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dimanche 10 avril 2016

Le Conseil de sécurité trace la ligne rouge à ne pas franchir par Rabat : prorogation du mandat de la Minurso

Le Conseil de sécurité trace la ligne rouge à ne pas franchir par Rabat : prorogation du mandat de la Minurso

Annonçant la prorogation, le 28 avril prochain, du mandat de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), le représentant permanent de la Chine à l’Onu et président actuel du Conseil de sécurité (SC), Liu Jieyi a réaffirmé, mercredi dernier, la primauté de la force du droit international sur toute autre voie, que Rabat et ses soutiens dans sa colonisation des territoires sahraouis, espèrent faire prévaloir, au sein de l’institution onusienne.
Par cette annonce du responsable chinois, Liu Jieyi, indiquant que le mandat de la Minurso sera prorogé, lors de la réunion des membres du CS sur le Sahara occidental prévue, avant fin avril courant, l’ambassadeur de Pékin, à l’Onu et président du CS pour ce même mois, outre qu’il a remis les pendules à l’heure, il adresse, aussi un message clair, notamment à l’ensemble des acteurs devant intervenir sur la question du Sahara occidental, en cette période. Les discussions et les débats des membres du Conseil de sécurité, des Amis du Sahara occidental, du rapport du SG de l’ONU et de son envoyé personnel pour le Sahara occidental, ainsi que les interventions des représentants des pays contributeurs de l’effectif militaire de la Minurso doivent être sur la base de la légalité internationale, pour une question de décolonisation inscrite sur le registre onusien, depuis 1966. 

mardi 4 février 2014

Le Makhzen trahit son état d’âme





  Le Maroc cherche désespérément quelque chose à vendre à la France en contrepartie d’un soutien contre l’élargissement des prérogatives de la MINURSO aux droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole du Sahara Occidental.
Le rendez-vous du Conseil de Sécurité avec la question du Sahara Occidental approche. Fin avril, le mandat de la MINURSO sera prorogé avec « le risque pour le Maroc » que le Conseil de Sécurité charge sa mission au Sahara Occidental de rapporter sur les violations des droits de l’homme commises quotidiennement par les forces de répression marocaines.
Dans les villes sahraouies occupées par le Maroc, les manifestations de multiplient pour rappeler à Ban Ki-moon qu’il est temps que la communauté internationale assume sa responsabilité envers un peuple martyrisé depuis plus de 38 ans.
Aux abois, le Maroc tire dans tous les sens pour réitérer à la France qu’il est à sa merci. Et d’une façon très machiavélique ! En lui rappelant que l’Algérie ne soutient pas son intervention en Syrie. Comment ? En l’accusant d’expulser des réfugiés syriens. 
Il n’y a pas que l’Algérie qui subit les foudres du Makhzen. L’Espagne aussi. Depuis quelques mois les villes de Ceuta et Melilla occupent la une des journaux espagnols. Des assauts des sub-sahariens, des manifestations marocaines à l’intérieur et à l’extérieur des villes espagnoles, des agents du Makhzen qui ont blessé un officier de la police espagnole avec des pierres, un espagnol à la tête d’une cellule terroriste démantelée… Toute une série d’incidents qui constituent un message envoyé par le Maroc aux autorités espagnoles. Parce que Madrid est toujours considérée comme puissance administrative du Sahara Occidental et son point de vue n’est pas négligeable.
Plus au sud, en Mauritanie, les relations avec Nouakchott n’ont jamais été aussi tendues. Il semble que Mohamed Ould Abdelaziz soit, selon un journal mauritanien, fatigué des tentatives marocaines de vouloir jouer le rôle de tuteur sur la Mauritanie.
A cela s’ajoute une amère réalité pour Rabat : la communauté internationale, y compris la France, ont exprimé leur ras-le-bol du statu quo dont le Maroc s’accommodait.

samedi 4 mai 2013

L'AMDH est favorable à l’inclusion des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso.



