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vendredi 20 septembre 2013

Demain, nous irons en pèlerinage, sur la terre des ancêtres de Ali Anouzla !

Demain, nous irons en pèlerinage, sur la terre des ancêtres de Ali Anouzla !

Mardi 17 septembre 2013 restera gravé dans nos mémoires, comme un autre jour, frappé du sceau de l’infamie.
 L’arrestation de notre confrère Ali Anouzla, au saut du lit, par une escouade d’agents de la brigade anti-terroriste, la perquisition de son domicile, puis des bureaux de LAKOME et  la saisie des unités centrales de notre journal, confirment bien que le régime marocain refuse obstinément de se départir de ses méthodes de répression des libertés, contrairement à ce qu’osent encore affirmer ses défenseurs.
Si d’aventure, on devait ne retenir qu’une seule image de cette énième exaction, commise à l’encontre d’un seul homme, ce serait bien celle de son transfert, dans les locaux de la brigade de police judiciaire de Casablanca, supposée protéger les honnêtes gens, contre les criminels de tous bords. Un mélange des genres, insupportable qui distille l’idée puante que les monstres et les démocrates seraient apparentés et que la protection de la société passe inexorablement par celle de la tyrannie.
Et de savoir Ali « entrepris » par les mêmes tortionnaires ayant sévi, durant les années de plomb, gardé à vue, dans ces locaux qui ont vu torturer tant de nos démocrates ou encore de l’imaginer couché sur ce même bat-flanc, infectés du sang, des larmes, des soupirs et de l’agonie de tant d’entre eux, conforte le sentiment que nous vivons bien sous la même tyrannie qu’hier. Un «  Tyrannistan » qui puise ses racines dans la protection des bourreaux et des assassins et l’impunité des corrompus et des prédateurs, émargeant au trésor public et aux richesses de notre pays.
Ali paie aujourd’hui le prix de son courage. Un courage exceptionnel. Physique d’abord, avant d’être intellectuel. L’homme avait choisi d’exercer son métier, à un jet de pierre de la préfecture de police de Rabat, prenant ses repas, dans les mêmes cafés où se restaurait le gotha de la maréchaussée. Il avait catégoriquement refusé que l’on ébruite, dans la presse étrangère, ou auprès des instances internationales de protection des journalistes ou des droits de l’homme, les assiduités dont il faisait l’objet de la part du régime et de sa justice aux ordres. En patriote sincère, Il considérait tout cela comme affaire domestique et par pudeur ou modestie, comme affaires strictement personnelles. Çà ne s’invente pas.
Il paie au prix fort ses articles où l’intelligence le dispute à la pertinence et à la clairvoyance politiques. Les adeptes de la servitude volontaire et les inconditionnels de la sacralité ne lui ont jamais pardonné l’évocation pêle-mêle et chaque fois que l’actualité l’exigeait, du Sahara, du train de vie de la monarchie, de l’absentéisme royal, du « DanielGate », de la prétendue nouvelle constitution,  de la trahison des élites et de tous ces autres sujets que les tyrans rêvent de passer sous silence.
Imputer à Ali l’apologie du terrorisme relève de la même aberration que si les Etats-Unis s’en étaient pris à CNN, pour une improbable complicité, dans les attentats aériens des « Twin Towers », parce que la chaîne avait diffusé les vidéos de Ben Laden ou si la France avaient poursuivi France24, BFMTV ou d’autres, pour leur implication dans l’invasion du Mali par les islamistes et les exactions criminelles qui ont suivi, parce qu’elles avaient diffusé les cassettes vidéos des terroristes appelant au Jihad.
