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mercredi 20 février 2013

20 février : anniversaire amer au Maroc

  TVMonde : L'œil de la rédaction

C’était il y a deux ans jour pour jour. Le 20 février 2011, des dizaines de milliers de Marocains descendaient dans les rues et réclamaient du changement : fin de la corruption, justice sociale, etc. Deux ans après, les mouvements de contestation qui ont pris dans des dizaines de villes du royaume n’ont pas abouti à une révolution comme en Tunisie et en Egypte. Les autorités vantent « l’exception marocaine » en contradiction avec une répression pour affaiblir un mouvement qui a brisé le tabou de la peur.
Une manifestation à Rabat le 20 février 2011.
20.02.2013 Par Mehdi Meddeb, Casablanca 

Ils s’en souviennent comme si c’était hier. « Avant le 20 février, j’avais la sensation que nous étions un peuple amorphe, avance Abdallah Abaakil, militant. Et puis on s’est réveillés. On entendait le slogan : vive le peuple alors qu’avant c’était vive le roi. C’était un sentiment très fort ». Comme Abdallah, ils sont des dizaines de milliers à marcher pacifiquement dans des dizaines de villes du Maroc. Effet de surprise total dans un pays meurtri par la répression féroce des années de plomb sous feu Hassan 2. « Mais le 20 février, la peur est tombée, avance un autre militant de Casablanca, Samir Bradley (voir vidéos). Ce jour-là, on était tous à revendiquer un Etat de droit, la fin du népotisme. Et depuis ce jour, j’ai été de toutes les manifestations et sit-in ». 

Face à ce mouvement de contestation inédit emboîtant le pas à l’époque à la Tunisie, l’Egypte, et la Libye, les autorités marocaines réagissent a contrario par le changement par le haut. Le roi Mohamed VI proclame trois semaines plus tard des réformes profondes, et une réforme de la constitution. Dans les premières semaines de ce vent de fronde inédit depuis trente ans, le Maroc réagit en fin tacticien : une réforme constitutionnelle qui débouche sur un référendum en juillet ; des élections législatives anticipées en novembre ; et des musulmans conservateurs, longtemps dans l’opposition, vierges de tout compromis, arrivent au gouvernement. « Ce fut un coup de maître, reconnaît Abdallah Abaakil. Le Makhzen (l’appareil étatique marocain lié à la royauté, ndlr) réalise un changement en douceur car en permettant au Parti de la Justice et du Développement, qui défendait ces valeurs de justice sociale, de remporter les élections et d’arriver au pouvoir, beaucoup de Marocains se sont dit que le changement était en marche ». 

Une répression redoutable

Rabat coupe finement l’herbe sous le pied de ses opposants de la rue pour mieux « couper » des têtes. Car si la répression n’a pas été aussi meurtrière que dans les pays de la région, elle n’en fut pas moins efficace et redoutable. « Il est vrai que la répression a été moins sauvage au Maroc, affirme Khadija Ryadi, présidente de la plus importante association des droits de l’homme, l’AMDH. Mais ce ne fut pas une répression soft : il y a eu 9 ou 10 morts dans des manifestations, et il n’y a pas eu d’enquête, personne n’a été jugée pour ces homicides. La répression qui s’exerce dans le royaume est un camouflet pour les autorités. Nous ne sommes pas une démocratie, et on est loin d’être une exception».

De cette mobilisation naîtra le "mouvement du 20 février"
Zoom:
Profitant de l’essoufflement du mouvement du 20 février, les autorités ont en effet arrêté, et jugé – souvent en toute discrétion - des dizaines de militants aux quatre coins du pays. « On dénombre aujourd’hui entre 50 et 60 militants en prison, poursuit Khadija Ryadi. Et il y a une volonté des autorités de cacher ces procès sous couvert d’accusations de droit  commun : vente de cannabis, violences contre la police, et les tribunaux ne prennent en compte que les procès-verbaux de la police ». Des PV montés de toute pièce, comme l’a confirmé à TV5 Monde, Samir Bradley, militant de Casablanca, arrêté en juillet dernier, et emprisonné pendant six mois avant d’être libéré fin janvier. « J’ai été frappé plusieurs fois, raconte-t-il chez lui dans son quartier de Derb Soltane. Et plusieurs fois, je me suis évanoui, j’ai subi une véritable torture psychologique, j’ai dormi par terre pendant deux mois, serré dans un coin près des toilettes ». Aujourd’hui, ce jeune Casablancais au bouc bien rasé se déplace avec une béquille. Blessé mais pas à terre. « Aujourd’hui encore, je suis sous la menace d’un PV préfabriqué. Demain ne soyez pas étonné si on m’accuse de trafic de stupéfiant ou de falsification de document. Mais quiconque s’élève contre la Hogra, la corruption, et milite pour la justice sociale et la liberté prend ce risque de l’arbitraire. C’est un risque à prendre. Mais depuis le premier jour où je suis sorti dans la rue avec le M20, je savais que tout pouvait arriver, y compris être arrêté, ou assassiné en pleine rue ».

