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vendredi 18 septembre 2015

« Much Loved », film raté ou public anesthésié ?



A dire d'elles

~ Liberté, égalité, féminisme


J’ai crié. Hier, je suis allée avec une amie, également militante abolitionniste, voir « Much Loved », film sur la prostitution au Maroc, de Nabil Ayouch. Et j’ai crié, crié d’incompréhension et de colère face à la réaction du public, éclatant de rire une bonne partie du film, en regardant et écoutant ces 4 femmes tentant de survivre par la prostitution.
« Much Loved » pourrait être un très bon film, tant il nous renseigne sur tout dans la prostitution, et bien au-delà sur le patriarcat : l’extrême violence des hommes, d’où qu’ils viennent, de l’Arabie Saoudite (« vous êtes mieux que nos femmes), de la rue au Maroc ou des soirées chic, de France et d’Europe. Il nous renseigne aussi sur l’extrême violence et hypocrisie de la société où derrière un jugement social et religieux sur la « bienséance » des femmes, leur « non-obscenité », c’est l’obscénité de la société, de la religion, de la famille, des hommes qui se croient tout-puissants et détruisent les individus qui est mise en avant. La violence envers les trans, l’homosexualité refoulée, la violence envers les enfants. Tout y est.
Tout y est, et on aurait pu imaginer que le film permettrait de faire comprendre brillamment en quoi la prostitution est en soi une violence intolérable et une atteinte profonde à l’humanité. Mieux, les héroïnes du film, les seules qui « s’en sortent » aux yeux du réalisateur et de nous, ce sont bien sûr les femmes prostituées, sont les seules qui ne perdent jamais leur dignité, et conservent entre elles des relations franches, d’empathie et de sororité (très marquée à la fin du film).

Éclater de rire devant humiliation et viol ??!!!
Dans les plus flagrantes scènes de viol -tarifé ou pas, elles sont toujours filmées avec leur visage, qu’on voit en gros plan, l’homme derrière, et donc normalement c’est la violence de ce qu’elles subissent qui devrait nous apparaître, car on a en face leur visage, et leur souffrance. La caméra de Nabil Ayouch tente de ne pas les déshumaniser (clairement loin de l’image pornographique). Mais apparemment, ça ne marche pas. Apparemment, ce n’est pas le même film que nous avons vu, la salle et nous. Car si rire lorsque la gouaille (dont peut-être nous n’avons pas saisi toutes les subtilités de la langue originale) des femmes dans leur appartement, leur humour et leur vitalité malgré les conditions de leur vie, peut encore s’envisager, si parfois, on essaie d’excuser nos voisins en ce disant que c’est la gêne qui les fait rire, si on se dit que le réalisateur a écrit des dialogues truculents pour montrer l’humanité de ces personnes, là le public a dépassé les bornes. Rire quand on voit l’humiliation infligée par les Saoudiens aux femmes en leur donnant de l’argent lorsqu’elles « dansent » par terre (alors que ma voisine pleurait, dans un réflexe d’amour et d’empathie remarquables), c’était juste insupportable.
Rire encore quand la jeune femme enceinte, prostituée parce qu’elle a dû fuir son village en raison de la grossesse qui s’annonçait, est violée, un viol tarifé à quelques kilos de légumes et un billet de 100DH (cela même qui apparemment a fait rire) par un quidam pauvre qui d’un coup se découvre, malgré sa pauvreté, capable lui aussi d’exercer ce « droit de l’homme » de disposer sexuellement d’une femme, c’était juste insupportable.
Alors j’ai crié, « vous êtes cons ou quoi, c’est du viol », parce qu’il fallait bien remettre, même quelques secondes, le monde à l’endroit. Mais c’était aussi un cri de désespoir. Est-il possible, que le film soit à ce point raté que si on n’est pas déjà au courant de la violence prostitutionnelle, qu’on ne comprend pas que la dignité humaine n’est pas à notre place, mais sur l’écran incarnée par ces femmes, on ne puisse pas comprendre ce qui se passe et qu’on sorte du film en se disant que c’était un bon divertissement ? Qu’on puisse penser que « ce n’est que de la fiction » ?
Est-il possible en effet, que le public avait envie de voir un film « divertissant » sur le Maroc, ayant pour sujet la prostitution, sans plus s’interroger ? En effet, en entrant dans la salle, je me suis vraiment demandé ce qui faisait qu’elle était si pleine, pourquoi les gens venaient-ils voir le film ?