Aux dernières nouvelles, le Maroc qui n’en finit plus de se ridiculiser, compte poursuivre le journal espagnol « El Pais »,  pour diffusion de la même vidéo qui doit à Ali son emprisonnement. Preuve supplémentaire que le pays est devenu fou, livré aux mains de gouvernants qui, non contents de s’illustrer par leur incompétence désormais proverbiale, ont pour projet immédiat, de dilapider les deniers publics, comme ils ont pris le pli de le faire, en procédures pénales, avec le risque assuré d’essuyer un nouveau camouflet, qui nous couvrirait de ridicule et d’opprobre aux yeux de la communauté internationale et particulièrement de l’Espagne. Un voisin, dont je rappelle que nous avons éclaboussé son chef de l’Etat,  il y a quelques semaines, lorsque nous avions, par excès de zèle et d’obséquiosité envers ce dernier, qui n’en demandait pas tant, libéré un dangereux pédophile et plusieurs autres criminels espagnols ! Il s’en est fallu de peu que Juan Carlos ne les ramène à Madrid, dans son propre avion. Il s’en est fallu de peu également que Daniel Galvan, le pédophile en question gracié par Mohammed VI, n’échappe définitivement à la justice, si Lakome n’avait donné l’alerte.
Et dans l’aveuglement et le suivisme général qui caractérise tant nos institutions, Il ne s’est pas trouvé un seul juriste compétent, ou une seule voix discordante, pour attirer l’attention des responsables marocains qui comptent s’attaquer au journal espagnol, sur cette jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, datée du 2 octobre 2008, qui a libéré un certain Denis LEROY, caricaturiste occasionnel du journal politique de gauche « Ekaitza », et anti-américaniste confirmé, de l’accusation de complicité d’apologie du terrorisme. Une affaire qui avait commencé par un dessin de l’intéressé, le 11 septembre 2001, sur les attentats terroristes qui ont endeuillé la ville de New-York,  et qui se concluait par ces mots : « Nous en avons tous rêvé……..le Hamas l’a fait ».
Condamné une première fois le 8 janvier 2002, par le tribunal correctionnel de Bayonne, l’homme fut condamné à 1 500 euros et aux frais de procédure, assortis de la contrainte par corps, jugement confirmé, le 22 septembre 2002, par la cour d’appel de Pau. La cour de cassation ayant opposé une fin de non-recevoir, le caricaturiste s’était, alors, adressé à la Cour européenne, qui l’a libéré des charges qui pesaient sur lui.  Dans sa requête, le dessinateur dont le moins que l’on puisse dire est qu’il avait tout de même applaudi à un acte terroriste qui avait coûté environ trois mille morts,  alléguait entre autres affirmations que sa condamnation pour complicité d’apologie du terrorisme, portait atteinte à sa liberté d’expression  et d’opinion garantie par les articles 9 et 10 de la Convention et se plaignait de n’avoir pas eu droit à un procès équitable, devant la Cour de Cassation, en violation de l’article 6, alinéas 1 de la Convention.
Au Maroc, on est bien loin de cette conception des Droits de l’homme et l’histoire nous dira si notre pays osera pousser le ridicule, jusqu’à traîner en justice les autres médias internationaux qui ont osé publier la vidéo d’AQMI et les millions d’Anouzla que nous sommes qui avons osé la partager. Plus rien n’étonne, venant de Rabat !
