie 50e, le Brésil 75e, la Chine 90e et l’Inde 130e.

Classement de l’IDH des pays africains

Pays
1
Maurice
0
2
Seychelles
3
Algérie
4
Libye
5
Tunisie
1
6
Botswana
7
Egypte
8
Gabon
9
Afrique du Sud
Cap-Vert
Maroc
Namibie
Congo
Guinée équatoriale
Zambie
2
Ghana
Sao Tomé-et-Principe
8
Kenya
9
Angola
Swaziland
Tanzanie
8
Nigéria
Cameroun
Madagascar
Zimbabwe
Mauritanie
Comores
Lesotho
Togo
Rwanda
Ouganda
6
Bénin
0
Soudan
Djibouti
Soudan du Sud
Sénégal
Côte d’Ivoire
Malawi
Éthiopie
2
Gambie
Congo (RDC)
Libéria
7
Guinée-Bissau
Mali
Mozambique
1
Sierra Leone
Guinée
0
Burkina Faso
Burundi
1
Tchad
́Erythrée
Rép. centrafricaine
1
Niger

vendredi 15 janvier 2016

LDH 25 janvier :« État d’urgence / Urgence des droits : Au nom de la sécurité, menaces sur les libertés et l’égalité ».


   
Ali Dabaj, 13/1/2016

Les sections parisiennes de la Ligue des droits de l’Homme organisent une réunion publique intitulée : « État d’urgence / Urgence des droits : Au nom de la sécurité, menaces sur les libertés et l’égalité ».

Après les attentats de 2015, faut-il sacrifier des libertés fondamentales, mettre la démocratie en danger ? Faut-il inscrire l’état d’urgence dans la Constitution ? Instaurer la déchéance de nationalité pour les binationaux et renier un des principes de la République ? Faut-il aggraver encore le dispositif juridique en vigueur, au lieu de traiter les urgences sociales, économiques et environnementales ? 


Avec :
Laurence BLISSON, Secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ;
Henri LECLERC, Président d'honneur de la Ligue des droits de l’Homme ;
Françoise DUMONT, Présidente de la Ligue des droits de l’Homme ;
Alain RENON, journaliste, animera le débat.

Lundi 25 janvier à 19h30
 au Théâtre La Reine Blanche,
 2bis passage Ruelle 
Paris 75018.
Par la rue Max Dormoy entre M° La Chapelle et Max Dormoy.

Posez vos questions aux invités avec le hashtag #25janvierstopetatdurgence

Les voeux du Centre Primo Levi




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107 avenue Parmentier
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EM : Interdiction de visite, violence et humiliation pour la famille de Salek Laasiri.

APSO, 15 /1/ 2016


Mardi 12 janvier 2016,  la mère, un frère et une sœur du prisonnier politique sahraoui Salek Laasiri se sont présentés à la prison Locale ait Melloul à Agadir, à 400km de chez eux, pour une visite à leur parent.
A l’interdiction de rencontrer Salek se sont ajoutées brutalité, fouille au corps humiliante et insultes raciales par les gardiens de la prison.

Selon Salka Laasiri, qui a accepté de se confier à notre équipe, pendant une heure, trois gardiennes ont obligé sans ménagement sa mère et elle-même à se mettre totalement nues, pour des fouilles allant jusqu’à l’exploration vaginale manuelle, sans question ni explication, mais insultes à caractère racial et crachats.
Cette fouille s’est déroulée devant des gardiens hommes qui ont pris des photos, et des visiteurs.

Après la fouille dégradante, les gardiens ont informé de l’interdiction de la visite.
La mère, Jmaaia, 66 ans, qui n’a pas vu son fils depuis 2 ans, la sœur depuis 3 ans et le frère ainé depuis 17 ans, ont insisté et attendu toute la journée.
Le frère Ali, malgré les insultes et crachats qui lui étaient adressés, a expliqué aux gardiens que sa santé très précaire après plusieurs opérations chirurgicales subies au poumon et foie lui faisait craindre que se soit la dernière fois qu’il puisse visiter son frère, sans que ceux-ci ne lui accordent plus d’attention.
Après la journée d’attente, la famille est repartie chez elle à Tan Tan, au sud du Maroc.
Salka a ajouté qu’elle avait été harcelée et agressée plusieurs fois par les gardiens de la prison de Kénitra alors qu’elle venait rendre visite à son frère lorsqu’il y était.

Le lendemain, mercredi 13 janvier, Jmaaia et Salka ont déposé une plainte devant le procureur du roi du Maroc auprès la cour de Tan Tan, en accusant les gardiennes de viols et harcèlements  sexuels, et les gardiens (les hommes qui ont regardé) d’avoir pris des photos, de les avoir frappées, couvertes de crachats, et expulsées.

