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jeudi 5 mars 2015

Maroc : Deux hommes condamnés pour homosexualité

Ils ont été poursuivis bien que la Constitution garantisse le droit à la protection de la vie privée
4 mars 2015
La combinaison de ces trois éléments – un État qui applique des lois sur la sodomie, un système judiciaire qui prive le prévenu d'un procès équitable et les préjugés sociaux liés à l'homosexualité – constitue une formule infaillible pour nuire à des vies humaines
Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord

(Rabat) – Deux hommes accusés d'activités homosexuelles consensuelles purgent actuellement des peines de prison au Maroc à l'issue d'un procès qui semble avoir été inéquitable, ont déclaré aujourd'hui Human Rights Watch et Aswat, une groupe marocain de défense des minorités sexuelles.
Le Tribunal d'instance de la ville méditerranéenne d'Al-Hoceima a déclaré les deux accusés coupables de sodomie, à l'issue d'un procès très court qui s'est tenu cinq jours seulement après leur arrestation le 13 décembre 2014. Ils ont été jugés coupables sur la base d'« aveux » faits, selon la police, lors de leur détention mais qu'ils ont ensuite rétractés devant le juge. Le tribunal n'a appelé aucun témoin à la barre. Une Cour d'appel a confirmé le verdict le 30 décembre.

Compte-rendu de la soirée consacrée aux micros-crédits au Maroc du 24 février 2014 organisée par Solidarité Maroc 05 à Gap.

  Par Marie-Hélène, secrétaire de Solidarité Maroc 05
 
Environ une trentaine de personnes étaient présentes et attentives à cette soirée où Souad, une Marocaine militante d’Attac Maroc, nous a présenté son film sur la caravane internationale  où des femmes originaires de Belgique, du Benin, du Sénégal, du Cameroun, d'Argentine, du Burkina Faso...etc.sont venues soutenir les femmes de Ouarzazate, parler du micro-crédit et des dangers que cette tromperie représente.
On  a pu voir dans ce petit film combien de femmes se sont laissées "avoir" par les micros-crédits qui leur étaient proposés afin de concrétiser des petits projets (genre élevage de poules ou de lapins...)et gagner de l’argent. . Projets qui, n'ayant pas abouti pour la plupart,  les ont plongées dans une misère  plus grande et dans l'impossibilité de rembourser  les traites des micros-crédits alourdis par des aggios énormes.
De micro-crédit en micro-crédit pour payer le premier et ainsi de suite....Des micros-crédits attribués sans étude préalable concernant le projet, qui ont servi à acheter du mobilier, financer un mariage...Il y a même eu un micro-crédit accordé à une jeune mineure étudiante !
Pour se faire rembourser, les créanciers  menacent de prison et s'emparent de tout ce qui peut être de valeur auprès de ces femmes, les laissant dans une misère toujours plus grande et à la merci de la prostitution, du suicide et des conflits familiaux !
Micro-crédit et surendettement sont les mamelles des banques et des prêteurs marocains qui font signer des conventions à des personnes ne sachant ni lire ni écrire, profitant de leur crédulité pour s'engraisser honteusement.
Pour dire stop et alerter sur ces pratiques cette caravane internationale va durer 3 jours et visiter plusieurs villes du Maroc ;
Des chauffeurs de taxis ayant dû eux aussi avoir recours aux micros-crédits se mettent à leur disposition pour les véhiculer lors de leurs trois journées de caravane internationale.
Dans la ville de Rich  où elles avaient réservé l’hébergement en payant des arrhes, elles ont trouvé les hôtels fermés, des salles de réunion sur lesquelles elles comptaient, être au dernier moment indisponibles...
Courageusement, elles ont fait des sit-in pour hurler leur ras le bol et alerter sur cette impitoyable escroquerie.
ATTAC Maroc-CADTM était partie-prenante de l’organisation de ces 3 jours de manifestation ;
Voilà ce qui ressort de ce que ces femmes ont voulu nous faire savoir.
Souad a animé un débat fort intéressant en complément de son film sur l’aspect peu connu du microcrédit sensé sauver des populations de la misère !
La soirée s'est terminée par un maté et quelques petites douceurs bien agréables dans ce monde de brutes !!!
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Merci Marie-Hélène pour le compte rendu de la soirée organisée à Gap autour de la vidéo sur la caravane internationale de solidarité avec la lutte des femmes de la région de Ouarzazate contre le microcrédit .
Tes mots me touchent profondément, je garde avec le gout du maté, les moments de partage, d'échange et votre solidarité avec toutes ces femmes qui poursuivent une lutte inégale contre un système au-dessus des lois.
Je leur rendrai compte à mon retour de vos questions, vos réflexions et votre solidarité.
De Gap à Ouarzazate, restons uni-es et solidaires.

