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samedi 18 janvier 2014

La France versatile et frivole, et le Sahara Occidental...


Par APSO, 11/1/2014 2014

La France tergiverse, pouvoir et média, sur les nuances de la liberté d'expression quand il s'agit du président et de ses amours, d'un humoriste et de ses excès... Serions-nous encore ensuqués par les excès multiples de la fin d'année pour supporter aussi peu de sérieux, tout ce bruit pour rien ? N'y a -t-il pas matière à pessimisme ?

Sur une échelle géographique aléatoire, il pourrait être plus intéressant de se pencher sur "la courbe du chômage inversée de façon imperceptible" et la hausse de la TVA, un peu plus loin sur Fukushima et ses fuites radioactives, les baleines pilotes et poulpe géant qui s'échouent, sur l'Europe et ses accords étrangement hyper-capitalistes et très discrets pour la protection des banques...

Vue d'ailleurs, notre France des droits de l'Homme est sûrement ridicule. Empâtée à ignorer son peuple, son devoir éthique d'éducation pour emplir les têtes et s'opposer à la haine, empâtée à oublier d'entendre les vigilants, penseurs et intellectuels.
Ou alors, l’ailleurs soit nous raille comme l'excellent "Demainonline" indépendant marocain en exil, soit ne se soucie pas de notre pauvre France démagogique.

En Tunisie, on s'occupe de choses sérieuses, et suite à une pression très forte de la population, de la société civile, des syndicats ouvriers, patronaux, des avocats et des associations de droits de l'Homme, le parti islamiste Ennahdha a accepté de céder le pouvoir à un gouvernement de compétence nationale pour assurer la dernière période de transition démocratique, préparer les prochaines élections et terminer la constitution et le processus électoral.

Les Congolais de la RDC en diaspora ont décidé qu'on ne s'amuserait plus tant que la situation de leur pays, champ de bataille et théâtre d'un génocide absent des médias autant que démesuré ne serait pas sur la voie de l'amélioration, et le despotisme d'État dégagé. On ne danse plus sur scène ni on ne s'amuse congolaisement en France (ni ailleurs) et le combat multiforme est devoir d'information internationale et de vigilance, quand la révolte gronde au pays et que continuent les massacres civils en masse. Cela se fait sans la France, mauvaise amie qui oublie encore de soutenir les aspirations et les efforts vers la démocratie de ce peuple en marche.

Les Sahraouis, amis des précédents, eux, se soucient de la France. Ils ont célébré en novembre dernier le troisième anniversaire de la manifestation qui en territoires occupés du Sahara Occidental avait réuni à Gdaim Izik 20 000 d’entre eux pendant un mois, avant l'attaque des forces de sécurité du colonisateur marocain. Depuis lors, fin 2010, des civils journalistes, militants de droits de l'homme, médiateurs, sont en prison à Salé 2 près de Rabat, et ont été condamnés sans preuve par un tribunal militaire à des peines allant de 20 ans à la perpétuité.  Condamnés pour leur identité.
2013 a encore été une année de continuité dans la lutte et la résistance, certes, mais aussi dans l'immobilisme international. La France n'a pas changé de ligne en passant de droite à gauche et continue à être responsable du statu quo de la situation. Chaque frémissement favorable a connu son contraire.

La Minurso a été renouvelée sans mandat de protection des populations civiles sahraouies qui affirment leur identité ou revendiquent le respect de leurs droits internationalement établis. La France est probablement victime d’une tergiversation géométrique sur la variabilité de l’intensité et de la quantité des coups donnés… puisqu’elle est responsable de cet état de fait. Les manifestations sahraouies de protestation hebdomadairement attaquées par les forces de sécurité marocaines qui cognent avec la visible jubilation de l’impunité mais ne tuent pas beaucoup ou cachent bien les corps n’y ont pas suffi. On peut avoir la même crainte pour 2014 si l’influence internationale ne pèse pas sur cette même France, malgré la permanence des protestations sahraouies en territoires occupés, et les déchaînements de violence qu’ils ont reçus toute l’année 2013. On appelle ça communément les droits de l’Homme, et les militants internationaux et ceux du Sahara Occidental s’appliquent à rapporter les horreurs commises sans que la France des droits de l’Homme ne s’en soucie.


Vidéo EM, El aaiun  occupé, activité de nuit des policiers marocains, ordre ou terreur ?

 




mardi 17 septembre 2013

RDC - Pétition :Ne restons pas silencieux face à ce massacre et à cette barbarie !