La pornographie, industrie de destruction de l’empathie
Et si c’était encore pire ? Pourquoi s’étonner en effet que certains rient devant ces scènes quand on sait que certainement ils sont nombreux à jouir devant les tortures infligées dans la pornographie ? La violence montrée dans le film (encore très en dessous de ce qu’on sait de la prostitution, même si tous ses aspects sont passés en revue), serait alors anodine pour une société baignée de culture du viol, où se moquer de la faiblesse de la vulnérabilité, de la douleur soit devenu la règle, où la pornographie aurait déjà détruit toute forme d’empathie ?
Est-il possible donc que la pornographie, qui dresse tout le monde à jouir et prendre du plaisir à regarder des choses bien pires encore que dans le film, des femmes être humiliées, violées et torturées EN VRAI (même si on le voit sur un écran) ait déjà à ce point réussi son œuvre d’anesthésie sur le public, à tel point qu’il ne soit plus capable d’aucune empathie ?
La violence infligée aux enfants et aux femmes, provoque l’anesthésie collective, et favorise la rupture d’empathie. Ainsi, des millions d’hommes qui infligent des viols à des millions de femmes peuvent le faire sans jamais sembler être effleurés par l’idée que la personne souffre et qu’ils sont en train de la détruire -pis, c’est peut-être ce qui les fait jouir. Mais avec la pornographie, c’est pire.
Il est donc urgent de s’attaquer à la pornographie, qui invite les jeunes gens, garçons et filles, à jouir de la souffrance des femmes et des enfants, provoquant une anesthésie collective. Sinon, on ira définitivement vers notre autodestruction, par une société où l’empathie sera morte. Une société du désespoir, une société de morts-vivants, comme celle que tant de publicitaires nous dessinent déjà*.
J’ajouterais pour conclure: « Much Loved » est donc, malgré des qualités, un film raté, car ce qui s’est passé ici prouve qu’on ne peut pas faire de film de fiction réussi sur le sujet en essayant d’être « réaliste », car la compréhension de l’image dans notre société est trop imprégnée des codes patriarcaux.

Sandrine Goldschmidt
Ajout du 18 septembre : j’ajouterais encore au vu des réactions, qu’une grande partie de la responsabilité incombe peut être aussi à l’intention du réalisateur, qui malgré ce qu’il montre, semblerait ne pas vraiment vouloir remettre en cause la prostitution ?
*et comme ont semblé le découvrir tant de gens avec cette publicité dans Le Monde en page 3 quand une photo nous montrait en « une », la mort d’un enfant, Aylan, provoquant d’un coup un choc de réalité : non ce n’est pas de la fiction, et ce n’est pas drôle.

« Concert pour la fraternité » - Samedi 19/9/2015, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris


Résultat de recherche d'images pour "« Concert pour la fraternité"De nombreux acteurs de la société civile (associations, organisations de jeunesse, syndicats) se mobilisent sur la situation des réfugiés. L’ensemble des acteurs réunis a décidé de mettre en place un week-end de mobilisation, les 19 et 20 septembre 2015, sur l’ensemble du territoire national afin d’amplifier et d’inscrire dans la durée l’élan de solidarité dont ont fait preuve de nombreux citoyens ces dernières semaines.
« Concert pour la fraternité » - Samedi 19 septembre 2015, à 19h30, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris
#RefugeesWelcome