La dignité humaine bafouée

Impunité, arbitraire, torture. Le Maroc n’aurait donc pas changé. « Il y a toujours eu une politique de la vengeance des autorités marocaines contre les mouvements sociaux et de protestation qui s’approchent des tabous », relève Khadija Ryadi. « On a bousculé les tabous, ajoute Abdallah Abaakil. Quand nous avons dirigé les manifestations sur les quartiers populaires, c’est là que la répression nous est tombée dessus ». « Mais une partie de la population marocaine a moins peur depuis le mouvement du 20 février, assure Khadija Ryadi. Les gens demandent le respect de leurs droits sauf que les autorités n’ont pas de réponse à donner à ces demandes légitimes sauf à les réprimer ». Qu’importe pour Samir et ses camarades. « Notre dignité humaine a été bafouée, mais le mouvement du 20 février existe toujours. Quiconque s’élèvera contre les injustices, s’exprimera pour la liberté, la dignité, et la justice sera membre du 20 février ». L’espoir d’un changement est toujours là même si les rangs se sont clairsemés. « Ce mouvement du 20 février est un point de départ, analyse Abdallah Abaakil aujourd’hui en retrait de la coordination. C’est un échec relatif car nous avons manqué de relais institutionnel auprès des partis. Il faut transformer ce mouvement pour qu’il soit plus efficace et qu’on obtienne de réels changements ». En attendant, le mouvement du 20 février ne désarme pas : sit in ce mercredi avant plusieurs manifestations dimanche 24 février.

Témoignage

20.02.2013 Propos recueillis par Mehdi Meddeb. Samir Bradley est membre du Mouvement du 20 février. Son engagement lui a valu 6 mois de détention dans une prison de Casablanca.

Vos réactions

Commentaire de sam FRANCE 20.02.2013
Excellent article!
Rien n'a changé au Maroc, le règne de Mohammed VI est dans la continuité de son père Hassan II: corruption, répression, chômage, misère, analphabétisme, confiscation des richesses du Maroc,...Le Roi et son entourage s'engraissent pendant que le peuple trime.
La seule chose qui a changé c'est que des générations de jeunes militants se lèvent, et au lieu de vive le Roi, ils crient aujourd'hui:
Vive le peuple!!!!!
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lundi 28 janvier 2013

