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lundi 1 août 2011

Moments forts de la manifestation d'hier et l'allocution du Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France devant l'ambassade du Maroc

Par Ayad Ahram, 1/8/2011
http://www.youtube.com/watch?v=OvWOHPuoz90

Reportage photos sur la marche du Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France organisée le 31 juillet entre Trocadéro et l'ambassade du Maroc réalisé par Saïd  Laarayi

https://picasaweb.google.com/114600362942396530293eMouvementMarocainDu20FevrierParisIleDeFrance?authkey=Gv1sRgCJOLqa7xpamYRQ#

Video : pour ne pas oublier les années de plomb

Grand Angle: Droits de l’homme et réparation communautaire

 http://www.2m.ma/Programmes/Magazines/Societe/Grand-Angle/Grand-angle-Jeudi-28-juillet
Beau document. 
Moment fort : le centre de torture Derb Moulay Cherif transformé en centre de réhabilitation des victimes de la torture.
Mais il manque la suite, celle que vivent les Marocains aujourd'hui... Après la publication des résolutions de l'IER ces pages noires seraient-elles tournées? Incarcérations abusives, torture, centres de détention secrète, humiliation, bidonvilles, grande pauvreté,  répression violente, dignité bafouée, corruption à tous les niveaux de l'Etat, etc...n'appartiennent pas qu'au passé, malheureusement !(ndlr)

Grève des 115 * de France le 2 Août 2011

Par la LDH, 1/8/2011

-  Parce que les baisses drastiques de budget annoncées condamnent les associations à remettre à la rue des centaines de personnes,
-  Parce que nous, professionnels de terrain, nous connaissons les conséquences de ces remises à la rue pour les personnes que nous accompagnons chaque jour,
- Parce que nous ne voulons pas être les complices impuissants d’une situation de non-droit

Les professionnels du 115 seront en grève dans de nombreuses villes de France,
le mardi 2 Août.
A Paris,
Rassemblement 12h30 square Boucicaut

Il s’agit d’une mobilisation dont le caractère inédit souligne l’ampleur de la crise que connaît actuellement l’urgence sociale.
«Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un

dispositif d'hébergement d'urgence ». Art L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles.
« Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.» Art.L 345-2-3.
L’Etat ne doit pas se cacher derrière la politique du « logement d’abord », encore en chantier et sans effet pour le moment, pour remettre à la rue, en dépit de la loi, des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants.
L’argument d’un accès au logement pour tous est un leurre : ces logements n’existent pas et l’accompagnement médico-social prévu n’est pas mis en place.
Ce sont les trottoirs, les parcs et les terrains vagues qui accueillent aujourd’hui les personnes n’accédant pas ou plus à l’hébergement.
Nous les voyons chaque jour s’épuiser physiquement et psychologiquement, perdre l’espoir d’un ailleurs que la rue, condamnés à la survie.
Cette grève est donc, après les différentes mobilisations locales ainsi que la démission de Xavier Emmanuelli, un nouveau cri d’alarme, celui exprimant la colère des professionnels de terrain de toute la France.
Nous demandons à ce que la loi soit respectée. Pour se faire, que l’Etat doit revenir sur la restriction de budget annoncée et montrer un réel engagement en faveur des plus démunis. Il en va de destin humains, de notre éthique professionnelle et du maintien du pacte social.

* 115 : numéro d'appel de l'urgence sociale

Mohammedia, Mouvement du 20 février : Succès de la marche du 31 juillet

Par Ali Fkir, 31/7/2011

Mohammedia: après le succès de la marche des bidonvillois-es du 30 juillet, la marche organisée le 31 juillet par le MVT20FEVRIER a connu à son tour un éclatant succès. Les bidonvillois-es ont contribué beaucoup à ce succès.
Pour la 1ère fois les manifestant-es ont scandé: 
LE POUVOIR AU PEUPLE ! VIVE LE PEUPLE !
LE POUVOIR AU PEUPLE ! VIVE LE PEUPLE !

VIVE le MVT20FEVRIER

Voir photos prises le 31 juillet
http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/01/110801123139656447.jpg

http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/01/110801123427973176.jpg

http://nsa27.casimages.com/img/2011/08/01/110801123949466304.jpg

http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/01/110801124230845928.jpg

 http://nsa28.casimages.com/img/2011/08/01/110801124543857658.jpg

dimanche 31 juillet 2011

Maroc : Couverture des manifestations du 31 juillet -heure par heure

Mamfakinch, 31/7/2011

LIVEBLOG] تغطية مظاهرات 31 يوليوز - Couverture des manifestations du 31 juillet - #Feb20 #Maroc

و يستمر الإحتجاج الشعبي... نادت حركة 20 فبراير باحتجاجات شعبية في كل أنحاء المملكة اليوم 31 يوليوز 2011. وهو يوم رمزي يأتي بعيد عيد العرش وعشية رمضان وفي سياق خاص تعرضت فيه الحركة لحملة تشويه كادبة. مامفاكنش كعادتها تقوم بتغطية المظاهرات طوال اليوم.

