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samedi 3 mai 2014

Que fait Total au Sahara occidental ?

 
Au large du Sahara occidental - territoire conflictuel occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, Total et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants sahraouis dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans ce qu’ils considèrent comme une remise en cause de la souveraineté de leur territoire. Total est désormais critiquée aussi par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens.
Le fonds souverain norvégien, quatrième actionnaire de Total avec un peu plus de 2% des actions (pour une valeur d’environ 3 milliards d’euros), a annoncé qu’il allait se pencher sur les activités de Total au Sahara occidental afin de vérifier leur conformité avec son code éthique.
Total bénéficie d’une licence couvrant une zone offshore de plus de 100 000 kilomètres carrés (la surface du Portugal) au large du Sahara occidental, le « bloc Anzarane ». Originellement octroyée en 2002 par le gouvernement marocain, elle vient d’être renouvelée, pour des opérations de reconnaissance. L’entreprise française souligne n’avoir pas encore, à ce jour, déposé de demande de réalisation de forages exploratoires.
Selon les défenseurs des droits du peuple sahraoui - notamment l’ONG Western Sahara Resources Watch (WSRW, « Veille sur les ressources naturelles du Sahara occidental ») -, les licences octroyées à Total et à d’autres firmes pétrolières et gazières sur le territoire sahraoui par le gouvernement marocain sont illégales du point de vue du droit international.

Les affaires sont les affaires

Ils estiment même que Total contribue dans les faits, en collaborant avec un « gouvernement d’occupation », à délégitimer la lutte pour l’autodétermination du peuple sahraoui : « L’industrie pétrolière devient un obstacle qui empêche de faire pression sur le Maroc pour qu’il accepte ce droit [à l’autodétermination] », déclare ainsi Erik Hagen, président de WSRW.
L’ONG a publié l’année dernière un rapport très critique sur le rôle de Total au Sahara occidental, intitulé « Injustice totale ». « Total démontre un mépris complet des principes fondamentaux de la responsabilité sociale des entreprises. La compagnie refuse d’engager la moindre discussion sur les droits légitimes du peuple du territoire occupé », déclarait alors Erik Hagen. Selon WRSW, Total refuse de clarifier ses projets au Sahara occidental et se défausse de toute responsabilité dans le conflit en arguant du fait qu’elle ne s’occupe pas de politique.
En réponse à l’annonce du fonds souverain norvégien, Total a déclaré à Reuters que ses « activités offshore au Sahara occidental, comme dans d’autres régions où [elle opère], sont en ligne avec le droit et les standards internationaux applicables figurant dans [son] Code de conduite, en particulier ceux liés aux droits humains ».
Comme le soulignait un récent article du Monde (à propos de l’engagement de Total dans le pétrole de schiste russe en pleine crise diplomatique sur l’Ukraine), « la politique de Total a toujours été de poursuivre ses activités dans des pays critiqués tant qu’une interdiction émanant du gouvernement français ou des Nations unies ne les interdisait pas, comme ce fut le cas en Irak et en Iran ».

Désinvestissement

Le fonds souverain norvégien, qui gère un portefeuille de 600 milliards d’euros, a mis en place un certain nombre de critères éthiques, qui l’ont conduit dans le passé à se désinvestir de 63 entreprises au total - principalement du fait de leur implication dans le secteur du tabac, des armes nucléaires et des mines antipersonnel. Le fonds réfléchirait actuellement à une extension de ses critères d’exclusion, pour y inclure les compagnies pétrolières et gazières opérant dans des pays à fort risque de corruption, les firmes impliquées dans des atteintes aux droits des travailleurs dans le secteur textile, ou encore celles impliquées dans la surpêche ou la destruction des forêts. Il pourrait même renoncer à investir dans les énergies fossiles (un paradoxe dans la mesure où le fonds est issu des royalties pétrolières et gazières norvégiennes).
Le fonds norvégien s’était déjà désinvesti en 2005 d’une autre firme pétrolière alors active au Sahara occidental, Kerr-McGee En juin 2013, la firme norvégienne d’assurance-vie KLP avait, de son côté, également annoncé son désinvestissement de Total en raison de ses activités au Sahara occidental [1].
Une autre multinationale pétrolière bénéficie d’une licence d’exploration au Sahara occidental octroyée par le gouvernement marocain : la ’junior’ américaine Kosmos Energy. Celle-ci est spécialisée dans les opérations de prospection « pionnières », et s’est illustrée notamment dans la découverte et l’exploitation du champ Jubilee, au large du Ghana [2]. Kosmo a déjà des activités de prospection avec BP au Maroc au large d’Agadir et d’Essaouira, et a annoncé son intention d’entamer des activités similaires en octobre dans la zone dite du Cap Boujdour, au large du Sahara occidental.