Et puisque le parquet semble tout particulièrement exceller dans la célérité à s’en prendre à un journaliste dans l’exercice de ses fonctions et à communiquer à ce sujet, peut-être serait-il enfin, disposé à nous informer sur la suite qu’il a cru devoir donner  à l’enquête sur les « Cinq carbonisés d’Al Hoceïma »,  Jamal Salmi, Nabil Jaafar, Jaouad Benkaddour, Sami El Bouazzaoui, Imad Oulkadi ? Cinq jeunes gens dont tout porte à croire qu’ils ont été torturés à mort, avant d’être jetés dans les flammes. Tout comme on livre à l’incinérateur des chiens enragés, après les avoir euthanasiés.
Peut-être le Procureur du roi consentirait-il également, à déférer devant les tribunaux, les assassins présumés des autres militants du « Mouvement du Vingt-février », Karim Chaib, Kamal Ammari, Mohamed Boudouroua et Kamal Hussaini et nous expliquer pour quelles obscures raisons, le Conseil des Oulémas, continue d’échapper à ce jour,  à toutes poursuites judiciaires, après sa fatwa, appelant à tuer les apostats et pourquoi Mustapha Ramid, représentant d’un parti islamiste au pouvoir, continue d’occuper le portefeuille de la Justice et des libertés, après avoir qualifié de lieu de débauche universellement réputé, la ville de Marrakech, risquant de livrer celle-ci à la vindicte éventuelle de quelques illuminés ou quelques obscurantistes ?
Autant de dysfonctionnements et d’injustices qui n’ont guère dissuadé les suppôts de l’indéfendable d’enfoncer une porte ouverte en s’en prenant à Ali, aux première heures de son arrestation. Cruauté supplémentaire inutile et chargée des relents pestilentiels de lâcheté. Elle sonne comme l’hallali, précédant la curée. S’acharner sur un homme à terre, particulièrement lorsque ce dernier est innocent  n’a jamais grandi personne. Mais rien qui étonne pour un pays dont les élites, à quelques rares exceptions près, ont préféré rendre les armes à la dictature  et lui apporter aide et assistance, plutôt qu’aider les leurs à construire la démocratie dont ils rêvent. Après la gauche, les islamistes de Sa majesté, oubliant ces promesses de lutter contre la corruption et la tyrannie qui les avaient propulsés au pouvoir s’improvisent, à leur tour,  bras séculier de la tyrannie, pour réduire au silence les voix discordantes de la liberté. Ali est assurément l’une d’entre elles. Je me souviens avoir évoqué avec lui et les autres, cette poignée d’amoureux de la liberté que sont les journalistes de Lakome, cet instant dont nous avions, tous, la quasi certitude qu’il arriverait.
-       « 3adia ! Rien que de plus normal ! » Avait-il répondu, avant d’ajouter, dans ce merveilleux sourire qui illumine si bien son visage et fait rire ses grands yeux noirs:
-       «  De tout ce que la tyrannie continue de m’infliger,  je ne retiens qu’une seule chose, le cadeau qu’elle m’a offert, de vous avoir rencontrés ! »
Mon Ami, mon merveilleux Ami, Ali, le plus beau des cadeaux,  serait que tu puisses un jour, vivre libre et en paix, dans ce pays que tu chéris par-dessus tout. Ce jour-là, ensemble, nous pourrons, enfin, dans la sérénité retrouvée, accomplir ensemble, ce pèlerinage que tu m’as promis, sur la terre de tes ancêtres ! Ce sera sans doute, l’une des rares fois, où j’accepterai, avec un plaisir non dissimulé, de me laisser conduire là où,  je n’ai pas, moi-même, choisi d’aller !