De « Vive le Roi !» à « Vive le peuple ! », petite histoire d’un ancien ignorant

 Par Anas Chadil, demainonline, 28/1/2013
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 Opinion. Jusqu’au mois de février 2011, je disais toujours « Vive le Roi ». Pour moi il était l’homme qui a révolutionné le Maroc. M6 a construit les ponts, les hôpitaux et les autoroutes. L’homme qui a développé l’économie marocaine : le PIB ne cesse d’augmenter, les investisseurs ne cessent d’arriver, le chômage ne cesse de baisser. C’est l’homme qui a développé les libertés : il n’y a plus de « Tazmamart », plus de disparitions, il y a une liberté d’expression, la presse peut parler de tout sauf du « Roi » et de sa famille.
Mais j’ai toujours pensé que les gens qui voulaient manifester avaient le droit de le faire, et que ceux qui demandaient une monarchie parlementaire ou une république également. Même si je ne partageais pas leurs opinions. C’était pour moi une simple question de principes.
Aujourd’hui, presque deux ans après, je suis de l’autre côté, je crie haut et fort « Vive le peuple, à bas la dictature, à bas le Mekhzen ! »
Ce changement de position n’est pas dû au hasard, ni à un coup de tête. Il est basé sur ce qui me semble juste, sur mes principes auxquels je reste attaché. Ma curiosité et mon esprit, sûrement affecté par mon entourage familial et ma formation scientifique, m’ont poussé à faire un raisonnement simple, certes, mais qui a changé ma perception des choses. Ces gens, les dissidents et les opposants, ne sont pas tous des fous, des stupides, des débiles mentaux, des arrivistes, des traîtres, ils ne peuvent pas tous avoir tort.
J’ai donc décidé de me renseigner sur leurs raisons, leurs arguments, leurs façons de voir les choses.
Dans cette démarche, le premier article qui m’a bousculé est écrit par un certain Jad Siri, avocat et juriste marocain, intitulé « Le Maroc plus concerné par les révolutions tunisienne, égyptienne et libyenne que ne l’admettent ses autorités », sur le prestigieux site de l’association Mémoire des luttes, créée à l’initiative de feu Gunter Holzmann. Cet article avait pour objectif de montrer, démontrer, que le Maroc est un grand chantier aux profits du plus grand entrepreneur du pays : M6. Le Maroc, avec une autre image que celle d’un pays émergent où tout se passe bien, où l’avenir est très prometteur. Le Maroc n’est pas du tout un Etat de droit, c’est un Etat où le droit est appliqué différemment selon la personne :  je le nomme un Etat de personne et non un Etat d’institutions. Je ne peux m’empêcher de citer le dernier paragraphe de cet article :
« En conclusion. Un pouvoir concentré essentiellement entre les mains d’un seul homme qui n’a de compte à rendre à personne. Une classe politique et un appareil judiciaire discrédités, et des médias verrouillés. Telle est la réalité de la « démocratie marocaine ». Parler de « processus démocratique » n’est donc pas très sérieux ! Il est dans l’intérêt de la monarchie de prendre garde à la contestation actuelle et d’accepter que la Constitution soit substantiellement réformée pour que, comme les grandes monarchies parlementaires, le roi règne sans gouverner. La monarchie montrerait qu’elle a enfin compris les événements actuels, les exigences démocratiques des sociétés arabes et le sens de l’histoire. Comme l’avait fait, dès 1975, la monarchie espagnole avec le roi Juan Carlos. »
Cet article m’a choqué, oui!, mais il n’était pas suffisant pour me convaincre. J’avais besoin d’arguments « cartésiens », irrévocables, ce qui est normal comme réaction après 24 ans, c’est mon âge à l’époque, de lavage de cerveau.
Et là, je me suis retrouvé face à un article déroutant qui se base sur la loi de finances ; un document officiel, public et disponible gratuitement. Selon la loi de finances, le roi touche 8 fois le salaire d’Obama, le président du pays le plus puissant du globe. Le roi touche 72 000 DH par jour, un peu moins de 7 000 euros par jour. Un salaire tout simplement scandaleux. Plus que ça, la monarchie coûte au pauvre contribuable marocain 234 millions d’euros. Pour vous donner un ordre de grandeur, ce chiffre représente un peu plus du double de ce que coûte l’Elysée au contribuable français. Sachant que le PIB français est presque trente fois le PIB marocain, ça veut dire que la monarchie nous revient 60 fois plus chère que l’Elysée aux Français.
Ce chiffre à lui seul est un scandale incroyable.
Pour compléter mon comble, la lettre d’Ahmed Benseddik, ingénieur marocain victime de l’entourage du roi, tombe. La lettre illustre la grande corruption et l’abus de pouvoir et met à nu la responsabilité directe du roi. J’attends alors une réaction, une explication de la part du régime … quelque chose … Finalement : RIEN.
L’ingénieur, lui, a eu droit après la publication de sa lettre à une surveillance serrée pendant un bon moment. Les voix se lèvent pour dénoncer cet acte, mais rien, le roi n’a rien fait pour rendre justice, d’où cette lettre de rupture d’allégeance, une première dans l’histoire moderne du pays.
Après ce jour, je suis convaincu qu’on s’est bien moqués de moi pendant ces années … « on » ici remplace à peu près tout le monde : télévision, école, professeurs, famille, amis, journaux … et Occident grand complice du despotisme …
J’en veux aujourd’hui à tous ceux qui connaissaient la vérité et qui ne m’ont rien dit, tout ceux qui ont participé à mon lavage de cerveau.
J’ai décidé de les combattre, ou plutôt de combattre leur démarche, avec toutes mes forces, pour aider les victimes, comme moi, de cette instrumentalisation. L’objectif est d’interpeller la conscience de mes semblables, afin que nous exigions et arrachions le statut de citoyen, et non de sujet.
Je suis le fruit du travail effectué par le Mouvement du 20 février qui a réveillé les consciences et brisé une partie du mur de la peur. Il ne faut pas que la chaine s’arrête, l’action de « la Fête de l’allégeance à la dignité et la liberté », organisée le 1er septembre 2012 à Paris, n’est qu’une étape d’un long combat qui continuera jusqu’à ce que le peuple reprenne le pouvoir et arrache l’État de droit.
Anas Chadil
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=24797
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  Le chef du gouvernement du Maroc, dans un discours d'autosatisfaction exaltée, ne voit pas la situation de la même manière !