APPEL UNITAIRE
Pour une fraternité en acte

Sous la pression du flux migratoire de la route des Balkans et dans le contexte d’une exceptionnelle prise de conscience de la population européenne, un sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement se penchera les 15 et 16 octobre sur la situation des réfugiés, un sujet brûlant depuis de nombreux mois.
Les initiatives citoyennes qui se sont développées ces derniers jours et l’attention médiatique enfin portée sur ces hommes, ces femmes et ces enfants qui risquent leur vie en tentant de rejoindre l’Europe ont permis de porter le débat sur la trop longue inaction des différents pays européens face à d’insupportables drames humains.
Rien ne saurait justifier que les pays européens continuent à tergiverser. Rien ne saurait justifier que la pression des extrêmes droites continue à freiner la mise en œuvre de la solidarité et de la fraternité dont nous avons le devoir de faire preuve à l’égard de centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui prennent les routes de l’Europe. D’ailleurs quel plus bel hommage rendu à l’Union Européenne  que ces Syriens, Irakiens, Soudanais ou Erythréens qui viennent y chercher refuge parce qu’ils y voient la terre où leur vie pourra se reconstruire et leurs enfants grandir et s’épanouir ?
Certes, l’annonce de l’accueil par la France de nouveaux réfugiés constitue un message positif, après des mois d’atermoiement. Mais :
– rappelons que l’asile est un droit, reconnu internationalement
– empêchons l’exploitation populiste de la situation que nous voyons se développer à travers la parole de certains responsables politiques, et notamment de quelques maires.
– affirmons que l’engagement de l’accueil de nouveaux réfugiés nécessite une volonté politique sans faille de la part du gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics, avec l’adoption des moyens budgétaires et humains nécessaire à l’accueil et à l’intégration de ces populations. C’est la condition de l’effectivité des engagements pris par la France.
– pesons, en lien avec les sociétés civiles des différents pays de l’Union européenne, sur les gouvernements européens. L’Europe doit se comporter de façon solidaire et tourner le dos aux égoïsmes nationaux. Il faut obtenir des pays qu’ils mettent en place non pas une politique à retardement mais bien une réponse sur la longue durée, puisque les causes de l’afflux des réfugiés ne disparaîtront pas à bref horizon.
Atteindre ces objectifs nécessite que la société civile – associations, syndicats, organisations de jeunesse, intellectuels, artistes, citoyens mobilisés – inscrive sa démarche dans la durée, par-delà l’émotion ponctuelle.
C’est pour porter ce message et inscrire notre mouvement  dans la durée que nous appelons, pour le week-end des 19 et 20 septembre 2015 à une mobilisation à Paris et dans toutes les villes de France. Sous des formes diverses, ces mobilisations seront l’occasion de faire partager et amplifier la nécessité de retrouver dans notre pays, au-delà de l’accueil des réfugiés, le chemin qui peut nous permettre de faire France : le chemin de la fraternité.
Organisations signataires :
  • SOS Racisme
  • France Terre d’Asile
  • Ligue des droits de l’Homme
  • MRAP
  • LICRA
  • EGAM [European Grassroots Antiracist Movement]
  • CFDT
  • CGT
  • FSU
  • UNSA
  • UNEF
  • FAGE [Fédération des Associations Générales Etudiantes]
  • UEJF [Union des Etudiant Juifs de France]
  • FIDL [Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne]
  • UNL [Union Nationale Lycéenne]
  • Inter-LGBT
  • Forum réfugiés – COSI
  • CHERPAA
  • Collectif DOM
  • Collectif Marches 98
  • Association « La Paix Maintenant »
  • Association « JCall »
  • Hachomer Hatzaïr
  • Saut Jeune
  • GRAD Guinée (Groupe de Réflexion et d’Appui au Développement de la Guinée)
  • Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
  • CDCA [Comité de Défense de la Cause Arménienne]
  • Urgence Darfour
  • France Syrie Démocratie
  • La Fabrique
  • Ibuka
  • AFVT [Association Française des Victimes du Terrorisme]
  • L’Afrique a du Talent
#RefugeesWelcome

Au royaume des lignes rouges, la presse indépendante marocaine et sahraouie étouffe



18/9/2015


A l’occasion de la visite du président François Hollande au Maroc les 19 et 20 septembre, Reporters sans frontières (RSF) s’inquiète de la situation actuelle de la liberté d’information dans le pays, où la critique de sujets tabous tels que la monarchie ou l’intégrité territoriale peut amener à de lourdes condamnations.
mohamed-IV-0006Au Maroc, les journalistes sont toujours confrontés aux mêmes lignes rouges : l’islam, l’intégrité territoriale (Sahara occidental) et la monarchie, sujets hautement sensibles.
Depuis le début de l’année, RSF a recensé de nombreuses exactions envers les journalistes, objets de pressions diverses, souvent accusés de diffamation ou d’allégations mensongères dès lors qu’ils critiquent la politique du palais ou des affaires en lien avec des membres du gouvernement. Certains sont dans le collimateur des autorités depuis des années.

