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samedi 30 mars 2013

«Ross et la Minurso, témoins des pratiques coloniales marocaines»

«Ross et la Minurso, témoins des pratiques coloniales marocaines»

La tournée de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU dans la région, entamée par la capitale du royaume chérifien, ne saurait occulter la nature du système colonial marocain au Sahara Occidental.
Si au cours de ses entretiens avec les responsables marocains, Christopher Ross s’est enquis de l’approche marocaine en direction du Sahara Occidental, sa visite dans les territoires sahraouis occupés lui a rappelé, voire réaffirmé, la nature de la question du Sahara Occidental. En visite des villes sahraouies encore sous occupation marocaine, samedi à El-Ayoune, et hier à Dakhla, Christopher Ross et des représentants de la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara Occidental (Minurso), présente depuis le cessez-le-feu en 1991, ont été témoins de la répression des services marocains à l’encontre des manifestations pacifiques des Sahraouis. Les témoignages de la délégation de Sahraouis venus des territoires occupés, hier à Alger, ont porté sur les pratiques coloniales marocaines d’atteintes à la dignité et aux droits de l’Homme. Pour le militant sahraoui Hassen Abba, Rabat persiste «par tous les moyens à étouffer la voix sahraouie qui s’exprime pacifiquement en faveur du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du Sahara Occidental». Pour lui, «ces pratiques coloniales d’humiliation des Sahraouis, jusqu’à déshabiller de force dans la rue les femmes sahraouies manifestant pacifiquement, interpellent l’ONU qui doit assumer ses responsabilités engagées pour la tenue d’un référendum d’autodétermination». Si au cours de la conférence de presse qu’a abritée le siège du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS», la délégation sahraouie a exprimé l’espoir de voir l’ONU promouvoir «la force du droit international sur le droit de la force», il a été question aussi d’un appel lancé à Christopher Ross. Ce dernier est invité à faire valoir l’esprit et les textes de la charte onusienne dans la résolution du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc sur le Sahara Occidental, question de décolonisation. «Assez de la complaisance de l’ONU avec la politique coloniale marocaine au Sahara Occidental», a souligné Hassen Abba, résumant ainsi l’appel des Sahraouis à l’adresse de Christopher Ross.

 Au terme de sa tournée dans la région et le rapport que Christopher Ross présentera au Conseil de sécurité le 22 avril prochain, «l’application effective du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est l’ultime voie à même de mettre un terme aux souffrances des Sahraouis». 

Rabat qui n’a cessé de manœuvrer avec le soutien de ses alliés, notamment la France, dans sa colonisation depuis 1975 du Sahara Occidental persiste à miser sur le fait accompli, en vain. Les militants et les militantes rencontrés hier, et qui vont prendre part ces jours-ci, au Forum social mondial qu’abritera Tunis, comptent porter «haut et fort la portée de la lutte du peuple sahraoui pour sa dignité et son indépendance». Au moment où des capitales occidentales se précipitent dans leur soutien aux luttes pour les droits de l’Homme et à la démocratie sur la scène arabe, «un silence pesant persiste en direction des droits fondamentaux du peuple sahraoui à vivre libre et indépendant», a souligné H. Abba. Ce qui pour lui illustre amplement «la politique de deux poids deux mesures promue par l’Occident dont Paris dans son soutien de la colonisation marocaine au Sahara Occidental». Pour la délégation des militants sahraouis des territoires occupés, «nous la nouvelle génération de Sahraouis, qui vivons sous l’occupation marocaine et celle des camps des réfugiés, sommes tout autant déterminés que nos ainés pour l’indépendance de notre Sahara occidental du joug colonial marocain». Et un militant de relever que «nous sommes toujours prêts aux sacrifices pour notre droit à l’indépendance, nous avons des détenus dans les geôles marocaines et nous sommes prêts à donner des martyrs pour notre indépendance». De son côté, l’ambassadeur de la République arabe sahraoui, Brahim Ghali, la visite de Ross dans les territoires occupés lui a permis encore une fois de s’imprégner amplement de la réalité du système colonial marocain. 

A notre question sur les événements sur le plan régional, la guerre au Mali, et Rabat qui manœuvre sur fond de sa présence coloniale au Sahara occidental avançant sa proximité géographique avec le Mali, M. Ghali a été catégorique : «Le Maroc est un Etat narco-terroriste et ses services de renseignement sont à l’origine de la création du Mujao au Nord-Mali.». Le diplomate sahraoui ajoutera plus loin que Rabat manœuvre en vain, car «l’histoire, la géographie, le peuple sahraoui et sa lutte pour son indépendance sont en permanence un rappel de la nature coloniale marocaine au Sahara Occidental». Christopher Ross est appelé au cours de
Amis du peuple du Sahara Occidental, 24/3/2013   

Les policiers marocains en civils attaquent les Sahraouis
Les policiers marocains en civil attaquent les Sahraouies et Sahraouis qui manifestent pacifiquement. C'était hier samedi après midi à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Le matin, des représentants d'organisations sahraouies de défense des droits de l'homme rencontraient l'envoyé spécial de l'ONU, M. ROSS, pour parler de paix. 
v idéo de la tentative de manif https://www.youtube.com/watch?v=d7ZXFpJUtpc&feature=player_embedded

Plus d'info (en français) : http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/le-maroc-provoque-t-il-lonu.html
Voir les photos sur : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 

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#IMPORTANT Images: Les voyous et les forces d’occupation marocains s’en prennent aux citoyens Saharaouis. Le Maroc provoque t´ il l’ONU ? 

