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vendredi 18 septembre 2015

Rappel : La liberté pour le détenu politique Mohamed Ghallout condamné à 15 ans de détention



Nous diffusions la lettre que nous venons de recevoir qui évoque les conditions d'arrestations et de jugement inéquitable de Mohammed Ghallout.
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Le détenu politique: Mohammed GHALLOUT
N de détention: 89477
Clarification essentielle pour l'opinion publique nationale et internationale
Nombreuses sont les questions qui me passaient par la tête. Il y  avait celles auxquelles je trouvais des réponses qui pouvaient m'apaiser la colère et celles qui étaient restées vierges jusqu'à aujourd'hui, et qui m'ont rendu perplexe. Peut-être, elles coïncideraient avec des réponses ultérieurement.
Les événements de 24 avril 2014 ont donné lieu à de multiples interprétations dont le point commun demeure celui que ces événements étaient un complot dont ses fils avaient été subtilement tissés afin de transmettre un message indirect aux intéressés.
C'est à travers cet exposé un peu plus détaillé, que je vais expliciter les circonstances de notre arrestation (Brahim LAHBOUBY, Abderazzak AARAB, Omar TAYBI, Mohammed GHALLOUT) au-dessus des bancs du café "Las Palmas" qui se situe au quartier Narjiss le 24 avril 2014 aux environs des sept heures soir. 
 Aussi c'est une occasion pour mettre en exergue quelques développements pendant l'enquête du juge d'instruction ainsi que les audiences consacrées au jugement jusqu'au dernier verdict injuste prononcé le 18 juin 2015.
Le jeudi 24 avril 2014 aux alentours du sept heure soir. Lieu café " Las Palmas ", quartier Narjiss, l'événement fut l'attente de la demie-finale du championnat européen (Juventus contre benevika portugais). Nous y étions, en train d'échanger des blagues et énigmes lorsqu'un groupe d'agents civils entra au café d'un seul coup et ferma les portes. Un parmi eux se dirigea immédiatement vers nous et traça un sourire sur ses lèvres en disant : "les voilà!!!!". On comprenait bien que c'était un maillon dans une chaine d'intrication qui eut été tissée derrière nos dos et qui allait nous faire oublier le suivi du match. L’emplacement devint soudain entièrement armé d'agents civils qui se pressèrent partout dans le café.
-"GHALLOUT!, lève-toi et accompagne-nous!" Dit quelqu'un d'eux
-Mais ....! Pourquoi ?! Vous êtes qui?! Répondis-je, à la fois souriant et étonné
-C'est la police ; tu auras à poser cette question ultérieurement
Dans une fourgonnette garée à côté du café, on me fit monter après m'avoir menotté. Pendant ce moment-là, j'entendis une voix:
- Et ceux-ci?
- Amène-les, eux aussi
Dans les bancs de derrière et entre deux agents, une cascade de questions passait par ma tête. Que se passe-t-il? Pourquoi nous, les quatre ? Y a-t-il une chose que je ne sais pas? Est-ce le  scénario de Sefrou qui se répète aujourd’hui, sachant que celui -ci était une fausse recherche? Toutes ces questions me poussaient à demander la cause à  un agent qui me répondit: ferme-la !!! Tu vas tout savoir.
Au commissariat, les mains menottées, enfermé dans un cercle de gens en habit civil.
-Qu'est-ce que tu racontes, GHALLOUT ? Se présenta l'un d'eux et me posa cette question
-Rien; répondis-je en posant d'emblée une question : que se passe-t-il?
- Tu vas comprendre: répliqua-t-on
Après quelques minutes, entrèrent les trois autres condamnés dont les visages donnaient une impression qu'ils se posaient les mêmes interrogations que moi.
Nous étions séparés et assis dans les quatre coins de la salle lorsqu'un tas de gens y entra et se mit à nous interroger: que se passe-t-il aujourd’hui dans l'université? Comment? Est-ce que c' était juste contre l'organisation d'un colloque? Pourquoi?....quand...?
D'une manière assez brève, notre réponse fut sous forme d'une question s'interrogeant sur notre rapport avec ce que s'y est passé:
AARAB: je suis étudiant en 3ème année sciences physiques, je n'ai aucune relation ni avec les basistes, ni avec les "tajdid tollabi"
Pour LAHBOUBI: il répondit qu'il n'avait rien avec l'université, car il suivait ses études à l'institut de technologie basé à la route D’immouazzar
Pour TAYBI et moi (GHALLOUT): nous n'étions plus étudiants, car nous avions eu nos licences au titre de l'année universitaire 2012_2013, et nous avions interrompu notre lien organique avec les basistes en juillet 2013; et qu'à ce moment-là nous étions libres et nous ne dépendions ni de basistes ni d'aucune autre organisation politique ou syndicale.