Pétition : Ne restons pas silencieux face à ce massacre et à cette barbarie !Auteur : Frédérique Hébrard, 19/9/2013


À l'attention : Ministère des Affaires Etrangères

Monsieur le Ministre,

Le Congo subit en ce moment un des génocides les plus meurtriers que l’Humanité ait connu, et tout ça, dans la plus grande indifférence générale.

En effet, depuis 13 ans, on dénombre plus de 6 millions de victimes.

L’ONU a dénoncé le viol comme arme de guerre, c'est abominable !
Le viol et les tortures infligés aux femmes ne leur suffisant plus, les criminels s'en prennent aux petites filles.

Extrait du journal "Le Monde" très explicite sur ces actes de barbarie :
"On viole en République démocratique du Congo (RDC).
Des femmes, des petites filles et depuis peu des bébés. On viole collectivement, en public, pour démolir et pour terroriser. (...) "L'enfer se trouve dans le Kivu", résume une femme, le regard fixe, hantée par des images d'horreur qu'elle n'a encore osé décrire qu'à son "sauveur", le docteur Denis Mukwege, directeur de l'hôpital de Panzi, à Bukavu."

Nous devons nous faire entendre pour que cesse tous ces massacres !

Je vous demande, en tant que représentant de la France à l'étranger, de faire entendre la voix du peuple français qui dit NON à cette violence atroce.

Monsieur le Ministre, utilisez tous les moyens nécessaires pour que cesse ces massacres.
En tant qu'humain, nous ne pouvons laisser faire cela sans réagir !

Nous sommes certains que vous serez sensible à cette cause et que vous ferez tout ce qui est en votre pouvoir pour intervenir en faveur de la protection des ces Hommes et de ces Femmes.

Recevez, Monsieur le Ministre, l'expression de nos salutations respectueuses.

jeudi 20 janvier 2011

Solidarité avec les luttes de Sidi Bouzid : la Révolution continue

Le Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid - Tunisie
  Par Ayad Ahram, Asdhom, 20/1/2011
1) LA RÉVOLUTION CONTINUE
PASSEPORT POUR TOUS
POUR ACCOMPAGNER DES MILITANTS QUI RÉCLAMENT LEURS PASSEPORTS
RASSEMBLEMENT VENDREDI 21 JANVIER 2011 A 11 HEURES
DEVANT LE CONSULAT TUNISIEN DE TUNISIE A PARIS
17 Rue Lubeck 75116 Paris
METRO IENA
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2) AUJOURD’HUI JEUDI 20 JANVIER A 18 HEURES
LA RÉVOLUTION CONTINUE
RCD (parti de BEN ALI) DÉGAGE
RASSEMBLEMENT A LA PLACE DE LA FONTAINES DES INNOCENTS
MÉTRO CHÂTELET LES HALLES


mercredi 19 janvier 2011

l'Association des Travailleurs Magrhebins en France et la conquête de la liberté en Tunisie

