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dimanche 21 décembre 2014

Sahara Occidental : territoire occupé mais non conquis


Diaspora saharaui, 21/12/2014

Sous le slogan de “Occupés, mais non conquis », le professeur Moisés Ponce de León a donneé hier à Logroño, une importante conférence sur les frontières historiques du Maroc.

En utilisant comme marqueurs quelques toponymes du Maghreb extrême, récupérés à partir des cartographies depuis la mappe monde d’Al-Idriss de 1154 et jusqu’à aujourd’hui, et combinant l’analyse de leur position avec des textes de traités depuis 1499 et des descriptions de voyageurs, on met en évidence que la frontière sud du royaume du Maroc, à partir du moment où celle-ci est représentée sur les cartes depuis la fin su XVI siècle , n’est jamais allée au-delà du fleuve Draa ; on met en évidence ainsi que l’irrédentisme marocain qui provoque et provoquera des conflits dans la région tant que le problème du Sahara ne sera pas résolu dans le respect du Droit International, n’a aucun fondement cartographique-historique.

Ecrire pour demander à la Ministre de la Justice d'intervenir auprès du Maroc pour la libération de deux Français



Abdel Aziz et Yassine sont en prison à Tanger depuis plus d'un an. Pourquoi ? Merci de copier cette lettre et de l'envoyer à la ministre française de la justice : 


Comment faire ?
Copiez la lettre et collez-là dans la partie prévue à cet effet; renseignez les champs demandés, ceux marqués par un astérisque(*) étant obligatoires.
****



                                                                                                                                                                                                                       Bruxelles/Gap, 20/12/2014

                                                               A Madame la Ministre Française de la Justice    

                                                                                 Ministère de la Justice
                                                                                 13, Place Vendôme
                                                                                 75042 Paris cedex 01



Madame la Ministre de la Justice,

Vous n’ignorez pas qu’au Maroc  des jeunes Français sont victimes d’arrestation arbitraire et condamnés à  de longues périodes d’emprisonnement à la suite de procès fabriqués.  À titre d’exemple permettez-moi de vous résumer l’histoire scandaleuse de deux Français partis l’année dernière au Maroc avec deux copains pour passer des vacances.

Peu de temps après leur arrivée à Tanger, le 5 décembre 2013,  peut-être confondus avec quatre dangereux malfrats (dont deux policiers, on l’apprendra plus tard),  ces quatre amis sont enlevés brutalement pour « détention d’armes à feu, meurtre et braquages », amenés au commissariat de Casablanca où ils sont atrocement torturés pendant 5 jours.

Lorsqu’une victime de la vraie bande de malfrats leur est présentée et ne reconnaît pas les quatre amis, la torture continue, mais à présent pour faire avouer un trafic de drogue. Ils sont condamnés à 2 ans de prison. Deux d’entre eux sont libérés après quelques mois. Abdel Aziz et Yassine sont maintenus en prison à Tanger. Leur détention perdure,  même lorsque la vraie bande de malfrats est arrêtée et avoue ses méfaits.

En juin ils commencent une grève de la faim, “nourris” au minimum (eau, sucre...) par l’administration pénitentiaire qui ne veut pas prendre le risque de les laisser mourir. N’ayant plus aucun espoir de se faire entendre, ils l’arrêtent au bout de quatre mois. Quatre mois qui ne suffisent pas pour crier leur innocence, pour subir vols, injures, menaces...Quatre mois qui risquent de leur laisser des séquelles pour la vie!

Une première année de prison s’est terminée sans espoir de libération. Leur peine est de deux ans. Resteront-ils sous les verrous jusqu’en décembre 2015 ? Pourquoi ?

 Madame la Ministre de la Justice,

ces deux Franco-Maghrébins sont des citoyens français ! Je lis dans le dépliant que vos services nous avaient fait parvenir: “L’une des missions de nos ambassades et consulats est la protection des ressortissants français détenus à l’étranger”. Qu’en est-il de cette protection alors que nous apprenons que le Consul n’a eu à leur offrir  que des remontrances contre leur grève de la faim ?  La sœur d’Abdel Aziz a envoyé une lettre au président de la République pour dire sa détresse, sans résultat… Comment la France  appelée encore parfois « pays des droits de l’Homme », peut-elle tolérer que ses citoyens soient torturés de la plus ignoble manière alors qu’il a été prouvé qu’ils sont innocents ?

