Chers amis lecteurs de solidmar,

Solidmar est fatigué ! Trop nourri ! En 8 ans d’existence il s’est goinfré de près de 14 000 articles et n’arrive plus à publier correctement les actualités. RDV sur son jumeau solidmar !

Pages

samedi 14 mai 2011

Amnesty International : VISITE EN FRANCE DE FAHEM BOUKADDOUS ET CHAKIB ALKHAYARI

 TÉMOINS ET ACTEURS ENGAGÉS DES DEMANDES DE CHANGEMENT DANS LE MONDE ARABE

L’un, Fahem Boukaddous, est tunisien, l’autre, Chakib Alkhayari, marocain. Le premier a été l’un des rares journalistes indépendants en Tunisie à faire connaitre la répression brutale du mouvement social de la région de Gafsa-Redeyef en 2008. L’autre n’a cessé de dénoncer la corruption endémique dans sa région, et les accointances de certains  fonctionnaires marocains dans le trafic de drogue.
Tous deux sont journalistes ; tous deux d’ardents défenseurs des droits humains. Tous deux emprisonnés uniquement pour avoir exprimé leur opinion, et dénoncé les manquements aux droits humains dans leur pays. Tous deux ont été déclarés prisonniers d’opinion par Amnesty International (AI), qui, avec d’autres, a fait campagne pour obtenir leur libération. Tous deux sont devenus des symboles de la répression des pouvoirs en place, dans leur pays, mais aussi hors de leurs frontières. Tous deux ont été libérés à la faveur de la mobilisation citoyenne, nationale et internationale.
Précurseurs des demandes de changements qui secouent la région, tous deux sont aujourd’hui à la fois des acteurs engagés et des témoins éclairés des bouleversements en cours dans la région.
Fahem Boukaddous, 40 ans, journaliste pour la chaine satellitaire indépendante Al-hiwar Ettounsi, est depuis 20 ans un infatigable défenseur des droits humains. Membre de l'Association tunisienne contre la torture et cofondateur du Comité tunisien de protection des journalistes et du Centre de Tunisie pour la liberté de la presse, il est aussi militant local d’Amnesty International à Gafsa. Son activisme lui a valu de nombreuses  condamnations et refuges dans la clandestinité. Pour avoir informé sur la répression du mouvement social de Gafsa-Redeyef il est condamné pour « diffusion d’information de nature à troubler l’ordre public » et « appartenance à une association criminelle susceptible de porter atteintes aux personnes et à leurs biens » et incarcéré malgré un état de santé préoccupant. Il est libéré le 19 janvier 2011, 5 jours après la fuite de Ben Ali hors de Tunisie. Fahem Boukaddous sera présent en France du 24 au 29 mai 2011.
Agé de 31 ans, Chakib Alkhayari est originaire de la ville de Nador dans la région du Rif Marocain. Fondateur et président de l’association du Rif des droits de l’Homme -ARDH-, il militait sur diverses questions comme le traitement infligé aux migrants de l’Afrique sub-saharienne, la violence contre les femmes, ou les droits du peuple Amazigh (Berbère). Ce sont ses attaques répétées contre le trafic de drogue, et la corruption qu’il génère, notamment dans certaines sphères de l’administration marocaine, qui lui valent sa condamnation à 3 ans de prison, et à une très forte amende. Il est libéré, un an avant terme, suite une grâce royale le 14 avril 2011, qui fait suite au mouvement du 20 février au Maroc.
Chakib Alkhayari sera présent en France du 26 au 29 mai 2011.