Khadija Ryadi, présidente de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), explique pourquoi son organisation est favorable à l’inclusion des droits de l’homme dans le mandat de la Minurso.

*Comment expliquez-vous que l’AMDH soit la seule organisation marocaine à soutenir le fait d’inclure les droits de l’homme dans la mission de l’ONU au Sahara occidental?

-Khadija Ryadi : Le congrès de l’AMDH, qui vient de se tenir, nous a permis d’approfondir et de clarifier notre position sur cette question. Pour nous, et le congrès l’a réaffirmé à l’unanimité, il s’agit d’une question de principe. Nous sommes pour que l’ONU inclue parmi ses mécanismes de supervision de la situation le respect des droits de l’homme, pas seulement au Sahara occidental mais aussi à Tindouf.

*Donc, il ne s’agit pas d’une position nouvelle, comme l’ont écrit certains médias marocains ?

Khadija Ryadi : Non, elle date de 2008, quand Human Rights Watch et Amnesty International avaient recommandé que l’ONU prenne en charge la question des droits de l’homme au Sahara occidental. Des journaux marocains semblent avoir découvert notre position. Certains ont écrit que l’AMDH avait changé d’avis ! Je rappelle qu’en 2010, lors de l’affaire du camp de Gdeim Izik, l’AMDH a mené sa propre enquête. Le rapport a été présenté à la presse. Nous avions proposé de nouveau que le respect des droits de l’homme soit pris en charge par l’ONU. Et notre dernier congrès a chargé la nouvelle direction de poursuivre dans ce sens.

*Il n’empêche que vous êtes la seule ONG marocaine à aller à contre-courant sur une question aussi sensible ?

-Khadija Ryadi : Notre démarche se réfère aux principes universels de respect des droits de l’homme et des libertés. Et dans ce cadre, l’AMDH s’est toujours retrouvée seule. Les autres ONG marocaines ont un autre point de vue: elles se réfèrent aux spécificités internes marocaines. Nous, c’est clair, nous assumons car nous sommes dans un pays qui ne reconnaît pas les droits de l’homme.

*En assumant seule une telle position,ne craignez-vous pas de vous attirer des ennuis ?

Khadija Ryadi : Des ennuis ? Non. Bien que cinq ONG marocaines aient écrit à Ban Ki-moon contre la position que va adopter l’ONU, nous ne craignons rien. On nous accuse d’être liés à un parti. On nous diabolise. Reste que le Maroc est signataire de conventions internationales en matière de respect des droits de l’homme et des libertés, nous estimons qu’il doit s’y conformer.

*Le Maroc n’est quand même pas le seul pays au Maghreb à ne pas respecter les droits humains ?


-Khadija Ryadi : Sur les droits de l’homme au Maroc, on entend beaucoup de discours. On présente le Maroc comme un modèle unique de progrès dans la région. Mais dans la pratique, on ne voit rien venir. Le Maroc traverse même une phase de régression. Il y a plus d’une centaine de prisonniers politiques, dont certains condamnés à de très lourdes peines. La torture continue d’être pratiquée. La liberté de la presse a régressé au point que le Maroc est classé derrière la Libye. Même concernant l’égalité entre les femmes et les hommes, le Maroc est mal classé. Vous voyez bien !

Entretien réalisé par Hassane Zerrouky, L'Humanité 23 Avril, 2013
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Par Ali Fkir
Comment  se fait-il qu'un État puisse accepter sur un territoire qu'il considère sien des militaires onusiens et refuse un " droit de regard" sur la situation des droits humains dans ce même territoire ? La seule réponse possible, c'est que cet État y piétine les droits humains.
Les marocains disent: كنعرفوا خروب بلادنا . Ceux qui défendent la position du makhzen et qui se déclarent démocrates, doivent avoir honte, car ils savent bien que, ce soit au Maroc ou au Sahara occidental, le respect des droits humains n'était, n'est, ne sera jamais dans l'agenda de l'Etat makhzenien, car par nature c'est un État despotique. Sa seule légitime reste la mosquée et la matraque.
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samedi 27 avril 2013

On attendait un PROGRES pour les droits de l'Homme, c'est La ROUTINE, qui renouvelle la Mission de la Minurso ...