يمكن مطالعة خريطة المسيرات على بوابة الموقع الرئيسية : الرابط.

La contestation populaire se poursuit. Le mouvement du 20 février a appelé à des manifestations aujourd'hui, dimanche 31 juillet, travers tout le royaume. Une journée symbolique qui survient au lendemain de la fête du trône, à la veille du Ramadan et dans un contexte ou le mouvement fait face à une campagne de diffamation, notament religieuse, à son encontre. Mamfakinch assure la couverture en direct des manifestations et marches que les militants organiseront à travers le pays.

Vous pouvez consulter notre cartographie des manifestations sur notre portail principal, Mamfakinch.com.

منعت السلطات الإقليمية بتاوريرت العرض الذي كان سيؤطره محمد الساسي، نائب الأمين العام للحزب الإشتراكي الموحد، الأحد 31/07/2011 بدار الشباب ابتداء من الساعة العاشرة صباحا. هذا وقد حضر الأستاذ الساسي رفقة الرفيق محمد بولامي، عضو المكتب السياسي لنفس الحزب، إلى عين المكان حيث وجدوا دار اشباب مغلقة بأمر شفوي و نظمت وقفة رمزية
by democrate.marocain.2011 4:25 PM

Manifestation du Mouvement 20 février à Paris en ce moment à la place Trocadéro,
une marche se dirigera dans quelques instants vers l'ambassade marocaine.
حركة 20 فبراير بباريس تحتج بقلب العاصمة الفرنسية لدعم الإحتجاجات بالمغرب. المسيرة ستتجه صوب السفارة المغربية بعد قليل.
by democrate.marocain.2011 3:42 PM
 Manifestation à Taza, dans le nord-est du pays - 30 juillet - تازة 30 يوليوز
by Mamsawtinch 2:44 PM
http://youtu.be/UMM-tj4eCdwManifestation à Taza, dans le nord-est du pays - 30 juillet - تازة 30 يوليوز
by Mamsawtinch 2:41 PM

Manifestation dans le bidon-ville Braadaa à Mohamedia le 30 juillet. Les forces de police empêchent les manifestants de s'approcher de la préfecture. On peut entendre les manifestants scander des slogans du genre "Pacifique! Pacifique!" : منع كاريان البرادعة و المسيرة من الوصول الى العمالة في عيد العرش
by Mamsawtinch 2:35 PM
الجمعة 29 يوليوز 2011..مسيرة حركة 20 فبراير بالقليعة ضواحي أكادير --

Manifestation le 29 juillet dans la région d'Agadir
by Mamsawtinch 2:25 PM
عرفت بعض المدن مظاهرات خلال الأيام القليلة السابقة. في ما يلي بعض هذه التظاهرات :
by Mamsawtinch 2:21 PM
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 Voir la suite des marches du 31/7 sur mamfakinch.com
Mamfakinch 24 : Actualité à l'heure sur Posterous - آخر الأخبار على موقعنا المتجدد على مدار الساعة - Par ici

Mohammed VI droit dans ses bottes

Par Larbi30/7/ 2011


Le discours du roi Mohammed VI n’inspire aucun commentaire particulier tant qu’il n’a apporté rien de nouveau ni aucune annonce qui mérité d’être citée. Il est pourtant porteur d’un message clair : le pouvoir s’entête dans son immobilisme et son refus des réformes.

Droit dans ses bottes, Mohammed VI a consacré l’essentiel de son discours à la mise en œuvre de sa constitution. Le fait marquant est que le pouvoir ne s’est pas éloigné du plan annoncé le 9 mars dernier : aucune concession, aucun réajustement dans son calendrier, ce qui a été décidé et imposé il y a 6 mois est en train d’être mis en œuvre, comme prévu, faisant fi de l’évolution de la réalité politique sur le terrain et la continuité de la contestation. Le pouvoir se comporte comme s’il était sourd et aveugle, le plébiscite du 1er juillet le confortant dans son entêtement. La contestation de la rue , celle du mouvement 20 février et des luttes sociales ? Il ne connait pas, il préfère plutôt tourner le regard vers une classe politique asservie et courtisane qui le conforte dans son analyse.

