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lundi 13 avril 2015

DDH bafoués par la France : plein soutien de Paris à la colonisation marocaine au Sahara Occidental

Scandaleux : plein soutien de Paris à la colonisation marocaine


Les rencontres cycliques entre les responsables français et marocains, depuis notamment la visite, février dernier, du roi Mohammed VI, à Paris, lors de laquelle,rien n’augure de bon s’agissant de promouvoir la Légalité internationale, seule voie à même de garantir la paix et la sécurité, sur les plans régional et international.

La visite du Premier ministre français au Maroc, jeudi dernier, a vu ce dernier réaffirmer la traditionnelle position de ses prédécesseurs, à ce poste, sur le Sahara occidental. Position de Paris, en faveur de la proposition marocaine «d’autonomie», pour une question de décolonisation inscrite sur le registre onusien et son règlement passe par la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. 

Indiquant que la position de Paris demeure «inchangée» sur la Question du Sahara occidental, Manuel Valls n’a fait, par ailleurs, que reprendre sa déclaration tenue en juillet 2012, lors de sa visite au Maroc, durant laquelle il a déclaré «la position de la France sur ce point ne change pas». Il n’est pas surpris de voir la position politique des responsables français, en direction de la Question du Sahara occidental «inchangée» selon le terme de Valls, au regard, faut-il le souligner, du soutien politico-militaire et diplomatique, il y a de cela quatre décennies, lors de l’invasion de l’armée marocaine en 1975, du Sahara occidental. 

Entre le discours et les actes des officiels français l’Histoire retiendra les faits, lesquels même sur d’autres questions de l’actualité régionale et internationale, attestent que Paris relègue au second plan la teneur des questions des droits de l’Homme, dont le plus fondamental est le droit légitime d’un peuple à vivre dignement et indépendant sur ses terres. Valls qui poursuit la politique de ses prédécesseurs sur la question du Sahara occidental, s’est rendu au Maroc, quelques jours après la défaite de sa formation politique, le parti socialiste (PS), lors du scrutin départemental mars dernier et près d’une année de la débâcle aussi du PS lors des municipales l’année dernière, en mars, défaites attestant la sanction de l’électorat français des choix de François Hollande et de son Premier ministre Valls. 

La roue de l’économie française étant rouillée, par l’impact de la crise économico-financière et l’émergence en force de nouvelles puissances économiques des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), à travers sa relation stratégique avec Rabat, Paris espère améliorer sa position sur le marché international et trouver des débouchées à ses problèmes économiques et de croissance. Comme tout système colonial inscrivant parmi ses objectifs, notamment des intérêts économiques, et que la colonisation marocaine n’échappe pas à la règle, étant un élève des ex-puissances coloniales qu’a connu l’Histoire, dont celui de la France, la spoliation et l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, par l’occupant marocain, en profite à ses alliés, dont la France.

La légalité internationale bafouée par un droit de veto

En adoptant une position sur la Question du Sahara occidental, fondamentalement opposée à la légalité internationale, et l’esprit de la Charte des Nations unies, pour une question de décolonisation inscrite à l’ONU, Valls a brandi le veto français, non pas au Conseil de sécurité, mais à partir de Rabat. La France, a précisé Emanuel Valls, «a bien un objectif qui est de rester le partenaire de référence pour le Maroc» avant d’ajouter «dans tous les domaines de coopération, notamment politique».

La France qui ne manque pas, d’un autre côté, de tenir un discours dans lequel Paris dit soutenir les efforts déployés dans le cadre des Nations unies pour parvenir à un règlement de la Question du Sahara occidental, en dehors de la légalité internationale et selon la realpolitik que celle-ci est dictée par les intérêts de la colonisation marocaine et de ses alliés, dont la France. Paris sape à divers niveaux et par différents moyens le processus de décolonisation du Sahara occidental, pour ne citer que son lobby, lequel œuvre conjointement avec son homologue, le lobby sioniste, dans les couloirs et les coulisses de l’ONU, pour faire retarder toute prise de décision effective pour la tenue d’un référendum d’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Et à un autre niveau, le Conseil de sécurité, en l’occurrence, c’est le droit de veto qui est l’autre moyen dont use la France, dans son soutien à la colonisation marocaine du Sahara occidental, pour brimer le droit à l’expression du peuple sahraoui, lequel droit est garanti historiquement par la Légalité internationale. Après sa visite à Rabat, le Premier ministre français, Manuel Valls s’est rendu au Portugal, mais certainement pas pour s’imprégner des leçons de l’Histoire.