Minurso : le renouvellement de la Mission est voté par le Conseil de Sécurité

Le Conseil de Sécurité vient d'adopter la résolution autorisant le prolongement pour un an du mandat de la Minurso, sans référence à un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme au Sahara et à Tindouf.

Le Conseil de Sécurité a adopté ce jeudi à New York une résolution autorisant le prolongement pour une année du mandat de la Minurso («Mission des Nations-Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental»). Le texte final est quasiment le même que l'année dernière, appelant les deux parties à poursuivre leurs efforts en vue de «parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies».
Au Maroc, un communiqué lu par le porte-parole du Cabinet royal, Abdelhak Lamrini, indique que "Le Royaume du Maroc prend note avec satisfaction de cette résolution qui confirme, avec vigueur, les paramètres incontournables de la solution politique, préserve fortement les perspectives d'une relance prometteuse des négociations et clarifie, de manière précise et définitive, le cadre de traitement des autres aspects de ce différend régional."

Concernant les droits de l'homme, la résolution appelle simplement le Maroc et le Polisario à «continuer leurs efforts respectifs pour améliorer la promotion et la protection des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf ». Après la marche arrière des Etats-Unis ces derniers jours, aucun mécanisme international de surveillance n'est évoqué dans la résolution finale.

Libre accès de la Minurso
La Conseil de Sécurité redemande de prendre en considération sa requête pour un recensement des réfugiés sahraouis de Tindouf. Il appelle également les deux parties à coopérer pleinement avec la Minurso, notamment en respectant la libre interaction entre la Mission et ses interlocuteurs et en lui accordant un accès immédiat et sans entrave dans le cadre de son mandat. C'est le Maroc qui semble ici visé, après les accusations d'espionnage portées officiellement par Ban Ki Moon en 2012 contre Rabat et l'interdiction d'accès au camp de Gdim Izik en 2010. Si les drapeaux marocains qui entouraient le bâtiment de la Minurso à Laâyoune ont tous (sauf un) été retirés récemment, le problème des plaques d'immatriculation des véhicules de la Minurso est aujourd'hui toujours en cours de négociations (Rabat leur impose des plaques marocaines sur la partie du territoire contrôlée par Rabat, une mesure contraire au règlement de l'ONU).

"Réalisme et esprit de compromis", comme en 2008
La résolution votée aujourd'hui par le Conseil de Sécurité demande aussi au Maroc et au Polisario d'appuyer la recommandation faite par le Conseil en 2008, selon laquelle « il est indispensable que les parties fassent preuve de réalisme et d'un esprit de compromis afin de maintenir l'élan imprimé au processus de négociation».

Un câble diplomatique américain publié par Wikileaks et daté d'avril 2008 révèle que cette résolution était en fait le fruit d'un désaccord entre les Etats-Unis et la France : le gouvernement Bush souhaitait accélérer la résolution du conflit en qualifiant l'option d'indépendance d' «irréaliste». Les Français avaient toutefois refusé de soutenir cette proposition - à cause du poids du lobby algérien en France selon les diplomates américains.
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Quel gâchis ! Quel temps perdu ! A quoi sert l'ONU ? A quand  le référendum d'autodétermination ? Dans 20 ans ?(ndlr)
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Vote au Conseil de sécurité : l’ONU une nouvelle fois paralysée




La tentative des USA d’élargir le champ d’action de l’ONU au Sahara occidental s’est soldée par un vote devenu ordinaire au Conseil de sécurité le 25 avril. Les droits des Sahraouis n’ont pas pesé lourds.