Le pouvoir tient donc à son calendrier initial et son simulacre de réforme imposée. La politique du fait accompli, c’est sa marque de fabrique.

Autre constante dans le discours d’aujourd’hui (qui aurait bien pu être prononcé un 19 février) : Mohammed VI , ou les rédacteurs de son discours, continue à ne concevoir les Marocains comme étant une machine à applaudir mobilisée derrière son roi. Pour la nième fois Mohammed VI renvoie les opposants à sa politique à des adeptes, je cite le discours royal, des « tentations démobilisatrices, démoralisantes et nihilistes, et les pratiques mystificatrices éculées ». Comme si le souverain ne pourrait pas un instant concevoir qu’une partie de la population est opposée à sa réforme pour des raisons objectives et politiques. Ce qui a l’avantage de balayer la contestation d’un revers de main et de faire l’économie des réponses qu’il aurait dû apporter aux revendications légitimes des contestataires.
Le dernier constat n’a a rien à voir avec le contenu du discours mais aux diverses cérémonies et actes protocolaires qui accompagnent cette fête du trône. Alors qu’ils attendaient la diffusion du discours, beaucoup ont été obligés de voir sur les chaines de télévision , le début des festivités de la célébration royale : une scène protocolaire d’un autre temps, où les dignitaires du royaume, civils et militaires, se prosternaient devant le roi dans un culte de personnalité qui décidément aura du mal à disparaitre. Même les constitutionnalistes accommodants se sont pliés à l’exercice contre une médaille royale. Un commentateur disait sur twitter qu’il espère que les citoyens du monde ne sont pas en train de regarder les télévisions marocaines et ces scènes humiliantes pour les hommes et dégradantes pour l’image du pays. Bien entendu tout cela n’a rien de nouveau, d’ailleurs le pouvoir fonde son aura sur la répétition de ces pratiques, mais celles et ceux qui espéraient un changement post #feb20 doivent maintenant se rendre à l’évidence : même sur le terrain de la symbolique le pouvoir refuse la moindre concession.

Un roi droit dans ses bottes, un discours d’entêtement politique, et des cérémonies de sacralisation dégradante pour les hommes : décidément la fête du trône 2011 n’a rien à envier à celles de l’avant 20 février. Si changement il y a, il nous a échappé !

Il n’y a pas plus sévère plaidoyer contre la réforme Mohammed VI et sa constitution que de suivre les célébrations du douzième anniversaire de son accession au trône. Comme qui dirait une rediffusion des années précédentes. Et à force , on s’en est lassé.

Nota Bena : dimanche le mouvement 20 février sort dans plus de 40 villes et localités du royaume pour manifester. Parce que c’est un combat juste et parce qu’il n’y a pas de raison à ce que l’entêtement soit une prérogative royale.


  http://www.larbi.org/post/2011/07/Mohammed-VI-droit-dans-ses-bottes?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+larbi+%28Comme+une+bouteille+jet%C3%A9e+%C3%A0+la+mer!%29


Référendum : "...la risée des chancelleries..."

Si et si et si !
Par  Khalid Jamai, 29/7/2011

Khalid Jamaï
Il est des décisions politiques devant lesquelles on reste dubitatif, plus encore, pantois. Il en est ainsi de l’engagement public du roi Mohamed VI de voter en faveur du projet de la constitution.
En prenant un tel engagement, il s’est départi de son rôle d’arbitre « au-dessus de la mêlée », et a agi en chef de parti. Et surtout a transformé un référendum sur une simple réforme constitutionnelle en référendum sur sa personne et sur la monarchie. De même qu’il a empiété sur la liberté de choix des électeurs et électrices en les acculant à à voter soit pour lui, soit contre lui, d’autant plus que le makhzen s’était saisi de ce oui royal pour stigmatiser ceux et celles qui voulaient, soit se prononcer contre le projet constitutionnel, soit boycotter le référendum. Ces « récalcitrants » furent cloués au pilori, vilipendés, taxés de traîtres au service de l’étranger, de cinquième colonne du Polisario, de mécréants « bouffeurs » de ramadan voués à la géhenne , de déviants sexuels et enfin, suprême anathème, de « msakhet al malik » (les maudis par le roi). Le but recherché de ce lynchage, ramassis de dénigrements, de mensonges, de diffamations, de calomnies et d’insultes, est de livrer ces « sujets régimbant » à la vindicte populaire.
En assimilant le vote sur la constitution à un vote sur le roi, les « grands stratèges » de cette assimilation se sont mis la corde au cou et se sont condamnés à faire en sorte que le projet constitutionnel soit adopté à plus de 90%. A défaut, c’est le régime monarchique qui, disent-ils, sera remis en question.
Rappelons dans ce sens la « mésaventure » de l’hebdomadaire « Telquel » qui avait initié, en collaboration avec le journal «Le Monde », un sondage sur les réalisations des dix années de règne de Mohamed VI. Les deux publications furent censurées pour avoir eu l’outrecuidance de demander aux marocains ce qu’ils pensaient de l’œuvre réalisée par leur monarque lors de cette période.
Explication de M.Khalid Naciri, ministre de la Communication: « Le fait même d'effectuer un sondage dans lequel le pivot central est de demander aux citoyens ce qu'ils pensent de l'œuvre de leur roi est déjà en soit une atteinte au principe et au fondement du système monarchique ».
Signalons, au passage, que… 91% des sondés avaient jugé ce bilan positif ou très positif !!!!
Il semble donc que ce chiffre de 91% constitue un désaveu de la monarchie !!!
Mais en soutenant que voter en faveur de la constitution c’est voter pour le roi n’a-t-on pas fait, justement, du souverain « le pivot central » de cette consultation ?
N’a-t-on pas, aussi, porté « atteinte au principe et au fondement du système monarchique » ?
N’a-t-on pas transformé une consultation référendaire en plébiscite sur le roi et la monarchie ?
Ce faisant, on se condamnait à faire en sorte que la constitution soit avalisée par la quasi-totalité des électeurs.