Souad

Ces femmes qui vivent dans des grottes au Maroc…



Reportage par Zineb Ibnouzahir Lahlou , 25/2/2015

A Imouzzer Kandar, le Code de la Famille, on ne connaît pas. Les droits de la femme, on ne connaît pas non plus. Ici, dans cette ville réputée pour ses charmes, des femmes vendent les leurs… pour survivre et nourrir leurs enfants. Acculées par la misère, c’est dans des grottes que certaines trouvent refuge pour “vivre”.

“Excusez-moi de vous faire entrer ici ! Excusez-moi vraiment…”. C’est ainsi que nous reçoit chez elle, dans sa grotte, Fatima, 45 ans, terriblement gênée. Oui, c’est bien d’une grotte qu’il s’agit, aussi incroyable que cela puisse paraître… Au détour d’une ruelle, au fond d’une impasse où se succèdent d’étroites maisonnettes, il y a un trou dans la paroi rocheuse ; c’est là que vivent Fatima et ses enfants. Il y fait très sombre et très froid. A même le sol, une paillasse fait office de lit, contre “le mur” une armoire délabrée et une gazinière. L’endroit est éclairé par la flamme d’une petite butane. Un intérieur minimaliste, dans un état de dépouillement total. On ne peut être que révoltée en découvrant l’endroit.
Fatima aimerait nous inviter à nous asseoir, nous proposer un thé et des gâteaux comme le veut la légendaire hospitalité marocaine mais elle n’a rien… rien à offrir, pas même une chaise pour s’asseoir, pas même un verre d’eau car, ici, l’eau et l’électricité sont un luxe. L’histoire de Fatima est des plus ordinaires dans la région… Un mari décédé, une femme au foyer qui ne parvient plus à payer son loyer, une mère et ses enfants expulsés de leur logement. Cet abri, c’est à la générosité de sa belle-famille qu’elle le doit car c’est à elle que la grotte appartient.
Comment vit Fatima ? Du salaire journalier que lui rapporte la récolte des pommes, des cerises, des petits pois ou autres fruits et légumes de saison. Ce salaire, dans le meilleur des cas, peut s’élever à 50 DH, voire 100 DH quelques rares fois. Mais en ce mois de février, les temps sont très durs car en pleine saison hivernale, la neige et le froid ne sont pas propices aux récoltes. Trois mois de disette pendant lesquels il faut pourtant bien se nourrir… et surtout se chauffer. “Ici, l’or c’est le bois” annonce Zahira, responsable du centre de rapprochement familial de SOS Villages d’Enfants installé dans la région. D’ailleurs, poursuit-elle, “ces gens préfèrent ne pas manger plutôt que d’avoir froid”. Fatima, en manipulant avec précaution un bout de bois enveloppé dans un linge, confie :“Regarde, j’ai pu acheter une bûche au marché noir.” Elle ajoute, en couvant du regard son lingot de bois :“Il est de bonne qualité et bien sec.”Ces femmes qui vivent dans des grottes…

Quand l’associatif se substitue à l’État

Seul soutien aux mères célibataires d’Imouzzer Kandar, l’association SOS Villages d’enfants qui tente de les aider dans leur combat pour survivre. Au centre de rapprochement familial, leurs enfants sont sûrs de pouvoir manger à leur faim chaque jour. Ils y trouvent aussi un refuge quand ils sont désœuvrés, un substitut d’école quand ils ont besoin d’un soutien scolaire, un endroit où jouer, où lire, un endroit où on les respecte et où ils se sentent bien. 

Mais le centre fait aussi office de dispensaire, littéralement pris d’assaut par la population de la région. Et pour cause, les médicaments de base et le lait infantile y sont distribués gratuitement. Sans compter qu’une infirmière et un médecin généraliste y donnent des consultations plusieurs fois par semaine à titre gracieux. “Nous traitons de nombreux cas d’anémie et de malnutrition chez les enfants”, explique Malika, l’infirmière. Le planning familial fait également partie des services disponibles au centre, et c’est dans ce cadre que pilules et préservatifs sont distribués. “Les couples de la région sont-ils si soucieux de limiter les naissances ? Quant aux mères célibataires, que peuvent-elles faire de moyens de contraception ?” L’infirmière qui officie dans ce dispensaire estime à 50 % le nombre de mères-célibataires à avoir recours à la contraception… Mais là où le bât blesse, c’est que bon nombre d’entre elles a recours à la contraception dans le cadre de la prostitution. En effet, ici, le commerce du sexe bat son plein.