Si la diplomatie onusienne s’est agitée ces derniers jours, le coup de force mené par les Américains sur la question sensible des droits de l’homme au Sahara occidental est retombé à plat. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a voté une nouvelle résolution pour réaffirmer « sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies« . Mais, le texte est bien en-deçà de ce qu’attendaient ONG et pays pro-sahraouis, sans parler bien entendu des Sahraouis eux-mêmes.
Fort des rapports constatant des violations des droits des Sahraouis dans les territoires annexés par le Maroc en 1975, émanant notamment de personnalités ou d’ONG, comme le Robert F. Kennedy Center for justice and Human rights ou Juan Mendez (rapporteur spécial sur la torture), l’administration Obama avait lancé l’offensive en proposant un projet de résolution.
En effet, face à l’ impasse dans laquelle se trouve le dossier du Sahara occidental et à la situation sécuritaire préoccupante de la région, l’initiative américaine arrivait à point nommé pour des pays comme le Royaume-Uni ou l’Afrique du Sud qui portent, avec des ONG, une revendication ancienne : l’extension du mandat de la Minurso à la surveillance du respect des droits de l’homme dans la partie du Sahara occidental sous occupation marocaine et dans les camps de réfugiés sous administration du Front Polisario.
Mais, quelques jours après, les USA et le Maroc ont réussi à trouver un terrain d’entente, les premiers revenant en arrière avec l’abandon de cette option.
L’opposition du pouvoir marocain à ce volet « droits de l’homme » laisse voir l’intransigeance du royaume. Quand le Front Polisario a déjà exprimé son soutien à cette insertion dans le mandat de la Minurso qui concernerait les camps de réfugiés où vivent plusieurs dizaines de milliers de Sahraouis sur le sol algérien, Mohamed VI accrédite par ce refus les faits de violations des droits des Sahraouis, par ailleurs maintes fois dénoncées.
Par ce nouveau vote du Conseil de sécurité, c’est la stratégie de Christopher Ross, l’envoyé spécial de Ban Ki-moon, et celle du secrétaire général de l’ONU qui est mise à mal. L’idée d’exploiter la déstabilisation actuelle au Sahel pour pousser à un règlement « urgent » du conflit du Sahara occidental, et ainsi éviter une « contagion » régionale, n’a pas porté ses fruits.
Le simple élargissement des missions de la Minurso semble être une étape infranchissable. Aujourd’hui, la communauté internationale est paralysée.
http://www.nouvellesdusahara.fr/vote-au-conseil-de-securite-lonu-une-nouvelle-fois-paralysee/
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Sahara : Communiqué du palais royal

Suite à l’adoption par le conseil de sécurité de l’ONU de la résolution concernant le Sahara Marocain, le porte-parole du Cabinet Royal, M. Abdelhak Lamrini a donné lecture, jeudi, d’un communiqué dont voici le texte intégral :