D’où ce « score » de 98, 50 %, car une moindre « adhésion » aurait porté atteinte à l’aura monarchique selon la logique makhzanéenne.
Or, cette « performance » ne pouvait devenir que la risée des chancelleries de par le monde et assimiler la monarchie marocaine à une monarchie bananière.
Maintenant que serait –il advenu si le roi Mohamed VI ne s’était pas engagé publiquement en faveur du projet constitutionnel,
- s’il avait laissé les « non » et ceux qui ont boycotté s’exprimer librement à l’instar des « oui »,
- s’il avait interdit que l’on fasse appel, rubis sur ongle, à des « Chmakrias », aux « bou chakor », et autres repris de justice et dévoyés qui se présentaient, hélas, comme les remparts de la monarchie,
- s’il avait refusé que le makhzen ne recoure à des méthodes et subterfuges, jadis affectionnés par Basri, passé maître dans l’art de trafiquer toute consultation populaire,
- si on avait tiré la leçon de l’abstention très élevée des électeurs lors des élections législatives de 2007, et ce malgré l’appel pressant du souverain en faveur d’une participation massive.
Tout simplement, le projet de la constitution aurait été avalisé.
Et au cas où il ne l’aurait pas été, le roi aurait pu demander à la Commission Consultative pour la Révision de la Constitution de revoir sa copie……
Au temps d’Hassan II, Noubir Amaoui déclara que le Maroc avait besoin d’une monarchie où le roi règne mais ne gouverne pas.
Courtisans et autre affidés du pouvoir demandèrent au souverain défunt de traduire en justice « l’impertinent » leader syndical. Hassan II opposa un refus catégorique à cette suggestion en affirmant que s’il faisait juger le secrétaire général de la CDT, il allait introduire la monarchie dans le prétoire et la mettrait dans le box des accusés !
Moralité: qui met sa tête dans du son se fait picorer!

Maroc : Marche du samedi 30 juillet des bidonvillois

Par Ali Fkir, 30/7/2011

Mohammedia le samedi 30 juillet: au départ deux marches. L'une partie du bidonville d'Al Massira, l'autre du bidonville Bradaâ. Elles se sont retrouvées Avenue de la résistance. La marche unitaire a été empêchée par une armada impressionnante (Avenue Hassan II).
Slogans scandés sont relatifs au droit à un logement décent, à la condamnation des politiques anti-sociales de l'Etat, à la dénonciation des "élections " et des " élus"... les marcheurs et marcheuses criaient VIVE LE PEUPLE! VIVE Le PEUPLE!... Tout le monde s'est donné rendez-vous le dimanche 31 juillet pour participer activement la marche du MVT20FEVRIER.

BRAVO BIDONVILLOIS-ES

Cliquer pour voir les photos de la marche du 30 juillet 2011
http://nsa27.casimages.com/img/2011/07/30/110730112328524451.jpg


http://nsa28.casimages.com/img/2011/07/30/11073011255369521.jpg

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samedi 30 juillet 2011

Maroc : Une filiale de la SNI responsable d'un drame écologique à la Moulouya?

Par Mamfakinch, 27/7/2011

Une catastrophe de grande ampleur s'est abattue sur le fleuve de la Moulouya situé au nord est du Maroc. Des milliers de poissons ont été retrouvés morts sur les rives du fleuve, suite, semble-t-il, à une intoxication ou à un manque d'oxygénation des eaux du fleuve.