« Intérêts et aspirations du peuple sahraoui »

Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental a été ensuite occupé par le Maroc, qui en revendique la souveraineté. Des années de conflit s’en sont suivies entre les forces armées marocaines et le Front Polisario indépendantiste, soutenu par l’Algérie. Un cessez-le-feu a été imposé par les Nations Unies en 1991, suite auquel devait se tenir un référendum d’autodétermination. Lequel n’a jamais eu lieu, les deux parties étant en désaccord sur le droit des colons marocains à y participer. Aucun autre pays ne reconnaît à ce jour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Suite à l’octroi par le Maroc en 2002 de licences de prospection pétrolières au Sahara occidental, les Nations Unies ont publié un avis ambigu, dit « Opinion Corell », qui reconnaît l’autorité administrative de fait du Maroc et estime que les activités pétrolières ne seront légales que si elles ne contreviennent pas « aux intérêts et aux aspirations du peuple du Sahara occidental ».
Le Maroc et les compagnies pétrolières se sont empressés de mettre en avant les « retombées économiques positives » du pétrole pour légitimer leurs actes. Les autorités marocaines assurent souhaiter un « partage équitable des bénéfices » avec les Sahraouis - même si pour l’instant ils soulignent surtout la création d’emplois, sans qu’il soit question de retombées financières. En renouvelant, au début de l’année, les licences de Total et de Kosmos, le gouvernement du Maroc a aussi promis que « les populations locales et leurs représentants seront consultés et associés », sans autre précision. Depuis la publication de l’Opinion Corell en 2002, rien n’a jamais été fait en termes de consultation formelle.
Les organisations sahraouis estiment que la population locale est opposée à l’arrivée des multinationales pétrolières, et que les licences sont donc illégales dans les termes mêmes de l’Opinion Corell. Cela n’a pas empêché le Front Polisario d’accorder lui-même, en mars 2014, une licence de prospection pétrolière et gazière à une firme britannique, Red Rio Petroleum, dans un territoire sous son contrôle. Une licence qui inclut une étude de faisabilité sur l’extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique [3]...
En tout état de cause, le territoire du Sahara occidental reste occupé par l’armée marocaine. Une grande partie de la population sahraouie vit en exil et dans des camps de réfugiés. Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture a confirmé, dans un rapport de 2013, l’usage généralisé de la torture et de la violence par les Marocains au Sahara occidental. Dans ces conditions, peut-on considérer que les Sahraouis sont libres de donner ou non leur consentement aux activités de Total et autres ?
Olivier Petitjean
Cet article a été mis à jour le 30 avril 2014 pour inclure les informations sur la license de prospection pétrolière et gazière accordée par le Front Polisario à Rio Red Petroleum.
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Photo : Western Sahara Resources Watch
[1] Source.
[2] Les activités de Kosmos au Ghana sont au centre du film documentaire Big Men. Les prochains rois du pétrole, de Rachel Boynton, qui sort en salles aux États-Unis ce mois-ci et a obtenu plusieurs prix, dont le Grand prix du Festival international du film d’environnement de Paris 2014. Voir le site du film : http://bigmenthemovie.com/
[3] Red Rio Petroleum est une entreprise créée en 2013, visiblement expressément pour obtenir cette licence (elle n’en a pas d’autres à ce jour). Son directeur, Frederik E. Dekker, est un ancien dirigeant de Wessex Exploration, une autre "start-up" pétrolière et gazière britannique aujourd’hui au bord de la faillite après que ses licences au Royaume-Uni et en Guyana se soient révélées très décevantes au regard des promesses faites aux investisseurs.
 

http://multinationales.org/Que-fait-Total-au-Sahara
 Pétrole
Que fait Total au Sahara occidental ? Par Olivier Petitjean

Au large du Sahara occidental - territoire occupé par le Maroc depuis près de quarante ans -, TOTAL et d’autres firmes internationales commencent à mener des activités de prospection pétrolière et gazière. Le tout dans des conditions très contestables du point de vue de la consultation des populations locales et du partage équitable des bénéfices éventuels avec celles-ci. Les militants de la cause sahraouie dénoncent depuis des années le rôle de l’entreprise française dans la remise en cause de la souveraineté du territoire. Total est désormais aussi critiquée par certains investisseurs « éthiques », au premier rang desquels les fonds norvégiens. http://multinationales.org/Que-fait-Total-au-Sahara

Les touristes britanniques invités à boycotter le Maroc (journal britannique)

Londres, 28 avr 2014 (SPS) 

Les vacanciers britanniques sont invités à répondre à la situation au Sahara occidental en boycottant le Maroc, en tant que destination, a écrit le quotidien national britannique The Guardian dans son édition de dimanche, par le rapporteur en chef et observateur Tracy McVeigh.