25/3/2013

 http://youtu.be/QxMXwHYcmwc


sa visite dans la région et les étapes futures à promouvoir une solution sur la base de la résolution 1514 pour le règlement de la décolonisation du Sahara Occidental.
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jeudi 24 janvier 2013

Les enfants-soldats en première ligne de la guerre au Mali







Le groupe islamiste Ansar Eddine contrôle le nord du Mali depuis plus de six mois.

Dans la guerre que livrent au nord du Mali les forces française et malienne, le sort de centaines d'enfants-soldats recrutés par les combattants islamistes inquiète les organisations de défense des droits de l'homme. Parfois placés en première ligne des combats, ils pourraient être nombreux à avoir été blessés ou tués lors des affrontements en cours. Au regard du Statut de Rome, qui a établi la Cour pénale internationale (CPI), le recrutement d'enfants de moins de 15 ans par les forces armées gouvernementales et non gouvernementales constitue un crime de guerre.

"Ansar Eddine, le Mujao et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont recruté, entraîné et utilisé plusieurs centaines d'enfants au sein de leurs forces depuis le début de l'occupation du nord du Mali" entre fin mars et début avril 2012, affirme l'organisation Human Rights Watch (HRW). Salvatore Saguès, chercheur sur l'Afrique de l'Ouest pour Amnesty International, dit avoir rencontré en septembre "des enfants de 16-17 ans, embrigadés par les milices pro-gouvernementales. Or, en cas d'opération généralisée, le recours aux milices pourrait se généraliser également".
Selon HRW, ces enfants sont en majorité originaires du Mali et du Niger. Ils sont souvent recrutés dans les petits villages et hameaux, en particulier ceux dont les habitants pratiquent depuis longtemps le wahhabisme, une forme très conservatrice de l'islam. "C'est une population assez fragile que l'on peut séduire avec quelques petits biens et que l'on peut facilement endoctriner", précise Salvatore Saguès de Amnesty International. A HRW, un témoin a raconté avoir vu lors de sa visite de six petits camps d'entraînement dans la région de Gao, en décembre, plusieurs dizaines d'enfants formés au maniement des armes à feu et suivant un entraînement physique.

CONTRÔLE ET POLICE
"On a recueilli des témoignages certifiant qu'avant même le conflit, des enfants-soldats ont été utilisés par les islamistes pour faire les petits boulots comme surveiller les routes, rester postés aux points de contrôle ou faire la police contre les gens qui fument ou boivent de l'alcool", indique M. Saguès. Ainsi, une femme qui a fait le trajet entre Bamako et Gao les 8 et 9 janvier, a décrit à HRW avoir vu des enfants travaillant aux points de contrôle dans les villes de Boré, Douentza et Gao.
"Il y avait tellement d'enfants au sein du Mujao. A Boré, ce sont les enfants qui sont entrés dans notre autobus pour nous demander nos papiers et contrôler nos bagages. Il n'y avait qu'un jeune homme de plus de 18 ans à ce point de contrôle. Et à Douentza, il devait y avoir 10 garçons de moins de 18 ans, le plus jeune devait avoir seulement 11 ans", témoigne-t-elle. "Les témoins ont également indiqué que des enfants géraient des points de contrôle dans des zones affectées par les bombardements aériens menés par la France ou près des zones de combat actif", affirme encore HRW.

DES ENFANTS AU FRONT
Certains enfants-soldats auraient ainsi été aperçus parmi les combattants islamistes qui ont attaqué la ville de Konna, le 10 janvier, indique Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau français de HRW qui cite des témoins directs. Un habitant de Konna a témoigné avoir vu "près d'une douzaine d'enfants parmi (les combattants), dont certains avaient seulement 12 ou 13 ans, tous armés de gros fusils et qui étaient à l'œuvre aux côtés des adultes".
Ces témoignages coïncident avec ceux d'habitants de Gao. Certains disent avoir vu des enfants parmi les renforts qui quittaient la ville pour Konna. Des mères à la recherche de leurs fils partis pour aller combattre à Konna ont fait part de leurs craintes à l'organisation. D'autres témoins encore ont dit avoir vu des enfants revenant à Gao après avoir été blessés lors des affrontements à Konna. "Cela prouve que les islamistes sont prêts à les utiliser dans des situations à très haut risque", commente Jean-Marie Fardeau.
Les témoignages recueillis par HRW confirment que les enfants sont exposés aux plus grands périls : "Trois des sites d'entraînement de Gao où des témoins ont vu les enfants-soldats - dans et autour du Camp Firhoun, au jardin de Njawa et dans le bâtiment de la direction nationale des douanes - ont été pris pour cible par les bombardements aériens français le 12 janvier", note l'organisation.
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Bamada.net