Liberté de la presse. Après sa grève de la faim, le journaliste marocain Ali Lmrabet va vérifier vendredi si les autorités de son pays tiennent parole.
Vendredi sonnera l’heure de vérité pour le journaliste marocain Ali
Lmrabet. Accompagné, entre autres, par le politologue Ahmed Benani,
président du comité suisse de soutien à sa cause, il se rendra en
Espagne, à Barcelone, pour demander au consulat marocain de renouveler
son passeport. Fin juillet, après avoir fait une grève de la faim
pendant un mois et trois jours sur la place des Nations, il a reçu par
médias interposés la promesse du gouvernement marocain qu’il obtiendrait
finalement ses papiers d’identité. A condition d’en faire la demande en
Espagne, où il a résidé plusieurs années et où les autorités marocaines
considèrent qu’il est toujours domicilié.
C’est parce qu’on refusait de lui délivrer ce sésame qu’il est venu à Genève plaider sa cause sous les fenêtres de l’ONU, où il a notamment reçu le soutien du conseiller administratif Rémy Pagani. Ali Lmrabet, qui a été plusieurs fois condamné par la justice marocaine, affirme qu’on veut l’empêcher de relancer un journal satirique au Maroc. Mais c’est exactement ce qu’il a l’intention de faire, maintenant qu’est échue l’interdiction de pratiquer le journalisme dans son pays, qui lui a valu une condamnation en 2005 pour une période de dix ans.
C’est parce qu’on refusait de lui délivrer ce sésame qu’il est venu à Genève plaider sa cause sous les fenêtres de l’ONU, où il a notamment reçu le soutien du conseiller administratif Rémy Pagani. Ali Lmrabet, qui a été plusieurs fois condamné par la justice marocaine, affirme qu’on veut l’empêcher de relancer un journal satirique au Maroc. Mais c’est exactement ce qu’il a l’intention de faire, maintenant qu’est échue l’interdiction de pratiquer le journalisme dans son pays, qui lui a valu une condamnation en 2005 pour une période de dix ans.