Un activiste des droits de l’homme du Sahara Occidental, Brahim Dahane (46 ans) avait lancé cet appel durant sa rencontre avec des membres du Parlement du Royaume-Uni afin d'obtenir un soutien avant le débat mardi du Conseil de sécurité des Nations Unies de la question du Sahara occidental, a indiqué le journal .
"Parce que la Grande-Bretagne n’a pas de liens historiques ou culturels avec les peuples d’Afrique du nord, elle ne comprend pas vraiment la situation du peuple sahraoui", a déclaré Dahane.
"L'ONU ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, qui demeure le seul endroit du monde où les forces de l'ONU n'ont pas pour mandat de surveiller les violations des droits de l'homme", a-t-il ajouté .
 "Maintenant, les députés européens permettent au Maroc de piller nos ressources. Ils n'ont aucun droit à notre poisson, les tomates, les phosphates ou d'autres ressources naturelles, nous sommes si riches, mais nos ressources quittent le pays sous de fausses étiquettes (Produit du Maroc). Il est temps que ces gens comprennent ce qui est permis en leur nom à Bruxelles et boycottent les vacances au Maroc".
Le journal a également indiqué que le chef de l’organisation britannique War on Want, John Hilary, étaient  parmi ceux qui ont condamné les accords de pêche UE-Maroc au lieu que la Grande-Bretagne soit "complice" dans le pillage des ressources sahraouies. (SPS)
020/090/TRD 291014 AVR 014 SPS

Leur centre d’hébergement ferme lundi, des SDF dans l’angoisse












Dans les couloirs, des enfants jouent, insouciants. Ils ne savent pas que lundi, le centre d’hébergement d’urgence La Villette, à Paris, va fermer ses portes, laissant dans l’angoisse ceux et celles qui n’ont pour l’heure pas de solution d’hébergement.
Au total, 39 sans-abri, dont 14 femmes isolées et 25 membres de familles, ont été accueillis pendant l’hiver dans ces anciens bureaux transformés en centre d’urgence, ouvert le 21 janvier pour faire face à la baisse des températures. Chaque année, au début de l’hiver, des structures transitoires sont mises en place pour «mettre à l’abri» une population de SDF trop nombreuse, à qui le 115, numéro d’urgence, n’arrive plus à trouver d’hébergement.
Mais avec le retour des beaux jours, ces centres ferment progressivement, remettant à la rue nombre de sans-abri, au grand désespoir des travailleurs sociaux et associations qui les ont accompagnés pendant l’hiver. Dans toute la France, «plusieurs centaines» de places sont en train de disparaître, avait ainsi dénoncé fin mars un collectif d’associations.
Malgré les promesses de l’ancienne ministre du Logement Cécile Duflot, qui voulait «en finir avec une gestion au thermomètre», «il n’y a aucun changement», se désole Bruno Morel, directeur d’Emmaüs Solidarité, qui gère le centre La Villette, dans le nord-ouest de Paris.
Le bâtiment, qui appartient à Paris Habitat, doit être démoli pour laisser la place à des logements sociaux. «On ne peut pas se plaindre de ça», souligne M. Morel, mais «il faut d’autres structures pérennes. Chaque année, c’est la même chose. On a commencé une forme d’accompagnement avec les personnes accueillies, et on va les abandonner. Les gens sont bringuebalés d’une structure à l’autre».
Parmi les résidents, une femme dormait dans une cabine téléphonique, une autre se trouvait à la rue suite à des violences conjugales, d’autres après la perte d’un emploi. Deux familles roms, arrivées après le démantèlement d’un campement à Aubervilliers, et dont les enfants venaient d’être scolarisés, font également partie des hébergés. «Pour la plupart, ce centre était le seul hébergement stable depuis des mois», explique Lisa Olaciregui, une des deux assistantes sociales qui les accompagnent au quotidien.