Les problèmes dénoncés par ces deux défenseurs depuis de nombreuses années rencontrent directement les demandes de changement exprimés à travers l’ensemble du monde arabe : fin de la corruption, libération de la parole, respect de la liberté d’expression,  d’association, aspirations à de meilleures conditions de vie, dignité et volonté des peuples de reprendre la main sur leur avenir.
A l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire d’AI, organisation créée sur l’idée que des individus peuvent défendre les droits d’autres individus, leur libération témoigne que la mobilisation citoyenne peut faire cesser les violations subies des personnes dont les droits sont violés.
AI France est donc fier de les accueillir pour deux rencontres publiques exceptionnelles organisées le 26 mai et le 28 mai (voir détails en page 4).
FAHEM BOUKADDOUS ET LE MOUVEMENT DE GAFSA-REDEYEF EN TUNISIE
En 2008, la région de Gafsa-Redeyef, dans le sud-ouest de la Tunisie, est le théâtre d’une vague de manifestations populaires pour dénoncer des accusations de fraude dans une campagne de recrutement par la Compagnie des Phosphates. Ces manifestations évoluent
vers des revendications plus générales sur le taux de chômage élevé, la corruption et l’augmentation du coût de la vie.
Les forces de sécurité répriment ces événements de façon particulièrement violente1, pendant que les autorités tentent d’empêcher toute information de filtrer dans les médias: Fahem Boukaddous, seul journaliste présent sur place, va devenir le principal canal de diffusion d’images des manifestations. Il catalyse le mal-être des jeunes citadins en leur apportant un moyen d’expression. Il devient, par conséquent, une menace pour la dictature. « C’est ce que j’ai appelé les médias populaires. Avec des caméras reçues de leurs parents émigrés, des centaines de jeunes se transforment en autant de journalistes. Moi, je n’avais qu’à rassembler toutes ces images et les faire circuler ».
Ce dernier est arrêté et condamné à 4 ans de prison à la suite d’un procès inéquitable au cours duquel le droit à la défense a été continuellement violé. En juillet 2010, alors qu’il est hospitalisé, quatre agents de police l’emmènent en prison. Il y subit plusieurs crises d’asthme sévères, tant ses conditions de détention sont intolérables et fait face à des pressions de la part des gardiens. Il entame une grève de la faim du 9 octobre au 14  novembre 2010.
Seulement deux ans après les manifestations de Gafsa-Redeyef, un nouveau mouvement de mobilisation populaire se met en marche après l’immolation du jeune diplômé chômeur Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid au centre de la Tunisie. Grâce aux réseaux sociaux, ces manifestations prennent une ampleur inattendue et s’étendent à l’ensemble du pays, menant à la chute du Président Ben Ali le 14 janvier 2011, malgré une répression féroce de la part des forces de sécurité.
Selon Fahem, les manifestations de 2008 ont été inscrites dans la mémoire collective du pays facilitant la mobilisation des individus dans le futur. Les jeunes « diplômés chômeurs » ont été en 2008 comme en 2010 les moteurs du changement.
En juin 2009, Amnesty International avait publié un rapport2 sur la terrible répression qui s’était abattue sur les manifestants de la région de Gafsa-Redeyef. Avec d’autres organisations, en Tunisie et en France notamment, la mobilisation avait fini par faire libérer l’ensemble des leaders des manifestations en novembre 2009. Seuls Fahem Boukaddous et Hassan Ben Abdallah, jeune diplômé-chômeur, restaient dans les geôles tunisiennes. Ces derniers ont été finalement libérés de prison le 20 janvier 2011, en même temps que de
nombreux autres prisonniers politiques, suite au renversement du régime de Ben Ali quelques jours plus tôt. Leur libération est donc une véritable victoire et un symbole fort pour tous ceux qui, à Amnesty International et ailleurs, ont continuellement appelé à sa libération.
Pour autant, la vigilance reste de mise. En effet, les nouvelles autorités tunisiennes doivent entreprendre des réformes fondamentales et durables dans le pays permettant de rompre avec des années de violations des droits humains : de plus, les crimes qui ont précédé la « révolution du jasmin » ne doivent pas rester impunis.
1 Deux morts et plusieurs blessés, des centaines de personnes arrêtées et maltraitées, des dizaines de personnes condamnées au terme de procès iniques
2 « Derrière le « miracle économique » tunisien : les inégalités et la criminalisation de l’opposition » 14 avril 2011, Amin Alkhayari accueillant son frère Chakib à sa sortie de prison
CHAKIB ALKHAYARI, POURFENDEUR DE LA CORRUPTION DANS LE RIF MAROCAIN
Chakib Alkhayari, âgé de 31 ans, est un défenseur des droits humains reconnu et respecté dans la province de Nador, au nord-est du Maroc. Il a fondé l’Association du Rif des droits de l’Homme – ARDH – qui se consacre notamment au traitement réservé aux migrants de l’Afrique sub-saharienne et à la violence contre les femmes. Il est aussi connu pour sa défense des droits culturels du peuple amazigh (berbère) au Maroc.
Chakib Alkhayari était également journaliste, partenaire de chaines de télévision comme de journaux régionaux et internationaux, et participait à la libre circulation de l’information, à la liberté d’expression et devait participer à une conférence à Bruxelles avant son arrestation.
En janvier 2009, il est apparu à la télévision nationale où il s’est exprimé sur des affaires de trafic de drogue et de corruption impliquant des hauts fonctionnaires marocains. Chakib Alkhayari a été arrêté le 17 février 2009, et inculpé le 21 du même mois pour avoir « porté atteinte à l’image des autorités nationales publiques et judiciaires ».
Devant le juge d’instruction et lors de son procès, il a déclaré qu’il n’avait pas insulté les institutions publiques en tant que telles, mais critiqué des individus occupant des fonctions dans l’appareil de l’État.
Son arrestation en février est intervenue sur fond d’informations faisant état de  l’interpellation d’une bonne centaine de personnes, dont des responsables des pouvoirs publics, dans le cadre du démantèlement d’un réseau de trafic de drogue dans la province de Nador.*
Chakib Alkhayari a été condamné par le tribunal de première instance de Casablanca à trois ans de prison et à une lourde amende (environ 57 000 euros) pour outrage aux institutions publiques, pour avoir fait des dépôts non autorisés sur un compte bancaire ouvert à l’étranger et transféré de l’argent sans avoir obtenu les autorisations nécessaires. Le volet bancaire renvoie à 2006 où il avait ouvert un compte en Espagne afin de pouvoir encaisser un chèque de 250 euros versé par le quotidien El País en règlement d’un article.
Comme le dénonçait son frère Amin invité par AI France en décembre 2010, Chakib est emprisonné uniquement pour avoir usé de son droit à la liberté d’expression.
Suite aux mouvements de mobilisation d’organisations marocaines, et aux pressions exercées par AI et d’autres organisations internationales de défense des droits humains auprès du Roi Mohammed VI et des autorités nationales, Chakib a bénéficié d’une grâce accordée par le Roi le 14 avril 2011, en même temps que 190 autres personnes. Ce n’est qu’après sa libération que celui-ci a pu recevoir le prix de l’Intégrité qui lui avait été décerné par Transparency International Maroc le 10 décembre 2010.
Malgré l’annonce par le roi Mohamed VI de réformes institutionnelles, les mouvements de protestation ne cessent pas et des manifestations ont lieu chaque semaine dans différents villes marocaines, demandant principalement l’instauration de la démocratie par le biais d’une monarchie parlementaire. L’implication de nombreux jeunes dans ces marches, à l’instar des mouvements de revendications dans les autres pays d’Afrique du nord et du moyen Orient, est un fait relativement nouveau.
Chakib Alkhayari a été détenu dans les prisons de Casablanca, Meknes, Taza, le privant de la possibilité de fréquentes visites de sa famille. C’est donc après deux années de conditions carcérales difficiles que ce défenseur des droits humains a été libéré. Après avoir accueilli son frère, AI France est heureux d’annoncer sa venue en France. Il nous fera part de son analyse des demandes de changement qui traversent la société marocaine et de la réponse des autorités à celles-ci.
10 décembre 2010, Amin Alkhayari, devant une affiche représentant son frère, marathon des signatures organisé par AI
RENCONTRES AVEC FAHEM BOUKADDOUS ET CHAKIB ALKHAYARI
26 mai 2011 : Table ronde au siège d’Amnesty International
AIF invite à une rencontre autour de l’engagement pour la défense des droits humains en Tunisie et au Maroc aujourd’hui. Cette rencontre sera aussi l’occasion de pouvoir évoquer en quoi la solidarité internationale est importante pour accompagner et soutenir les défenseurs des droits humains au Maghreb.
Participants : Fahem Boukaddous, Chakib Alkhayari
Modérateur : Michel Fournier, responsable de région Maghreb-Moyen-Orient – AI France

