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mardi 17 février 2015

Lettre au Président de la République Française









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PLATEFORME
POUR LA SOLIDARITÉ
AVEC LE PEUPLE
DU SAHARA OCCIDENTAL


 

 








Paris le 17 février 2015

Monsieur le Président de la République

               Au nom de la loi française dite de "compétence universelle", l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) avait porté plainte en février 2014 contre le directeur de la DGST marocaine, M. Hammouchi,  lors de sa présence en France, pour faits de torture contre deux Marocains et un Sahraoui. Presqu'un an après, c'est ce même  directeur de la DGST que le gouvernement français a décidé d'honorer en lui attribuant les insignes d'Officier de la Légion d'honneur.       
               Je suis profondément scandalisée par cette décision qui distingue une personne visée par des plaintes pour tortures faisant l'objet d'enquêtes judiciaires en France. Est-ce de votre part une concession faite au Maroc pour le rétablissement de la coopération judiciaire entre les deux pays? Je vous demande, Monsieur le Président, de renoncer à cette décoration qui a été reçue par le pouvoir marocain comme un encouragement à poursuivre sa politique de répression et de violation des droits de l'homme, notamment dans les territoires sahraouis occupés. Deux journalistes français, qui réalisaient un documentaire pour France 3, ont été arrêtés le 15 février à Rabat au siège de l'AMDH et expulsés. Les manifestations de la population sahraouie, toujours pacifiques, pour réclamer le droit à l'autodétermination (reconnu par les Nations unies), sont violemment réprimées. Sans oublier les 22 militants sahraouis, du groupe dit de Gdeim Izik, condamnés par un tribunal militaire à de très lourdes peines de prison, de 20 ans à la perpétuité, sur la base d'aveux arrachés sous la torture.
               Ne pensez-vous pas qu'il est temps pour la France de changer de politique? La France, son président, son gouvernement s'honoreraient de mettre un coup d'arrêt au soutien inconditionnel du Maroc qui bafoue en toute impunité le droit international et les droits de l'homme.
               Monsieur le Président, en avril prochain, le Conseil de sécurité de l'ONU va se prononcer sur le Sahara occidental. À cette occasion, je vous demande au nom des valeurs de la République, de la France et du droit international que nous avons contribué à établir et à défendre, de soutenir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui qui ne peut être concrétisé que par un  référendum. Je vous demande aussi, Monsieur le Président, d'approuver la mise en place d'un mécanisme international de  surveillance des droits  de l'homme au Sahara occidental, mécanisme banal et légitime dont le refus par la France contredirait toutes les déclarations d'attachement au droit international et aux droits de l'homme que vous-même et votre gouvernement portez en Europe et dans le monde.
               Restant à votre disposition, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.
                                                                                                      

                                                     Aline Pailler
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  Henri Pouillot, président du collectif "Sortir du colonialisme" a également adressé un courrier à Hollande. 
               J'ai aussi écrit au Monde et au Canard enchaîné pour leur préciser que les 3 personnes défendues par l'ACAT  n'étaient pas marocaines mais qu'il y avait  2 Marocains et 1 Sahraoui, Ennâma Asfari. Les 3 syndicats de journalistes, SNJ, SNJ-CGT et CFDT, ont publié une déclaration
Jean Paul Lemarec

vendredi 25 juillet 2014

Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France


Une jeunesse des quartiers populaires stigmatisée

Cette jeunesse n’a-t-elle pas, elle aussi, des idéaux, des principes et des valeurs ? N’est-elle pas, autant que vous et moi, concernée par le monde, ses drames et ses injustices ? Par exemple, comment pouvez-vous ne pas prendre en compte cette part d’idéal, fût-il ensuite dévoyé, qui pousse un jeune de nos villes à partir combattre en Syrie contre un régime dictatorial et criminel que vous-même, François Hollande, avez imprudemment appelé à « punir » il y a tout juste un an ? Est-ce si compliqué de savoir distinguer ce qui est de l’ordre de l’idéalisme juvénile et ce qui relève de la menace terroriste, au lieu de tout criminaliser en bloc en désignant indistinctement des « djihadistes » ?

samedi 12 juillet 2014

Message laissé ce jour à Mr François Hollande, Pdt de la République française, sur le site de l'Elysée (message inspiré par et librement reformulé à partir de celui de Salim Ette).