- Une petite victoire -
Le centre, qui devait initialement fermer le 31 mars, avait obtenu un sursis jusqu’au 28 avril, permettant à plusieurs résidents d’être «réorientés». Certains ont rejoint d’autres centres d’hébergement d’urgence (CHU), pour de courtes durées, d’autres, plus chanceux, des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), qui offrent une durée d’hébergement plus longue et une prise en charge socio-éducative.
Chaque place trouvée est vécue comme une petite victoire, mais «trois familles et deux femmes isolées sont dans l’attente», déplore la chef de service, Catherine Desfrasne. Pour ces deux femmes, dont l’une est en sevrage d’alcool et l’autre relève d’un problème de santé mentale, «on craint qu’elles ne retournent à la rue, ce serait impensable», insiste-t-elle.
«Si on ne trouve aucune place, ça va être des chambres d’hôtel», ajoute M. Morel. Une solution insatisfaisante, car provisoire, sans accompagnement, et souvent en lointaine banlieue, rappelle-t-il, alors que la plupart des enfants sont scolarisés à Paris.
Dans les bureaux transformés en chambres, les lits constituent souvent le seul mobilier. Dans l’une d’elles, une trottinette, un petit vélo, une poussette et une peluche côtoient plusieurs valises et sacs entassés: la famille qui y vit ne sait pas si elle aura un toit lundi.
Dans une autre chambre, Anne, 37 ans, veille sur son fils Nathan, 2 ans, en pleine sieste. Cette mère célibataire, sans abri après avoir perdu son travail, alors qu’elle était enceinte, attend aussi une solution d’hébergement. «Ici, c’était comme une famille», dit-elle, espérant qu’elle pourra «rester sur Paris», où son fils, de santé fragile, est suivi dans un hôpital.
«On sent une vraie angoisse», témoigne Mme Defrasne, qui dénonce l’absurdité du système: «sous prétexte qu’il fait moins froid, on remet des gens dehors, mais on meurt plus dans la rue l’été que l’hiver».


http://www.liberation.fr/societe/2014/04/26/leur-centre-d-hebergement-ferme-lundi-des-sdf-dans-l-angoisse_1005003

Un responsable sahraoui entame une visite de travail au Japon

Tokyo (Japon), 26/4/2014 (SPS) 

Le ministre délégué chargé de l’Asie, Mouloud Saïd a entamé vendredi une visite à Tokyo au Japon, où il a rencontré des membres du Sénat et du Parlement japonais.
Le ministre sahraoui est intervenu lors d'une conférence sous le titre du "Sahara occidental dernière colonie en Afrique" organisée au siège du Sénat par le sénateur Satsuki Eda en collaboration avec l'Association des journalistes Sahara Japon (SJJA).
Parmi les participants figuraient l'ancien Premier ministre Yukio Hatoyama , le sénateur Satsuki Eda , sénateur Mizuho Fukushima , l'Ambassadeur de l'Algérie Ketrandji , des savants, des artistes, des chaines de télévision et des représentants des journaux japonais.
Le diplomate sahraoui a passé en revue les derniers développements de la question du Sahara occidental à la lumière de la situation dramatique des droits de l'homme qui prévaut dans les territoires occupés, dénonçant les efforts du Maroc et de la France pour empêcher la surveillance des droits de l'homme par la mission des Nations unies pour un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
De leur côté, l'ancien Premier Misnister Hatoyama et le sénateur Mizuho Hukushima ont exprimé leur plein soutien et solidarité avec le peuple sahraoui dans sa lutte pour l'autodétermination.
Le sénateur Satsuki Eda , ancien ministre de la Justice a réitéré la nécessité d'un référendum libre et équitable, étant la solution politique au conflit au Sahara occidental.
L’Ambassadeur Ketrandji a réitéré la position de principe de l’Algérie en faveur du droit légitime du peuple sahraoui à l'autodétermination et a dénoncé les violations constantes des droits de l'homme par le Maroc. (SPS)
020/090/TRD 270940 AVR 014 SPS





Il faut commémorer la journée nationale de l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2014.

Communiqué de l’association des amis du général Dumas, présidée par Claude Ribbe, écrivain et réalisateur, à propos du refus de M. Franck Briffaut, maire FN de Villers-Cotterêts (Aisne), patrie du général Dumas et d’Alexandre Dumas, issus de l’esclavage, de commémorer la journée nationale de l’abolition de l’esclavage le 10 mai 2014.