28 mai 2011 : Table ronde dans le cadre du 50ème anniversaire d’Amnesty International
A l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire d’AI, AIF invite de grands acteurs et témoins éclairés des mouvements de revendication en cours dans le monde arabe. Cette table ronde sera l’occasion d’évoquer les dynamiques et revendications communes, les disparités, les espoirs et défis nés de révolutions en cours comme en Tunisie et en Egypte, des mouvements appelant à des réformes profondes comme celui du 20 février au Maroc, mais aussi la répression qui s’abat sur les mouvements en lutte dans certains pays en ce moment (Syrie par exemple).
Participants :
Abdulhamid Alatassi : signataire et membre de la déclaration de Damas pour le changement
démocratique en Syrie en exil. Dissident politique syrien sous le régime d’Hafez el Assad, exilé en France depuis 1976.
Fahem Boukaddous : journaliste, cofondateur du Comité tunisien de protection des journalistes et du Centre de Tunisie pour la liberté de la presse, condamné à de multiples reprises sous le régime Ben Ali,
ancien prisonnier d’opinion libéré le 19 janvier 2011.
Chakib Alkhayari, fondateur de l’association Rif des droits de l’Homme, journaliste, militant anticorruption
Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Maghreb-Moyen Orient d’Amnesty
International, (sous réserve)
Modérateur : journaliste de TV5 Monde (sous réserve)
Contacts presse : ldelattre@amnesty.fr/ Tel. : + 33 1 53 38 65 41/ Port. : + 33 6 76 94 37 05
Contacts tournée : ddh@amnesty.fr/ 01 53 38 66 16
Pour en savoir plus sur la situation des droits humains en Afrique du Nord et au Moyen-Orient
16h – 17h
Place de la Rotonde, Stalingrad, 75019 Paris.
« Regards croisés sur la situation des droits humains au Maroc et en Tunisie et
Témoignages de Fahem Boukaddous et Chakib Alkhayari »
19 h – 21h
72/76 bd de la Villette, 75019 Paris

*Pour savoir plus du travail de Chakib, voir cette video

Le Maroc adhère au "club des monarques"

Je viens de recevoir d'une inconnue "amie" le message suivant:
Par Ali Fkir, 12/5/2011

Bonjour Ali
Je viens de recevoir un message d'une collègue saoudienne (opposante, enseignante en Angleterre) qui me taquine à propos de l'adhésion du Maroc au CCG* : "Bienvenue dans le Club des Espèces Périmées!".
Et toi quels penses-tu être les "motifs"" de cette adhésion? contrecarrer le printemps arabe? alliance des monarchies?
Merci de m'éclairer
Bises
x
-----------------------------
Ma réponse:
Salut chère x,
Ben je crois que tu as dit l'essentiel : contrecarrer "le printemps arabe", alliance/unité politique des monarchies de la région et épauler, du moins financièrement, la monarchie marocaine en difficulté.
L'adhésion à ce "club des monarques" permettra aux despotes de se serrer LÉGALEMENT ( "le droit international" oblige) les épaules: certains ont des pétrodollars à gogo, d'autres ont des centaines de milliers de « matraqueurs » bien rodés.
Car, si une monarchie tombe, la théorie des dominos finira le processus.
Bien à toi
Ali
----------------------------
*CCG : Conseil de coopération des États arabes du Golfe
En savoir plus :

 Maroc : Signature à Rabat d'un mémorandum d'entente entre l'UMA et le CCG

Le secrétariat général de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) et le secrétariat général du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCG), ont signé, mercredi à Rabat, un mémorandum d'entente portant sur la coordination et la coopération dans divers domaines d'intérêt commun.
Le mémorandum, signé par le secrétaire général de l'UMA, M. Habib Ben Yahia et son homologue du CCG, M. Abdelrahman ben Hamad Al-atiya, vise à renforcer les relations entre les régions du Maghreb et du Golfe.
Intervenant à cette occasion, M. Ben Yahia a affirmé que ce mémorandum contribuera à consolider les intérêts communs entre les deux régions, faisant savoir que les préparatifs sont en cours pour la tenue d'une rencontre au début de l'année prochaine qui permettra de réunir des hommes d'affaires des pays de l'UMA et leurs homologues du CCG.
Ce mémorandum, a-t-il ajouté, constitue un point de départ pour renforcer les relations de coopération entre les deux parties, rappelant que l'Union du Maghreb Arabe oeuvre à généraliser le concept de dialogue avec les groupements similaires. (...)

France - Justice des mineurs : modifications inquiétantes de l’ordonnance du 2 février 1945.


Cyber action N° 417 : La justice des mineurs menacée  
 par le PROJET DE LOI DU 13 AVRIL 2011 
 « sur la participation des citoyens au fonctionnement de la justice pénale et le jugement des mineurs » soumis selon la procédure d’urgence au Parlement.
Par Catherine Sultan et Hélène Danel,  12/5/2011

Cette Cyberaction vise à la suppression du texte relatif aux mineurs dans ce projet de loi en attendant une véritable concertation pour un code pénal régissant la justice pénale applicable à la jeunesse.

EXPLICATIF
Depuis quatre ans, les ministres de la Justice qui se sont succédés, ont rappelé qu’aux yeux du gouvernement, l’Ordonnance du 2 février 1945 qui régit le sort de l’enfance délinquante était devenue illisible et qu’il était indispensable qu’un code pénal applicable aux mineurs soit réfléchi dans son ensemble.
L’Ordonnance du 2 février 1945 a été réformée 34 fois en 63 ans dont 12 fois les dix dernières années.
Contre toute attente, va être soumis au Parlement selon la procédure d’urgence et dans l’indifférence générale, un projet de loi qui va introduire de nouvelles modifications substantielles à l’ordonnance du 2 février 1945.
L’ensemble de ce projet de loi applicable à la justice des mineurs va modifier intégralement la philosophie de l’ordonnance du 2 février 1945 qui vise à la réinsertion des enfants délinquants et s’écarte définitivement des principes fondamentaux posés par le Conseil Constitutionnel et les Textes internationaux.

Abandonné le projet de code pénal régissant la justice pénale applicable à la jeunesse.
Confisqué le débat de société indispensable sur un sujet qui engage le sort, sur plusieurs décennies, de ces jeunes en difficultés.