RSF : Arrestation d’un journaliste après qu'il ait publié une vidéo d’AQMI


Par RSF, 18/9/2013. 
 
Arrestation d'un journaliste après avoir publié une vidéo d'AQMI 
Reporters sans frontières condamne l’arrestation par la police judiciaire de Rabat du directeur du portail d’information arabophone Lakome, Ali Anouzla, le 17 septembre 2013.
“Nous exigeons la libération immédiate de Ali Anouzla qui a publié cette vidéo dans un but purement informatif. Il est inadmissible qu’un journaliste soit poursuivi pour son travail d’information et que les ordinateurs de la rédaction de Lakome aient été saisis”, a déclaré Reporters sans frontières.
“En cas de poursuites engagées à son encontre, nous serons attentifs à ce que l’investigation respecte scrupuleusement les principes d’une enquête indépendante dans une affaire où la liberté d’expression est clairement mise en cause”, a ajouté l’organisation.
Dans un communiqué du parquet de Rabat, publié le 17 septembre, le procureur général du roi déclare que, “suite à la diffusion par le journal électronique Lakome d’une vidéo attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), comprenant un appel clair et une incitation directe à commettre des actes terroristes dans le Royaume du Maroc, le parquet général a donné ses instructions à la police judiciaire pour procéder à l’arrestation du responsable du dit journal électronique pour enquête”.
Les locaux du portail informatique ont été inspectés par la police judiciaire, qui a saisi les unités centrales des ordinateurs et a interrogé les journalistes sur place. Le journaliste a été placé en garde à vue à la brigade nationale de la police judiciaire de Casablanca, en charge des affaires terroristes. Contactée par l’organisation, l’avocate du journaliste, Maître Naima Guellaf, a déclaré ne pas être autorisée par le procureur général à entrer en contact téléphonique ou physique avec son client avant le vendredi 20 septembre 2013.
La direction de la version francophone du portail Lakome a condamné sur son site l’arrestation du directeur de Lakome arabophone et précise que le portail n’a fait que publier un lien vers la vidéo. Elle a ajouté qu’il s’agissait d’une vidéo de propagande présentée comme telle dans le cadre d’un article datant du 14 septembre consacré au réseau AQMI, organisation pour laquelle, aucun des portails ne prend parti.
Elle rappelle que la diffusion de vidéos d’AQMI est “une pratique constatée dans les médias internationaux. (...) La vidéo d’AQMI avait par exemple été relayée sur le site d’informations Huffington Post (France) tandis que des médias comme L’Express ou LCI publiaient un lien pour que leurs lecteurs puissent consulter cette vidéo sur Youtube”.
Le ministre de la Justice, Mustapha Ramid, a annoncé dans un communiqué distinct que le gouvernement marocain avait l’intention de porter plainte en Espagne contre le quotidien El Pais pour avoir diffusé cette même vidéo sur son site internet. Selon le correspondant Afrique du Nord du quotidien, Ignacio Cembrero, contacté par Reporters sans frontières, le journal pourrait être poursuivi pour “apologie du crime”.
La vidéo, intitulée “Maroc : le royaume de la corruption et du despotisme”, a été diffusée au cours de la semaine dernière sur différents supports électroniques avant d’être suprimée par Youtube pour “contenu violent”.
Ali Anouzla est connu pour ses articles critiquant la politique du gouvernement marocain et réclamant une plus grande liberté de la presse. Le journal Lakome avait notamment été le premier à révéler l’affaire dite “Danielgate” du pédophile espagnol, Daniel Galván, gracié par erreur par le roi du Maroc.
Cela n’est pas la première fois que le journaliste est inquiété par la justice marocaine. Depuis le 17 juin 2013, il est poursuivi pour avoir publié un article relatif à une rixe tribale ayant fait des victimes dans un quartier de Fès. Malgré le fait qu’il ait immédiatement retiré l’information et publié un démenti, il a été accusé d’avoir publié de manière préméditée de fausses informations (article 42 du code de la presse du Maroc). Il a été convoqué par les services de police de Fès et mis en examen. Le procès initialement prévu pour le 26 juillet a été reporté à la fin du mois de septembre.
Contacté par Reporters sans frontières, Ali Anouzla avait alors expliqué qu’il était victime d’une campagne de harcèlement et d’acharnement judiciaire. La fausse information en question avait été lancée par le portail Rasd. Ce dernier a publié, le 18 juillet dernier, un article expliquant que la nouvelle a été inventée pour montrer que certains journalistes étaient ‘’peu scrupuleux’’ dans la vérification de leurs informations. Plusieurs sites, tels que Hibapress.com ou scoop.ma, avaient également relayé cette même fausse nouvelle et ne sont pas à ce jour poursuivis.
Anciennement directeur et rédacteur en chef du quotidien Al-Jarida Al-Oula, Ali Anouzla avait été mis en examen en 2009 par le tribunal de Rabat suite à un article publié sur l’état de santé du Roi citant une source médicale anonyme. Le parquet général l’avait alors poursuivi pour “délit de publication de fausses informations avec mauvaise intention, d’allégations et de faits mensongers”.

http://fr.rsf.org/maroc-arrestation-d-un-journaliste-apres-18-09-2013,45195.html

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Edito de Aufait :Libérer Ali Anouzla