30 DH, le prix à payer pour le plaisir
“Quand j’étais adolescent, nous passions tous nos étés à Imouzzer” se souvient Mehdi avec nostalgie. “C’est là-bas que j’ai vécu ma première expérience sexuelle. ça m’a coûté 10 DH à l’époque. Je me trouvais devant une épicerie, une fille m’a interpellé, je lui ai offert une limonade et très vite elle m’a proposé de s’occuper de moi. Bien sûr, je n’ai pas refusé même si j’étais tétanisé.” C’est un fait, au Maroc, Imouzzer Kandar est réputée pour ses femmes qui se prostituent. Ici, les passes ne coûtent pas cher… 30 DH, c’est le prix à payer pour le plaisir.
C’est du moins le tarif pratiqué par F.  C’est le visage baigné de larmes,au comble du désespoir, que cette mère- célibataire nous confie son quotidien. Victime d’un viol, ou plutôt d’une tournante, elle s’est retrouvée enceinte. Âgé aujourd’hui de 11 ans, son petit garçon vit toujours avec elle. F. a également adopté son neveu dont le père est en prison ;  et elle a la charge de sa vieille mère paraplégique. Le matin, lorsque le temps est clément, elle la porte dans ses bras pour l’asseoir sur une marche devant la maison, ou plutôt dans la minuscule pièce qui leur sert à tous les quatre de maison. Zahira constate que dans cette région, “les femmes ne se séparent jamais de leurs enfants, peu importent les circonstances dans lesquelles ils ont vu le jour. Certaines vont même jusqu’à adopter des orphelins qu’elles élèvent comme leurs propres enfants”.
“Je ne vais pas te mentir, je me prostitue, confie F. . Je n’ai pas d’autre solution. Quand le temps des récoltes arrive, je gagne honnêtement ma vie, mais en hiver, comment faire pour nourrir ma famille ?”. Elle a essayé de trouver un travail en Espagne en tant qu’ouvrière agricole saisonnière, mais sa candidature a été refusée. Car pour partir, il faut pouvoir prouver qu’on est mariée ou divorcée, ce qui n’est pas son cas.
F. a peur de perdre sa maison, cette petite pièce que lui loue sa tante, mais pour combien de temps encore ? Elle aimerait bien partir ailleurs, dans une grande ville, mais la vie y est tellement chère ! Et comment ferait-elle avec ces trois bouches à nourrir ?
Paroles d’enfants…
FDM : Vous aimez aller à l’école ?
- Oui , mais à chaque fois , le maître nous envoie faire ses courses ou laver ses vêtements, et on est obligés de rater les cours.
FDM : Expliquez-nous ça…
- A moi, il me demande de laver ses chaussettes.
- Et moi, il me donne ses affaires sales de la semaine pour que je les lave.
- Moi, il m’a demandé de lui trouver une maison à louer.
FDM : Et ça vous ennuie ?
- Oui beaucoup. Je fais exprès de m’asseoir au fond de la salle pour qu’il m’oublie.

… Et préoccupations d’enfants
- J’ai très peur qu’on m’enlève et qu’on me fasse du mal.
- Oui, moi aussi. La dernière fois, en rentrant à la maison après l’école, deux hommes ont essayé de me suivre. Je suis sûr qu’ils voulaient m’emmener dans la forêt.
- Il se passe plein de choses horribles dans la forêt. On y tue des gens, on viole des femmes et des enfants.
- Moi, j’ai vu un mort la dernière fois. Je marchais le long de la forêt avec ma mère et on a vu le pied d’un cadavre sorti de terre.
- Et moi, j’ai vu une fille s’en échapper en courant… Son visage était lacéré et elle saignait beaucoup.

Le Code de la Famille ? Jamais entendu parler !
La situation socio-économique de la région est à ce point catastrophique que la prostitution ne cesse de se développer. Mouna aussi en a fait l’expérience. Il y a quelques années, elle était mariée et mère d’une petite fille. Puis son couple a volé en éclats et, à l’instar des autres mères-célibataires de la ville, elle a touché le fond. Délogée, elle a trouvé refuge dans une grotte souterraine prêtée par une voisine. Pour y accéder, il faut descendre une pente escarpée. A gauche de l’entrée de la grotte, un trou dans le sol, recouvert de quelques pierres plates… Ce sont les commodités. Mouna a bien tenté de résister en gagnant sa vie dignement mais la misère l’a très vite rattrapée et la prostitution est devenue sa seule porte de secours. Chance ou malchance, de l’une de ses unions furtives est né un petit garçon auquel Mouna se raccroche de toutes ses forces. A la naissance de son fils, elle se l’est juré : plus jamais elle ne vendrait son corps. Quant à sa fille, celle-ci a préféré fuir la grotte et la misère. A peine âgée de 16 ans, elle a épousé un homme déjà marié. “Et ton homme, que fait-il ? Est-ce qu’il t’aide ?”, demande-t-on à Mouna, désireuse d’en savoir plus sur sa manière de vivre. “Un homme ? Mais de quel homme parles-tu ?” nous répond-elle, d’un air incrédule, stupéfaite par cette question. “Je n’ai qu’un homme dans ma vie, c’est mon fils !”, précise-t-elle. “Et le Code de la Famille, en as-tu déjà entendu parler ?”, la questionne-t-on. “Le quoi ?” répond-elle, l’air de ne vraiment pas comprendre. “Le Code de la Famille dans lequel on parle des droits des femmes. Les droits des femmes, tu les connais un peu ?”. “Non, je n’en ai jamais entendu parler et personne n’est jamais venu ici pour discuter de ça avec moi”, conclut-elle.