Et pourquoi deux des quatre amis sont-ils libérés alors que les deux autres continuent à vivre l’enfer des prisons marocaines ? Parce qu’eux deux ont osé fréquenter des Marocaines ?  La rupture des relations diplomatiques irait-elle jusque là ? Nous savons que ces relations entre la France et le Maroc ne sont pas au beau fixe… pour des problèmes de tortures, précisément !  Les tortures qu’ont subies ces Français sont de la même “qualité” que celles qu’a subies Zakaria Moumni, que le Ministre français  des Affaires Étrangères a qualifiées d’«incident regrettable » : simulation de noyade, suspension  par les pieds, électricité dans les testicules, menotte enfoncée dans la bouche, menaces de viol, crachats, injures, humiliations…

Nous avons créé un groupe facebook pour apporter notre soutien à  ces deux garçons et demander leur urgente libération pour qu’ils n’aient pas à passer une deuxième année de cauchemar sans aucune raison. L’information prend de l’ampleur à travers les réseaux sociaux. Des centaines de jeunes, et moins jeunes, se disent indignés ! Pour eux le Maroc ne sera plus une destination de rêves !

Madame la Ministre de la Justice,

nous vous demandons d’intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines pour appeler à la libération de ces deux Français, ou, au minimum, leur transfèrement dans une prison française, selon l’avenant de 2007 à l’accord sur le  transfèrement qui inclut pour les bi-nationaux de choisir le pays où ils préfèrent purger leurs peines.

Vous trouverez plus de détails sur cette affaire :

Nous souhaiterions être reçus à votre ministère pour parler de ces cas de Français incarcérés au Maroc.

Veuillez agréer, Madame la Ministre de la Justice, l’assurance de notre  haute considération.

Les administrateurs du groupe  “Sauvons Abdel Aziz et Yassine”

Luk Vervaet, Marie-Jo Fressard

Migrants : manifestation à Calais contre le "mur de la honte"

Plusieurs centaines de personnes, 500 selon la police, se sont rassemblées jeudi à Calais, à l'appel notamment d'Emmaüs, pour dénoncer la construction d'un "mur de la honte" autour du port, dans le cadre de la Journée international des migrants.
Le Mouvement Emmaüs et l'Organisation pour une citoyenneté universelle ont lancé un appel à manifester ce jeudi en soutien aux migrants à Calais, à l'occasion notamment de la Journée Internationale des Migrants. Les manifestants se sont rassemblés à 10H30 devant le théâtre et ont commencé à défiler jusqu'aux clôtures du port de Calais, en train d'être élargies, rehaussées et renforcées, qualifiées par Emmaüs et les associations d'aide aux migrants de "mur de la honte". "Nous sommes tous réunis pour refuser qu'un nouveau mur soit construit à nos portes, à Calais, tous réunis pour dire non au +mur de la honte+", a déclaré dans un discours le président d'Emmaüs France Thierry Kuhn.

Guy Bedos et Rokhaya Diallo étaient présents à cette manifestation. "J'ai honte d'être un être humain quand je vois ça", a déclaré Guy Bedos aux journalistes à propos des conditions de vie des quelque 2.500 migrants, originaires principalement d'Afrique de l'Est, qui vivent dans des abris de fortune, sans eau ni électricité, dans les dunes ou des squats de Calais. "Ça déshonore la République française", a-t-il affirmé.
© EQ
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"Ce que nous ne pouvons comprendre, c'est que l'existence d'une frontière quasi-étanche à Calais est la raison pour laquelle ces personnes se trouvent coincées ici", a déclaré pour sa part Martine Devries, au nom des associations locales qui viennent en aide aux migrants à Calais et dans les environs.
"La raison pour laquelle ces personnes arrivent ici c'est d'abord qu'elles fuient une situation de guerre dans leur pays d'origine, en Syrie, en Erythrée, au Soudan ou ailleurs", a-t-elle ajouté.