Le Maroc est un pays stable et sa situation économique est “bonne”, a déclaré le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane./DR
Le Maroc est un pays stable et sa situation économique est “bonne”, a déclaré le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, au Forum économique de Davos ./DR
Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a affirmé vendredi à Davos (Suisse), que le processus de réformes engagé par le Maroc est sur la bonne voie. Il a indiqué que le royaume s'est engagé dans des réformes sociales, politiques et économiques liées aux changements démocratiques.
“Nous ne pouvons prétendre que nous avons atteint tous nos objectifs mais les choses vont progressivement dans la bonne direction”, a précisé M. Benkirane.
Le Maroc est un pays stable et sa situation économique est “bonne”, a souligné le chef de l'Exécutif, qui a pris part au 43e Forum de Davos organisé du 23 au 27 janvier courant.
Lors d'un débat sur la gouvernance en Afrique du Nord, Abdelilah Benkirane a également exhorté les Occidentaux à soutenir les régimes islamistes.
“Nous sommes très ouverts. Nous pouvons mieux garantir vos intérêts et investissements que par le passé. Que voulez-vous de plus ?”
Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement, repris par yabiladi.com.
Prennent part au Forum de Davos sous le thème “Un dynamisme résilient”, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, et le président de la Banque Mondiale, Jom Yong Kim, ainsi que plusieurs décideurs politiques et économiques.
aufait avec agences

(...) la délégation marocaine a mis l'accent sur les réformes constitutionnelles et démocratiques entreprises par le royaume qui ont permis l'organisation des élections législatives du 25 novembre 2011 et la nomination par SM le Roi d'un nouveau gouvernement.
  Le 2 minutes - contact@news.emailingmanagement.com
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Cri de désespoir de la population d'une région délaissée qui n'a pas remarqué que la situation économique de son pays est “bonne” La maudite marginalisation instaurée par le pouvoir tirant et criminel des alaouite et fassi qui font que nous subissons la souffrance ,les conséquences de leur cupidité et arrogance.sans qu'y la moindre infrastructure permettante au habitants d'avoir la vie juste........ sale pouvoir pilleurs de nos richesses,pouvoir assassin criminel tirant prédateur...
 La maudite marginalisation instaurée par le pouvoir  criminel des alaouites et fassis qui font que nous subissions la souffrance, les conséquences de leur cupidité et arrogance, sans qu'il n'y ait  la moindre infrastructure permettant  aux habitants d'avoir la vie juste........Sale pouvoir pilleur de nos richesses, pouvoir assassin, criminel et prédateur...

dimanche 2 décembre 2012

A Casa "Vive le peuple" contre agression à la matraque et à l'arme blanche

 Par Souad Guennoun,Casa 2 décembre 2012,

Dispersion d’une manifestation pacifiste à Casablanca

Fatiha Ben Abdellah et Aziz Enhaili ont partagé la photo de Omar Jaid.
البيضاء الان

كر وفر وسط المدينة بين شباب 20 فبراير والقوات القمعية بالمصفحات والهروات
وعاش الشعب كسلاح للمتظاهرين قوات القمع المغربي تقمع المسيرة الشعبية المنظمة من طرف شباب الحرية بالدارالبيضاء و جلبت المدرعات و المطارادات مازلت متواصلة لحدود الساعة
هناك انباء عن اعتقال خالد مسلم و إصابة ربيع هومازن و حمزة هدي في حالة خطيرة