Monsieur le Président,

C'est avec colère, et scandalisé, que je vous écris aujourd'hui. La stupeur que j'ai ressentie hier en lisant votre communiqué relatif à la situation au Proche-Orient est toujours intacte.
Vous y exprimez "la solidarité de la France (avec Israël) face aux tirs de roquettes" et expliquez "qu'il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population".
Pas un mot sur le massacre des civils palestiniens qui a lieu sous vos yeux, sur une bande de terre étroite, une prison à ciel ouvert dans laquelle des familles entières vivent sous la terreur des bombardements répétés et réguliers de l'armée de l'air israélienne depuis tant d'années.
Votre communiqué contrevient odieusement aux principes et aux valeurs de la France des Droits de l'Homme que vous êtes censé faire valoir.
Non seulement vous faites délibérément l'impasse sur le drame palestinien, justifiez l'agression israélienne, mais en plus, encouragez la folie meurtrière des gouvernants israéliens que l'ONU et l'ensemble de la Communauté internationale condamnent : 75 civils tués à l'heure où je vous parle, dont 26 enfants. Ces chiffres vous autorisent-ils à exprimer, au nom de la France et de son peuple, à rester aveugle, muet et aller jusqu'à encourager la folie meurtrière d'Israël ?
Par vos propos, Mr le Président, vous le savez, vous venez de cautionner les destructions de maisons, les détentions sans procès, les tabassages en règle, les tortures, les massacres d'enfants, les exécutions extra-judiciaires, l'occupation, et le droit des peuples à se défendre.

Vous ne pouvez sur cette question, Mr le Président, vous exprimer au nom de la France, son peuple ayant gardé à ce sujet une hauteur que vous avez perdu. 

Tout en vous informant, Monsieur, que plus jamais je ne voterai pour vous ni pour le Parti dit Socialiste, je vous prie d'agréer, Mr le Président, mes cordiales salutations.

jeudi 3 avril 2014

Après la débâcle, l’aile gauche du PS écrit à Hollande

Suite à la débâcle électorale des socialistes aux municipales, l’aile gauche du PS hausse le ton. Le turbulent député Pouria Amirshahi, qui s’est prononcé (entre autres) contre le Pacte de responsabilité, vient de publier sur son blog un texte où il menace de ne pas voter la confiance : "En l’absence de changements substantiels, il ne saurait être question de voter en l’état une confiance que les Français eux-mêmes n’ont pas voulu accorder", écrit-il.

Emmanuel Maurel
De son côté, le courant Maintenant la gauche animé par Emmanuel Maurel, et où militent Marie-Noëlle Lienemann, Jérôme Guedj ou Gérard Filoche, a publié une "Adresse au président de la République - Le sursaut, c’est maintenant" que nous reproduisons ci-dessous : 

"Monsieur le Président,

La défaite est sévère. Son ampleur, son impact sur tout le territoire en dépit du travail de qualité des élus locaux, témoigne d’une volonté des électeurs de gauche de sanctionner les choix politiques engagés depuis le début du quinquennat.
Ce soir, c’est toute la gauche qui est pénalisée. Mais plus que nos partenaires écologistes ou communistes, ce sont les candidats socialistes qui subissent le plus durement le désaveu des urnes.
L’exécutif ne peut rester sourd au message des électeurs. Rien ne serait pire que de relativiser la gravité de la défaite. Rien ne serait plus dangereux que de se tromper dans l’analyse des causes de celle-ci. Le problème n’est pas « méthodologique », il est politique. Le sujet central n’est pas la demande d’autorité, il est le refus de l’austérité. Il ne s’agit pas d’« envoyer des signaux de gauche » à notre électorat, il faut changer de cap.

