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lundi 9 mai 2016

Benkirane est-il corrompu ?

Benkirane est-il corrompu ?

Par Naïm Kamal //mai, 07 à 12:53
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20% des Marocains interrogés dans une enquête de Transparency considèrent le chef du gouvernement comme corrompu. Ce n’est pas beaucoup, mais ce n’est pas rien et subitement moins rigolo.

« Le manque de satisfaction vis-à-vis de dirigeants et régimes corrompus était un catalyseur clé du désir de changement dans la région, en particulier lors des manifestations du Printemps arabe. Cinq ans plus tard, l’étude montre que les gouvernements n’ont fait que peu pour mettre en œuvre les lois contre la corruption », relève Transparency International. Tranparency n’a pas tort sur tous les points, mais se goure au moins une fois : Il n’y a pas eu de printemps arabe. Sinon la Libye serait un champ de blé, la Syrie un jardin de coquelicots, l’Egypte un enclos de tulipes et le Yémen heureux un Eden tout court. L’Irak n’en parlons pas. Partout les indicateurs de la corruption sont au rouge. C’est vrai qu’il s’agit d’un sondage et donc d’une simple perception ou impression, mais globalement pratiquement partout ils sont nombreux les sondés qui considèrent que la corruption s’est aggravée. Au Maroc, ils sont 24% contre 42% qui estiment que la prévarication est restée au même niveau et en conséquence n’a connu aucune amélioration sous ce gouvernement dirigé par les islamistes du PJD, chantres de la rectitude.

samedi 20 décembre 2014

" Le Maroc commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale "( L'Ambassadeur sahraoui au Nigeria )

M. Oubi, peut-on savoir quelle est l’importance, de la tenue de la 5e Conférence d’Alger consacrée au peuple sahraoui ?
L’intitulé de cette conférence parle de lui-même : « Droits des peuples à la résistance : cas du peuple sahraoui ». Il marque le contexte historique de la lutte de notre peuple. Le rendez-vous d’Alger s’est déroulé dans un contexte juridiquement clair, appuyé par des résolutions très solides des Nations unies et du Conseil de sécurité. Il y a une très grande littérature en la matière qui consolide les aspirations du peuple sahraoui comme étant la dernière colonie en Afrique. Dans le contexte actuel du conflit, il n’est un secret pour personne que le Maroc se trouve face à des problèmes très sérieux, d’une façon très claire, peut-être pour la première fois depuis le début des années 1990. Le royaume est en confrontation ouverte non seulement avec les Sahraouis et le Front Polisario, mais aussi avec les Nations unies, l’envoyé personnel et la représentante spéciale de Ban-Ki-moon… et les organisations humanitaires internationales. Cette attitude négative et impulsive, on la trouve dans le dernier discours suicidaire du roi qui a ouvert le feu sur tous les partisans de la justice, de la justesse et du respect des droits de l’homme. Ce discours renseigne sur l’Etat d’esprit de Mohamed VI, qui commence à vivre avec la très probable possibilité de perdre sa guerre coloniale.

Vous dites que le contexte juridique est clair, mais ne pensez-vous pas que c’est sur ce plan qu’il faille, d’abord, avancer ?
Bien évidemment. Mais le monde n’est pas seulement « gouverné » par les lois. Le Droit international est clair, très clair même. Toutefois, comme vous le savez d’ailleurs, il y a des realpolitiks qui empêchent notre lutte d’évoluer rapidement. A ces considérations, s’ajoutent les positions de grandes puissances, comme la France. Ce pays qui est un pays membre permanent du Conseil de sécurité a, notamment ces dernières années, joué un rôle très négatif et a empêché les Nations unies d’assumer leurs responsabilités. Je le répète, la base juridique était très claire depuis le début. Maintenant, avec l’intifada de notre peuple, le soulèvement pacifique, on a réussi à intéresser le monde à notre sort, et notre cause est désormais discutée au sein des grandes capitales internationales.

Néanmoins, en Europe, en dépit du travail extraordinaire qu’effectuent parlementaires et représentants de la société civile, notamment espagnols et français, la cause sahraouie n’est traitée dans les médias de ces pays que d’une manière sporadique. Un paradoxe ?
Il faut être réaliste. Avant, le problème du Sahara occidental se résumait ainsi : il n’y avait pas de guerre, pas de confrontation directe entre les citoyens autochtones et les forces d’occupation. Maintenant ce n’est plus le cas, l’Intifada et le soulèvement pacifique, comme je l’ai dit, ont réussi à attirer l’attention des médias et des missions des organisations humanitaires internationales. Je crois que, d’une part, cette confrontation directe entre le Maroc et la communauté internationale, et d’autre part, la résistance des Sahraouis dans les territoires libérés et les camps de réfugiés, ont convergé et débouché sur  une solidarité humanitaire, exemplaire à travers le monde.