La manifestation appelée par le M20F à Casablanca , vieille médina ce dimanche 2 décembre 2012 pour la libération des détenus, a été réprimée.
Dès 16h, un impressionnant dispositif répressif a bloqué tous les accès à la médina. Les premiers militants à rejoindre le lieu de la manifestation  ont été pourchassés. Le jeune Hamza Haddi a été blessé et pourchassé  jusqu’au local du parti PADS, Rabie Houmazzen (AMDH et Nahj)a été agressé par des civils , blessé par une arme tranchante, il a été transporté à l’hôpital. D’autres manifestants ont été interpellés par des policiers en civil, leur n° de carte nationale relevée, insultés, puis relâchés.
Les manifestants se sont regroupés  plus loin sur la place face à la Préfecture où se sont rassemblés en sit in environ 300 personnes, ils ont scandé des slogans avant d’être dispersés de nouveau .
Une nouvelle tactique pour intimider les militants, harceler les militants, les pourchasser au faciès , relever leur identité, les faire agresser par des civils.
Le pouvoir a peur , il ne peut plus tolérer la moindre manifestation du M20f. Il veut réduire au silence les poches de résistance. Mais pour réponse : Mamfakinch, on ne lâche pas.

Par Salah Elayoubi, fb

‎"Vive le peuple" contre coups de matraques. C'est le résumé qu'on peut faire des affrontements de cet après-midi à Casablanca.
Une police renforcée par des éléments des CMI qui s'en est pris avec une violence particulière aux militants du vingt février qui scandaient des slogans à la gloire du peuple .
De nombreuses arrestations parmi lesquelles Khalid Mouslim et des blessés dont Rabii Houmazen et Hamza Hadi grièvement atteints !


Le Militant du Mouvement 20 Février Rabii Houmazine; quelques secondes après avoir été agressé par les forces de désordre à l'arme blanche, cette marche a été l'objet d'une répression sauvage

Hamza Hadi
Hamza Hadi également grièvement blessé avec un objet tranchant !? La police utiliserait-elle parmi ses rangs des supplétifs, les fameux Baltajis, armés de couteaux pour terroriser ?
?
البيضاء الان
كر وفر وسط المدينة بين شباب 20 فبراير والقوات القمعية بالمصفحات والهروات
وعاش الشعب كسلاح للمتظاهرين قوات القمع المغربي تقمع المسيرة الشعبية المنظ
مة من طرف شباب الحرية بالدارالبيضاء و جلبت المدرعات و المطارادات مازلت متواصلة لحدود الساعة
هناك انباء عن اعتقال خالد مسلم و إصابة ربيع هومازن و حمزة هدي في حالة خطيرة
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Une marche improvisée pour le transport du 20Févrieriste Hamza Haddi à l'hôpital. Hamza a été blessé par les forces de répression lors de la dispersion de la Marche que comptait organiser le mouvement à l'ancienne médina.
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 par direlibghiti, 2/12/2012

Déclaration de Oum Hamza après son enlèvement -avec deux autres militants du M20F- alors qu'elle était dans un taxi.
http://youtu.be/FXdT19rXPos


Déclaration du 20févrieriste Rabii après avoir été victime d'agression de la part des forces de répression lors de la dispersion de la marche que comptait organiser le mouvement dans l'ancienne médina.
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 Mohammed Belmaïzi via Samira Kinani
Le Mouvement du 20 février ne sera jamais essoufflé ni disparu... Honte sur les intellos de service qui ont abandonné, pour la énième fois la lutte du peuple marocain...