Monsieur le Président,

Vous aviez fait du « redressement dans la justice » le mot d’ordre de votre campagne présidentielle. A juste titre, vous aviez pointé la responsabilité historique du monde de la finance dans les difficultés que traversent notre pays et notre continent. Vous aviez porté haut et fort l’exigence d’une réorientation de la construction européenne, en dénonçant le caractère néfaste des politiques d’austérité. Vous aviez rappelé avec force que « l’âme de la France, c’est l’égalité ».
Deux ans après, cette analyse nous paraît toujours aussi pertinente. Force est de constater que, parfois, les actes ont démenti les paroles. Certes, des réformes salutaires ont été entreprises. Certes, personne ne méconnaît la gravité de la crise et le lourd bilan laissé par Nicolas Sarkozy. Certes, l’éradication du chômage de masse requiert du temps et de la constance. Mais, comme nous le faisons inlassablement depuis des mois, nous vous exhortons à changer de cap.
Augmentation de la fiscalité indirecte, flexibilisation du marché du travail, réduction à marche forcée des déficits publics, baisse massive du coût du travail : nous ne contestons pas seulement ces solutions parce qu’elles risquent de fragiliser notre modèle social et nos services publics, nous les contestons parce qu’elles s’avèrent inefficaces pour relancer l’activité économique !
Comme vous, nous pensons que les Français attendent avant tout des résultats en matière d’emploi. Comme vous, nous pensons que nous serons jugés sur notre capacité à améliorer concrètement les conditions d’existence du plus grand nombre.
Aujourd’hui, c’est le pragmatisme qui impose d’être audacieux !
Parce que la chance sourit aux audacieux, parce que la France n’est jamais aussi grande que dans le sursaut, il est possible de démentir les résignés, les fatalistes et les pessimistes. Il n’y a pas qu’une seule politique possible.
Pour réussir une nouvelle étape du quinquennat, il faut remplir trois conditions.


1) A l’échelon européen, il est temps de desserrer l’étau des contraintes du pacte de stabilité. Concrètement, il s’agit dès demain d’engager le rapport de force avec la Commission en lui notifiant non seulement l’impossibilité, mais surtout le refus à respecter dans les délais les critères de déficit restrictifs qu’elle nous assigne. La réduction à marche forcée des déficits publics érigée en dogme est absurde en période de croissance atone, alors que c’est précisément l’investissement, et singulièrement l’investissement public qui soutient l’activité. L’austérité conduit l’Europe vers l’abîme tant elle réduit les protections de ses citoyens sans aboutir à un autre résultat qu’un dumping social qui ne dit pas son nom. La politique monétaire est aujourd’hui plus un handicap qu’un atout, le libre-échange généralisé nous affaiblit. Les Français se moquent d’être présentés comme les mauvais élèves de l’Europe libérale. Au contraire, ils plébisciteraient un gouvernement qui se donne comme objectif d’être l’acteur déterminé de la réorientation du projet européen. Proposer un autre chemin pour l’Europe, jeter les bases d’une coalition progressiste contre l’austérité, voilà une façon de “réenchanter le rêve français”.

2) Sur le plan intérieur, le temps est venu d’un tournant économique majeur. Plutôt qu’à la « politique de l’offre » et qu’aux coupes massives dans les dépenses publiques, la priorité doit revenir à la croissance, à l’emploi, au redressement productif. A l’évidence, la transition écologique doit en être le fil conducteur.
Le pacte de responsabilité est mort-né. Prenons acte de la position intransigeante du Medef qui refuse toute contrepartie pour le monde du travail. Désormais minoritaire chez les syndicats de salariés, extrêmement coûteux pour les finances publiques, le « pacte » n’est pas aujourd’hui le « grand compromis social » que vous aviez souhaité.
N’ayons pas peur d’abandonner cette voie. La mobilisation générale pour l’emploi passe par la relance de l’investissement public et par celle de la consommation.
Car il est urgent d’agir pour le pouvoir d’achat. La réforme fiscale est évidemment un outil pour améliorer le quotidien des Français les plus modestes. Mais l’augmentation substantielle du Smic lors de sa revalorisation annuelle, le dégel des salaires des fonctionnaires, la revalorisation des petites retraites nous paraissent tout aussi nécessaires.

3) De même qu’il n’y aura pas de redressement sans justice, il n’y aura pas de réussite de la gauche si elle ne parvient pas à se rassembler.
Le changement ne peut devenir une réalité sans la prise en compte des aspirations de la majorité sociale à laquelle nous devons notre majorité politique acquise en 2012. Pour le traduire en actes, la gauche ne réussira qu’avec un nouveau pacte majoritaire qui rassemble au service de la France toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la défaite de la droite lors de la dernière campagne présidentielle.
Mais au-delà de la gauche, c’est au profond malaise qui traverse notre pays qu’il faut aujourd’hui répondre. Comme à chaque période décisive de son histoire, la France peut retrouver le meilleur d’elle-même en s’inspirant des principes qui font la force et la singularité de son modèle républicain. Respect de la souveraineté populaire, défense de notre modèle social, promotion de l’égalité : en cette « année Jaurès », la République sociale reste un projet fédérateur. Ce projet, il vous appartient de le faire vivre.

