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jeudi 5 septembre 2013

Rabat sous la pression de l'Europe : VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME ET PAIX AU SAHARA OCCIDENTAL.

Par

Le peuple sahraoui ne cesse d'endurer les violences infligées par le Royaume marocain
Démantèlement du camp de Gdeim Izik en 2010 
Le peuple sahraoui ne cesse d'endurer les violences infligées par le Royaume marocain
Liliane Maury-Pasquier, rapporteur du Conseil de l'Europe, sera en Algérie du 6 au 9 octobre pour un complément d'information concernant un rapport portant sur la question sahraouie.
L'avis et la position de l'Algérie dans le dossier du Sahara occidental ne peuvent être occultés. C'est ce qu'a jugé le Conseil de l'Europe.
«L'Algérie fait partie de la solution du problème (sahraoui) et de ce point de vue là, il est important de rencontrer d'abord les autorités algériennes, puis les Sahraouis dans les camps des réfugiés, et de constater de visu le maximum de choses pour sceller mon rapport», a indiqué, le 5 septembre à Paris, Liliane Maury-Pasquier rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (Apce) qui doit se rendre en Algérie dès la première semaine du mois d'octobre pour un complément d'information concernant un rapport portant sur la question sahraouie.
L'Europe veut contribuer à sa résolution et «met les pieds dans le plat». Les informations glanées en Algérie et dans les camps de réfugiés sahraouis permettront à l'eurodéputée suisse de dégager des propositions qui auront pour objectif de sortir le conflit opposant le Maroc au Front Polisario du statu quo.
«Il faut rester modeste et composer avec les possibilités qui sont les miennes, celles d'une parlementaire de base chargée d'un rapport que j'essayerai de faire le plus honnêtement possible» a-t-elle déclaré. L'étape algérienne intervient après celle qu'elle avait effectuée du 21 au 24 mai au Maroc (Rabat) puis dans les territoires occupés du Sahara occidental (El Ayoune). A l'issue de rencontres avec les autorités marocaines, des parlementaires, des représentants de la communauté internationale et de la société civile sahraouie, ainsi qu'avec des défenseurs des droits de l'homme, la députée européenne avait souligné la nécessité et l'urgence de mobiliser toutes les parties prenantes ainsi que la communauté internationale afin de «rechercher une solution juste, durable et mutuellement acceptable dans le cadre des Nations unies au conflit du Sahara occidental», rapporte une dépêche de l'APS datée du 6 septembre.
Une déclaration que l'Algérie a fait sienne et qu'elle a rappelée à chaque fois que le pouvoir marocain a tenté de faire diversion. Et ce sont exactement les termes de la résolution 2099 adoptée le 25 avril 2013 par le Conseil de sécurité de l'ONU dans laquelle il réaffirme le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination sans avoir toutefois élargi les prérogatives de la Minurso (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) à la surveillance des droits de l'homme. Elle a appelé à une «solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental» tout en insistant, au contraire, de celles qui l'ont précédée, sur «l'importance de l'amélioration de la situation des droits de l'homme» dans les territoires du Sahara occidental occupés par le Maroc.
Une question sur laquelle le Makhzen a été épinglé et interpellé à maintes reprises par des organisations internationales et non des moindres.
Amnesty International avait exhorté le roi d'Espagne, Juan Carlos, à «poser des questions» au souverain marocain sur les «abus commis dans les territoires occupés du Sahara occidental» tout en dénonçant «l'usage excessif de la force contre les Sahraouis, la torture et les restrictions sur les libertés d'expression, de réunion et d'association» à l'occasion de la visite officielle qu'il avait effectuée au Maroc les 16 et 17 juillet 2013.
Des rapports accablants avaient été établis auparavant par HRW (Human Rights Watch), le Centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de l'homme (RFK Center) dont une délégation avait séjourné au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis du 25 au 31 août 2012, le Haut Commissariat des droits de l'homme et par le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture qui s'était rendu au Maroc et au Sahara occidental entre les 15 et 22 septembre 2012.
S'ils ont réussi à briser le mur du silence et à libérer les voix étouffées des militants sahraouis, ils ne sont pas encore parvenus à faire cesser les violences qu'endure le peuple du Sahara occidental... L'Europe semble décidée à faire plier Rabat sur ce sujet.

 http://www.lexpressiondz.com/actualite/180636-rabat-sous-la-pression-de-l-europe.html
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Conflit au Sahara occidental: la Rapporteure du Conseil de l’Europe début octobre en Algérie

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La Rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), Liliane Maury-Pasquier, se rendra début octobre en Algérie pour une visite d’information devant lui permettre de "compléter" un rapport sur la contribution parlementaire européenne à la résolution du conflit du Sahara occidental, a-t-on appris jeudi lors d’une rencontre sur le sujet à Paris.