ACAT : À chaque réfugié, le pays de son choix


photo

À chaque réfugié, le pays de son choix

Bassel a fui l’oppression et la guerre. Il veut vivre libre en Suède. A la frontière entre la Hongrie et l’Allemagne, Bassel regarde ses doigts avec angoisse. Il sait que son destin et celui de toute sa famille va se jouer à peu de choses : l’endroit où il donnera ses empreintes. Si elles sont prises en Suède, le pays où il aspire à s’installer, il sera logé, nourri, et pourra chercher un travail pendant que les autorités suédoises examineront sa demande d’asile. Si en revanche, c’est la police hongroise qui les prélève, son rêve s’arrêtera là : même s’il parvient à gagner la Suède, il ne pourra y rester. Il sera renvoyé en Hongrie où ses chances d’obtenir l’asile sont bien moindres.

Telle est la dure réalité du règlement de « Dublin » : un système kafkaïen qui interdit aux exilés de décider dans quel pays ils vont demander l’asile. Signons pour que les migrants ne soient plus contraints à demander l’asile dans le premier pays européen où ils arrivent.

Le sort de Samir, Syrien soutenu par l’ACAT, est tout aussi kafkaïen. La France et la Suède jouent au ping pong avec lui, et se renvoient la responsabilité de l’accueillir. La France lui a accordé un visa, mais le hasard a fait qu’il a atterri en Suède, où on lui a pris ses empreintes. La Suède a refusé d’examiner sa demande puisque son visa est français. Arrivé en France, la « logique » de Dublin lui imposerait de retourner à Stockholm. Absurde. Inhumain.
L’ACAT dénonce « Dublin », un règlement injuste qui contraint les migrants à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils arrivent, c’est-à-dire, majoritairement en Grèce, en Italie et plus récemment en Hongrie, qui doivent faire face à un afflux massif de migrants. En septembre 2015, sur plus de 350 000 exilés qui ont atteint les rives de l’Union européennes, 244 000 sont arrivées en Grèce.

Nous demandons de mettre fin au Règlement de Dublin, dispositif injuste et inéquitable.

Comme toute réponse sécuritaire au désespoir des migrants, le règlement de Dublin peut s’avérer mortifère : pour contourner ces règles, et passer les frontières, ils sont obligés de prendre des risques énormes.

Mais il n’y a pas que les ONG : aux Nations unies, certaines voix font le constat de l’échec systémique de ce règlement, et appellent les États européens à permettre aux demandeurs d’asile de déposer leur demande dans le pays de leur choix. De son côté, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’est exprimé début septembre en faveur de la révision des règles de Dublin.

Synonyme d’errance, de renvois entre différents pays, et de délais d’attente extrêmement longs, Dublin impose des parcours d’exil absurdes pour des personnes déjà fragilisées. Jusqu’à quand l’Europe compte-t-elle pérenniser ce mécanisme injuste et défaillant ? Les demandeurs d’asile ont fui l’oppression pour être libres, libres de choisir leur pays d’accueil.
 

je signe

Les migrants doivent pourvoir demander asile dans le pays de leur choix.


Frans Timmermans
Premier Vice-Président du Parlement européen,
Chargé de l'amélioration de la législation,
des relations interinstitutionnelles,
de l'État de droit et de la Charte des droits fondamentaux
 
Monsieur le Premier Vice-Président,

L’Europe continue d’appliquer le règlement de Dublin, un mécanisme injuste et défaillant qui presse les migrants et les futurs demandeurs d’asile dans les États des frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier la Grèce et l’Italie. L’application de ce mécanisme réduit fortement les droits des demandeurs d’asile, la qualité des conditions d’accueil dans ces pays, et sape les droits fondamentaux des demandeurs d’asile. Terre d’accueil, l’Europe et ses États membres doivent montrer davantage de solidarité et prendre acte de l’échec du mécanisme de Dublin. Le Parlement européen s’est engagé à réviser le règlement de Dublin. Il faut aller plus loin, et supprimer ce système injuste.

Nous vous demandons donc la suppression du mécanisme de Dublin pour tous les demandeurs d’asile, quelle que soit leur nationalité, pour que les migrants ne soient plus contraints à demander l’asile dans le premier pays européen où ils arrivent.
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Rappel : La liberté pour le détenu politique Mohamed Ghallout condamné à 15 ans de détention