« Le Conseil de Sécurité a adopté, aujourd’hui, 25 avril 2013, à l’unanimité de ses membres la résolution concernant le Sahara Marocain.
La nouvelle résolution se situe dans le prolongement des résolutions antérieures adoptées depuis 2007. Le Conseil confirme, une fois de plus, la prééminence de l’Initiative d’autonomie présentée par le Maroc et fixe les paramètres d’une solution politique définitive basée sur le réalisme et l’esprit de compromis.
Cette résolution a couronné un processus marqué par plusieurs initiatives et contacts entrepris par Sa Majesté le Roi que Dieu L’assiste auprès de plusieurs Chefs d’Etat, des messages transmis par des Emissaires Royaux dans différentes capitales et une campagne d’explication de la position du Maroc sur les différents aspects couverts par la résolution du Conseil de Sécurité de 2012, ainsi que sur les attentes marocaines concernant celle d’avril 2013.
Ce processus a été accompagné par une forte mobilisation de tous les acteurs politiques et des forces vives de la Nation, reflétant le consensus national, sans cesse renouvelé, autour de la Question Nationale.
Le Royaume du Maroc prend note avec satisfaction de cette résolution qui confirme, avec vigueur, les paramètres incontournables de la solution politique, préserve fortement les perspectives d’une relance prometteuse des négociations et clarifie, de manière précise et définitive, le cadre de traitement des autres aspects de ce différend régional.
Ainsi le Conseil de Sécurité confirme, par cette résolution, le maintien en l’état du mandat de la MINURSO et de ses activités, conformément aux assurances données et des garanties fournies à Sa Majesté le Roi par M. Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations unies, lors de l’entretien téléphonique du 25 août 2012.
Le caractère régional de ce différend est, désormais, clarifié et précisé par un appel direct et spécifique lancé aux Etats voisins pour s’impliquer plus résolument, en vue de mettre fin à l’impasse actuelle et avancer vers une solution politique définitive.
Ainsi, l’Algérie se trouve interpellée pour s’investir, de manière constructive, dans la recherche de la solution politique à ce différend régional.
De même, la résolution reconnaît que le règlement de ce différend, doublé d’une coopération des Etats membres de l’UMA, contribuerait à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel.
Cette résolution ne contient aucun dispositif impliquant, de près ou de loin, une quelconque surveillance internationale des droits de l’Homme. Elle reconnaît et salue les étapes franchies par le Maroc dans le renforcement du Conseil National des Droits de l’Homme, ainsi que l’interaction volontaire du Royaume avec les procédures spéciales dépendant du Conseil des Droits de l’homme. Il s’agit là d’une consécration par les Nations Unies des initiatives et des efforts nationaux engagés par Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste.
Aussi, cette reconnaissance pleine et entière des réformes entreprises démontre-t-elle que le cadre national demeure l’enceinte idoine pour la prise en charge des questions des droits de l’homme. Le Conseil de Sécurité a apporté, par conséquent, une réponse claire aux tentatives récurrentes d’instrumentalisation des droits de l’homme au service d’un agenda politique connu.
Par ailleurs, le Conseil de Sécurité a réitéré sa demande de procéder au recensement des populations des camps de Tindouf, en encourageant pour la première fois des efforts dans ce sens. Ces efforts s’adressent au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés et à l’Etat hô te, l’Algérie, conformément à la Convention de 1951, relative au statut des réfugiés. La mise en œuvre de cette obligation, fondée sur des considérations humanitaires, devient plus que jamais nécessaire dans le contexte menaçant d’insécurité et d’instabilité qui prévaut dans l’espace maghrebo-sahelien. Le Maroc espère que les autres parties assumeront pleinement leurs responsabilités en vertu de cette résolution, saisiront les opportunités renouvelées qu’elle offre et s’engageront, sincèrement et résolument, dans une relance réelle du processus politique de négociation.
Face aux défis sécuritaires majeurs qui secouent la région, le règlement du différend régional sur le Sahara marocain est, désormais, une nécessité stratégique cruciale pour la paix et la stabilité dans la région et un impératif pour le développement économique et social des pays du Maghreb ».

samedi 13 avril 2013

Le Maroc perd son sang-froid. Le mandat de la MINURSO prorogé 12 mois

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Par Zine Cherfaoui, 11/04/2013

Rabat cherche visiblement à torpiller coûte que coûte les efforts déployés par l’ONU pour régler le conflit du Sahara occidental.