Salek Laasiri a 33 ans, il a été arrêté le 13/10/2004 et condamné le 6/12/2005 par la cour martiale à la réclusion à perpétuité, selon le chef d'accusation meurtre d’un officier marocain. Il est maintenant incarcéré à Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Plusieurs tentatives de l’Equipe Média de joindre par téléphone les autorités de prison locale d’Ait Melloul et la Haute Délégation des prisons pour avoir des commentaires sur les faits  sont restées sans interlocuteurs.

Quant à elle, la ligue pour la protection des prisonniers sahraouis a dénoncé fortement le harcèlement subi par la famille Laasiri, le considérant comme un acte raciste contraire à toutes les affirmations officielles marocaines.

Equipe Média, El Aaiun occupée, Sahara Occidental
Le 15 janvier 2016


Rappel : Urgent ! Une pétition internationale a été lancée et sera transmise à l’ONU “Référendum maintenant au Sahara occidental !”


Une pétition, initiée par les comités suisses de soutien au peuple sahraoui, a été lancée le 1er janvier à l’échelle européenne, voire mondiale, demandant au Conseil de sécurité des Nations unies d’organiser le référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui “avant la fin 2017”. 
Dans un appel intitulé “Sahara occidental – Référendum maintenant !”, les promoteurs suisses appellent “toutes les personnes éprises de justice à travers le monde” à signer la pétition et à la faire connaître le plus largement possible, en précisant que la récolte de signatures se fera du 1er janvier au 15 août prochain. Coïncidant avec le 40e anniversaire de la République sahraouie (RASD), cette pétition avec toutes les signatures récoltées sur internet (consulter le site www.westernsahara-referendum.org) sera remise à l’instance onusienne en septembre 2016, “avant la session de la Commission de décolonisation”.
Dans leur lettre aux “amis du peuple sahraoui”, ils estiment “qu’il est grand temps pour l’ONU de passer aux actes”. “Depuis 1965 et jusqu’à ce jour, l’ONU affirme le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, sans que ces déclarations ne soient transformées en actions concrètes”, écrivent-ils, notant que la décolonisation du Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, doit enfin être réalisée “sans tarder, selon les règles que l’ONU elle-même a fixées”. Dans un autre document explicitant les “raisons” du lancement de la pétition, il est souligné que depuis 1963, le Sahara occidental figure sur “la liste onusienne des territoires non autonomes”.
Il est également rappelé l’avis juridique de la Cour internationale de La Haye (octobre 1975), constatant “qu’il existe une population autochtone au Sahara occidental et qu’il n’existe aucun lien juridique de souveraineté territoriale du royaume du Maroc sur le Sahara occidental”. Par ailleurs, il est fait mention de l’occupation “illégale” du territoire sahraoui et du dérapage de l’Espagne qui a négligé “son devoir de décolonisation”.
L’entêtement du Maroc s’est poursuivi, même après son acceptation du Plan de paix de 1991. Et alors que les Sahraouis sont maintenus dans les situations de privations et de violations des droits humains, le royaume du Maroc, “en violation de la 1re Convention de Genève”, a procédé au peuplement du territoire et “exploite les richesses naturelles à son propre profit, avec la complicité d’entreprises multinationales”.
H. Ameyar

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Sahara Occidental : comment négocier l’« inacceptable » ?

Par Santiago Fischer, Commission Justice et Paix Belgique francophone , 13/1/2016

 Au Sahara Occidental, le peuple lutte depuis plus de 40 ans pour obtenir son indépendance. Au terme de 16 années de guerre, un accord de cessez-le-feu avait pourtant été signé en 1991 entre les deux parties, en vue de mettre en place un référendum d’autodétermination. Mais le Maroc bloque encore sa mise en place ce qui explique que le peuple sahraoui continue toujours de lutter pour son indépendance, sous occupation et dans l’exil.
Récemment, de nombreux rapports d’organisations des Droits de l’Homme tels qu’Amnesty International et Human Right Watch ont alerté les médias et les décideurs politiques sur une intensification des violations des droits de l’Homme au Maroc ainsi que dans les territoires occupés du Sahara Occidental. Ce sont des centaines de cas de torture, de discrimination et d’arrestations arbitraires qui sont répertoriés. Il est important de signaler que la MINURSO est la seule mission des Nations Unies qui n’a pas, dans son mandat, la protection des droits de l’Homme. En effet, la mission avait été déployée pour surveiller le cessez-le-feu et mettre en place le référendum d’autodétermination.
La situation s’est pourtant prolongée et les violations des droits de l’Homme à l’encontre des sahraouis sont quotidiennes et multiples. Depuis plusieurs années, des réseaux de solidarité se mobilisent en vue d’obtenir du Conseil de Sécurité des Nations Unies l’extension du mandat. Cependant, le Maroc compte sur le soutien des pays présents au sein même du Conseil afin d’empêcher l’extension de celui-ci.