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lundi 7 mai 2012

CNAM20 : 15ème Journée Militante Nationale (20 Mai 2012)

Par le Bureau Central de l’AMDH‬, Rabat 7/5/2012

Le Bureau Central de l’AMDH appelle l’ensemble de ses militantEs et ses sections locales à contribuer au succès de la 15ème Journée Militante Nationale (20 Mai 2012)

 Le comité de suivi du Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 Février (CNAM20) a appelé à l’organisation de la 15ème journée Militante Nationale le dimanche 20 Mai 2012. Considérant que l’AMDH est une composante active du CNAM20 et du Mouvement du 20 Février, le Bureau Central appelle l’ensemble de ses sections locales et de ses membres à contribuer au succès de cette grande étape Militante Nationale. Rabat le 07 Mai 2012 Le Bureau Central de l’AMDH‬

 ‫المكتب المركزي للجمعية المغربية لحقوق الإنسان ينادي عموم مناضلي/ات الجمعية وفروعها إلى إنجاح اليوم النضالي الوطني الخامسعشر (20 ماي 2012) الذي قررته حركة 20 فبراير من المعلوم أن لجنة المتابعة للمجلس الوطني لدعم حركة 20 فبراير قد نادت إلى إنجاح اليوم النضالي الوطني الخامس عشر الذي قررت تنسيقيات الحركة تنظيمه يوم الأحد 20 ماي 2012. واعتبارًا لكون الجمعية المغربية لحقوق الإنسان تعد إحدى المكونات النشيطة في حركة 20 فبراير، وفي المجلس الوطني لدعم هذه الحركة، فإن المكتب المركزي يدعو عموم مناضلي/ات الجمعية وكافة فروعها إلى الانخراط في هذه المحطة النضالية الوطنية وإنجاحها. الرباط في 07 ماي 2012 المكتب المركزي

Les courageux enfants d’Oukacha : d’un procès à un autre

 Par Larbi, comme une bouteille à la mer, 6/5/2012 
 
Hamza et Mouad

  Je me souviens de la première fois que j’ai mis les pieds à Oukacha, en septembre dernier. Le chauffeur de taxi donna le ton : non je ne connais pas Hay El Wifak… ah faut dire Oukacha…. c’est très loin et dangereux dans la nuit. Comme si ce quartier-là était à la marge, exclu de Casablanca et de la société. 

C’était quelques jours après la première interpellation de Mouad L7a9ed, ma première fois dans ce quartier. J’y reviendrai ensuite une bonne dizaine de fois pour d’autres manifs, car Oukacha , avec Sbata, est parmi les quartiers casablancais qui ont payé un lourd tribu lors de la contestation. 

Karim Boukhari, Directeur de Tel Quel Magazine, était parmi les premiers journalistes à s’intéresser à ce quartier périphérique de Casablanca. Il raconte : Les habitants de Hay Al Wifaq ont choisi de rebaptiser leur quartier “Oukacha”, du nom de la célèbre prison qui se trouve, pourtant, à l’autre bout de la ville. Pourquoi Oukacha ? Parce que, nous explique ce “Wifaqien”, “plusieurs jeunes multiplient les allers-retours entre la prison et le quartier”. 
 
 Nabil .... 
 Nabil dit ‘El khibrator’, une des figures emblématiques du quartier, raconte la trajectoire qu’ont empruntée plusieurs enfants du quartier passant de la drogue et la résignation, au militantisme et à la contestation. Hind Aissaoui Bennani a recueilli son histoire, et celle de son quartier, dans un excellent reportage audio de 6 minutes qui raconte mieux que quiconque la métamorphose des enfants du quartier : Fichier audio intégré Men 3okacha l'3okacha, By HindMouad ...