Des associations de la région ont enquêté sur le drame, et dressent quelques constats http://youtu.be/vhIjtaTgrjA

"...la méthodologie adoptée par les associations pour prospecter le terrain et la prise des échantillons d’eau et de poissons depuis l’Embouchure de la Moulouya jusqu’au lieu de rencontre de la rivière de la Moulouya et l’Oued Zebra qui draine l’effluent de l’usine de Sucrafor de Zaïo.
En amont de ce lieu la situation est normale et aucun cadavre de poisson n’a été détecté. En revanche la rivière à partir du contacte de l’effluent de couleur noir et d’odeur répugnante de Oued Zebra, qui vient se mélanger aux eaux bleues de la Moulouya est jonchée de cadavres flottant à la surface des eaux le long des 50 Km qui la séparent de l’embouchure de la Moulouya. De l’avis de Mr le Directeur de l’Agence du Bassin de l’Hydraulique de la Moulouya qui a rejoint la réunion à l’occasion de sa prospection des lieux dans ce cadre. Donc d’après les associations de protection de l’environnement il est manifeste que la source de la pollution qui a causé ces dégâts se trouve bien à Zaïo en occurrence à la sucrerie de Zaïo."

Il semble donc que la sucrerie de la ville de Zaïo, Sucrafor, soit directement responsable de ce drame! Or, la sucrerie est depuis 2005 filiale de Cosumar, elle même filiale de la holding royale SNI.

Une enquête sérieuse devrait être menée afin d'élucider les circonstances de ce drame, et de révéler d'éventuelles complaisances dont aurait bénéficié cette filiale de la SNI. Traduire les responsables de ce crime écologique devant la justice serait la moindre des exigences.

La nouvelle constitution stipule clairement que :

L’Etat, les établissements publics et les collectivités territoriales Œuvrent à la mobilisation de tous les moyens à disposition pour faciliter l’égal accès des citoyennes et des citoyens aux conditions leur permettant de jouir des droits :
.....
à l’accès à l’eau et à un environnement sain

Maroc : Le baltajia médiatique et le sale boulot

 Par Ali Fkir, 30/7/2011 
 
Dans le cadre de la création d’un certain nombre « d’institutions » de façade tel le CNDH, de l’octroi d’autres telle la « constitution » du 1er juillet qui « légitime » la tyrannie en place, dans le cadre de la mobilisation des forces conservatrices telles les zaouïas et les imams inféodés, de « récupération » des rebuts politiques tous azimuts…l’Etat a généreusement « investi » dans les mass-médias.
Les lobbys, les « sécuritaires », ceux qui ont peur du changement (intérêts obligent !) ont pratiquement mis main basse sur les moyens de communication, d’information, aussi bien publics que privés.

L’OBJECTIF IMMEDIAT?
Contrecarrer le mouvement du 20 février en général, s’attaquer à ses forces d’appui en particulier. ANNAHJ ADDIMOCRATI est l’une des cibles de cette campagne réactionnaire.
L’un des quotidien crée pour cette sale besogne est « AL AKHBAR ». Ce « journal » a été pondu 3 mois après la naissance du mouvement du 20 février. C’est un projet financier important. Qui est derrière le projet ? sans rentrer dans les détails de financement, le « journal » a pour mission de défendre le pouvoir absolu en place, de s’attaquer au mouvement du 20 février, de dénigrer les forces vives qui appuient ce mouvement…
Dernière sortie de ce quotidien : pourquoi le journal d’ANNAHJ ADDIMOCRATI exige une subvention financière ?