"L’Algérie fait partie de la solution du problème (sahraoui) et, de ce point de vue-là, il est important de rencontrer d’abord les autorités algériennes, puis les Sahraouis dans les camps des réfugiés, et de constater de visu le maximum de choses pour sceller mon rapport", a-t-elle indiqué à l’APS, au terme d’une audition de parlementaires et politiques marocains, sahraouis et algériens par la Commission des questions politiques et de la démocratie de l’APCE.
Pour l’Eurodéputée suisse, le recueil d’un "maximum d’informations" lors de cette visite, attendue du 6 au 9 octobre, permettra d’apporter à son rapport "l’ensemble des éléments" qui pourraient l’aider à proposer des solutions au conflit.
"Je vais, à travers cette visite, me faire une opinion, mais le bref temps imparti à la mission ne permettrait pas de faire réellement le tour de la question", a-t-elle souligné.
"Il faut rester modeste et composer avec les possibilités qui sont les miennes, celles d’une parlementaire de base chargée d’un rapport que j’essayerai de faire le plus honnêtement possible", a-t-elle ajouté.
La visite de Mme Pasquier en Algérie intervient après celle qu’elle avait effectuée du 21 au 24 mai dernier à Rabat et El Ayoune occupée. Lors de son séjour, elle s’était entretenue avec les autorités marocaines, des parlementaires, des représentants de la communauté internationale et de la société civile sahraouie, ainsi qu’avec des défenseurs des droits de l’homme.
Au terme de cette première étape de sa mission, la députée européenne avait souligné la nécessité et l’urgence de mobiliser toutes les parties prenantes ainsi que la communauté internationale afin de "rechercher une solution juste, durable et mutuellement acceptable, dans le cadre des Nations unies, au conflit du Sahara occidental".
Pas moins de quatre rounds de négociations officiels et neuf autres informels ont eu lieu entre le Maroc et la Front Polisario, sous les auspices de l’Onu et en présence de pays observateurs, sans que les deux parties ne parviennent à une solution d’un conflit qui dure depuis plus de 35 ans.
Le Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, est la dernière colonie en Afrique. Il est inscrit depuis 1965 sur la liste des 16 territoires non autonomes tenue par le Comité de décolonisation et, donc, éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’ONU portant Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.

lundi 27 février 2012

Non assistance aux personnes en danger

Par Moha Oukziz, coordinateur du comité de soutien des étudiants grévistes de Fès/Taza,25/2/2012

Le "Partenaire pour la Démocratie", c'est le joli titre octroyé au Royaume du Maroc par l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE),le mardi 21 juin 2011.
L'ex-président de la Chambre des conseillers (Chambre haute) du Maroc a souligné que cette décision conforte le régime du Maroc et que c'est un "signe encourageant et de confiance" ajoutait Abdelouahed Radi ex-président de la Chambre des représentants (Chambre basse) ( voir le monde 21/ 06 /2011).
Confort, encouragement et confiance, voilà tout est dit au moment où le royaume s'apprêtait à sa nouvelle manœuvre, référendum et nouvelle constitution. Le royaume du Maroc était conforté, encouragé et avait la confiance de ses maitres pour continuer son chemin de "partenaire pour la démocratie"! Ce n'est pas une blague. Autrement dit, le royaume avait obtenu auprès des instances européennes, la garantie de ne pas s'inquiéter de son sort, ni de sa tranquillité. Le régime avait obtenu le feu vert et les mains libres pour réprimer le mouvement social et politique qui traverse le pays. 