Nous espérons que vous aurez compris cette adresse comme une contribution franche et constructive, tournée vers un seul objectif : la réussite de votre quinquennat, celle de la gauche, celle de la France.
Pour Maintenant la gauche
Emmanuel Maurel
Marie-Noëlle Lienemann
Jérôme Guedj
Paul Quilès, ancien ministre, et les membres du Bureau national du PS : Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jonathan Munoz, Jean-François Thomas".



mercredi 19 mars 2014

Mouvement de la Paix : LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE





LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


Le Mouvement de la Paix
Maison de la Paix
9 rue Dulcie September
93400 Saint Ouen

Monsieur le Président de la République
Le Palais de l’Elysée
55 Rue du Faubourg Saint-Honoré,
75008 Paris


Saint-Ouen, le 19 mars 2014

Objet : demande d'une commission d'enquête indépendante


Monsieur le Président,

Les évènements d'Ukraine nous préoccupent fortement et font craindre un conflit majeur en Europe qui aurait des conséquences dramatiques.

Dans notre déclaration du 6 mars, nous appellons à cesser l'escalade de la violence et à donner la parole au peuple Ukrainien.

Réunis samedi 15 mars, les membres du Bureau national du Mouvement de la Paix ont fait le point sur les derniers développements et ont confronté les informations sur lesquelles vous basez la position de la France avec le vécu de nos correspondants dans ce pays.

La légalité internationale étant un élément fondamental pour une solution durable nous demandons qu'une enquête internationale pluraliste et indépendante sous l’égide de l’ONU, soit faite pour examiner les responsabilités des uns et des autres dans les graves incidents qui ont eu lieu, notamment ceux ayant entrainé la mort de dizaines d'innocents à Kiev.

La paix est menacée, nombre d’informations partiales et inexactes ont été répétées en boucle accentuant les rivalités entre les populations victimes de politiques antisociales et liberticides.

Nous espérons que vous ferez tout pour que soit connue la réalité des faits et que cette enquête permette de trouver, dans la clarté, une issue pacifique au conflit.

Recevez Monsieur le Président l'expression de nos sentiments les meilleurs.


Le Mouvement de la Paix

samedi 11 mai 2013

ACAT : Peuple sahraoui : France-Maroc, L'amitié de la honte, écrire pour protestyer

L’appel du mois est une lettre d’intervention qui concerne une situation générale, propre à un pays, une région, une communauté, une catégorie de personnes, un régime politique, etc. Sa vocation plus générale en fait un outil de sensibilisation très fort à tous les manquements aux droits de l’homme dans le monde entier.
Signez l'appel de ce mois !
Lettre à François Hollande


France-Maroc, L'amitié de la honte
DATE LIMITE LE 10 juin 2013
> Situation > Agir

Situation

Le Maroc intensifie sa politique de colonisation et de discrimination à l’égard du peuple sahraoui, initiée il y a 38 ans.
Sa méthode : la violence.
Sa caution : le silence complice de la France.

 

Répression violente de manifestations, tortures, procès inéquitables sont autant de violations des droits de l’homme fréquemment infligées aux Sahraouis qui militent depuis plusieurs décennies pour le respect de leur droit à l’autodétermination et contre les discriminations dont ils sont l’objet de la part des autorités du royaume. La France, principal allié diplomatique et partenaire économique du royaume, fait la sourde oreille aux demandes d’intercession formulées par les ONG de défense des droits de l’homme.

Une violence ordinaire

La politique répressive du gouvernement marocain a atteint son paroxysme en novembre 2010. A la suite du démantèlement du camp sahraoui de Gdeim Izik au cours duquel neuf agents de sécurité marocains ont été tués, les forces de l’ordre se sont livrées à une vague de répression d’une extrême brutalité, arrêtant, torturant et emprisonnant des dizaines de personnes.
Malgré les nombreuses protestations d’une partie de la communauté internationale, la violence reste de mise. Les militants sahraouis et les simples manifestants continuent d’être régulièrement passés à tabac par les membres des forces de sécurité, au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. Ceux qui sont arrêtés sont toujours humiliés et maltraités, voire torturés, puis relâchés ou placés en détention provisoire et poursuivis en justice.