 Mouad By Maria Karim 
Je me souviens que la seule fois où j’ai été dans ce quartier sans manifester, c’était à l’occasion d’un diner organisé par la famille de Mouad qui venait d’être libéré après le premier procès. Mouad m’a gentiment prêté sa chambre, immortalisée par un reportage arte, et j’ai passé la nuit entre quatre murs joliment ornés de citations, de bouts de phrases et de paroles de chansons qui racontent un présent désenchanté et pessimiste et un avenir incertain . Mouad, sa famille et ses amis venaient de fermer la page d’un procès absurde et injuste intenté par une marionnette des services et qui a valu au rappeur marocain un séjour de 4 mois en prison. Il réfléchissait déjà à l’après, à reprendre son boulot et sortir son futur album, sa détermination étant restée intacte, il voulait continuer sur son chemin d’artiste engagé sans haine et sans concessions. 

 Mais voilà, le 29 mars dernier, le rappeur est à nouveau interpellé. Quelqu’un a décidé d’exhumer tout d’un coup une chanson qui date de plus de trois ans, et produite bien avant le printemps arabe, pour en faire une arme d’un crime imaginaire. On revient au point de départ, au théâtre de boulevard dans le palais de justice. Du Kafka à Ain Sbaa . Avec le sentiment déchirant qu’on peut accuser et condamner n’importe qui pour n’importe quoi, et que les meilleurs pénalistes du monde ne peuvent rien devant cette drôle de justice. Le pouvoir n’a jamais pardonné à Mouad son audace et sa combativité et profitant des lâchetés contemporaines, des élites et politiques, il a réenclenché sa machine à punir et à casser. Le procès de Mouad reprendra aujourd'hui Lundi 7 mai avec les plaidoiries de ses avocats après un interrogatoire qui a tourné à la farce. 
 
Hamza ... 
 Je me souviens de Hamza, ce môme du quartier de Mouad à peine à l’âge adulte. La première fois qu’on s’est parlé, il vendait un album de Mouad fait avec les moyens de bords, pour pouvoir faire des banderoles et des t-shirt de soutien à l’occasion du premier procès. Hamza deviendra très vite une des figures emblématiques de la coordination 20 février de Casablanca grâce à une créativité épatante qui a renouvelé les slogans chantés à l’occasion des marches Casablanca. On lui doit notamment « Magharba Sem3ou al Akhbar » et on l’entend ici mener les marcheurs à L’Mdina de Casa : http://youtu.be/cDzg4hPq87I
   Je me souviens de Hamza, fin mars dernier, sortant d’un poste de police à Hay Hassani. Je me souviens des traces des coups qui il a reçus parce que la police l’a passée à tabac pendant une bonne demi-heure avant de le relâcher. Comme ça, gratuitement. Par vengeance. En toute illégalité et impunité. La semaine dernière Hamza a fêté son dix-neuvième anniversaire … en prison. Lui aussi, la justice de vengeance a fini par le rattraper. Condamné à quatre mois de prison ferme pour « insulte faite à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ». Du classique. Son frère aussi est condamné le même jour à six mois de prison ferme pour le même « crime ».
 Voici la mère de Hamza après la condamnation de ses fils. Digne dans la souffrance, courageuse dans l’épreuve, elle demande justice à ses enfants et à tous les enfants du pays 
 C’est l’histoire infiniment triste et infiniment douloureuse des enfants d’un quartier périphérique de Casablanca qui nous enseignent une leçon de courage, de détermination et de dignité, et payent leur liberté à prix fort. Une histoire qui contraste avec les lâchetés contemporaines d’intellectuels et hommes politiques sans courage et sans dignité aucune, qui se taisent et baissent les yeux et ne pipent pas mot face à l’acharnement dont sont victimes les braves enfants d’Oukacha.

 Groupe Facebook pour la libération de Mouad Groupe Facebook pour la libération de Hamza Page Facebook 3okacha family _

France : Notre impératif catégorique : gérer, en même temps, le court et le long terme


Par Évariste, Respublica, 6/5/2012

  Dégager Nicolas Sarkozy, le peuple français vient d’y parvenir. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce choix souverain tant la souffrance des citoyens, et en particulier des salariés ainsi que de leurs familles, a été forte dans la période de ce règne monarchique. 
Mais nous ne pouvons pas rester l’arme au pied. Une nouvelle bataille nous attend dès le lundi 7 mai au matin. Une bataille complexe qui ne peut pas se régler rapidement. Après ce dégagement tant souhaité, nous devons travailler aux conditions nécessaires et suffisantes de la transformation sociale et politique sans laquelle tout enthousiasme finit dans la déception voire la fatalité. Et pour cela, il nous faut démarrer en même temps la politique de temps court et celle du temps long. Faire l’un sans l’autre reviendrait à croire qu’il suffit de boire sans manger ou de manger sans boire pour assurer l’avenir. 