Quand la religion dit oui et que la loi dit non !
Pour Béatrice Beloubab, directrice nationale de l’association, “les Berbères ont une mentalité bien à part. Force est de constater que les femmes ne sont pas rejetées par leurs familles quand elles tombent enceintes en-dehors des liens du mariage, contrairement à ce qui se passe dans les grandes villes du Royaume”. Une chance pour les jeunes filles de la région dont un grand nombre tombe enceinte à l’âge de 13 ou 14 ans. Comme nous l’explique Zahira, “les couples se forment ici très tôt et très vite”. Les jeunes gens entretiennent des rapports sexuels sans se protéger et dans bon nombre de cas, ces unions aboutissent à une grossesse. Deux cas de figures sont alors possibles : soit l’homme n’assume pas ses responsabilités et laisse la jeune mère se débrouiller seule, soit il décide au contraire de l’épouser. Cette deuxième option ne s’avère pourtant pas simple. En effet, encore faut-il que le couple ait suffisamment d’argent pour se rendre à la ville la plus proche et entreprendre les formalités liées au mariage, ce qui n’est pas le cas de tous. Une fois arrivés devant  l’adel, les tourtereaux se retrouvent confrontés à un autre problème… Ils n’ont pas le droit de se marier lorsque la jeune fille a moins de 18 ans… Nouveau Code de la Famille oblige. C’est donc en récitant la Fatiha que le couple s’unit religieusement mais non aux yeux de la loi. Bien souvent malheureusement, les conjoints en viennent à se séparer, ceux-ci s’étant mariés trop jeunes et étant devenus parents trop tôt. Vient alors la question épineuse du divorce. Facile à dire mais pas facile à faire, surtout quand le mariage n’a pas fait l’objet d’un acte officiel. Alors, comment faire appliquer ses droits et réclamer une pension alimentaire quand la loi ne reconnaît pas son mariage ?

Des enfants sans identité






C’es



Des enfants sans identité
t le piège dans lequel tombent la majorité des jeunes mères esseulées comme Yamna, divorcée et mère de deux enfants. La jeune femme ne peut compter que sur elle-même pour nourrir ses enfants car son mari n’est pas tenu de lui verser une pension alimentaire. Il s’est d’ailleurs remarié et a fondé une autre famille qui vit à l’abri du besoin grâce à ses revenus de menuisier. Quant à sa première famille, il la croise régulièrement en rendant visite à son frère qui l’héberge dans une petite pièce au rez-de-chaussée de sa maison. Pour payer ses factures, Yamna fait de temps en temps le ménage chez une famille de Sefrou.
Les enfants issus de ces brèves unions subissent également les répercussions de ces dysfonctionnements juridiques, car la plupart d’entre eux n’ont pas d’état civil et n’existent donc pas aux yeux de la loi. Que leurs parents soient mariés religieusement ou pas ne change rien à leur situation, car il est impossible pour un père de reconnaître un enfant né en-dehors des liens du mariage. Quant aux mamans, il leur est répondu qu’elles ne peuvent transmettre à leurs enfants leur nom de jeune fille… La loi l’interdit, leur dit-on… On sait donc du nouveau Code de la Famille ce qu’on veut bien en savoir. La loi applique donc la même procédure que pour les orphelins à qui on attribue un nom choisi au hasard. Un comble, quand le nouveau Code de la Famille stipule qu’une mère célibataire est en droit de donner son nom à son enfant ! Dans le cas de Khadija, ses trois enfants portent donc tous un nom différent du sien et de celui de leur géniteur. Deux d’entre eux sont issus d’un précédent mariage et le troisième est le fruit d’un rapport sexuel avec un client. Quand l’ex-mari de Khadija a appris qu’elle était enceinte après leur divorce et de surcroît en se prostituant, il a décidé de ne plus lui verser de pension alimentaire et de ne pas reconnaître ses propres enfants.
A l’heure où le combat pour les droits des femmes semble stagner quelque peu, à l’heure où la lutte pour l’obtention de la réforme du Code de la Famille est loin derrière nous, des femmes et leurs enfants, toujours aussi nombreux, luttent chaque jour qui passe pour survivre dans l’ignorance la plus totale de leurs droits les plus élémentaires. Inutile d’aller bien loin pour rencontrer ces personnes : nous les côtoyons chaque jour.