 Par A.Sedrati,




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Autant l'arrestation du journaliste Ali Anouzla est une mesure excessive et contre productive, autant sa défense au nom d’une sacro sainte liberté d’expression ou liberté de la presse est délicate.
Youtube a jugé que la vidéo faisait trop appel à la violence et a stoppé sa publication. En effet, le film incriminé est clairement un contenu de communication marketing d’Aqmi, incitant les Marocains à renverser la monarchie et à s’engager dans le jihad. Or la responsabilité d’un journaliste est aussi de contrôler le contenu de ce qu’il publie, pour qu’il soit conforme aux droits universels et à la législation nationale.
Tout le monde sait que les mouvances terroristes cherchent à faire le plus de propagande possible pour leurs idéologies, et ce afin de recruter à travers le monde de nouveaux adeptes. Afficher une telle vidéo revient finalement à distribuer des centaines de milliers de tracts appelant au jihad guerrier contre l’Occident, à la destruction de la monarchie, de la bourgeoisie marocaine et de tous ceux qui s’opposent à l’application de la charia.
On peut en parler pour informer le public et faire notre travail de journaliste mais sans pour autant transformer nos médias en tribunes au service d’Aqmi, Al Nosra ou Al Qaïda.
Ali Anouzla devait certainement être rappelé à l’ordre pour qu'il retire la vidéo publiée sur son site, mais personne ne peut penser un instant qu’il serait un proche de cette mouvance, au point de mériter d’être enfermé et poursuivi.

Anouzla, ce terroriste !

  Par  , 18/9/2013

anouzla
Toutes les personnes qui s’intéressent à l’actualité politique ont du apprendre l’arrestation dû journaliste et directeur de l’édition arabophone du journal Lakome Ali ANOUZLA.
Toutes les personnes qui connaissent le courage de ce Monsieur à travers ses articles où il faisait bouger les lignes savaient qu’il avait de forte chance de se faire arrêter un jour ou l’autre.
Mais ce que personne ne savait, c’est qu’Ali ANOUZLA avait des penchants terroristes !
Voilà donc la dernière trouvaille de nos dirigeants pour mettre en prison un des seuls journalistes digne de ce métier au Maroc.
541815_239330056214802_666218103_nLe parquet a demandé à ce qu’Ali ANOUZLA soit arrêté pour « apologie et incitation au terrorisme » suite à la publication d’une vidéo d’AQMI menaçant le Maroc.
On aurait pu envisager un tel argument s’il y avait des preuves de financement pour que la vidéo soit publiée. On aurait pu envisager un tel argument si Ali ANOUZLA était le premier et le seul à avoir publier cette vidéo. On aurait pu envisager un tel argument si Ali ANOUZLA avait un passif douteux.
Le fait est que, comme le rappelle Aboubakr JAMAI dans cet article http://www.h24info.ma/maroc/politique/jamai-le-regime-veut-la-fin-de-la-presse-electronique l’édition arabophone n’a fait que publier un lien vers la vidéo publiée par l’édition française et que d’autres médias ont eux aussi publié la même vidéo. L’empressement de Rabat pour poursuivre El Pais une fois qu’une partie de l’opinion publique s’est emparée de l’affaire et a démontré l’incohérence de la démarche du Ministre de la Justice et des Libertés rappelle les déboires des déclarations officielles qui se sont abattues dans les premières heures de l’affaire #DanielGate.
Il semble donc que le but de cette affaire est de bloquer l’élan de liberté qui anime les médias (surtout électroniques) et dont Lakome est aujourd’hui a un des principaux moteurs.
Nous sommes en présence d’un précédent grave qui risque de faire jurisprudence et permettre dans l’avenir d’utiliser les loi antiterrorisme pour écrouer n’importe qui. Dans l’immédiat cette affaire pourrait détruire la vie d’un des plus courageux journalistes de l’histoire du Maroc exactement comme l’affaire #DanielGate a anéanti un des jugements les plus pertinents de l’histoire de la Justice marocaine.
La question qu’on se pose bien évidemment est « que pouvons-nous faire ? »
Je pense sincèrement qu’il ne faut pas sous estimer pas l’impact des "petites" actions. Faire circuler l’information, attirer du monde sur la page FaceBook de soutien à Ali ANOUZLA continuer d’en parler, démonter l’argumentaire officiel et attirer l’attention des médias internationaux. Et encore une fois l’affaire #DanielGate est là pour nous rappeler les résultats inattendus que cela peut produire.
Howard ZINN  l’avait parfaitement exprimé :

« l’histoire des changements sociaux est faite de millions d’actions, petites ou grandes, qui se cumulent à un certain moment de l’histoire jusqu’à constituer une puissance que nul gouvernement ne peut réprimer ».

 http://carnetdebeur.com/2013/09/18/anouzla-ce-terroriste/