Depuis le mois d'octobre, le mouvement Emmaüs qui regroupe 283 groupes associatifs et 18.000 compagnons, salariés et bénévoles, vient en aide aux migrants de Calais. Chaque semaine, un ou deux camions leur livrent vêtements, couvertures, matériel d'hygiène et nourriture, selon M. Kuhn.

2500 migrants

Environ 2.500 migrants, selon la préfecture du Pas-de-Calais, installés dans des campements et des squats, originaires pour la plupart de l'est de l'Afrique, se trouvent actuellement à Calais, avec l'espoir de se rendre illégalement en Grande-Bretagne, considérée comme un Eldorado. Ils profitent notamment des ralentissements de la circulation sur la rocade menant au port pour prendre d'assaut les poids lourds qui s'apprêtent à embarquer à bord des car-ferries et se cacher dans les remorques.

Un accord franco-britannique conclu en septembre prévoit notamment le renforcement de la clôture du port existante et la construction d'une barrière le long d'une partie de la rocade menant aux installations portuaires pour prévenir les assauts.

Urgent Arrestations des responsables syndicaux et marins pêcheurs dans le port d’Al Layoune

Le secteur de la mer est entre les mains des prédateurs, après la terre, l'agriculture, l'eau, le soleil...
Les marins luttent et résistent, ils ont besoin de soutien,de solidarité.
 
Urgent Arrestations des responsables syndicaux et marins pêcheurs dans le port d’Al Layoune ce samedi  20 décembre dans le Port d’Al Layoun:
Dans le port d’Al Layoun se sont rassemblés à 19h30  des marins pêcheurs à l’appel du syndicat national de la Pêche pour réclamer  leurs revendications  pour lesquelles ils se battent depuis 2 ans et restées sans suite à ce jour :
-1- : la liberté syndicale
-2 : leurs revendications au niveau régional et national  déposées au niveau du gouvernement et au niveau local mais restées sans réponse à ce jour
Les revendications au niveau local :
-1 le respect des horaires de travail
-2 arrêt des sorties  en cas de mauvais temps et intempéries, à l’origine des nombreux  accidents et des accidents et  décès des marins pêcheurs en cas de mauvais temps
-3 revendication d’un tableau dans le port indiquant la météo,  les intempéries …pour prévenir les marins en cas de tempête
-4 Contrôle de la pesée  et déclaration dans la transparence de la quantité de poisson mis sur le marché pour limiter le marché noir
- 5 Réglementation   et  solution au problème des quais à l’origine des accidents  de bateaux qui ne trouvent pas où décharger.
Mais dès le début du  rassemblement , Abrghaz Mohamed, responsable du Syndicat National, Azafad Rachid, membre du bureau syndical, Imihi et Ali Bou Baker, marins ont été arrêtés.
Abelghaz Mohamed et Azafad Rachid, tous deux membres du syndicat National ont été enlevés par les forces de répression  et  envoyés à Al Layoun .
Aussitôt  une manifestation de milliers de marins s’est organisée dans le port d’Al Layoun pour exiger leurs libérations et appuyer les revendications.
Sous la pression des marins pêcheurs et face à leur détermination, à 21h30 Abelghaz et ses camarades ont été relâchés, acclamés par près de 10000 marins dans le port d’Al Layoun.
Face à la détermination et l’unité des marins pêcheurs, appel à solidarité avec  les marins pêcheurs  dans leur lutte .

Pour Rappel :
Port de Tan Tan , mardi 11 novembre 2014 : Répression
Arrestations  de 2 militants et responsables du Syndicat National des Marins Pêcheurs, Port de Tan Tan :
Abrghaz Mohamed , militant actif et responsable et du Syndicat National des Marins Pêcheurs en haute Mer
Et Mustafa Agram
Ce mardi 11 novembre 2014, plus de 200 marins se sont rassemblés dès 16 h dans le port de Tan Tan suite aux tentatives de la délégation maritime de faire appliquer  et d’imposer les nouveaux règlements du programme Halieutis.
Ce programme Halieutis vise à préparer la  « compétitivité  et l’ouverture des marchés »  dans le secteur de la pêche comme programmé dans le  « Plan Maroc Vert » dans le secteur de l’agriculture et de la Pêche.
Plus de 200 marins se sont rassemblés dès 16 h dans le port de Tan Tan pour débattre des conséquences et graves répercutions sur leurs conditions de travail  dans le secteur de la pêche  livré à la concurrence internationale.
C’est alors que les forces de répression sont intervenus et ont arrété Abrghaz Mohamed et Mustafa Agram.
Une manifestation s’est organisée dans le port de Tan Tan :
Après une heure trente de protestation et face à la combativité et de la détermination de leurs camarades marins pêcheurs, les deux militants ont été relâches.
Solidarité avec les luttes des marins pêcheurs.
Affaire à suivre…