La plupart des pays d’Europe (l’Allemagne, l’Espagne, etc…) et récemment la Suisse, ont adopté des systèmes de justice pénale applicable aux mineurs s’inspirant des principes de l’ordonnance du 2 février 1945 :
-priorité à l’éducatif,
-professionnels spécialisés autour du jeune,
-traitement prudent et très personnalisé du suivi du jeune,
-recours exceptionnel et limité à la détention.
Ce projet de loi s’éloigne définitivement de ces principes et rapproche la justice des mineurs applicable en France à celle des Etats-Unis où la peine de mort est encore applicable aux mineurs.
Il y a urgence, puisque ce projet de loi est examiné en une seule lecture au Sénat le 17 mai prochain.
Catherine Sultan Présidente de l'Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille
Hélène Danel Vice Présidente de l'Association Cyber @cteurs
>>> COMMENT AGIR ?
> signer en ligne

L’attentat de Marrakech : terrorisme d’Etat ou début d’une révolution armée ?

Réflexions d'un observateur marocain...
Par Mohamed Hifad, 3/5/2011

L’attentat de Marrakech :
terrorisme d’Etat ou début d’une révolution armée ?

A propos de l’attentat de Marrakech du jeudi 28 avril 2011, l’hypothèse d’une action de la Jihadia Islamia au Maroc et de la Qaïda semble exclue dans la mesure où la première l’a fermement condamné ayant payé injustement un lourd tribut pour les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca et la deuxième ne l’a pas revendiqué comme elle a l’habitude de faire.
Nous privilégions donc deux hypothèses d’explication :
Première hypothèse :
Il s’agirait d’un terrorisme d’Etat à la manière dont les services secrets égyptiens ont commis l’attentat de l’église copte en faisant des dizaines de morts pour opposer les chrétiens et les musulmans et détourner l’opinion publique par quelque chose de très fort des vrais problèmes posés par les manifestations de la rue, les discréditer aux yeux des puissances occidentales et attirer leur sympathie et solidarité pour le régime contesté. Cet attentat de Marrakech veut également assimiler les manifestants du mouvement du 20 février à de vulgaires terroristes qui tentent de déstabiliser le pays. La place choisie est celle de la libération (sahat attahrir ) pour la section marrakchie du mouvement du 20 février. Le café choisi porte le nom d’ « ARGANA » et rappelez vous que c’est le nom que nous avons donné à notre révolution à savoir la révolution de l’arganier (=argana en arabe dialectal et targante en tachelhit). Le nombre supérieur d’étrangers présents au moment du déjeuner etc , tout indique que c’est le mouvement du 20 février qui est ciblé par cet attentat . Le moment choisi est similaire à celui des attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, à celui discours royal du 9 mars 2011, c’est-à-dire à chaque fois que le régime se trouve dans une impasse dangereuse et ce genre d’actes permet justement de débloquer la situation par quelque chose de percutant pour arracher de force les citoyens(ennes) à cette réalité sociale, économique et politique défavorable au régime. Depuis l’existence de la Qaïda , c’est une aubaine pour les Etats du monde entier qui mettent sur le dos de cette organisation bien des crimes politiques crapuleux et des jugements expéditifs. Ce stratagème a fonctionné lors des événements du 16 mai 2003 à Casablanca et les Islamistes en ont payé injustement une lourde facture. Le discours du 9 mars 2011 a devancé de grandes manifestations où les revendications du mouvement du 20 février auraient pu être revues à la hausse. L’attentat de Marrakech a devancé la grande manifestation du premier mai 2011 qui , ajoutée à celle du mouvement du 20 février, seraient extrêmement dangereuses dans un environnement nord-africain en pleine ébullition…Cet attentat a brisé à coup sûr ces manifestations et la colère du peuple enchaîné . Les chaines nationales sur ordre du Makhzen ont mis l’accent sur l’attentat de Marrakech et ce n’est que la chaine Al Jazira qui a mis en relief les manifestants du mouvement du 20 février. Le pouvoir veut assimiler au terrorisme le mouvement du 20 février à la manière de Moubarak, de Kadhafi et de Bachar Al Assad et surtout par la mort en majorité de ressortissants étrangers car il cherche à impliquer, dans le conflit qui l’oppose au peuple, les puissances occidentales et s’attirer leur sympathie et solidarité. Pour bien mener les investigations, il faut que l'ONU nomme, en parallèle, une commission internationale d’experts neutres où il n’y a ni Marocains ni Français pour atteindre la vérité d’une manière objective et juste.
Deuxième hypothèse :
Nous savons que le mouvement du 20 février est composé de plusieurs groupes de sensibilités politiques et idéologiques diverses. Il n’est logiquement pas exclu , comme dans tout groupement humain, qu’il y ait un petit groupe réaliste et pragmatique, qui opterait pour la violence pour répondre à celle du Makhzen omniprésente depuis cinq décennies . Il opterait pour la lutte armée face au déni irresponsable du Makhzen opposé aux revendications légitimes du mouvement du 20 février toutes composantes confondues et de la quasi majorité du peuple marocain. Le Roi a délimité, d’une manière unilatérale , en sept points dans son discours du 9 mars 2011 ce qu’il veut bien céder de son pouvoir absolu tel qu’il est laissé par la dictature de son père. Il a nommé sa commission constitutionnelle, a ordonné à ses associations, ses organisations non gouvernementales, ses syndicats, ses partis et son parlement de lui faire leurs propositions pour la révision de la constitution, entendre par là ses propres propositions qu'il leur aura distribuées auparavant selon la fameuse formule de "taâlimates samiya", les hautes directives d'en haut. Dans la rue il y a les partis interdits Al Adl Wa Al Ihsan et le Parti Démocratique Amazigh, les partis autorisés Annahj Addimoukrati et le Parti de la Gauche Unie, l’AMDH , les Associations des immigrés qui n’acceptent pas la tutelle du Makhzen, les intellectuels et les jeunes du mouvement du 20 février. Tout ce beau monde est exclu par le discours du Roi qui ne fait que parler à lui-même à travers les acolytes de son régime. Tout ce beau monde fait semblant que tout va bien et une tapageuse campagne médiatique et diplomatique bat son plein. Il est déjà question des listes électorales, du referendum, des élections législatives de 2012 et certains chefs de partis se frottent les mains et se voient déjà premiers ministres avec le fameux pouvoir élargi octroyé gracieusement par Sidna , ce qui donne un bon appétit à tout ce beau monde et le grand oublié , c'est-à-dire le peuple , il le demeure car il s'est oublié lui-même et il a bradé sa souveraineté il y a bien longtemps au point qu'il en est devenu un véritable handicapé bien à plaindre en ce moment crucial de son Histoire. Nous nous retrouvons brusquement dans une campagne de Hassan II à l’identique et nous assistons impuissants à l'avènement d’une nouvelle dictature au Maroc avec des méthodes plus subtiles mais elle n’en reste pas moins une véritable dictature et plus dangereuse encore dans le contexte social, économique, environnemental et politique. Les manifestants exigent une nouvelle constitution , une commission constitutionnelle issue du peuple , indirectement la reconnaissance au préalable des associations , des coopératives et des partis interdits etc. Il se peut donc que cette intransigeance du palais puisse excéder certains et les pousser malheureusement malgré eux à opter pour la révolution armée. La place choisie est symbolique, le nom du café constitue clairement la signature des auteurs. L’acte en lui-même est un avertissement pour le palais et ses alliés occidentaux : comme du temps de la résistance armée , on frappera là où cela fait mal au pouvoir et aux occupants pour les inviter au dialogue d’égal à égal avant qu’il ne soit trop tard et notre environnement est très édifiant en la matière actuellement.
Dans les deux cas, nous estimons que, d’une manière directe ou indirecte, on ne peut parler en ce moment que d’un terrorisme d’Etat qui a derrière lui l’expérience macabre de cinq décennies.