samedi 1 septembre 2012

Maroc - Des tags anti-royalistes fleurissent sur les murs

Par Slate
 
Le site indépendant arabophone Lakome a fait état de l’ouverture d’une enquête policière de grande envergure, principalement à Oujda, ville frontalière avec l’Algérie, sur l’apparition de tags anti-royalistes sur les murs de la cité.
Selon Lakome, ces inscriptions seraient le fait «d’activistes opposés au régime qui appellent à sa chute et à la libération de tous les prisonniers politiques du royaume».
Les slogans que l’on peut découvrir sur les photos publiées par le site critiquent essentiellement «la corruption au Palais» et reprennent aussi le fameux «Vive le peuple!» largement entendu au plus fort des révolutions arabes, notamment lors des marches du Mouvement du 20 Février.
Il était clamé par opposition au «Vive Sa Majesté!» des monarchistes qui l’ont de tout temps scandé à chaque apparition du roi en public.
Un des clichés publiés par Lakome a fait l’objet d’un buzz considérable sur les réseaux sociaux et suscité d’innombrables commentaires. Il montre la façade de ce qui semblerait être une officine de transfert d’argent où il est écrit:
«Tous les chemins de la corruption mènent au Palais royal.»
Une autre montre une inscription murale qui appelle à la chute de «Tyran VI», faisant directement référence à Mohammed VI.
Oujda n’est pas la seule ville du royaume a voir fleurir sur les façades de ses édifices des inscriptions révolutionnaires.
A Casablanca, comme le souligne le site d'information, des bâtiments symbolisant l’autorité du régime, comme des postes de police ont été tagés des mêmes slogans.
Lakome rappelle que le phénomène est apparu il y a plus d’un mois à Tétouan, une cité balnéaire de la côte méditerranéenne alors que le souverain marocain y été en villégiature.
Les tags y dénonçaient nommément certaines personnalités politiques et des proches du régime soupçonnés d’être corrompus ou impliqués dans le trafic de drogue dont le Nord du Maroc est coutumier.  
Toujours selon Lakome, cette vague de tags contestataires serait la conséquence d’un appel sur Facebook d’un groupe qui encouragerait la population à exprimer son désaveu du régime de la sorte.
Lu sur Lakome

http://www.slateafrique.com/93747/maroc-des-tags-anti-royalistes-fleurissent-sur-les-murs-mohammedvi


A lire aussi
Comment les autorités marocaines espionnent les activistes M20F, tags
Au Maroc, la presse indépendante renaît sur le Net
Le Maroc, une monarchie modèle


dimanche 6 mai 2012

Le 10ème congrès de la FNE/UMT a clôturé dans l’apothéose ses travaux.

Abderrazzak Idrissi, élu secrétaire général national

5 mai 2012 congrès FNE UMT

Un congrès du défi - 
Le congrès des syndicalistes honnêtes et démocratiques

 
 Photos de la séance d'ouverture de la FNE/UMT (le samedi 5 mai 2012)

 Ils, elles sont des centaines à être là (plus de 900 selon Idrissi Aberrazzak). Les relais du makhzen au sein de l'UMT, sa direction impliquée dans les scandales financiers n'ont d'autres solutions que de se mettre plus (servilement) au service du makhzen et du capitalisme. Ils n'ont d'autres slogans à part: vive le roi ! 


Bravo les militant-es syndicalistes honnêtes, démocratiques et progressistes! VIVE LE PEUPLE!
http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/en/

mardi 3 avril 2012

vendredi 20 janvier 2012

Le jeune supporter Mehdi Moujahid devant un tribunal à Rabat pour avoir brandi "vive le peuple"


 Par Ayad Ahram, ASDHOM, 20/1/2012

Le jeune Mehdi Moujahid a été violemment arrêté hier à Rabat pendant le match de hand bal qui opposait le Maroc à la Tunisie. Les autorités marocaines lui reprochent « le trouble à l’ordre public » pour avoir brandi une banderole sur laquelle il avait écrit « vive le peuple ».

Il passe aujourd’hui devant un tribunal de Rabat. Les jeunes du Mouvement du 20 février ont appelé à un rassemblement pour le soutenir et réclamer sa libération.

Source de l’information (en arabe) :

Déclarations du père du jeune Mehdi Moujahid et de son avocate
http://youtu.be/StoEDnrAviA
 Fouzia Maqsoud : Extraits de la déclaration du père de Mehdi Moujahid:
"L'arrestation de mon fils est abusive... c'est en raison de ses opinions... il est militant du mouvement du 20 février, il avait une banderole avec l'inscription "vive le peuple"... J'appelle les organisations, la société civile...à nous soutenir, nous sommes dans un pays où les droits humains les plus élémentaires sont inexistants..."
Ibtissame Betty Lachgar a partagé une photo de Khalid Nabalssi.
 La banderole "Vive le Peuple" hier à Rabat à la salle couverte Ibn Yassine
VIVE LE PEUPLE !!!