samedi 20 décembre 2014

Là-bas si j'y suis avec le Monde Diplo

Déjà le Diplo revient là-bas !

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© Là-bas si j’y suis — 2014

"Le Référendum maintenant" au centre d'une conférence internationale à Berlin



15/12/2014

BERLIN - Une conférence internationale d'experts a débattu vendredi et samedi à Berlin, de la question du Sahara occidental sous le thème "Le Référendum maintenant".
Organisée par l'Association allemande "Freiheit für Western Sahara" (Liberté pour le Sahara occidental), la rencontre a vu la participation et l'appui de nombreuses organisations allemandes et européennes, notamment le Centre pour les cultures européennes et orientales, l'Association des juristes pour la démocratie et les droits humains dans le monde et l'Association Autriche-Sahara.

L'Etat de Brême et de la Basse Saxe, à travers le président de son parlement, qui a adressé à la Conférence un message très fort de soutien au droit du peuple au Sahara occidental et à l'issue référendaire de ce conflit, a également pris part à cette conférence.
Le directeur exécutif du Centre Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de l'homme et de nombreuses organisation, comme le Comité algérien de soutien avec le peuple sahraoui étaient aussi présents à cette rencontre internationale de solidarité avec la cause sahraouie.
Ont participé à cette rencontre du côté sahraoui notamment, le représentant du Front Polisario pour l'Europe, Mohamed Sidati et la présidente de l'Association sahraouie des droits de l'homme (CODESA), Aminatou Haidar, lauréate du prix de la fondation américaine Robert F. Kennedy pour les droits de l'Homme et du prix de solidarité pour 2013 de la ville de Brême.
La question de la mise en place d'un mécanisme international de surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental a fait l'objet d'un panel, à l'instar d'autres questions aussi fondamentales, que l'urgence de trouver une solution qui permette au peuple du Sahara occidental d'exercer son droit à l'autodétermination, dans le cadre de la légalité internationale.
Les participants se sont, en particulier, félicités de la reconduction au sein du parlement européen du groupe interparlementaire pour le Sahara occidental.
Le président du parlement de l'Etat de Brême et de la Basse Saxe, dans un message adressé aux participants, a lancé un appel "pour rompre le mur du silence qui entoure la décolonisation de la dernière colonie en Afrique et les droits de l'homme dans les territoires occupés" du Sahara occidental.
Le parlementaire allemand a également condamné les accords de pêche signés par l'Europe avec le Maroc et a révélé avoir saisi, à ce sujet, le Président du parlement européen.
Il a appelé enfin à ce que "une solution définitive et durable soit apportée à cette injustice qu'est l'occupation par le Maroc de ce territoire et aux violations des droits de l'homme enregistrées et ce, à travers un Référendum d'autodétermination libre et équitable".
Publié dans: MONDE

" Le Maroc commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale "( L'Ambassadeur sahraoui au Nigeria )

M. Oubi, peut-on savoir quelle est l’importance, de la tenue de la 5e Conférence d’Alger consacrée au peuple sahraoui ?
L’intitulé de cette conférence parle de lui-même : « Droits des peuples à la résistance : cas du peuple sahraoui ». Il marque le contexte historique de la lutte de notre peuple. Le rendez-vous d’Alger s’est déroulé dans un contexte juridiquement clair, appuyé par des résolutions très solides des Nations unies et du Conseil de sécurité. Il y a une très grande littérature en la matière qui consolide les aspirations du peuple sahraoui comme étant la dernière colonie en Afrique. Dans le contexte actuel du conflit, il n’est un secret pour personne que le Maroc se trouve face à des problèmes très sérieux, d’une façon très claire, peut-être pour la première fois depuis le début des années 1990. Le royaume est en confrontation ouverte non seulement avec les Sahraouis et le Front Polisario, mais aussi avec les Nations unies, l’envoyé personnel et la représentante spéciale de Ban-Ki-moon… et les organisations humanitaires internationales. Cette attitude négative et impulsive, on la trouve dans le dernier discours suicidaire du roi qui a ouvert le feu sur tous les partisans de la justice, de la justesse et du respect des droits de l’homme. Ce discours renseigne sur l’Etat d’esprit de Mohamed VI, qui commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale.