Source : mogador7.forumactif.com
(Le Maroc,l’Algérie et la Tunisie : le pouvoir à la dérive !)

jeudi 12 mai 2011

A qui profite l’attentat criminel de Marrakech ?

Par les associations signataires, 29/4/2011
L’acte odieux perpétré ce jeudi sur la place de Jamaa la Fna à Marrakech, ne peut laisser insensibles les organisations du tissu associatif maghrébin en France.
Au-delà de la condamnation de ce crime, les associations signataires tiennent à exprimer leur indignation et leur crainte quant à l’exploitation ignoble qui peut être faite pour porter atteinte aux droits de l’Homme au Maroc.

Faut-il rappeler que c’est à la suite des actes similaires en mai 2003, qu’une loi dite « antiterroriste » a été promulguée dans la précipitation et utilisée pour procéder à des enlèvements arbitraires et à pratiquer la torture dans le nouveau centre de Témara et à condamner injustement des centaines de personnes uniquement sur la base de soupçons d’appartenance à des prétendus réseaux terroristes !!!
D’autre part, cet attentat, arrive à point nommé pour ceux qui voient d’un mauvais œil la dynamique enclenchée par le mouvement des jeunes du « 20 février », avec ses premiers résultats (un large soutien populaire, l’ébauche d’un large débat sur les maux qui gangrènent
la société : la corruption, la justice et les moyens de communication qui sont au service exclusif du pouvoir, etc.)
Depuis que le souffle de liberté qui a jailli avec la révolution tunisienne, la jeunesse marocaine, à l’instar d’autres jeunesses de la région et du monde, amplifie sa lutte et réaffirme avec un grand sens de responsabilité et par des marches pacifiques sa quête indéniable pour une véritable démocratie où le citoyen puisse jouir pleinement de la liberté, de la dignité et de la justice sociale.
Les auteurs et instigateurs de cet acte criminel, cherchent-ils à donner un coup de frein à cette formidable dynamique initiée par le mouvement des jeunes?
Par ailleurs, et comme à l’accoutumée, les migrants maghrébins en Europe, risquent de subir les répercussions néfastes de ces attentas, par le biais des politiques basées sur des amalgames divers, sur la stigmatisation de l’étranger et l’islamophobie.

Les associations signataires,
- condamnent cet attentat criminel,
- présentent leurs sincères condoléances aux familles des victimes ;
- réaffirment leur attachement à poursuivre leurs combats contre les atteintes des droits
humains ;
- apportent leur soutien aux luttes du mouvement démocratique et progressiste marocain
pour l’établissement d’un Etat de droit au Maroc
- expriment leur vigilance quant à l’intransigeance de faire aboutir la dynamique enclenchée pour la démocratie, la liberté, la dignité et la justice sociale.

Premiers signataires : ASDHOM, ATMF, Les Amis de l’AMDH- Paris, FTCR, ENCEMO

mercredi 11 mai 2011

Position de l' AMDH vis à vis du CNDH

Par JAITE Mohamed, pour le bureau des Amis de l'AMDH-Paris, 14/4/2011 
 
Association Marocaine des Droits Humains
Bureau Central
COMMUNIQUE

Le Bureau Central de l’association marocaine des droits humains (AMDH) considère le conseil national des droits de l’homme (CNDH) comme institution qui ne répond pas aux critères internationaux en matière d’organisations nationales des droits humains et décide que l’AMDH ne participera pas a ce conseil tout en manifestant sa disposition à coopérer avec le conseil pour la promotion des droits humains.
A la suite de la correspondance du CNDH à l’AMDH l’invitant à proposer des candidatures pour l’adhésion au CNDH, le Bureau Central a étudié le Dahir relatif à la création du conseil et sa capacité à respecter les critères internationaux en la matière; le Bureau Central a également pris en considération "les Principes de Paris" relatifs aux organisations de promotion et défense des droits humains ainsi que l’aptitude du CNDH à répondre aux revendications que l’AMDH a formulées à l’égard du conseil consultatif dissout.

Le Bureau Central de l’AMDH a abouti à ce qui suit :

1) Le mode d’annonce de la création du CNDH, qui s’est basé sur l’article 19 de la constitution, entérine une procédure non démocratique, critiquée par toutes les forces démocratiques, et en contradiction avec la nécessité de former les organisations nationales par l’instance législative ce qui garantirait sa nécessaire indépendance par rapport au pouvoir exécutif.

2) L’absence de concertation avec le mouvement des droits humains au moment de la formulation des lois qui organisent le conseil poursuivant ainsi la politique de marginalisation initiée par l’Etat à l’égard des organisations des droits humains et en contradiction avec les discours officiels qui prônent l’association et la concertation.
3) La non indépendance du conseil national (indépendance qui figure dans les principes de paris) aussi bien au niveau de son mode de constitution que de ses règles de fonctionnement qui sont concentrées aux mains du roi au détriment du président du conseil, de son secrétaire général ou de ses composantes.

4) Le fait que l’article premier de la création du conseil stipule le respect des référentiels nationaux et internationaux en matière de droits et libertés engage le conseil dans une dualité contradictoire, et également en contradiction avec les organisations des droits humains qui croient en la primauté des pactes internationaux sur les lois nationales.