REMARQUES :
- Les milliards de centimes distribués par l’Etat n’appartiennent pas au « makhzen » comme le laisse entendre cette voix du makhzen. C’est l’argent des contribuables, l’argent du peuple marocain.
- Cet argent n’est accordé en premier lieu qu’aux journaux inféodés au makhzen, aux partis parlementaires, aux journaux qui ne remettent pas en question les fondements du régime, au baltajia médiatique.
- En juillet 2004, les militant-es d’ANNAHJ ADDIMOCRATI (avec la solidarité des militant-es du PADS, PSU…) ont manifesté (peut-être la 1ère fois dans l’histoire du Maroc) devant le ministère de l’intérieur (des dizaines de militant-es, dont le grand militant Abderrahmane Benamre, ont été tabassé-es sauvagement) pour arracher la « légalité juridique » (la légitimité a été acquise depuis la création d’ILAL AMAM le 30 août 1970 et n’a pas besoin du sceau du makhzen).
- ANNAHJ a arraché cette « légalité » sans faire aucune, je dis bien AUCUNE concession concernant son référentiel politico-idéologique (le marxisme, l’autodétermination du peuple sahraoui, la nature du régime…)
- Sans faire du boycott des « élections » une stratégie, ANNAHJ n’a pas cautionné la « démocratie « de façade
- En rejetant le parlementarisme de façade, le terrorisme, le putschisme, l’élitisme, ANNAHJ ADDIMOCRATI a opté sans tergiversation aucune sur le LUTTE DETERMINEE DES MASSES POPULAIRES CONSCIENTES et ORGANISEES
- Des milliards sont distribués annuellement aux partis parlementaires. ANNAHJ n’a jamais reçu un centime.
- Des milliards sont distribués annuellement aux journaux, Le journal d’ANNAHJ n’a jamais reçu un centime.
- Des centaines de milliards sont gracieusement octroyés aux sécuritaires pour réprimer le peuple, aux parlementaires pour jouer le rôle de figurants, aux partis monarchiques pour jouer les sapeurs-pompiers… Des potentats puisent sans vergogne dans les caisses de l’Etat…
- Les quotidiens « AL KHABAR », « AKHBAR Al YOUME » ne sont pas choqués par cette dilapidation des deniers publics. Ils ne sont scandalisés que par la position du journal d’ANNAHJ.

POURQUOI CETTE RÉACTION ALLERGIQUE ?
C’est que ANNAHJ ADDIMOCRATI a choisi le camp du peuple et que les pourvoyeurs de fonds de ces canards se trouvent le camp adverse.

- SOYONS CONSEQUENTS
Soit nous refusons tous (c’est ma position) les subventions accordées aux partis politiques, aux journaux… (nonobstant leurs positions vis-à-vis du régime), soit nous défendons tous le droit à toutes les forces d’opposition (dont ANNAHJ ADDIMOCRATI) à bénéficier de ces subventions.

A l’intention des non avertis, car les baltajis d’AL AKHBAR et consorts n’écrivent que ce que leurs dictent leurs maîtres.

"La Commission paritaire de la Presse écrite octroie une subvention de 40,5 MDH lors de sa dernière réunion
Rabat- Le montant total de subventions octroyées par la Commission paritaire de la presse écrite (CPPE), lors de sa dernière réunion, a atteint 40,5 millions de DH.
Un communiqué de la commission indique que la réunion du 22 juillet, a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Communication M. Redouane Benlarbi, en présence des représentants de départements gouvernementaux et de la Fédération marocaine des Editeurs de journaux…
………
Au cours de cette réunion, la CPPE a octroyé le numéro de la commission permettant de bénéficier de la subvention publique destinée aux entreprises de presse à cinq nouveaux titres remplissant les conditions stipulées par le contrat-programme, ce qui porte à 74 le nombre de journaux éligibles à la subvention.
Concernant la subvention au titre du premier semestre 2011, la commission a décidé d'allouer un montant de 30.075.000 DH aux journaux remplissant ces conditions."
-----------------------------------------
Remarques : pour le seul premier semestre de 2011 plus de 3 milliards de centimes pour 74 journaux dont plus de 80% sont inconnus du public
C’EST SCANDALEUX. « AL KHABAR » n’en dit rien !

Rappel : Le Mouvement Marocain du 20 février Paris/Ile-de-France appelle à manifester le dimanche 31 juillet

Le dimanche 31 juillet 2011 à Paris
Départ : Parvis des droits de l'Homme (Trocadéro) à 15h
Arrivée : Ambassade du Maroc (rue le Tasse Paris 16ème)
Bande annonce de l’événement : 


Venez nombreux soutenir 
le Mouvement Marocain du 20 février 
dans son combat 
pour la dignité, la liberté, la démocratie et la justice sociale

Soutenu par : AMF, ASDHOM, ATMF, FMVJ-France, Amis AMDH-Paris, APADM, FSCME, RIAS, Voie Démocratique, PSU, PADS, CAPDEMA, Cris des Marocains, TAMAYNUT, Collectif des Amazighs de France pour le Changement Démocratique au Maroc, PCF, URIF-CGT, SNES, FSU-IDF, NPA, PIR, Forum Palestine Citoyenneté, PG, Manifeste des Libertés, Solidarité Maroc 05, MRE-International.

Scandaleux ! Vivres coupées pour les vieux immigrés

Par Moncef Labidi, 29/7/2011
 Les invités de Mediapart

Moncef Labidi fondateur du Café social, s'indigne de la traque que font subir les différents organismes de protection sociale français aux retraités issus de l'immigration.