Vous dites que le contexte juridique est clair, mais ne pensez-vous pas que c’est sur ce plan qu’il faille, d’abord, avancer ?
Bien évidemment. Mais le monde n’est pas seulement « gouverné » par les lois. Le Droit international est clair, très clair même. Toutefois, comme vous le savez d’ailleurs, il y a des realpolitiks qui empêchent notre lutte d’évoluer rapidement. A ces considérations, s’ajoutent les positions de grandes puissances, comme la France. Ce pays qui est un pays membre permanent du Conseil de sécurité a, notamment ces dernières années, joué un rôle très négatif et a empêché les Nations unies d’assumer leurs responsabilités. Je le répète, la base juridique était très claire depuis le début. Maintenant, avec l’intifada de notre peuple, le soulèvement pacifique, on a réussi à intéresser le monde à notre sort, et notre cause est désormais discutée au sein des grandes capitales internationales.

Néanmoins, en Europe, en dépit du travail extraordinaire qu’effectuent parlementaires et représentants de la société civile, notamment espagnols et français, la cause sahraouie n’est traitée dans les médias de ces pays que d’une manière sporadique. Un paradoxe ?
Il faut être réaliste. Avant, le problème du Sahara occidental se résumait ainsi : il n’y avait pas de guerre, pas de confrontation directe entre les citoyens autochtones et les forces d’occupation. Maintenant ce n’est plus le cas, l’Intifada et le soulèvement pacifique, comme je l’ai dit, ont réussi à attirer l’attention des médias et des missions des organisations humanitaires internationales. Je crois que, d’une part, cette confrontation directe entre le Maroc et la communauté internationale, et d’autre part, la résistance des Sahraouis dans les territoires libérés et les camps de réfugiés, ont convergé et débouché sur  une solidarité humanitaire, exemplaire à travers le monde.

Sahara : L’Internationale socialiste pourrait envoyer une mission d’observation


Dans deux mois le conseil de sécurité consacrera une réunion à l’examen d’un nouveau rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara occidental avant d’adopter une nouvelle résolution. En attendant cette échéance, l’International socialiste envisage d'envoyer une délégation dans la région.
L’Internationale socialiste compte dépêcher une délégation au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf. Cette mission devrait se dérouler en février prochain. C’est l’une des décisions prises lors de la réunion du conseil de l’organisation des partis dits socialistes, tenu les 13 et 14 décembre au siège des Nations-Unies à Genève. Le Maroc y était représenté par l’USFP. Le Polisario, en sa qualité de membre observateur depuis 2008, a également participé à cet événement.