5) Les compétences du conseil ne sont pas assez larges vue les entraves citées ci-dessus ; de plus elles ne sont pas stipulées de manière explicite dans les articles de la constitution ou dans les lois qui fixent sa composition et son domaine de compétence ; ceci est en contradiction avec le point (2) de l’article ayant trait aux compétences et responsabilités des organisations nationales tel qu’il figure dans « les Principes de Paris »

6) Le conseil ne peut investiguer en toute liberté des choses qui entrent dans le domaine de sa compétence or ceci est en contradiction avec le point (a) du paragraphe relatif aux modalités d’action tel que les stipulent « les principes de Paris » ;comme il ne peut décider – de son propre chef et sans consulter le roi- de publier les avis, recommandations et rapports qu’il présente à titre consultatif au gouvernement ou au parlement ou tout autre organisme spécialisé ; cette liberté est pourtant soulignée dans le paragraphe ( a) du point (3) dans « les Principes de Paris » relatif aux compétences et responsabilités des organisations nationales.

7) le conseil- bien qu’il soit habilité à encourager l’Etat à ratifier les lois internationales relatives aux droits humains- ne peut garantir la ratification effective comme le stipule le point (e) relatif aux compétences et responsabilités ; ceci est dû aux limites des compétences et attributions qui lui ont été dévolues par le dahir de création.

8) Recours de l’état à la même procédure incorrecte qui consiste à choisir les représentants de la société civile en lui demandant de faire des propositions de candidats qui seront sélectionnés par une partie non spécifiée.

Du fait de tous ces considérations et plus spécifiquement :

· Le fait que le conseil adopte en même temps les référentiels nationaux et internationaux en matière de droits humains au lieu de se référer exclusivement au référentiel international en lui accordant la primauté sur les référentiels nationaux en cas de contradiction.

· Le fait que le travail de l’AMDH se base exclusivement sur le référentiel international.

· L’absence d’indépendance du conseil national par rapport à l’Etat aussi bien au niveau de sa composition, de sa structure que de son mode de fonctionnement. De même le conseil souffre d’un manque de caractéristiques spécifiques aux organisations nationales de défense et promotion des droits humains.

· L’absence de concertation avec le mouvement des droits humains et son implication dans la rédaction du statut instaurant le conseil

Le bureau central de l’association marocaine des droits humains a décidé de s’abstenir de présenter des candidatures au conseil tout en soulignant la disposition de l’AMDH à œuvrer en commun avec le conseil en tout ce qui concerne les droits humains et les libertés

Le Bureau Central
Rabat le 14 avril 2011
-
Coordinateur du groupe de soutien AMDH-Paris
Tél : 06.12.84.33.64

Maroc : Appel du Comité "Libérez Zakaria Moumni"



2011_Morocco_SidiZakariaMoumniParis.jpg
Zakaria Moumni

Comité « Libérez Zakaria Moumni »

Zakaria Moumni est un jeune Marocain qui a décroché le titre de Champion du Monde de Light Contact en 1999 à Malte. A ce titre et comme le prévoit le décret du 9 mars 1967 (Dahir royal n°1194-66), il avait droit à un poste de conseiller sportif au sein de la Fédération marocaine. Zakaria n’en a pas bénéficié et quand il a osé réclamer ce droit, il s’est vu condamner à 3 ans de prison ferme le 4 octobre 2010 dans un procès monté de toutes pièces.
Il a été enlevé le 27 septembre 2010 à l’aéroport de Rabat à sa descente de l’avion en provenance de Paris où il vit depuis plusieurs années avec sa femme de nationalité française.
Il a été conduit discrètement, les yeux bandés, au centre de torture de Témara où il a subi les pires sévices. Sous la torture et les yeux toujours bandés, Zakaria a signé des documents qui vont le faire condamner dans un procès expéditif, tenu le jeudi 30 septembre 2010 sans avocat, ni témoins, dans une salle quasi vide.
Son épouse, Madame Taline Moumni, n’avait aucune nouvelle de lui jusqu’à ce que Maître Abderrahim Jamai ait pris en charge le dossier. Elle va enfin découvrir que Zakaria a été condamné pour « escroquerie » suite à une soi-disant plainte déposée par deux personnes de nationalité marocaine à qui il aurait promis un contrat de travail en Europe. Personne n’a vu ces « plaignants » qui ne se sont jamais présentés aux différentes audiences du procès. Les recherches effectuées par Maître Jamai et les demandes formulées pour une confrontation avec ces « plaignants » sont restées infructueuses.
Les organisations de défense des droits de l’Homme et de l’immigration marocaine sont très préoccupées de la situation injuste faite à Zakaria Moumni. Elles se sont rencontrées à Paris en présence de sa femme pour créer un Comité de soutien.
Ce comité, intitulé « Libérez Zakaria Moumni », a pour objectif de soutenir Mme Taline Moumni dans son combat pour que son mari, Zakaria, retrouve sa liberté et sa dignité.
Il est composé de :
La famille Moumni, représentée par Mme Taline Moumni
L’Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)
Les Amis de l’AMDH-Paris
Le Forum Marocain Vérité et Justice-Section de France (FMVJ-France)
L’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
L’Association des Marocains en France (AMF)
La Voie Démocratique (VD)
Le Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS)
Le Forum pour la Solidarité et la Citoyenneté des Marocains à l’Etranger (FSCME)
Ce comité qui reste ouvert à tous les soutiens, entend mener des actions de solidarité avec Zakaria Moumni en interpellant les autorités marocaines. Et c’est dans ce cadre qu’il appelle à un premier rassemblement devant l’Ambassade du Maroc à Paris.
Rassemblement le vendredi 13 mai à 18h30
devant l’Ambassade du Maroc
5, rue le Tasse  Paris 16ème
Métro : Trocadéro
Paris, le 6 mai 2011
Comité « Libérez Zakaria Moumni » 
 -------------------------------
Bonjour,
Voici quelques articles concernant l’affaire Zakaria Moumni, parus après l’intervention de l’ASDHOM et de HRW.
Ses conditions de détention, après son transfert vers la prison de Roummani à 200 km de Rabat, se détériorent de plus en plus.
 Cordialement,
Ayad Ahram




Par Ayad Ahram, ALSDHOM, 25/4/2011

Je vous invite à visionner la vidéo postée sur le lien suivant. Elle concerne le rassemblement artistique organisé le 17 avril à Paris par le Comité Marocain de Suivi du 20 février.
Un travail formidable dans le cadre de l’appui et du soutien au mouvement du 20 février au Maroc.