Le maire de Villers-Cotterêts, M. Franck Briffaut (Front National) a déclaré le 17 avril 2014 dans une vidéo publiée sur le site du journal  L’Express qu’il refuse de célébrer dans sa commune la journée nationale d’abolition de l’esclavage le 10 mai 2014.
Cette journée résulte des dispositions de la loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité et qui prévoit qu’ « en France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large. »
Le décret n°2006-388 du 31 mars 2006, pris en application de cette loi, dispose qu’ « en France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée au 10 mai», que « chaque année, à cette date, une cérémonie est organisée à Paris » et qu’ « une cérémonie analogue est organisée dans chaque département métropolitain à l'initiative du préfet ainsi que dans les lieux de mémoire de la traite et de l'esclavage ».
Villers-Cotterêts est principalement connue pour être la patrie des Dumas et en particulier du général Dumas, né esclave à Saint-Domingue (aujourd’hui République d’Haïti), glorieux soldat de la Révolution, victime en son temps de la haine raciste.
En 1789, le futur général Dumas, simple dragon et « homme de couleur »  fut accueilli chaleureusement par la population de Villers-Cotterêts et épousa une fille du pays. C’est à Villers-Cotterêts que naquit sont fils, Alexandre Dumas, afro-descendant, fils et petit fils d’esclaves antillais, écrivain français talentueux, populaire et mondialement connu.
L’Association des Amis du général Dumas est à l’origine de  l’installation, en décembre 2006, à Villers-Cotterêts, d’une plaque commémorant le bicentenaire de la mort du général Dumas, qui repose auprès de sa femme dans le cimetière communal.
Cette plaque a été apposée sur l’ancien hôtel de l’Epée où est mort le général.
Depuis le 10 mai 2007, c’est devant cette plaque que le préfet de l’Aisne et la municipalité de Villers-Cotterêts, commémorent, tous les 10 mai, la journée de l’esclavage et de son abolition.
La manifestation, célébrée en présence des enfants des écoles,  a toujours rassemblé la population, au-delà de toutes les opinions.
La plaque indique clairement que le général Dumas, né esclave, est mort libre à Villers-Cotterêts.
De ce fait, Villers-Cotterêts est manifestement un lieu de mémoire de l’esclavage et un site emblématique du refus du préjugé de couleur.
L’association des Amis du général Dumas ne peut dès lors que condamner fermement les déclarations du maire de Villers-Cotterêts qu’elle juge extrêmement choquantes et dont elle déplore la connotation raciste.
Elle rappelle qu’il appartient au préfet du département de l’Aisne de fixer le lieu de commémoration départemental  de la journée du 10 mai.
Sachant que la cérémonie a toujours eu lieu à Villers-Cotterêts - lieu de mémoire de l’esclavage - depuis 2007, l’association considère qu’il appartient au préfet de prendre toutes dispositions pour assurer, en vertu de la loi et de son décret d’application, la continuité de la cérémonie, nonobstant les préjugés de M. Franck Briffaut.
En refusant une commémoration qui s’est déroulée harmonieusement durant 6 années consécutives, M. Briffaut, bien au-delà d’une prise de position qu’il présente comme le refus d’une supposée «culpabilisation», s‘en prend à la mémoire du général Dumas et de son fils, figures majeures de Villers-Cotterêts depuis 1789.
Il fait en outre offense  à tous les descendants d’esclaves, notamment  français, qui sont encore en butte à un racisme particulièrement virulent en 2014.
Beaucoup de ces descendants d’esclaves furent des soldats qui, lors de deux guerres mondiales, versèrent leur sang – à l’instar du général Dumas de 1792 à 1799 – pour défendre la France et particulièrement la région de Villers-Cotterêts.
Africains et tirailleurs sénégalais - notamment au chemin des Dames le 16 avril 1917 où 1400 Africains tombèrent en une seule journée - ont défendu la terre de France.
Des aviateurs afro-américains et antillais, descendants d’esclaves, comme Eugene Bullard, Pierre Réjon ou Guibert Jean-Marie luttèrent pour que le ciel de l’Aisne ne soit pas envahi et pour protéger des bombardements les communes de Picardie, particulièrement Villers-Cotterêts.
Le lieutenant Guibert Jean-Marie, descendant d’esclaves martiniquais, trouva une mort glorieuse le 2 septembre 1918  à Chavigny, près de Soissons, après un combat désespéré à un contre dix, pour défendre le ciel de Villers-Cotterêts, au nom des mêmes valeurs que celles qui animaient le général Dumas.
Nombreux sont les  descendants d’esclaves aujourd’hui  encore engagés sous le drapeau français, et qui exposent chaque jour bravement leur vie au service de la Nation.
L’attitude honteuse et  insidieusement raciste du maire de Villers-Cotterêts, qui s’en prend  à une Afrique et à des « Barbaresques » qui seraient encore esclavagistes, est de nature à encourager la haine en France.