Une mission qui pourrait profiter au Polisario
Par cette annonce, l’IS tente de rattraper son retard sur cette question alors qu’en principe elle a quelques cartes à jouer pour assumer le rôle d’intermédiaire entre les parties en conflit. Il faut en effet rappeler qu’en plus du parti de la Rose et du Front séparatiste, le FLN (Front national de libération) est également membre (consultatif) de l’entité. Autant d’éléments qui pourraient faciliter une initiative de médiation de l’organisation socialiste.
Sauf que sur ce dossier, l’IS ne semble pas tout à fait neutre. Sous la pression de plusieurs formations de gauche d’Afrique, notamment de l’ANC au pouvoir à Pretoria et du SWAPO namibien, et d’Amérique du sud, l’IS est beaucoup plus proche des thèses du Polisario que celles défendues par le royaume. On peut prendre comme preuve sa déclaration de février 2013 à Cascais au Portugal.
Le conseil de l’Internationale socialiste avait à l’époque insisté sur « son plein soutien au droit à l’autodétermination du peuple sahraoui »,  exigeant «  la mise en œuvre urgente de toutes les résolutions de l’ONU et de l’Union Africaine garantissant ce droit ». Le pire pour le Maroc, et surtout pour l’USFP de Driss Lachgar, c’est que l’IS considère la question du Sahara occidental comme « un cas de décolonisation ».
Le Polisario jubile d’ores et déjà à l’annonce de la prochaine mission de l’IS. Elle pourrait apporter un ferme soutien à sa principale revendication concernant la mise en place d’un mécanisme de surveillance des droits de l’Homme dans la région. Mais il est fort probable qu’elle n’ait finalement pas lieu.  En juin 2011, lors de sa réunion à Madrid, l’IS avait déjà convenu d’effectuer des déplacements à Rabat et Alger en vue de rapprocher les « positions» des parties concernées par le conflit du Sahara. Mais au final l'initiative n’est restée qu’au stade de simple annonce sans que cela se transforme en concret sur le terrain.

AmnestyFrance « Torture et sécurité : le système américain »





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« Torture et sécurité : le système américain »

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Colère royale après la honte du Stade Moulay Abdellah : Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports

Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports

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Le roi Mohamed VI a viré aujourd’hui de son poste de ministre de la jeunesse et des sports à Mohamed Ouzzine.
Ce dernier, membre du Mouvement populaire (MP), était au centre depuis plusieurs jours d’une polémique suite à « l’inondation » du stade « Moulay Abdellah » de Rabat.
La manière rudimentaire avec laquelle des ouvriers tentaient d’assécher l’eau qui avait envahi le terrain lors d’un match de football a fait le tour du monde. Et provoqué l’hilarité générale.
Selon le site Goud, en guise d’humiliation supplémentaire, le roi aurait interdit à Ouzzine d’assister à la finale du Mundialito, qui se tient cette année au Maroc.
C’est toujours le Maroc. Un ministre unanimement considéré comme un incompétent a été destitué alors qu’une démission « volontaire » aurait été moins humiliante pour lui.
Mais au Maroc, pour ceux qui ne le savent pas, les ministres ne démissionnent pas. C’est pratiquement interdit. Ils doivent être virés par le sultan.
On est toujours en autocratie, car probablement le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, n’a même pas été mis au courant. Hier dans sa vidéo avant le conseil du gouvernement, il avait l’air de soutenir son ministre.
Demain
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Commentaires pour “Le roi vire Ouzzine du ministère de la jeunesse et des sports”

  1. Non seulement Ouzine a été limogé par le roi en violation flagrante avec la constitution, mais il lui a été interdit d’assister à un match de football dans un stade. C’est du jamais vu, digne d’une monarchie bananière, où le roi chef totalitaire du Maroc, nomme qui il veut, licencie toute personne quand ça lui chante sans concertation avec quiconque, et se permet de jouer avec les sentiments de ses serviteurs, comme un bon dictature qui se respecte.
    Si vous voulez souhaiter qu’un malheur s’abat sur quelqu’un, c’est de lui souhaiter d’être à la place d’Ouzine. Le pauvre est mort de trouille, non pas la trouille de perdre des privilèges, mais la crainte d’être lynché par le régime.
    Avec ce mondialito le Maroc est devenu la risée du monde, mais à vrai dire, le Maroc est déjà connu d’antan comme étant un pays absurde où tout ce qui se passe ne suit aucune logique, si ce n’est la seule logique de M6.
    Au gré des coups d’humour du roi du Maroc, le pays est géré d’une façon stupide et idiote, c’est ce qui fait marrer de temps à autre le monde entier, ou choquer comme avec l’affaire Daniel Gate, le pédophile.
    Tant que le roi garde les pleins pouvoirs, tout ce qui se passe au Maroc relève désormais de sa responsabilité directe et ses serviteurs ne viennent qu’en deuxième position.
  2. Citoyen
    Ailleurs, c’est de l’insolite, ici au Royaume des Merveilles du Makhzen c’est de l’ordinaire !
    Le Mondialito de foot se transforme en un tournoi mondial de water-polo !