Quelques chiffres :
- 30 % des foyers d’Imouzzer Kandar sont composés de familles monoparentales.
- 50 % des familles vivent avec des revenus instables de moins de 1.000 DH par mois, soit 4 DH par jour pour une famille de 5 personnes.
- 35 % des enfants de moins de 17 ans travaillent. 9 % sont des filles.
- 5,58 %  de taux de mortalité infantile.
- 2/3 des mères sont analphabètes.
- 4 % d’entre elles seulement ont fait des études.

Une fin de brouille qui fait froid dans le dos


 Newsletter mars 2015 de l’Association des amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique.
Réconciliation franco-marocaine, à quel prix ?
L’association des Amis de la RASD soutient depuis près de 40 ans le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Droit bafoué depuis 1976 par le voisin marocain qui occupe, oblige à l’exil, torture un peuple qui en dépit de tout, tient bon ! Aussi l’association des Amis de la RASD n’est jamais indifférente à ce qui se passe au Maroc, à tout ce qui pourrait permette à ce pays du sortir du carcan d’une monarchie autoritaire, qui se sert de la question du Sahara occidental pour sauvegarder son pouvoir.
Mais l’actualité récente de ce pays, de ses rapports avec la France, n’est pas encourageante alors que nous pouvions espérer des avancées à la veille de la réunion du Conseil de sécurité.
La Monarchie fixe le cadre fin 2014 avec le Forum mondial des droits de l’homme, tenu à Marrakech. Une grande opération de communication où le Conseil des droits de l’homme marocain (CNDH) est à la manœuvre pour vendre l’existence d’un Etat de droit. Mais en même temps, l’AMDH (Association marocaine des droits de l’homme) est pratiquement interdite de bouger, dénoncée comme « agent de l’étranger », Wafae Charaf, militante du 20 février, condamnée à 2 ans pour avoir porté plainte contre les policiers qui l’avaient agressée. En France c’est l’ACAT (Association des chrétiens pour l’abolition de la torture) qui a reçu une convocation de la justice marocaine dans le cadre d’une plainte pour « diffamation, outrage envers les corps constitués, utilisation de manœuvre et de fraude pour inciter à faire de faux témoignages, complicité et injure publique ».
C’est ensuite la presse qui est dans la ligne de mire. Un journaliste de F24 expulsé, deux autres venus réaliser un documentaire pour FR3, également expulsés et dépouillés de l’ensemble de leur matériel. Jean-Louis Perez et Pierre Chautard ont été suivis, surveillés, puis « rattrapés » par la police marocaine dans les locaux de l’AMDH. Intrusion musclée d’une trentaine de policiers qui ont également molesté une des militantes de cette association, Rabia Bouzidi.
Face à cette violence hors de proportion, les autorités françaises, à Rabat comme à Paris, ont prudemment tourné le regard, pour ne pas compromettre la toute récente réconciliation franco-marocaine. Réserve qui n’a pas manqué d’interroger ces deux journalistes qui ne se sont pas sentis protégés dans ce pays dit « ami ».
Mais cette prudence n’a pas été suivie par tous ceux qui ne se satisfont pas de la situation marocaine ! Ainsi l’association qui décerne le prestigieux prix Albert Londres, a refusé de tenir son édition en mai 2015 à Tanger : « Le prix Albert Londres ne peut pas laisser planer le doute d’une quelconque connivence avec des autorités qui ordonnent ou laissent faire ». Ainsi, les principales associations des droits de l’homme, LDH, FIDH, REMDH (réseau euro- méditerranéen des droits de l’homme), FEMED et OMCT (associations qui luttent contre la torture), « s’inquiètent, déplorent, voire condamnent les actes de violence et la recrudescence des entraves à la liberté d’information, d’association et de réunion au Maroc depuis plusieurs mois ».
Mais c’est surtout, le prix payé par nos autorités, pour sceller notre « réconciliation » avec le Maroc, qui a suscité l’incompréhension et l’indignation de nombreuses associations. (MRAP, AFASPA, ACAT, ASDHOM, LDH, Maître Baudoin, Président honoraire de la FIDH, Plate-forme solidarité avec le peuple sahraoui, Camion Citerne pour les Sahraouis etc) : Abdellatif Hammouchi, chef des renseignements marocains, élevé au rang d’officier de la légion d’honneur. Ce dernier, est en effet l’objet de plaintes déposées par l’ACAT, pour torture et complicité de torture. Plaintes retenues par la justice française.
L’ACAT, traque partout dans le monde les pratiques de tortures et l’impunité des bourreaux. Ses dossiers sur le Maroc sont épais et anciens. Aussi il faut saluer sa forte protestation aux portes de la Grande Chancellerie : « C’est la légion d’honneur que l’on déshonore. Abdellatif Hammouchi est mis en cause par au moins deux victimes qui allèguent avoir été torturées au centre de détention de Temara, administré par la DST dont il était responsable ».
Le délégué général de l’ACAT, Jean Etienne de Linares, est intervenu de son côté : « La remise de la légion d’honneur à M.Hammouchi est un affront aux victimes de la torture, aux droits de l’homme et à un symbole de la République française ».
L’association des Amis de la RASD, s’étonne que cette logique de la raison d’Etat impose à nos autorités de brader ainsi nos valeurs, qui pourtant sont depuis janvier, sans cesse rappelées et exaltées. Elle les appelle à préparer avec fermeté dans le respect du droit international, la réunion du prochain Conseil de sécurité, qui devra statuer sur le mandat de la Mission de paix de l’ONU, la MINURSO. Compte-tenu du contexte marocain, dénoncé par l’ensemble des associations des droits de l’homme, il est urgent qu’avec un mandat élargi, la MINURSO ait le pouvoir de protéger les Sahraouis soumis à l’occupation marocaine et à tous les excès d’un système sécuritaire.