Des vieux migrants sont traqués. C'est une chasse sans merci à laquelle se livrent les contrôleurs de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV), de la Mutualité sociale agricole (MSA), de la Caisse d'allocations familiales (CAF) et de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), sans oublier les agents des impôts. Ces techniciens n'hésitent pas à recourir à des contrôles discriminatoires et des pratiques brutales, d'ailleurs fermement dénoncés par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) dans une délibération du 10 mars 2010.

Leur cible de choix: les vieux migrants bénéficiaires ou éligibles à l'Allocation solidarité personne âgée (ASPA). En effet, ces retraités «navettent» entre ici et là-bas, méconnaissent leurs droits et ne savent pas se défendre face à une administration qui les maltraite souvent.

Aujourd'hui, cette traque ciblée et méthodique a atteint des sommets d'indignité. Une situation qui a conduit, un peu partout en France, des collectifs, des associations et des militants des droits de l'Homme à se mobiliser pour dénoncer cette chasse aveugle et exiger respect et dignité pour ces anciens travailleurs immigrés devenus des boucs émissaires.

Pourtant, cette génération d'hommes et de femmes a contribué à reconstruire la France d'après-guerre. Beaucoup se sont épuisés et se sont usés la santé sur des postes de travail pénibles, dangereux et mal rémunérés. Aujourd'hui, ils vieillissent seuls, dans la précarité.

Mouloud B.
Mouloud B. a 79 ans. Il vit seul dans un foyer pour personnes âgées. Il n'a plus d'attaches familiales au pays, l'Algérie, à part une sœur qu'il aide financièrement de temps en temps. Il est arrivé en France dans les années 60. Il a a toujours travaillé, jusqu'à la retraite. Mouloud dit souvent que la France, ce n'est plus comme avant.
Pour bon nombre d'entre eux, la faiblesse du montant de la retraite perçue en France leur assigne un statut de pauvre. Car avec moins de 700 € mensuels, survivre et faire vivre la famille -qui reste encore à charge au pays- est un exercice de renoncement: il leur faut se passer des soins élémentaires, se priver et se serrer la ceinture, se terrer, se murer dans un silence résigné et «s'invisibiliser».

Décider de couper brutalement l'ASPA ou l'APL, souvent les deux en même temps, à la faveur d'un contrôle de résidence (6 mois et un jour de présence sur le territoire national), exiger le remboursement des sommes prétendument indues, jusqu'à 23 000 € pour certains: c'est une reconduite à la frontière forcée. Une mise à mort sociale garantie.

Privés de ces aides indispensables, «diminués», les vieux migrants n'ont d'autre choix que de devoir rentrer au pays. Serait-ce le rappel d'une invitation déjà lancée de longue date de faire la valise? Dans ces conditions, c'est pour eux un rendez-vous avec la honte et le sentiment d'échec. Qu'ont-ils finalement gagné de l'immigration après des années à goudronner les routes, élever des immeubles, assembler des voitures, ramasser les ordures...?

Les vieux migrants seraient-ils des fraudeurs? Que dire alors des droits à jamais perdus à cause d'employeurs peu scrupuleux, qui n'ont pas déclaré des années de cotisation? Que dire de la mise en danger de la santé de milliers de personnes, par une exposition à l'amiante, aux vapeurs chimiques, qui se sont ensuite éteintes discrètement, sans demander de compte à personne?

Pour ces vieux migrants aujourd'hui retraités, pouvoir repartir au pays afin de renouer avec la famille, s'offrir un peu de répit et s'entourer de l'affection des leurs est un droit. Pouvoir revenir ensuite pour retrouver leurs soignants et leurs repères est aussi l'expression d'un droit inaliénable. Une liberté non-négociable, car la seule qui leur reste.

Vulnérables parmi les vulnérables, pauvres et précaires, des milliers de vieux migrants ont «le corps ici et la tête là-bas». Il y a une carence dans leur prise en charge par les dispositifs de droit commun (logement, santé, prestations, loisirs...). Ils ont été oubliés par les schémas gérontologiques (peu de schémas s'y sont intéressés). Ce sont des oubliés de l'intégration.

D'ailleurs, les jeunes que l'on dit «issus de l'immigration», néanmoins des citoyens français, ne manqueront probablement pas de demander des comptes un jour. Il y a en effet matière à s'interroger: qu'a-t-on fait de leurs anciens? Et à s'en indigner.
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/290711/vivres-coupees-pour-les-vieux-immigres

MAROC : Un espoir de libération pout le champion du monde de boxe thaïe Zakaria Moumni ?