Un mépris décomplexé pour les droits de l’homme

Le 16 février 2013, 24 militants sahraouis arrêtés dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik ont été condamnés par le tribunal militaire de rabat à de lourdes peines d’emprisonnement, allant jusqu’à la perpétuité pour neuf d’entre eux. Ils ont été jugés coupables d’association de malfaiteurs, outrage et violences à fonctionnaires et homicides volontaires, en référence aux neuf agents de sécurité marocains tués au cours du démantèlement du camp.
Une parodie de justice ! un tribunal militaire a jugé des civils. Les juges n’ont pas tenu compte des allégations de torture formulées par les accusés et ont refusé toute expertise médicale capable de les étayer. Enfin, aucune preuve n’a pu être apportée concernant l’implication personnelle des accusés dans la mort des neufs agents. C’est bien leur engagement en faveur des droits des Sahraouis qui a valu à ces 24 militants d’être poursuivis et condamnés.
Avec cette condamnation, les autorités marocaines ont témoigné, sans complexe, de leur disposition à faire fi des droits de l’homme pour tout ce qui a trait au Sahara occidental. une insolence que la France n’a pas dénoncée pour ne pas entacher la relation amicale et lucrative qui la lie à la monarchie.
 

Pour aller plus loin

> Écouter. Voix de l'Amérique - Emission spéciale sur le Sahara occidental avec Hélène Legeay
 

Agir

Après avoir signé cette lettre, il vous suffit de la renvoyer à l'adresse indiquée
À la fin de la lettre, retrouvez le fichier de la lettre d'action, ainsi que tous les documents de l'appel du mois (affiche, appel du mois complet, pétition).
 
>> Écrivez au Président de la République François Hollande
 
Monsieur François Hollande
Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint-Honoré
75008 paris
 

Monsieur le Président,

Sur la base d’informations communiquées par l’acat, je vous exprime ma vive réprobation face à la complaisance dont fait preuve la France vis-à-vis du Maroc, malgré les graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les autorités du royaume à l’encontre de la population sahraouie. Les militants et simples manifestants sahraouis sont fréquemment passés à tabac par les forces de sécurité au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. Ceux qui sont arrêtés sont maltraités, voire torturés, et parfois  poursuivis en justice sur la base de fausses accusations.
Face à l’illégalité flagrante d’un tel comportement, la France fait preuve d’un silence complice qui n’est pas digne de notre démocratie.
L’absence de réaction significative de votre part, à la suite de la condamnation de 24 militants sahraouis à de très lourdes peines à l’issue d’un procès inéquitable, en février dernier, est emblématique de cette indulgence répréhensible.
 

Dans ces circonstances, je vous demande, Monsieur le président, de bien vouloir :

• intercéder auprès des autorités marocaines en faveur de la libération immédiate des 24 militants ;
• condamner fermement et systématiquement les graves atteintes aux droits fondamentaux des sahraouis ;
• conditionner la coopération économique bilatérale et européenne avec le Maroc au respect, par le royaume, de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
Signature
Nom
Adresse

 
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La lettre d'intervention
La pétition

 
NAAMA ASFARI, un Symbole de la résistance sahraouie
Co-président du comité pour le respect des droits de l'homme au Sahara occidental (corelso), Naama Asfari a déjà payé son militantisme par de nombreuses arrestations et condamnations basées sur des accusations fabriquées. 
En avril 2008 par exemple, il est arrêté à Marrakech et torturé pendant trois jours avant d’être condamné à deux mois de prison, officiellement pour conduite en état d’ivresse et agression d’une femme.
Le 14 août 2009, nouvelle arrestation et passage à tabac quand, lors un contrôle d’identité, il refuse d’ôter le drapeau sahraoui de son porte-clés. Il est condamné à deux mois de prison avec sursis pour outrage à agent.
Sa dernière arrestation remonte au 7 novembre 2010, la veille du démantèlement du camp de Gdeim Izik. Maltraité lors de son arrestation et à plusieurs
reprises pendant ses deux ans de détention préventive, il a été condamné à 30 ans d’emprisonnement par le tribunal militaire, le 17 février 2013, bien qu’il n’ait pas été présent lors du démantèlement.