Entrevue avec Omar, représentant de l'ATMF 34
Par le NPA, 18/1/2011
Peux-tu présenter l'Association des Travailleurs Magrhebins en France ?
L’ATMF puise ses racines dans les mouvements de libération nationale, dans les mouvements progressistes et de résistance, du mouvement ouvrier, dans des luttes de l’immigration et pour les droits humains au Maghreb. L’ATMF est une association démocratique, progressiste, laïque et indépendante de tous pouvoirs. Notre association contribue à la défense des exclus, des migrants avec ou sans papiers. Nous luttons contre les discriminations et les inégalités qui ont pour cause l’ethnie, la nationalité, le sexe, handicap, l’âge, la religion, Elle revendique l’égalité du droit à la pratique religieuse dans la dignité.
L’ATMF comprend parmi ses membres plusieurs Tunisiens et travaille en étroite collaboration avec les organisations progressistes ici en France, notamment la Fédération des Tunisiens pour la Citoyenneté des deux Rives (FTCR). Par ailleurs, dans la section de Montpellier, nous suivons avec attention les nouvelles qui proviennent de la Tunisie à travers les médias (Al Jazeera, Facebook) et les familles de nos ami(e)s tunisiens. Nous sommes également à l’écoute des différentes organisations progressistes en Tunisie notamment le syndicat Union Général des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et le Parti Communiste Ouvrier Tunisien (PCOT) à travers les déclarations de son porte parole Hemma Hemmami qui vient d’être libéré il y a quelques jours.
Avez-vous été surpris de la rapidité avec laquelle le dictateur est tombé ?
Oui, la rapidité de la chute du dictateur Ben Ali nous a surpris mais, dans ses dernières déclarations, on voyait déjà l’angoisse dans ses yeux et ses paroles. Le peuple tunisien démontre que le pouvoir dictatorial est parfois très fragile lorsque la pression et la détermination de la rue sont fortes.
Quels sont les secteurs les plus en pointe dans la mobilisation ?
La jeunesse est le premier secteur à la pointe de la mobilisation. Il ne faut pas oublier que la flamme de cette « Intifada populaire tunisienne » a été déclenchée par Mohamed Bouazizi, jeune diplômé chômeur devenu vendeur de fruits et légumes, qui s’est immolé dans la région de Sidi Bouzid parce que des agents lui avaient confisqué sa marchandise. Ce cas n’est pas isolé ni dans la Tunisie ni dans la région maghrébine ni même dans l’ensemble des pays arabes. Plusieurs jeunes se sont déjà immolés devant le parlement marocain, d’autres l’ont fait en Algérie et un jeune l’a fait en Egypte. Dans nos pays, plusieurs jeunes issus des classes populaires mènent des études supérieures et se voient, à la fin de leur cursus, sans travail. Cette situation n’est plus tolérée et plusieurs d’entre eux essaient de s’organiser pour revendiquer le droit au travail.
Un autre secteur qui est à la pointe de la contestation est celui des travailleurs et de leur syndicat. La position prise par l’UGTT d’aller jusqu’au bout et de demander la fin du régime de Ben Ali s’explique par la pression de sa base militante qui en a marre des compromis avec le pouvoir en place. Il ne faut pas oublier que, dans le bassin minier de Gafsa, ce sont surtout des militants syndicaux de l’UGTT locale qui ont organisé la lutte et qui se sont retrouvés en prison à la suite des manifestations.
Les démocrates, les avocats, les militants des droits humains et tous les progressistes ont bien sûr suivi le mouvement et ont essayé de l’appuyer avec des manifestations organisées partout en Tunisie.
Il faut également comprendre le rôle joué par l’Armée. Cette institution a depuis des années été marginalisée par le régime de Ben Ali au profit de la Police. Cette armée est parmi l’une des plus sous-équipée et la moins fournie en nombre de militaires dans la région, alors même que le taux de policiers par citoyen est très élevé. En refusant de tirer sur la foule le général Ammar, qui a été destitué par Ben Ali, puis rétabli après la fuite du dictateur a pu légitimer le rôle de l’armée auprès du peuple. Celle-ci a également respecté la constitution et n’a pas répondu à l’appel de certaines personnes qui demandaient un coup d’Etat. L’armée a également contribué, au côté des commissions populaires de quartiers, à l’arrestation des milices fascistes proches de Ben Ali qui essayaient de créer une anarchie propice à un renversement du régime et au retour du dictateur ou son remplacement par un proche.
Quelles sont les principales revendications aujourd'hui ?
Aujourd’hui les revendications sont différentes selon que l’on soit réformiste ou radical. Plusieurs partis de l’ancienne opposition ont accepté d'entrer au gouvernement aux côtés de l’ancien parti au pouvoir RCD. Leurs dirigeants veulent attendre les élections pour prendre la tête de la Tunisie. On pourrait se demander s’ils veulent vraiment rompre avec tous les anciens proches du régime et du RCD.
La gauche radicale en Tunisie, que l’on pourrait représenter aujourd’hui autour du Parti Communiste Ouvrier Tunisien (PCOT), l’aile radicale de l’Union Général des Travailleurs Tunisiens (UGTT) et d’autres mouvements comme le RAID-ATTAC / CADTM TUNISIE, demandent un gouvernement provisoire sans RCD (ancien parti de Ben Ali à la tête de l’actuel gouvernement et qui y est encore très représenté), des élections libres et démocratiques, une assemblée constituante élue qui posera les bases de la constitution d’une vraie république démocratique. Ainsi que le jugement des responsables de l’ancien régime pour leurs meurtres, pillages et corruption.
Quel est l’état de l’opposition, peut-elle représenter une alternative au régime ?
En plus des partis d’opposition dont j’ai parlé avant, il faut citer le mouvement Annahda (islamistes modérés) qui veulent participer au gouvernement aux côtés du RCD mais qui n’ont pas été acceptés au sein du gouvernement actuel.
Toutes les forces de l’opposition : libéraux, gauche réformiste, gauche radicale, islamistes modérés, ont souffert de la répression du régime et recommencent à s’organiser en Tunisie.
Dire aujourd’hui que l’opposition est une alternative au régime de Ben Ali n’est pas possible puisque cette opposition ne constitue pas de bloc homogène.
L’espoir réside dans les forces de la gauche radicale, des progressistes, des démocrates et dans toutes les consciences citoyennes du peuple tunisien qui revendiquent une vraie constitution démocratique et un réel changement pour une alternative démocratique et sociale.
Quelles sont les menaces qui perdurent après le départ du dictateur ? (milices, réseaux mafieux…)
Aujourd’hui la menace des milices fascistes proches de Ben Ali est en train d’être éradiquée avec l’aide de l’armée et des conseils populaires organisés dans les quartiers. Le principal danger consiste en ce que l’ancienne garde reprenne le pouvoir et que des réformettes en trompe l’œil soient adoptées.
Que pensez-vous de l’attitude du gouvernement français ?
Nous dénonçons la position du gouvernement français qui a soutenu le régime de Ben Ali depuis des années. Ce gouvernement applique la loi des deux poids, deux mesures puisqu’il soutient des révoltes « vertes » en Iran et au Tibet et se tait devant les arrestations de militants de droits humains, de journalistes, de syndicalistes et de citoyens tunisiens. Nous ne demandons pas à ce que la France fasse de l’ingérence dans les affaires publiques tunisiennes mais qu’elle ne soutienne pas les régimes qui violent les droits humains comme en Tunisie depuis des années. Les peuples opprimés, en Tunisie, et partout ailleurs en ont marre que les gouvernements français, européens et américains utilisent le spectre du danger islamiste (ou communiste comme au Venezuela et en Uruguay) pour soutenir des régimes non démocratiques en Tunisie, en Egypte, en Jordanie, au Maroc et j’en passe. Ce sont les peuples et leurs forces progressistes qui peuvent réaliser les changements démocratiques et non pas les interventions étrangères. L’exemple iraquien doit être médité.
Comment pouvons-nous soutenir, ici en France, le peuple tunisien ?
Le combat n’est pas fini avec la chute de Ben Ali. Plusieurs organisations militantes revendiquent un gouvernement provisoire sans RCD. Des manifestations ont lieu en Tunisie avec comme mot d’ordre : « RCD dégage ». Ils demandent également le jugement des responsables de violations des droits humains. Il faut continuer à mettre la pression sur le gouvernement français pour qu’il arrête de soutenir les élites corrompues du RCD. Qu’il continue à geler les avoirs des proches et de la famille de Ben Ali. Et qu’il ne les accueille pas en territoire français.