Le Portugal, étant l’ex-puissance coloniale, pour rappel, durant près de quatre siècles, du Timor oriental, lequel a été envahi en 1976, par l’armée indonésienne qui l’a annexé et ne fut jamais reconnu par l’ONU, même cas de figure pour le Maroc. À ce propos, l’ONU et les États à travers le monde ne reconnaissent pas, faut-il le noter, la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. En août 1999, l’institution onusienne organise le référendum au Timor oriental, au terme duquel ce pays a eu son indépendance en 2002. La réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, au courant de ce mois-ci, va encore dévoiler le rôle de Paris, dans son soutien à Rabat, notamment par le mutisme que continue d’adopter la France officielle, à l’égard des pratiques des autorités coloniales d’atteintes des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires encore sous occupation marocaine.

Lesquelles pratiques et exactions sont dénoncées par l’opinion française, à travers des manifestations, sit-in et conférences, notamment à Paris, durant lesquelles la politique coloniale répressive des Sahraouis par Rabat est décriée notamment par de vifs témoignages, notamment des victimes. Oppression et répression des Sahraouis des territoires encore sous occupation marocaine par les autorités coloniales de Rabat ainsi que la spoliation des ressources naturelles du peuple sahraoui. Lequel peuple est privé de son droit à l’expression par un référendum d’autodétermination, que Paris fait fi de cette atteinte au droit, dans ses discours sur son attachement au respect des droits de l’Homme, pis encore, en usant de son veto pour que la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (Minurso) ne soit pas dotée d’un mécanisme de supervision des droits de l’Homme, au Sahara occidental, alors que les autres missions de l’ONU, à travers le monde, en sont dotées.

Karima Bennour

samedi 30 mars 2013

«Ross et la Minurso, témoins des pratiques coloniales marocaines»

«Ross et la Minurso, témoins des pratiques coloniales marocaines»

La tournée de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU dans la région, entamée par la capitale du royaume chérifien, ne saurait occulter la nature du système colonial marocain au Sahara Occidental.
Si au cours de ses entretiens avec les responsables marocains, Christopher Ross s’est enquis de l’approche marocaine en direction du Sahara Occidental, sa visite dans les territoires sahraouis occupés lui a rappelé, voire réaffirmé, la nature de la question du Sahara Occidental. En visite des villes sahraouies encore sous occupation marocaine, samedi à El-Ayoune, et hier à Dakhla, Christopher Ross et des représentants de la Mission des Nations unies pour un référendum au Sahara Occidental (Minurso), présente depuis le cessez-le-feu en 1991, ont été témoins de la répression des services marocains à l’encontre des manifestations pacifiques des Sahraouis. Les témoignages de la délégation de Sahraouis venus des territoires occupés, hier à Alger, ont porté sur les pratiques coloniales marocaines d’atteintes à la dignité et aux droits de l’Homme. Pour le militant sahraoui Hassen Abba, Rabat persiste «par tous les moyens à étouffer la voix sahraouie qui s’exprime pacifiquement en faveur du droit à l’autodétermination et à l’indépendance du Sahara Occidental». Pour lui, «ces pratiques coloniales d’humiliation des Sahraouis, jusqu’à déshabiller de force dans la rue les femmes sahraouies manifestant pacifiquement, interpellent l’ONU qui doit assumer ses responsabilités engagées pour la tenue d’un référendum d’autodétermination». Si au cours de la conférence de presse qu’a abritée le siège du Comité national algérien de soutien au peuple sahraoui (CNASPS», la délégation sahraouie a exprimé l’espoir de voir l’ONU promouvoir «la force du droit international sur le droit de la force», il a été question aussi d’un appel lancé à Christopher Ross. Ce dernier est invité à faire valoir l’esprit et les textes de la charte onusienne dans la résolution du conflit opposant le Front Polisario et le Maroc sur le Sahara Occidental, question de décolonisation. «Assez de la complaisance de l’ONU avec la politique coloniale marocaine au Sahara Occidental», a souligné Hassen Abba, résumant ainsi l’appel des Sahraouis à l’adresse de Christopher Ross.