L’Association des amis du général Dumas invite à réagir contre l’attitude du maire de Villers-Cotterets en participant au rassemblement traditionnel qu’elle organise en mémoire de l’esclavage et du général Dumas  le 10 mai 2014 à 18 heures, place du général Catroux à Paris (17e), devant le monument au général Dumas qui évoque, par des chaînes brisées, ce moment fraternel unissant  les Français de l’Hexagone contre le racisme, cette abolition de l’esclavage que M. Franck Briffaut refuse de commémorer.

Un comité de détenus annonce une grève générale dans les prisons égyptiennes مصر : نداء من وراء القضبان

24 avril 2014- Dans un communiqué diffusé à la presse, un comité de détenus politiques annonce un mouvement de grève générale dans les prisons. Il y dénonce la détention arbitraire de plus de 20 000 personnes et les mauvais traitements qu'elles subissent régulièrement depuis leur arrestation entre le 3 juillet 2013 et le 31 janvier 2014.  Parmi elles, on compte : 1232 médecins, 2574 ingénieurs, 124 professeurs d'université et chercheurs, 5342 étudiants de l'université islamique al-Azhar, 3879 étudiants d'autres universités, 704 femmes et 689 enfants. Selon ce communiqué, 21 personnes sont mortes sous la torture, 618 personnes souffrent de maladies graves et 53 enfants ont les oreillons, sans que des soins appropriés ne leur soient dispensés.
Ces milliers de détenus sont répartis sur tout le territoire égyptien, dans les prisons et camps d'incarcération suivants : Borg el Arab et et  al-Hadara (Alexandrie), Damanhour, Abou-Zaabal (Kalyoubya), Wadi Natroun (désert le Caire-Alexandrie), Tora (le Caire), Gamsa, al-Akrib, al-Fayoum, Assiout, al-Wadi al-Gadid (al-Kharga).
Egipto: un Comité de detenidos anuncia una huelga general en las cárceles
Über 20 000 politische Gefangenen in Ägypten bereiten Generalstreik vor

Radio Françafrique: 20 ans depuis le génocide au Rwanda !

Radio Françafrique: 20 ans depuis le génocide au Rwanda !

26 Avril 2014 , Rédigé par survie.midipyrenees@gmail.com Publié dans #radio
Dimanche 27avril à 17h et rediffusé samedi 3 mai à 9h.
Radio Françafrique n° 49 sur Campus fm 94 mhz
"20 ans depuis le génocide au Rwanda!"
« Françafrique n° 49 », émission de l’association Survie sur les relations particulières qu’entretiennent la France et ses anciennes colonies en Afrique, ce mois-ci revient sur l'historique du génocide qui s'est déroulé au Rwanda et la part de responsabilité de la France (documents d'archives). En 2è partie quelques interventions au cours de la commémoration du 20è anniversaire place du Capitole à Toulouse, puis dans les jardins Raymond VI où aurait dû être inaugurée une stèle à la mémoire des victimes! 
Pour écouter l'émission en ligne: http://www.afriradio.net/auteur51.html

Ne pas manquer dans les lacs des Hautes Alpes : Concerts flottants du 9 au 15 juin 2014









le PianO du Lac


La Volière aux pianos et Philippe Séranne présentent


Traversée des Hautes-Alpes du 9 au 15 juin 2014

piano flotantNOIR concertNOIR

Lundi 9 Grands bains du Monêtier – 17h
Mardi 10 Briançon, parc de la Schappe – 19h
Mercredi 11 les Costes, lac de Roaffan (Champsaur) – 19h
Jeudi 12 Saint André d’Embrun, lac de Siguret – 19h
Vendredi 13 Lac de Saint Apollinaire (Chorges) – 19h
Samedi 14 Lac de Pelleautier (Gap) – 19h
Dimanche 15 Eyguians, Plan d’eau du Riou – 19h


Billetterie volontaire – prix conseillé 10€ – sauf lundi 9, concert compris dans le prix d’entrée des Grands Bains