Nous diffusions la lettre que nous venons de recevoir qui évoque les conditions d'arrestations et de jugement inéquitable de Mohammed Ghallout.
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Le détenu politique: Mohammed GHALLOUT
N de détention: 89477
Clarification essentielle pour l'opinion publique nationale et internationale
Nombreuses sont les questions qui me passaient par la tête. Il y  avait celles auxquelles je trouvais des réponses qui pouvaient m'apaiser la colère et celles qui étaient restées vierges jusqu'à aujourd'hui, et qui m'ont rendu perplexe. Peut-être, elles coïncideraient avec des réponses ultérieurement.
Les événements de 24 avril 2014 ont donné lieu à de multiples interprétations dont le point commun demeure celui que ces événements étaient un complot dont ses fils avaient été subtilement tissés afin de transmettre un message indirect aux intéressés.
C'est à travers cet exposé un peu plus détaillé, que je vais expliciter les circonstances de notre arrestation (Brahim LAHBOUBY, Abderazzak AARAB, Omar TAYBI, Mohammed GHALLOUT) au-dessus des bancs du café "Las Palmas" qui se situe au quartier Narjiss le 24 avril 2014 aux environs des sept heures soir. 
 Aussi c'est une occasion pour mettre en exergue quelques développements pendant l'enquête du juge d'instruction ainsi que les audiences consacrées au jugement jusqu'au dernier verdict injuste prononcé le 18 juin 2015.
Le jeudi 24 avril 2014 aux alentours du sept heure soir. Lieu café " Las Palmas ", quartier Narjiss, l'événement fut l'attente de la demie-finale du championnat européen (Juventus contre benevika portugais). Nous y étions, en train d'échanger des blagues et énigmes lorsqu'un groupe d'agents civils entra au café d'un seul coup et ferma les portes. Un parmi eux se dirigea immédiatement vers nous et traça un sourire sur ses lèvres en disant : "les voilà!!!!". On comprenait bien que c'était un maillon dans une chaine d'intrication qui eut été tissée derrière nos dos et qui allait nous faire oublier le suivi du match. L’emplacement devint soudain entièrement armé d'agents civils qui se pressèrent partout dans le café.
-"GHALLOUT!, lève-toi et accompagne-nous!" Dit quelqu'un d'eux
-Mais ....! Pourquoi ?! Vous êtes qui?! Répondis-je, à la fois souriant et étonné
-C'est la police ; tu auras à poser cette question ultérieurement
Dans une fourgonnette garée à côté du café, on me fit monter après m'avoir menotté. Pendant ce moment-là, j'entendis une voix:
- Et ceux-ci?
- Amène-les, eux aussi
Dans les bancs de derrière et entre deux agents, une cascade de questions passait par ma tête. Que se passe-t-il? Pourquoi nous, les quatre ? Y a-t-il une chose que je ne sais pas? Est-ce le  scénario de Sefrou qui se répète aujourd’hui, sachant que celui -ci était une fausse recherche? Toutes ces questions me poussaient à demander la cause à  un agent qui me répondit: ferme-la !!! Tu vas tout savoir.
Au commissariat, les mains menottées, enfermé dans un cercle de gens en habit civil.
-Qu'est-ce que tu racontes, GHALLOUT ? Se présenta l'un d'eux et me posa cette question
-Rien; répondis-je en posant d'emblée une question : que se passe-t-il?
- Tu vas comprendre: répliqua-t-on
Après quelques minutes, entrèrent les trois autres condamnés dont les visages donnaient une impression qu'ils se posaient les mêmes interrogations que moi.
Nous étions séparés et assis dans les quatre coins de la salle lorsqu'un tas de gens y entra et se mit à nous interroger: que se passe-t-il aujourd’hui dans l'université? Comment? Est-ce que c' était juste contre l'organisation d'un colloque? Pourquoi?....quand...?
D'une manière assez brève, notre réponse fut sous forme d'une question s'interrogeant sur notre rapport avec ce que s'y est passé:
AARAB: je suis étudiant en 3ème année sciences physiques, je n'ai aucune relation ni avec les basistes, ni avec les "tajdid tollabi"
Pour LAHBOUBI: il répondit qu'il n'avait rien avec l'université, car il suivait ses études à l'institut de technologie basé à la route D’immouazzar
Pour TAYBI et moi (GHALLOUT): nous n'étions plus étudiants, car nous avions eu nos licences au titre de l'année universitaire 2012_2013, et nous avions interrompu notre lien organique avec les basistes en juillet 2013; et qu'à ce moment-là nous étions libres et nous ne dépendions ni de basistes ni d'aucune autre organisation politique ou syndicale.