Par Ayad Ahram, 30/7/2011

Des nouvelles de l'affaire
Zakaria Moumni
Grâce à la pugnacité de Me Jamai Abderrahim, avocat de Zakaria Moumni, la Cour suprême au Maroc a cassé, le mercredi 29 juin, le jugement en appel de Salé. Le procès en cassation est prévu en août. C’est une petite victoire dans ce combat qui, espérons-le, sera le prélude de sa libération.

Rappelons que ce jeune champion du monde (Boxe thaïe) avait été condamné en appel le 13 janvier 2011 à deux ans et demi, après avoir été condamné par le tribunal de première instance, le 4 octobre 2010, à trois ans de prison ferme pour « escroquerie ». En réalité, Zakaria est victime de procès inique et injuste. Il a été condamné pour avoir osé réclamer un droit.

Son procès a connu plusieurs irrégularités et ses droits les plus élémentaires n’ont pas été respectés. Un comité de soutien s’est constitué à Paris autour de sa femme, Mme Taline Moumni, pour soutenir sa famille dans sa quête et son combat pour la justice.

Sa femme a accordé une interview au Nouvel Observateur qui sera publiée demain (voir le lien suivant) :

vendredi 29 juillet 2011

Aux confins de la peur...

Par demokratiakarama, point de vue Mamfakinch, 28/7/2011

La première expression qui a attiré mon attention lors de la première sortie du 20 Février est : « Peur ! Je n‘ai pas peur ! Je n’ai pas peur de la police, je n’ai pas peur de la matraque…je n’ai pas peur ! ». Déjà les jeunes sont sortis dans la rue sans aucune autorisation. L’autorité de tutelle n’a pas autorisé cette sortie fracassante. Les jeunes ont donc bravé l’autorité parentale et gouvernementale et sont sortis de la maison, le lieu de la sécurité de la chaleur et de l’amour ; mais aussi le lieu où l’on est ligoté et attaché par l’amour ou par l’autorité et où donc la liberté est limitée.


  
Quand on quitte le domicile familial on se trouve confronté à l’errance et à l’absence de repères. Ceci peut aussi générer une autre forme de peur. La liberté a son prix : on est exposé à la violence, au kidnapping. On quitte l’ordre pour le nulle part. On est sur un espace que l’on doit apprendre à nommer.
La phobie de l’autre, la phobie qui habite le corps commence à se dissiper. Les jeunes du 20 Février à Casablanca ont ouvert l’espace monstrueux de la ville. Casablanca est un monstre avais-je écrit il y a déjà plusieurs années ; Casablanca est insaisissable par le fait de l’immensité de son étendue. Cet ogre urbain a été dompté par les jeunes. Nous avons tous appris à nous réconcilier avec les espaces de cette ville aux flancs imprenables. Les quatre coins de Casablanca ont été offerts à cette jeunesse qui ne connaissait pas plus que son propre quartier et le centre ville. Les jeunes ont découvert qu’il y avait plusieurs centres à Casablanca. Quand on maîtrise les espaces d’une ville la phobie de l’espace se dissipe, et les préjugés aussi: être à Hay mohammadi, Sbata, Oulfa, Bernoussi, Derb Soltane, Sidi Othmane ou au centre ville tout le monde se sentait à Casablanca.
D’un autre côté les corps ont adopté l’autre dans sa différence la plus radicale ; l’autre en tant qu’individu. Le militant de gauche côtoie l’islamiste qui, il y a peu de temps était son ennemi juré, la fille voilée marche en criant haut et fort : « liberté ! » à côté des garçons qui représentaient, dans l’imaginaire qu’on lui a fabriqué, des ogres et des affamés sexuels. Notre regard se pose sur le paysage humain sans a priori. Nous regardons évoluer les marées humaines et nous pensons uniquement à l’avenir sans rester fixés sur le passé aussi glorieux soit-il.
La jeunesse commence donc à marquer ses espaces en les investissant. En y écrivant une page de l’histoire, leur propre histoire et celle de leur pays. Une certaine intimité s’est installée entre les personnes et les lieux. La paix avec le lieu est acquise. La paix avec l’autre aussi. La paix avec soi-même est à conquérir. Sortir du cocon familial, braver l’autorité patriarcale n’est qu’une révolte qui risque si elle n’est pas mûre et réfléchie de se terminer en une culpabilité et en un retour de l’enfant prodigue. Cette volonté instinctive à vaincre la peur de l’autre et de l’espace si elle ne se transforme pas en une quête de la liberté, risque d’aboutir à son contraire. L’enjeu aujourd’hui est la liberté ! Mais que veut-on dire par liberté quand on la clame ensemble pendant les marches hebdomadaires ?