TRANSHUMANCE FLOTTANTE
monicaCe soir, au coucher du soleil, un piano apparaît sur le lac. Dérivant, le radeau musical fait escale face à la rive pour un récital sur l’eau. Philippe Séranne, le Fou flottant se jette à l’eau dans les plus beaux lacs des Hautes-Alpes pour nous faire voyager par son chant et son verbe. Les pianistes et musiciens de passage s’emparent ensuite du pianO pour le faire vivre et sonner sous les étoiles.
piano du lacPar monts et par eaux, la Volière et Séranne font vivre leur pianO dans des lieux magiques pour faire résonner espace et musique. Dans leur caravane, une bistromobile boulangère propose vins, jus, fromages, charcuteries du terroir alpin et pain cuit sur place.
Le public de FestiFaï avait découvert médusé, en juillet dernier sur le plan d’eau de Veynes, l’incroyable sensation que procurent les 300kg d’un piano en suspension sur un lac, et le frisson poétique de l’émotion musicale démultipliée par l’émotion visuelle en milieu naturel. C’est par un détour espagnol que le piano flottant revient dans les Hautes-Alpes en transhumance le long de la Durance, du Drac et du Buëch : invités en octobre par l’étrange festival « la Xata la Rifa », le pianO et Philippe Séranne soudés à jamais par la marée montante les soulevant du sable immaculé d’une crique sauvage des Asturies font le serment de partir naviguer à travers les Alpes.
pianO et sa sirène
IMG_4582C’est là que le miracle haut-alpin se produit ! A la recherche d’un hangar pour installer leur atelier, Voël Martin et Aurélie Richer, conspirateurs de la Volière aux pianos et de ses drôles d’oiseaux à touches et marteaux – notamment les fameux pianos perchés dans les arbres bien connus du public veynois – se font ouvrir les portes d’une ancienne coopérative de pommes par la ville de Laragne : sur 500m2, l’ancienne « usine Falcone » s’apprête depuis avril 2014 à accueillir leurs étranges manipulations musicoïdes. On murmure qu’il s’y tramerait déjà de sacrées compotes de Gaveau, Pleyel ou Erard…

Les pianos ne volent pas encore (c’est en projet), mais ce bon air haut-alpin donne des ailes à Philippe Séranne et la Volière : de Monétier à Laragne, ils vous invitent à rencontrer – et jouer – leur pianO dans des lieux magiques où résonnent espace et musique. En itinérance, ils viennent poser leurs rêves et leur poésie sur les plus beaux lacs du département.
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PHILIPPE SERANNE
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Homme sorti de son piano, noué au cœur du beau, éclaboussé de la blessure de vivre, tendresse tourmentée d’une société en mal d’aimer ; instinctif à fleur de peau, Philippe Séranne se dresse en urgence entre chant et musique sur l’axe poétique du roseau secoué, du vent impertinent de l’écriture qui imprime son langage fou et sincère dans la marche du temps écorché. Alors vient l’instant nécessaire d’exprimer son sentiment à la fois profond, beau et corrosif de la comédie humaine. Acteur, conteur et chanteur, évocateur d’amour, d’espoir et d’audace, source simple et limpide, rivé à son crapaud frère de piano, peintre pur et fragile qui danse sur les mots, Philippe Séranne nous offre enfin du rêve. (Pierre Henri)

BILLETERIE VOLONTAIRE
L’accès au festival se fait sur billetterie volontaire où le prix d’entrée est laissé à la libre appréciation du public (Prix conseillé 10€), ce prix libre a permis aux plus grands nombre d’assister à nos spectacles.
Vous pouvez réserver ou acheter vos places en ligne sur le site internet ou directement à l’entrée du site.
ouverture billetterie en ligne le 15 mai
Sauf pour les Grands Bains du Monêtier : concert compris dans l’entrée aux bains

INFOS PRATIQUES
Fléchage des parkings pour chaque lac.
Les soirées en lac de montagne peuvent être encore fraîche en Juin, amenez un plaid et un coussin pour votre confort
Le PicNic est vivement conseillé pour sympathiser avec vos voisins-auditeurs… notre bistro-mobile boulangère pourra combler tout oubli culinaire

CONTACT ORGANISATION
Aurélie Richer
06 63 56 57 28
richeraurelie@gmail.com

EQUIPAGE
Philippe Seranne
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Titres des articles parus sur http://solidmar.blogspot.com, semaine du 20 au 27 avril 2014.

Titres des articles parus sur http://solidmar.blogspot.com, semaine du 20 au 27 avril 2014.