AUJOURD'HUI : sit in de solidarité avec le peuple palestinien

‎ سعيد الخطابي ‎ vous invite à l’évènement de ‎ الجمعية المغربية لحقوق الانسان ‎   sit in de solidarité avec le peuple palestinien vendredi 18 septembre à 18:00 (UTC+01) devant le parlement/rabat   J’y vais     Peut-être     Ne participe pas   الشبكة الديمقراطية المغربية للتضامن مع الشعوب لجنة المتابعة جميعا ضد العدوان الاجرامي للفاشيين الصهاينة ضد المسجد الاقصى بالقدس: لنجعل من يوم الجمعة 18 شتنبر يوما نضاليا وطنيا لتأكيد تضامن الشعب المغر... Samira Kinani et 181 autres font également partie de la liste des invités.             Invitations en attente (4) Bloquer les invitations de ‎سعيد‎ ?    
   
 
   
   
سعيد الخطابي‎ vous invite à l’évènement de ‎الجمعية المغربية لحقوق الانسان
 
sit in de solidarité avec le peuple palestinien
vendredi 18 septembre à 18:00 (UTC+01)
devant le parlement/rabat

Sahara Occidental : "Une occupation coloniale qui dure depuis 40 ans

ProMosaik

  Interview de l'association APSO


par Milena Rampoldi, ProMosaik e.V.

Un entretien très important avec François de l’association APSO, Amis du

Commander le livre:
apsolument@yahoo.fr
15 € (+ frais de port si envoi)



Peuple du Sahara Occidental, une association française qui a pour but de faire connaitre la tragédie de l’occupation marocaine du Sahara Occidental. L’association représente une source d’information essentielle sur ce pays tombé dans l'oubli. ProMosaik e.V. vient de parler avec François pour lui poser de questions sur l’association et ses activités, sur la situation du pays et sur les similarités avec la PALESTINE. Il faut lutter pacifiquement pour permettre la décolonisation du Sahara Occidental et son indépendance. Au nom de l’anti-impérialisme il faut s’opposer à cette occupation et à l’injustice. Et il faut aider les prisonniers politiques sahraouis. 


Milena: ProMosaik voit la question du Sahara Occidental comme une question coloniale. Le peuple du Sahara Occidental a le droit de vivre en liberté et dans son identité culturelle. Que  pensez-vous de cela ?


François : Votre formulation est intéressante, parce que dans la question sahraouie, ce que nous pensons ou considérons personnellement n’est pas très important puisque c’est une question de droit international. Les Nations Unies disent et répètent depuis 1963 que le Sahara Occidental est un territoire à décoloniser et que le peuple sahraoui, qui l’a toujours revendiqué, a le droit d’autodéterminer son avenir et celui des ressources de sa terre, ce qui veut dire aussi le droit de choisir pour l’indépendance. Choisir de parler sa langue, la Hassanya, et de vivre selon sa culture ancestrale nomade… Le Sahara Occidental était depuis 1884 une colonie espagnole. Le mouvement de décolonisation de l’Afrique valait aussi pour ce territoire. La Cour Internationale de Justice l’a réaffirmé en 1975 juste avant l’invasion du territoire par le Maroc et la Mauritanie. L’Assemblée Générale de l’ONU l’a répété en 1979 quand la Mauritanie s’étant retirée et ayant reconnu la République Sahraouie, le Maroc a persisté dans son occupation militaire et a tenté d’envahir tout le territoire, en construisant dans les années 80 un mur de défense qui fait maintenant plus de 2500 km de long.
La charte de l’ONU, et particulièrement le chapitre 73 (chapitre XI) pose précisément les devoirs des colonisateurs, envers le peuple, envers la terre et les ressources qu’ils occupent. Ils « reconnaissent le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires. Ils acceptent comme une mission sacrée l'obligation de favoriser dans toute la mesure possible leur prospérité, dans le cadre du système de paix et de sécurité internationales établi par la présente Charte » … voir http://www.un.org/fr/documents/charter/chap11.shtml
Chaque année, l’ONU répète donc que les Sahraouis ont le droit à s’autodéterminer, et jamais le référendum d’autodétermination n’a encore eu lieu. Le blocage vient du Maroc qui, depuis la signature du cessez le feu en 1991 dont c’était la condition, ne tient pas l’engagement pris. Si l’ONU a pris en compte cette volonté de destin sahraoui, c’est que le peuple l’a manifesté, qu’il s’est organisé. En effet, les mouvements de résistance des Sahraouis - quelques soient leurs formes - contre les envahisseurs ont toujours existé, d’abord contre l’Espagne, puis contre les deux nouveaux occupants. Maroc et Mauritanie.
En 1973, les Sahraouis refondent un mouvement de résistance qu’ils appellent le front Polisario, Front pour la libération de Saguia el Hamra et Rio de Oro. En 1976, au lendemain de l’annonce officielle de son départ par l’Espagne, les Sahraouis proclament en exil leur République, la RASD. 