 Au terme de sa tournée dans la région et le rapport que Christopher Ross présentera au Conseil de sécurité le 22 avril prochain, «l’application effective du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est l’ultime voie à même de mettre un terme aux souffrances des Sahraouis». 

Rabat qui n’a cessé de manœuvrer avec le soutien de ses alliés, notamment la France, dans sa colonisation depuis 1975 du Sahara Occidental persiste à miser sur le fait accompli, en vain. Les militants et les militantes rencontrés hier, et qui vont prendre part ces jours-ci, au Forum social mondial qu’abritera Tunis, comptent porter «haut et fort la portée de la lutte du peuple sahraoui pour sa dignité et son indépendance». Au moment où des capitales occidentales se précipitent dans leur soutien aux luttes pour les droits de l’Homme et à la démocratie sur la scène arabe, «un silence pesant persiste en direction des droits fondamentaux du peuple sahraoui à vivre libre et indépendant», a souligné H. Abba. Ce qui pour lui illustre amplement «la politique de deux poids deux mesures promue par l’Occident dont Paris dans son soutien de la colonisation marocaine au Sahara Occidental». Pour la délégation des militants sahraouis des territoires occupés, «nous la nouvelle génération de Sahraouis, qui vivons sous l’occupation marocaine et celle des camps des réfugiés, sommes tout autant déterminés que nos ainés pour l’indépendance de notre Sahara occidental du joug colonial marocain». Et un militant de relever que «nous sommes toujours prêts aux sacrifices pour notre droit à l’indépendance, nous avons des détenus dans les geôles marocaines et nous sommes prêts à donner des martyrs pour notre indépendance». De son côté, l’ambassadeur de la République arabe sahraoui, Brahim Ghali, la visite de Ross dans les territoires occupés lui a permis encore une fois de s’imprégner amplement de la réalité du système colonial marocain. 

A notre question sur les événements sur le plan régional, la guerre au Mali, et Rabat qui manœuvre sur fond de sa présence coloniale au Sahara occidental avançant sa proximité géographique avec le Mali, M. Ghali a été catégorique : «Le Maroc est un Etat narco-terroriste et ses services de renseignement sont à l’origine de la création du Mujao au Nord-Mali.». Le diplomate sahraoui ajoutera plus loin que Rabat manœuvre en vain, car «l’histoire, la géographie, le peuple sahraoui et sa lutte pour son indépendance sont en permanence un rappel de la nature coloniale marocaine au Sahara Occidental». Christopher Ross est appelé au cours de
Amis du peuple du Sahara Occidental, 24/3/2013   

Les policiers marocains en civils attaquent les Sahraouis
Les policiers marocains en civil attaquent les Sahraouies et Sahraouis qui manifestent pacifiquement. C'était hier samedi après midi à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental.
Le matin, des représentants d'organisations sahraouies de défense des droits de l'homme rencontraient l'envoyé spécial de l'ONU, M. ROSS, pour parler de paix. 
v idéo de la tentative de manif https://www.youtube.com/watch?v=d7ZXFpJUtpc&feature=player_embedded

Plus d'info (en français) : http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/03/le-maroc-provoque-t-il-lonu.html
Voir les photos sur : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts 

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#IMPORTANT Images: Les voyous et les forces d’occupation marocains s’en prennent aux citoyens Saharaouis. Le Maroc provoque t´ il l’ONU ? 

25/3/2013

 http://youtu.be/QxMXwHYcmwc


sa visite dans la région et les étapes futures à promouvoir une solution sur la base de la résolution 1514 pour le règlement de la décolonisation du Sahara Occidental.
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