  • Égypte : 683 manifestants pro-Morsi condamnés à mort/Le Mouvement des jeunes du 6 avril interdit

     683 manifestants pro-Morsi condamnés à mort
    Le tribunal d'al-Minya, en Moyenne-Égypte, a requis la peine de mort, lundi 28 avril, contre 683 partisans du président déchu, Mohamed Morsi, pour des actes de violence et le meurtre de policiers. Ces peines doivent désormais être approuvées par le mufti égyptien, une étape considérée comme une formalité. Ces personnes, jugées dans les plus grands procès de masse de l'histoire récente selon l'Organisation des Nations unies, étaient accusées d'avoir participé à des manifestations violentes à al-Minya, le 14 août 2013, le jour même où quelque 700 partisans du président tombaient sous les balles de policiers et de soldats au Caire. Selon l'ONG Human Rights Watch, le procès n'a duré que quelques heures, et le tribunal a empêché les avocats de la défense de prendre la parole.
    Sur les 683 condamnés, une cinquantaine seulement sont en détention -les autres ayant été libérés sous caution, en fuite ou déjà morts. Parmi les détenus figure Mohammed Badie, guide suprême des Frères musulmans, la confrérie vieille de 85 ans qui avait remporté toutes les élections depuis la chute du président Hosni Moubarak, au début de 2011, avant d'être déclarée « terroriste » en décembre.
    Ce verdict a aussitôt été condamné par l'ONU, et l'Union Européenne qui dénoncent une "atteinte au droit international" et "aux droits humains". Les États-Unis, quant à eux, appellent le Caire à annuler ces peines ainsi que les 529 autres prononcées fin mars. Pour la Maison Blanche  « le verdict d'aujourd'hui, comme celui du mois dernier » est « un défi aux règles les plus élémentaires de la justice internationale », fustigeant dans sa déclaration un « précédent dangereux ».


    Le Mouvement des jeunes du 6 avril interdit
    Le tribunal des référés du Caire a interdit toutes les activités du Mouvement des jeunes du 6 avril, ordonné la saisie de ses biens et la fermeture de ses locaux. Motif : « atteinte à l’image de l’Égypte et intelligence avec l’étranger ».
    Crée en mars 2008 en soutien aux grévistes des filatures de Mahalla al-Kubra, ce mouvement avait activement préparé le soulèvement du 25 janvier 2011 contre le président Moubarak et participé aux manifestations contre le Conseil Suprême des Forces Armées.
    La condamnation à 3 ans de prison de ses principaux leaders -Ahmed Maher, Mohamed Adel et Ahmed Douma- a aussi été confirmée, le 7 avril dernier, par la cour d'appel du Caire. Ils avaient été arrêtés en décembre dernier, suite à une manifestation devant le Conseil constitutionnel, le 30 novembre 2013, pour demander l'annulation du décret ministériel interdisant les rassemblements de plus de 10 personnes.
    Le 6-Avril a publié un communiqué condamnant la décision de justice et affirmant que « le mouvement poursuivra son action comme il l’entend ». Quant à Ahmed Maher, il a envoyé ce commentaire sur les réseaux sociaux : "Aujourd'hui, c'est le Mouvement du 6-Avril et demain ce sera tous les autres... Chaque jours, le régime militaire utilise tous les artifices des régimes répressifs pour se venger de la révolution du 25 janvier !"
    Source : Échos d’Égypte, 28 avril 2014 

    lundi 28 avril 2014

    la police des frontières israéliennes arrête Rami Rajabi, âgé de SIX ans

    Je voudrais vous signaler que l'International Solidarity Movement (ISM) rapporte (ma traduction de l'anglais) qu'hier, le 23/04/2014, la police des frontières israéliennes a arrêté à 7h du matin Rami Rajabi âgé de SIX ans à 20 mètres du check point 29 parce qu'il avait lancé quelques cailloux à al Kalil (Hébron). 
     Rami se dirigeait vers l'école, trois soldats se sont rués sur lui, l'entraînant par le bras pour le mettre en état d'arrestation dans la rue. L'enfant s'est mis à pleurer et était clairement terrorisé. Le soldat l'a agrippé par le bras et a commencé à l'entraîner vers le check point 29. Les militants de l'ISM sont intervenus pour convaincre les soldats de libérer l'enfant. Ils l'ont traîné vers le check point. Des Palestiniens du voisinage sont intervenus pour les implorer de libérer l'enfant. Alors que les militants de l'ISM filmaient la scène, la police des frontières (Israeli Border Patrol) n'a pas levé le petit doigt quand un colon habitant une colonie illégale proche les a agressivement interpellés qualifiant d'"assassin" un militant en essayant de s'emparer de sa caméra.
    Après vingt minutes d'efforts de la part des Palestiniens et des militants, l'enfant a été libéré et reconduit chez lui par un ami de sa famille.
    Un militant de l'ISM fait remarquer: "Ce qui est arrivé aujourd'hui est une illustration de la campagne en cours pour intimider la population: les soldats israéliens harcèlent constamment les enfants ici à Hébron."
    Vidéos sur le site: palsolidarity.org
    Larbi Bouguerra