Regardez et écoutez. Ça vaut la peine.


L'ANDCM en lutte depuis le 4 avril

Par Abdelmoujoud Mbark, 29/4/2011

APPEL INTERNATIONAL À  LA SOLIDARITE AVEC L'ANDCM
Les organisations syndicales, qui signent cet appel et qui font partie du réseau syndical euro méditerranéen, déclarent leur soutien à la lutte nationale de l'ANDCM qui a commencée le 4 avril à Rabat :
Nous soutenons les revendications justes de l'ANDCM qui a organisé une lutte nationale à Rabat sous le slogan: « Pour une politique nationale, populaire et démocratique sur l'emploi. »
Ces revendications sont:
-Recrutement immédiat des chômeurs/euses diplômés/ées dans la fonction publique
-Allocation chômage pour les demandeurs d’emploi
-Reconnaissance juridique de l'ANDCM
-Découverte de la tombe de notre martyr MUSTAPHA ELHAMZAOUI, et le jugement des coupables introduits dans le crime
-Relâchement immédiat des détenus(e) de l'ANDCM

Pendant trois semaines, les militants/es de l'ANDCM expriment ses revendications dans les rues de Rabat, malgré la répression, les matraques et les arrestations.
Nous demandons le respect des libertés d'association, d’expression et de manifestation pour l'ANDCM et pour tout le peuple marocain
Nous sommes tout à fait solidaires avec l'ANDCM qui fait partie du réseau syndical euro-méditerranéen
 VIVE LA LUTTE DE L"ANDCM !
VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN !
RÉSEAU SYNDICAL EURO MÉDITÉRRANÉEN ANDCM (Maroc)

Coordonnées pour plus de soutien avec ANDCM, pour la contestation, pour un dialogue responsable et équitable
• Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Ibn Al Hassan, Roi du Maroc, Palais Royal, Rabat, Maroc, Fax : + 212 37 73 07 72
• M. Abbas El Fassi, Premier Ministre, Bureau du Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Palais Royal, Rabat, Maroc, + Fax : 212 37 76 99 95 / 91 95 / 77 68 37
• M. Abdelwahed Radi, Ministre de Justice, Ministère de la Justice, Place Mamounia, Rabat, Maroc, Fax: +212 37 73 07 72/ +212 37 72 37 10
• M. Chakib Benmoussa, Ministre de l’Intérieur, Quartier Administratif, Rabat, Maroc, Fax : 212 37 76 20 56
• M. Taieb Fassi Fihri, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Ministère des Affaires étrangères et de la cooperation, avenue Franklin Roosevelt, Rabat, Maroc. Fax: +212 37 76 46 79/ +212 37 76 55 08, Email: mail@maec.gov.ma
• M. Ahmed Herzenni, Président, Conseil Consultatif des Droits de l’Homme (CCDH), Place des Chouhada, B.P. 1341, Rabat, Maroc. Fax : + 212 37.72.68.56. E-mail: ccdh@ccdh.org.ma
• Mission permanente du Royaume du Maroc auprès des Nations unies à Genève, Chemin François-Lehmann 18a, Case postale 244, 1218 Grand-Saconnex, Suisse, E-mail : mission.maroc@ties.itu.int, Fax: +41 22 791 81 80
• Mission diplomatique du Royaume du Maroc à Bruxelles, 2 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Fax : + 32 2 626 34 34.

La lutte du mouvement du 20 février continue !

Par Ali Fkir, 11/5/2011
Le 15 mai à Mohammedia

Les jeunes de 20 février, et avec l'appui de"la coordination de Mohammedia pour le changement (liberté, dignité, démocratie)", organisent un sit in le dimanche 15 mai 2011 à la place AL KARAMA, Mohammedia Al Alia à partir de 17h30 

 -----------------------------------------------------------------------------------------------------
Le 21 mai dans tout le Maroc

Le "Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février"
appelle au succès de la 4ème journée nationale de lutte qui sera organisée le dimanche 22 mai 2011 dans toutes les régions du pays et ce, dans le cadre de la continuité de la lutte populaire contre le despotisme.....
Après les marches de 20 février (une quarantaine de marches régionales), 20 mars (une soixantaine de marches régionales), 24 avril ( une centaine de marches régionales) ce sera 22 mai et la lutte continue sur la voie du changement
- Fine oussal nidal chaâbna?
- Ha houa kaïtnmma!
cnam.20fevrier@yahoo.fr 
VIVE LE MOUVEMENT DU 20 FEVRIER
المجلـــس الوطـني لدعـم حركـة 20 فبرايـر
Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 février
cnam.20fevrier@yahoo.fr
بــــــــلاغ
المجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير ينادي إلى إنجاح اليوم النضالي الوطني الرابع
المقرر يوم 22 ماي بكافة المناطق، مواصلة للنضال الشعبي ضد الاستبداد والفساد
ومن أجل الحرية والكرامة والديمقراطية والعدالة الاجتماعية.
إن لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير المجتمعة في دورتها الأسبوعية العادية يوم 09 ماي بالرباط، بعد متابعتها لأنشطة حركة 20 فبراير منذ اجتماعها الأخير، وبعد استنفاذ جدول أعمالها، تعلن للرأي العام ما يلي:
 تثمينها لنجاح المسيرة الوطنية المنظمة يوم 08 ماي بمدينة مراكش وسائر التظاهرات التي عرفتها حوالي 40 مدينة في نفس اليوم، تنديدا بالإرهاب ووكذا بالاستبداد والفساد ومن أجل الحرية والكرامة والديمقراطية والعدالة الاجتماعية.
 استنادا للبرامج النضالية المسطرة من طرف حركة شباب 20 فبراير بالعديد من المدن، والتي أجمعت على تنظيم مسيرات بمختلف أنحاء البلاد يوم الأحد 22 ماي القادم، إن لجنة المتابعة تدعو كافة المجالس والتنسيقيات المحلية لدعم حركة 20 فبراير إلى التعبئة لإنجاح اليوم النضالي الوطني الرابع (22 ماي) حيث ستشهد سائر المدن والعديد من القرى تظاهرات حاشدة على شاكلة ما تم إنجازه في 20 فبراير و20 مارس و24 أبريل 2011.
وخلال هذا اليوم النضالي الوطني الرابع سيؤكد المتظاهرون/ات تشبثهم بإقرار دستور ديمقراطي (من حيث منهجية بلورته، ومضمونه وطريقة المصادقة عليه) كمدخل للبناء الديمقراطي الحقيقي مما يستوجب حل لجنة المنوني وإقرار آلية ديمقراطية لصياغة الدستور الديمقراطي المنشود.
وسيتم خلال اليوم النضالي الوطني الرابع ، بالإضافة لشعار حل لجنة المنوني، رفع مطالب حركة 20 فبراير الثابتة ـ المرتبطة بالقضاء على الاستبداد والفساد وبضمان الحرية والكرامة والديمقراطية والعدالة الاجتماعية ـ وفي مقدمتها:
1. إطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين وفي مقدمتهم معتقلي حركة 20 فبراير؛
2. تحرير الإعلام العمومي من قبضة السلطة المخزنية وفتحه لعموم القوى الحية بالبلاد؛
3. توفير شروط العيش الكريم لجميع المواطنات والمواطنين، وما يستوجبه ذلك من ضمان الشغل القار للجميع ووضع حد لغلاء المعيشة؛
4. القضاء على الفساد والتخلص من كبار المفسدين والتوزيع العادل للثروة.