La Légion d'honneur : Critères d'attribution


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Critères d'attribution

L’attribution de la Légion d’honneur repose sur des principes clairs, des procédures bien établies. Pourtant, elle récompense une notion abstraite,  hautement subjective, multiforme et toujours fédératrice : les « mérites éminents».

Les conditions d’attribution

Pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur, il faut remplir deux conditions préalables :
  • La nationalité : seuls les citoyens français peuvent être admis dans l’ordre.
    Les étrangers peuvent être distingués dans l’ordre de la Légion d’honneur mais n’en  sont pas membres.
  • L’honorabilité : le futur légionnaire doit avoir un casier judiciaire vierge et une bonne moralité. Une enquête est effectuée pour s’assurer de la recevabilité des dossiers sur ces deux points.

Les  mérites éminents

Selon le code, « la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ».
Qu’est-ce qu’un « mérite éminent » ? Il n’en existe pas de définition théorique ou de liste exhaustive. C’est la mission du conseil de l’ordre de juger, à partir des éléments de carrière qui lui sont donnés et selon la jurisprudence de l’ordre, s’il y a ou non mérites éminents.
Ces mérites prennent les formes les plus diverses puisqu’il s’agit à chaque fois d’apprécier l’action d’un être humain, la richesse d’un parcours de vie, un acte de courage ou de générosité, une action en faveur des idéaux nationaux.
Chacun est donc évalué à l’intérieur de son champ d’activité.
Néanmoins, une série de critères communément admis sont pris en compte, étayés par une jurisprudence de deux siècles :
  • L’éminence des services : pouvoir justifier de qualité de services, d’actions ou d’engagements à la fois exigeants et mesurables.
  • Le bénéfice commun : avoir œuvré pour le bien de la nation et non en fonction d’un intérêt propre exclusif (création d’emplois, développement de l’éducation, soutien aux personnes défavorisées, innovation technologique, médicale, création artistique, par exemple)
  • La notoriété des mérites : avoir été reconnu pour ses mérites, faire figure de modèle de civisme pour ses concitoyens, participer au rayonnement de la France à l’étranger (qu’il s’agisse d’interventions militaires, de prouesses sportives ou encore d’une influence économique).
  • La durée des services : un minimum de 20 ans d’activité est requis pour entrer dans l’ordre de la Légion d’honneur.
Les promotions à un grade supérieur sont accordées si le légionnaire fait la preuve de nouveaux mérites et selon des délais minimum :
Du grade de chevalier à celui d’officier : huit ans
 Du grade d’officier à celui de commandeur : cinq ans
Du grade de commandeur à la dignité de grand officier : trois ans
De la dignité de grand officier à celle de grand’croix : trois ans

Les propositions exceptionnelles

Chaque année, une vingtaine de remises de Légion d’honneur dérogent à ces règles générales. Ces propositions, dites à titre exceptionnel, interviennent dans des limites très strictes pour récompenser sans attendre la personne concernée.
Il s’agit notamment de personnes ayant exposé leur vie dans l’exercice de leurs fonctions : militaires tués ou blessés en opérations, pompiers et sauveteurs, officiers de police…
Certaines carrières se déroulent sur des durées très courtes et, lorsqu’il y a une action exceptionnelle, peuvent conduire à une dérogation à la règle des 20 années de service. C’est le cas par exemple des médaillés d’or aux Jeux olympiques qui sont récompensés pour avoir fait rayonner la France dans le monde.

Les décorés étrangers

  • Les étrangers peuvent être décorés de la Légion d’honneur s’ils ont rendu des services (culturels, économiques…) à la France ou encouragé des causes qu’elle défend (défense des droits de l’Homme, liberté de la presse, causes humanitaires…).
  • Les visites d’État sont également l’occasion d’attributions de la Légion d’honneur aux personnalités officielles, faites au titre de la réciprocité diplomatique et soutenant ainsi la politique étrangère de la France.