Sinon, comment expliquer son entêtement à vouloir impliquer à tout prix l’Algérie dans ce dossier, sachant que la question sahraouie est du ressort du Conseil de sécurité de l’ONU et que le territoire du Sahara occidental figure depuis déjà belle lurette sur la liste onusienne des 16 territoires non autonomes qui sont considérés par l’ONU comme des territoires n’ayant pas encore achevé leur processus de décolonisation.
Dans le but évident de «bilatéraliser» le conflit, le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Youssef Amrani, n’a pas trouvé mieux que d’appeler, à partir de l’Argentine, l’Algérie à… changer de position. Pour le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères (MAE), Amar Belani, qui était invité hier à réagir à la déclaration du responsable marocain, cela ne fait pas l’ombre d’un doute : «(…) Certains veulent profiter de la situation d’instabilité qui prévaut dans la région du Sahel pour tenter les amalgames les plus hardis et les plus impudents en espérant parvenir, ainsi par ce tour de passe-passe, à faire tordre le cou à la légalité internationale.»
Faisant bien entendu allusion au Maroc, M. Belani souligne que «si le contexte régional devait faciliter la recherche d’une solution politique acceptable qui soit en conformité avec l’esprit et la lettre des résolutions du Conseil de sécurité, ce serait plutôt en incitant la partie qui pose des conditions préalables à se départir de sa position intransigeante et irréaliste qui consiste à préempter le choix d’un peuple dont le territoire est occupé en le sommant d’accepter l’option de l’autonomie comme s’il s’agissait, en somme, de simples sujets marocains concernés par la réorganisation de la gouvernance territoriale». En un mot, cela veut dire que c’est plutôt au Maroc de changer de position.
Revenant justement sur l’attitude du Maroc qui consiste à vouloir imposer aux Sahraouis «sa solution (le plan d’autonomie, ndlr)», le responsable algérien souligne que celle-ci «sera immanquablement vouée à l'échec (…)». Pour ce qui est également du souhait de Rabat de voir l’Algérie changer de position sur le dossier du Sahara occidental, Amar Belani aura cette réponse : «(…) L’on a beau formuler, à l’envi à partir de capitales latino-américaines, tous les vœux que l'on veut pour que l'Algérie renie sa position de principe en ce qui concerne la primauté du droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, ces vœux resteront à l’état de vœux pieux car, en dernier ressort et par-delà les gesticulations diplomatiques, il appartient au peuple sahraoui et à lui seul de se prononcer librement et sans contraintes sur son avenir.»
Le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères qualifie par ailleurs de «contre-vérité historique insoutenable» l’idée, soutenue par le Maroc, selon laquelle le conflit du Sahara occidental est un «conflit artificiel imposé au Maroc par l’Algérie». A ce propos, Amar Belani indique que «pour s’en convaincre, il suffit de relire toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU ainsi que les rapports et les décisions du comité spécial de l’ONU chargé d'étudier la situation en ce qui concerne l'application de la Déclaration sur l’octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, qui date du 14 décembre 1960».

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Point de vue du Maroc p
bankimoon