عن لجنة المتابعة
الرباط في 09 ماي 2011
من أجل الاتصال:
المنسق: محمد العوني
0661785683
Moh_elaouini@yahoo.fr عبد الحميد أمين
0661591669
sigelamine@yahoo.fr

Toulouse : Conférence- débat sur JUSTICE ET DROIT AU MAGHREB, LE CAS DU MAROC

Maison de Quartier bagatelle et Karavan proposent une conférence- débat sur
JUSTICE ET DROIT AU MAGHREB,
LE CAS DU MAROC

Avec ABDELTIF HATIMY
Docteur en droit
Avocat au Barreau de Casablanca
Président de l'Association Marocaine pour la Défense
de l'Indépendance de la magistrature

LE JEUDI 19 MAI A 20H
A LA MAISON DES ASSOCIATIONS
ESPACE NIEL AU 81, RUE SAINT ROCK
31400 TOULOUSE

Vingtième mandat de la MINURSO au Sahara Occidental

Sahara Occidental : Immolation lente
Par Jean-François Debargue, 7/5/2011
Une fois de plus un accord des Nations unies vient de sceller pour une année supplémentaire le sort des Sahraouis en reconduisant pour la vingtième fois le mandat de la Minurso. Les responsables et les médias s'étonneront encore de n'avoir rien vu venir. On peut craindre cependant que ne finissent par arriver des actes désespérés, bien que jusqu'ici maitrisés par un peuple qui préfère mourir à petit feu dans les négociations plutôt que de recourir au terrorisme.

Face à ce peuple oublié, la barbarie peut se réclamer de son pouvoir et de ses richesses, s’affubler des Droits de l’homme, elle n’en demeure pas moins la barbarie, lorsqu’elle met en exergue l’un de ses principes les plus cyniques: « Il n’est pas de problème politique qu’une absence de solution ne finisse par résoudre ! » Car la reconduction du mandat de la Minurso est bien « une absence de solution ». La démission politique, le laisser faire des majorités silencieuses et l’aide humanitaire prennent alors possession de ce désert.

Face aux décideurs arbitraires, un peuple. Un peuple séparé en deux par un mur miné de plus de 2500kms de long. Un peuple dont la moitié vit en exil depuis 35 ans, réfugiée dans le Sahara algérien, zone à ce point inhospitalière que même les nomades les plus avertis ne s’y hasardaient pas. L’autre moitié est restée dans son pays, le Sahara Occidental, dernière colonie d’Afrique, classé «non autonome» depuis les années 60 par les Nations unies et à qui l’ONU promettait «un référendum d’autodétermination ». Que l’on soit de part ou d’autre de ce mur de la honte séparant l’exil du colonialisme, la vie y est en danger ; et ne cessera de l’être. Pour combien de temps encore ?
Qui expliquera à ces enfants que leur situation n’est pas le choix d’une décision familiale mais la résultante d’une démission internationale ? Face à des intérêts économiques et géopolitiques, que pèsent les générations nées dans les camps, frappées d’anémies chroniques, de retards de croissance harmonieuse, de diabètes, de problèmes de thyroïde … Quels arguments faudra t-il trouver pour mener à bien des missions souvent financées par des filiales humanitaires d’ Organisations ou d’Unions qui leur refusent par ailleurs la possibilité de choisir un retour prôné par des décisions internationales ou de garantir leurs droits élémentaires ? Qui convaincra qu’un mieux vivre dans les camps peut remplacer une terre promise ? Qui peut accepter que des innocents payent les pénalités de ceux qui ne se donnent aucune obligation de résultat depuis vingt ans ?

Je pense à tous ces amis sahraouis, prisonniers chez eux ou à ciel ouvert dans les camps à qui l'aide humanitaire est une honte offerte en compensation d'une réparation de justice qui ne viendra pas, d'une restauration de dignité qu'on a choisi d'ignorer, d'une application des Droits de l'Homme à chaque fois rejetée. Chacun sait que les positions défendues par les deux parties sont inconciliables. Le problème est là et pourtant l’Onu dont le rôle est d’organiser un référendum ne mandate pas sa mission pour le faire expressément, préférant geler une situation de rente en des discussions informelles et inutiles.
L’heure n’est pas à de nouvelles propositions de moins en moins négociables mais à la mise en œuvre du référendum prévu en 1992 sur lequel chaque partie s’accordait, proposant soit le rattachement au Maroc, soit l’autonomie sous responsabilité marocaine ou, troisième alternative, l’indépendance totale. Le refus réitéré d’habiliter la seule mission de l’Onu au monde qui n’ait pas ce droit, de l’observation de l’application des Droits de l’Homme, notamment par le pouvoir d’abstention ou de véto d’un état membre du Conseil de sécurité, la France, pose cette seule question : Faut il que les enjeux soient si importants pour brader jusqu’à l’honneur ? Avant même qu’on ne le lise en Une, j’ai entendu des voix sahraouies le dire : « ONU, dégage ! » Il nous faut souhaiter aujourd'hui la violence d'un ultime engagement pacifique afin d'éviter l'engagement d'une violence destructrice.
Publié par APSO le 7 mai 2011.