 La liberté d’expression ne peut s’arrêter aux portes du Maroc.


ACAT et Ancile Avocats - La France, nouvelle alliée objective du système tortionnaire marocain /décryptage juridique



Par ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) et Ancile Avocats, 4/3/2015



Accord de coopération judiciaire France-Maroc
La France, nouvelle alliée objective 
du système tortionnaire marocain

Le 31 janvier, la France et la Maroc ont signé un « amendement très important[1] », aux accords de coopération judiciaire franco-marocains, que l’ACAT a pu se procurer. Outre les problèmes de constitutionalité qu’il pose, ce texte contient des dispositions exceptionnelles et dangereuses qui mettent en péril la défense des victimes de crimes françaises et marocaines, en rendant de facto quasi-impossible toute poursuite en justice de ressortissants marocains si le Maroc s’y oppose. Un accord outrageant, taillé sur mesure pour apaiser le royaume chérifien après un an de brouille diplomatique entre les deux pays. Et qui piétine les droits de l’homme.



À tout prix, il fallait apaiser le Maroc. L’accord que la France vient de signer pour ce faire véhicule un message problématique : il donne l’image d’une France disposée à créer une justice à géométrie variable, soumise aux exigences des États partenaires, au détriment de la défense constante et inconditionnelle des droits de l’homme dont elle se prévaut pourtant. En effet, l’accord conclu le 31 janvier garantit au Maroc la possibilité d’enterrer toute affaire qu’il juge gênante. En amont de la visite annoncée de Laurent Fabius à Rabat le 9 mars, l’ACAT et Ancile Avocats alertent sur les conséquences graves qu’engendre l’amendement sur l’accès des victimes à la justice et la nécessité impérative qu’il soit soumis au parlement.



Décryptage juridique par l’ACAT et Ancile Avocats :



Ø Le devoir d’informer : une menace sur l’efficacité des enquêtes



Désormais, si une infraction (délit ou crime) commise au Maroc, par un Marocain, est dénoncée devant la justice française, alors, la France devra informer immédiatement le Maroc de cette procédure et vice-versa.



Texte de l’amendement : «1/ Dans le cadre de leurs engagements respectifs et afin de contribuer à la bonne mise en œuvre des conventions internationales qui les lient, les parties s’emploient à favoriser une coopération plus efficace ainsi que tous  échanges entre les autorités judiciaires aux fins de bonne conduite des procédures, notamment lorsque les faits dénoncés ont été commis sur le territoire de l’autre.

2/ Dans cette dernière hypothèse, chaque Partie informe immédiatement l’autre Partie des procédures relatives à des faits pénalement punissables dans la commission desquels des ressortissants de cette dernière sont susceptibles de voir leur responsabilité engagée. »



Décryptage :

En s’obligeant à informer immédiatement le Maroc de l’ouverture d’une procédure en France mettant potentiellement en cause un de ses ressortissants, la France laisse tout loisir aux autorités chérifiennes d’entraver le bon déroulement d’une enquête qu’elles estimeraient politiquement sensible, en intimidant les victimes et les témoins, en détruisant les éléments de preuves ou encore en prévenant les suspects potentiels du risque d’arrestation en cas de visite en France.



Normalement, au stade de l’enquête, le travail du juge français est couvert par le secret, élément qui est justement indispensable à l’efficacité et à la sérénité des investigations ainsi protégées des pressions et autres manœuvres pouvant entraver la découverte des faits. Dans cette idée, il revient normalement au juge de décider du moment approprié pour informer les autorités étrangères d’une enquête et éventuellement solliciter leur concours.



La disposition sur le devoir d’informer prévue dans l’amendement est particulièrement inquiétante quand on sait que les plaignants déposant plainte à l’encontre d’agents de sécurité marocains font régulièrement l’objet de manœuvres d’intimidation allant des menaces au harcèlement judiciaire.