Rappel : Le mouvement de changement au Maroc dorénavant baptisé « mouvement 20 février » a fêté en manifestations son premier anniversaire et a "à son actif" des dizaines de martyrs et des centaines d'arrestations.
Abdelouhad Radi a rassuré l'élite européenne à Strasbourg sur le respect des droits de l'homme au Maroc et a déclaré que "la nouvelle constitution proclame solennellement le droit à la vie" (voir le monde 21/06/2011) (sic).
Je m'adresse solennellement au socialiste, grand défenseur du Royaume du Maroc, Abdelhouahed Radi et son successeur, est ce que les étudiants en grève de la faim dans les prisons du Royaume à Fès, Taza et maintenant à Errachidia et à Agadir, en danger de mort sortent du cadre de vos déclarations solennelles devant le monde entier? Est ce que l'Etat marocain ne commet pas par ce fait, le crime de non assistance aux personnes en danger de mort? Et surtout ces personnes sont des détenus politiques directement sous la responsabilité administrative, judiciaire et morale de l'Etat du Maroc. Votre délégation d’état est venue chercher auprès des maîtres européens un brevet de bonne conduite en matière de droits de l’homme. Ainsi avec le silence complice des maîtres européens , vous organisez la répression pour réduire la résistance des opprimés… L'Histoire n'est pas un fleuve tranquille, messieurs les ex et actuels présidents, vous ne pouvez pas empêcher le soleil d'entrer par les fenêtres.
Il semble que l'APCE dispose des moyens pour apporter soutien et assistance au Royaume.
Il semble aussi que le silence médiatique officiel en Europe à l'égard de la situation des droits de l'homme au Maroc est en rapport étroit avec toutes les démarches des grands bénéficiaires du mythe exceptionnel de l'exception marocaine :
Ezedine Erroussi est entrain de mourir dans les mains de l'administration pénitentiaire à Taza( plus de deux mois de grève de la faim). Mohamed Ghloud, Mohamed Zghdidi, Mohemd Fetal et Ibrahime Saïdi sont très affaiblis après plus d'un mois grève de la faim dans la prison de Fès. D'autres prisonniers politiques dans les prisons d'Errachidia et Agadir ont entamé des grèves de la faim depuis quelques jours. D'autres prisonniers s'entassent dans les cellules des centres d'incarcération à travers tout le pays du Maroc. La plupart sont des jeunes contestataires de la situation politique, économique et sociale au Maroc. Les aveux sont arrachés par la torture, des coups, la violence etc. Voir le témoignage de Zakaria Moumni en conférence de presse à Paris.
Depuis un an, les manifestations traversent tout le pays, depuis un an pour ne pas dire plus, les arrestations s'abattent sur tous ceux et celles qui font grève et manifestent.
Le Royaume du Maroc peut continuer à signer et ratifier des projets et chartes de droits de l'homme, tant que le silence des progressistes et de toutes les forces vives européennes continuent et tant que la solidarité avec le peuple marocain ne se manifeste pas réellement et fortement.
D'ailleurs , l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a adopté une résolution qui " engage le Maroc à promouvoir la participation équilibrée des femmes et des hommes à la vie publique et politique, la liberté de religion, la démocratie locale et régionale"*. la résolution demande aussi "à Rabat de supprimer la peine de mort du code pénal, de lutter contre la corruption et de garantir l'indépendance et l'impartialité des juges"*.
On dirait que la sociale-démocratie est au pouvoir au Maroc.
C'est ainsi que les Européens signataires de la dite résolution peuvent s'acheter la conscience du travail accompli et donc peuvent signer des contrats de toutes sortes avec le Royaume des droits de l'Homme où Ezedine Eroussi, Mohamed Ghloud, Mohamed Zghdidi, Mohamed Fetal, Ibrahim Saîdi peuvent mourir dans les prisons et venir allonger la liste des martyrs déjà très longue du changement social et politique. Les maîtres européens du Royaume pensent que, au pire des cas, après quelques dépêches dans les médias et une vague médiatique, les choses pourraient s'arranger et même davantage.
Pour finir je joins à mon article les correspondances des députés français aux autorités marocaines à Paris, au gouvernement français et au parlement européen, ainsi que le communiqué du comité de soutien etc.
* les phrases entre guillemets sont du journal le monde 21/06/2011