mardi 18 janvier 2011

Tunisie-URGENT : La commission administrative de l’UGTT vient de décider le retrait de ses 3 représentants du Gouvernement.


Le Collectif de Solidarité avec les Luttes des Habitants de Sidi Bouzid - Tunisie
La commission administrative de l’UGTT vient de décider le retrait de ses 3 représentants du Gouvernement.
Elle demande que ce gouvernement soit apuré des symboles de la dictature de Ben Ali, notamment des ministères de souveraineté (la Défense, l’Intérieur et les Affaires étrangères), ainsi que de certains membres de ce gouvernement, connus pour avoir été associés à tous les crimes (torture, assassinat…) de Ben Ali depuis 23 ans.
Plus que jamais, restons mobilisés aux côtés de la rue, qui refuse ce gouvernement, elle exige le départ des représentants du RCD et la dissolution du parti de Ben Ali.
Rassemblement d’urgence
Mardi 18 janvier 2011 à 18h.00
Metro Couronnes (ligne2)
Paris 75011
Tunisie, Algérie …
La révolution du Jasmin, en Tunisie, sanctionne un pouvoir autocratique et corrompu. Les 23 ans du régime Ben Ali sont marqués à la fois par un système policier particulièrement répressif qui a emprisonné, tué, ou condamné à l’exil des centaines de démocrates et de progressistes. Mais c’est aussi un pouvoir qui a mis en coupe réglée l’essentiel de l’économie du pays pour le seul profit des 7 familles, pillant les richesses du pays, acculant une bonne partie de la population à la pauvreté.
Si la révolution du peuple Tunisien a braqué les projecteurs sur la Tunisie ces derniers temps, cette situation n’est pas le propre de la Tunisie, en témoignent notamment les manifestation en Algérie, connaissent peu ou prou des situations identiques : régimes oligarchiques qui confisquent le pouvoir politique et le pouvoir économique, répression des luttes pour les droits civiques, accroissement spectaculaire des inégalités, et soutien inconditionnel des pays occidentaux sous prétexte de lutte contre l’intégrisme.
Réunion-débat
Mercredi 19 janvier 20h30
Forum de la Librairie de la Renaissance
1, allée Marc St Saëns (métro Basso-Cambo)
Quel avenir pour le Maghreb ?


En présence de
Mouhieddine Cherbib
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme
Intervenant algérien (à confirmer)