La réciproque (cas de ressortissants français mis en cause par des victimes marocaines) est également rendue possible par l’amendement mais, compte tenu du motif de la brouille entre le Maroc et la France (la mise en cause du responsable du contre-espionnage marocain, Abdellatif Hammouchi, pour complicité de torture par une juge d’instruction française), il est difficile de ne pas y voir la garantie octroyée au Maroc de pouvoir « couvrir » ses agents.



Ø Fin de la compétence universelle pour les crimes graves commis au Maroc



Désormais, la justice marocaine, informée de l’ouverture d’une procédure en France concernant un ressortissant étranger victime d’un crime au Maroc, pourra décider des suites à lui donner : dans les cas où le juge marocain décidera d’ouvrir lui-même une procédure au Maroc, la justice française devra « prioritairement » se dessaisir du dossier. Une fois l’affaire transférée à la justice marocaine, cette dernière aura toute latitude pour l’enterrer.



Texte de l’amendement : « 3/ S’agissant de procédures engagées auprès de l’autorité judiciaire d’une Partie par une personne qui n’en possède pas la nationalité et pour des faits commis sur le territoire de l’autre Partie par un de ses ressortissants, l’autorité judiciaire saisie recueille dès que possible auprès de l’autorité judiciaire de l’autre partie ses observations ou informations

Cette dernière prend toutes les mesures qu’elle juge appropriées y compris le cas échéant l’ouverture d’une procédure.

Au vu des éléments ou informations reçus, l’autorité judiciaire saisie détermine les suites à donner à la procédure, prioritairement son renvoi à l’autorité judiciaire de l’autre partie ou sa clôture. En l’absence de réponse ou en cas d’inertie de l’autre Partie, l’autorité judiciaire saisie poursuit la procédure »



Décryptage : Cette disposition est strictement relative aux affaires de compétence universelle, c’est à dire les cas où un non-Français, victime de torture ou de disparition forcée au Maroc, par des agents de l’État marocains, porte plainte en France, à l’occasion du passage dans l’hexagone d’un de ses bourreaux.

Actuellement, le Code de procédure pénale français prévoit, conformément aux engagements internationaux de la France, la compétence du juge français pour enquêter et juger ces crimes d’une gravité telle qu’ils ne peuvent demeurer impunis.

Selon l’amendement, si le crime en question est commis au Maroc par des marocains, le juge français devra en priorité se dessaisir au profit du juge marocain, dont on sait pourtant pertinemment qu’il ne diligentera pas une enquête sérieuse, indépendante et impartiale dès lors que des agents de l’Etat sont mis en cause. On ne compte plus les nombreux rapports d’organes des Nations unies et d’ONG qui dénoncent l’impunité dont jouissent les auteurs de crimes graves au Maroc. Cette dernière année, la justice marocaine s’est d’ailleurs davantage illustrée dans la poursuite judiciaire de victimes de torture ayant porté plainte, que dans la poursuite de tortionnaires[2].

En se dessaisissant ainsi auprès de la justice marocaine, le juge français se rendra tout simplement coupable d’un déni de justice.



Ø L’accès à la justice des français victimes de crimes au Maroc mise en danger  



Le dernier alinéa de l’amendement, rédigé d’une façon aussi lapidaire que floue, est potentiellement très dangereux. Il prévoit en effet que le juge français se dessaisisse prioritairement au profit de la justice marocaine, même si la victime du crime est française !



Texte de l’amendement : « 4/ Les dispositions du paragraphe 3 du présent article s’appliquent aux individus possédant la nationalité de l’une ou l’autre Partie. »



Décryptage : Si l’amendement est adopté, il introduira une « exception marocaine ». On imagine sans peine les conséquences particulièrement désastreuses qu’une telle démarche aura sur les plaintes concernant des crimes commis par des agents de l’Etat marocains.

Cette disposition, comme toutes les autres, est taillée sur mesure. Elle vise principalement Adil Lamtalsi, Mostafa Naïm et Zakariya Moumni, trois citoyens français qui ont porté plainte en France pour des crimes de torture subis au Maroc.



Ø Des dispositions illégales ?



Au-delà des problèmes évidents que pose cet amendement au regard de la défense des victimes et, plus généralement, de la défense des droits de l’homme dont la France fait officiellement une priorité, le texte soulève de fortes interrogations au regarde de sa légalité et de sa compatibilité avec la Constitution française et les engagements internationaux de la France :



·       La transmission d’informations devant être fournies au Maroc par la France et vice-versa, sur les enquêtes en cours est potentiellement contraire au principe du secret d’instruction, de l’enquête et des poursuites. Elle est à cet égard possiblement illégale.