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a exhorté à un “règlement urgent” de la question du Sahara en raison de “la montée de l’instabilité et l’insécurité” dans la région du Sahel et appelé à l’ouverture des frontières entre le Maroc et l’Algérie dans l’intérêt de la région et de la communauté internationale.
“La montée de l’instabilité et de l’insécurité dans et autour de la région du Sahel requiert un règlement urgent de ce conflit de longue durée”, a affirmé le Secrétaire général dans son dernier rapport sur le Sahara rendu public lundi après-midi à New York.
Dans ce rapport, le Secrétaire général a fait part de “sa grande préoccupation” concernant la sécurité du personnel de la MINURSO, soulignant que les “opérations, en cours au nord du Mali, peuvent menacer sur le long terme” la région.
Il a, dans ce contexte, expliqué la “poursuite de la suspension de patrouilles de nuit de la MINURSO”, car exposées à de grands risques en raison notamment des “possibles infiltrations d’éléments armés et de lacunes en matière de coordination au niveau de la sécurité régionale”.
Le Chef de l’ONU a rappelé l’enlèvement dans les camps de Tindouf de trois humanitaires européens en octobre 2011 et le rappel en 2012 de 17 humanitaires qui opéraient dans les camps.
“Tous les gouvernements consultés” lors de la visite de son Envoyé personnel, Christopher Ross, dans la région ont émis de “sérieuses préoccupations quant au risque posé par les combats en cours au Mali sur la région et leur contribution à la radicalisation des populations des camps” de Tindouf, a-t-il dit.
“Le temps est venu pour les parties d’aller de l’avant vers une solution soutenue et encouragée par la communauté internationale”, a plaidé Ban Ki-moon, appelant les “parties à s’engager dans de véritables négociations” pour mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré.
Cependant, a-t-il déploré, durant la période examinée, des difficultés ont continué d’entraver les progrès vers une solution politique durable juste et mutuellement acceptable, regrettant l’absence “d’avancée sur le cœur de la question”, chaque partie campant sur “sa position respective”.
“La persistance de ce conflit est une entrave à une intégration des pays du Maghreb, qui est aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour faire face aux défis communs de l’instabilité et de l’insécurité dans la région”, a-t-il ajouté.
Il a de même souligné que son Envoyé personnel continuera à encourager le “développement des relations entre le Maroc et l’Algérie”, exhortant les deux parties (Maroc et Algérie) “à redoubler d’efforts pour tirer avantage de meilleurs relations et de l’ouverture des frontières dans l’intérêt de la région et de la communauté internationale dans son ensemble”.
Christopher Ross va redoubler d’efforts “pour encourager l’Algérie et le Maroc à développer davantage leurs relations bilatérales, sur la base des visites ministérielles et des secteurs prioritaires préalablement identifiés par SM le Roi Mohammed VI et le Président Bouteflika”.
Et d’insister sur “l’importance critique” de traiter la question du Sahara dans le cadre d’une stratégie plus large pour le Sahel, estimant que ce conflit est “en premier lieu un conflit nord-africain”.
Dès lors, pour M. Ban Ki-moon, une “intégration régionale”, à travers le renforcement de l’UMA, est un “élément clé” pour “surmonter l’instabilité actuelle et récolter les fruits” aux plans économique, commercial et social.
Il s’est dit “confiant que les avancées dans ce domaine aideront à améliorer la confiance entre les parties et à réunir les conditions propices” à une solution à la question du Sahara.
S’agissant du recensement, il a souligné qu’en “vertu des recommandations contenues dans mon rapport du 5 avril dernier et de la dernière résolution du CS de l’ONU 2044 demandant à l’UNHCR de maintenir l’examen de l’enregistrement des réfugiés dans les camps, en droite ligne avec son mandat et principes, le Haut Commissariat poursuit toujours son dialogue avec le pays hôte”, en l’occurrence l’Algérie, comme stipulée dans la résolution 2044 (2012).
Abordant la question des droits de l’Homme, il a évoqué le discours royal du 6 novembre 2012 dans lequel SM le Roi Mohammed VI a appelé à “une forte implication de la communauté internationale pour mettre fin au drame enduré par nos enfants à Tindouf, à l’intérieur du territoire algérien, où sévissent, dans toute leur cruauté, la répression, la coercition, le désespoir et les privations, en violation flagrante des droits humains les plus élémentaires”.
Ban Ki-moon a relevé, dans ce sens, la “coopération du Maroc avec les procédures spéciales” du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) et s’est dit “encouragé” par les récentes recommandations du Conseil National des Droits de l’Homme “endossées” par le Royaume.
A cet égard, Ban Ki-moon a qualifié de “développement positif” la création du CNDH et de ses antennes régionales et souligné que les autorités marocaines ont “facilité l’accès” aux procédures spéciales des Nations Unies.
Dans la même veine, Ban Ki-moon a reconnu les “efforts du Maroc visant à améliorer les conditions sociales” dans la région du Sahara et pris note “de la nouvelle stratégie de développement régional” entreprise par le Royaume dans les provinces du sud.
Le modèle de développement régional du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a pour “objectif de permettre à la population locale de jouir pleinement des droits de l’Homme dans leurs dimensions économique, sociale et culturelle et de préparer les conditions pour le succès de l’initiative d’autonomie marocaine, une fois négociée au sein de l’ONU”.
Evoquant les mesures de confiance, il a salué l’extension du programme d’échanges de visite qui a permis de multiplier par 3 le nombre de bénéficiaires. Il a, de même, salué la tenue de séminaires sur la culture.
Sur un autre registre, il a relevé les progrès continus en matière de déminage.
En conclusion, le Secrétaire général a recommandé au Conseil de sécurité de proroger de 12 mois le mandat de la MINURSO.