·       A plusieurs égards, le texte de l’amendement est si vague qu’il pourrait être inconstitutionnel, car il enfreint le principe de la légalité juridique. La loi pénale française doit définir les procédures avec précision, sans quoi elle viole le principe de légalité, pourtant garantie tant par la Constitution que par la Convention européenne des droits de l’homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.



·       En l’état, le texte viole l’égalité d’accès à la justice entre les Français victimes de crimes à l’étranger. Prenons l’exemple du traitement de deux plaintes déposées en France par une victime française, pour un crime commis au Maroc (viol, torture), l’un par un Marocain, l’autre par un Tunisien. Si le crime met en cause un Tunisien, la justice française aura la possibilité (sans y être contrainte) de transférer le dossier à la justice marocaine, mais elle ne le fera pas si, par exemple, la justice marocaine ne présente pas de garanties de sérieux et d’équité. En revanche, la justice française aura l’obligation (et non la simple option) de dénoncer le crime au Maroc si l’auteur présumé du crime est Marocain. Et si le juge marocain décide d’ouvrir une enquête, le juge français sera obligé d’opter en priorité pour l’option du dessaisissement.




2Rapporteur du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture : http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G13/134/95/PDF/G1313495.pdf?OpenElement ; Rapport du Comité contre la torture des Nations unies : http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CAT/C/MAR/CO/4&Lang=En



Contact presse :

·       Christina Lionnet, ACAT, 01.40.40.74.10 / 06.03.86.06.68


·       Me Ingrid Metton, Me Joseph Breham, Ancile Avocats, 01.44.54.38.90 / im@jb-juris.fr / jb@jb-juris.fr ; 01.44.54.38.90





[1] Selon Le Ministère français des Affaires étrangères http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/maroc/la-france-et-le-maroc/evenements-3361/article/retablissement-de-la-cooperation



[2] Rapporteur du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture : http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/G13/134/95/PDF/G1313495.pdf?OpenElement ; Rapport du Comité contre la torture des Nations unies : http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CAT/C/MAR/CO/4&Lang=En

« Mohammed VI, derrières les masques » Rencontre avec l'auteur Omar Brouksy

Invitation : Rencontre avec le journaliste Omar Brouksy auteur du livre « Mohammed VI, derrières les masques ».


L’Association Marocaine des Droits Humains-Paris/IDF vous invite à une rencontre avec le journaliste et universitaire Omar Brouksy.
Brouksy a été rédacteur en chef du Journal hebdomadaire, titre phare de la presse écrite marocaine avant sa fermeture par les autorités en janvier 2010, puis journaliste de l’Agence France Presse (AFP) jusqu’à 2014.
L’auteur du livre « Mohammed VI, derrière les masques », préfacé par Gilles Perrault, nous parlera notamment de la situation politique et sociale quinze ans après l’accession au trône du roi Mohammed VI.
La place de la monarchie, le rôle de la religion dans la légitimation du pouvoir politique, les espérances brisées du « nouveau règne » et de l’après 20 février, ainsi que les violations des libertés individuelles sont les principales thématiques qui seront abordées lors de cette rencontre avec Omar Brouksy. L’actualité donne à cette rencontre un intérêt indéniable.
En janvier, les forces de l’ordre ont forcé la porte de l’AMDH à Rabat pour arrêter deux journalistes qui tournaient un reportage pour France 3. Juste après, les deux journalistes sont expulsés. En conséquence, le jury du Prix Albert Londres a renoncé à l’organiser au Maroc. Le communiqué du Prix précise : « les conditions – précaires – de la liberté de la presse dans le royaume [du Maroc] sont de notoriété publique et le prix Albert-Londres ne comptait certes pas les passer sous silence. Mais cette volonté systématique d'obstruction au travail d'enquête de journalistes courageux et intègres fait preuve d'un irrespect total à l'égard d'un métier et de valeurs que nous défendons »[1]
Des journalistes sont en prison, d’autres sont poursuivis par la justice. Plusieurs sont régulièrement intimidés, tandis qu’une partie des journalistes est forcée à l’exil.
Omar Brouksy a vu juste en février 2013 quand il déclarait : « Actuellement, les thématiques restent les mêmes, malgré la nouvelle constitution, malgré le printemps arabe: l’autoritarisme, la prééminence de la monarchie, la non-indépendance de la justice, les détentions politiques (plus de cent militants du 20 février sont encore en prison), les atteintes à la liberté d’expression, les pressions économiques qui continuent, tout est toujours là. »[2]

La rencontre aura lieu le mercredi 18 mars 2015 à 18h30 à la Librairie Résistances (4, Villa Compoint 75017 Paris (Angle du 40, rue Guy Môquet) Station Métro Guy Môquet)




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Salutations militantes,
Pour le bureau de l'AMDH-Paris/IDF