Impératifs de temps court 
Bien que nous menions une critique radicale de la Ve République en tant que monarchie élective (qui d’ailleurs a très bien servi la contre-révolution néolibérale depuis la fin des années 70 pour le monde et depuis le tournant libéral de 1983 pour la France), notre bataille de fin de printemps doit s’effectuer dans le cadre de ce carcan. Il n’est un secret pour personne qu’un président de la République ne peut rien faire de nouveau dans ce cadre s’il n’a pas une majorité franche au Parlement et principalement à l’Assemblée nationale. Il faut donc une majorité de députés de gauche au soir du 17 juin. Ne pas y travailler rendrait inconséquent le renvoi à ses chères études du monarque sortant. Mais nous savons aussi que la solution aux problèmes de notre temps réside dans la capacité du peuple et de ses élus à engager les ruptures nécessaires avec le modèle politique néolibéral. Plus il y aura de députés Front de Gauche à l’Assemblée nationale, plus grande sera la capacité du législatif de porter les ruptures nécessaires à l’ordre établi. 
 Décrétons donc la mobilisation générale pour le vote Front de Gauche le 10 juin, date du premier tour des législatives, et continuer le travail le 17 juin autour du candidat de gauche le mieux placé au soir du premier tour. Rien ne doit nous départir de cette ligne. Laisser les rancœurs aux vestiaires, car on n’avance dans l’histoire comme dans la vie qu’en mettant un pied devant l’autre. Toute volonté de vouloir atteindre le bout du chemin sans marcher sur le chemin lui-même est contre-productive et fait à court terme le jeu de nos ennemis et adversaires. Au sein du mouvement ouvrier, nous avons trop souffert de ceux qui ont souhaité aller directement à la dernière marche du podium sans les monter une à une avec détermination. Doit-on rajouter qu’il serait incompréhensible qu’un responsable du Front de Gauche participe à un gouvernement désigné sur des bases qui présentent des divergences programmatiques aussi importantes ? 

Plusieurs impératifs de temps long 
 D’abord, utilisons nos connaissances du mouvement social et politique français. Est-ce que la semaine de 40 heures et les quinze jours de congés payés étaient présents dans la campagne électorale du Front populaire en 1936 ? La réponse est non ! Est-ce que l’augmentation du SMIC de 30 % et les droits syndicaux étaient présents dans les débats électoraux de 1967 ? La réponse est non ! Et pourtant l’articulation de la victoire politique de juin 1936 et de la grève générale a permis un acquis non prévu et qui n’existe toujours pas dans de nombreux pays du monde. Dans le deuxième cas, la plus grande grève de l’histoire de France a permis une avancée qui a surpris jusqu’aux élus les plus radicaux. 

1/ S’il n’y a pas une mobilisation sociale autour du mouvement syndical dès la rentrée, aucune avancée ne se fera, car les promesses déjà très insuffisantes n’engagent que ceux qui y croient. 
La victoire électorale n’est qu’un passage nécessaire, mais jamais suffisant. Il n’y a jamais d’avancée que dans l’unité et la mobilisation autour du mouvement syndical. Le mouvement social des retraites de 2010 autour de l’Intersyndicale unie a montré la voie. Reportez-vous à notre analyse de l’époque qui montrait que, bien que le but du mouvement social n’ait pas été obtenu, ce mouvement qui n’a pas été vaincu, qui a été soutenu par plus de 60 % des Français, n’est pas pour rien dans la victoire du 6 mai 2012. C’est dans la lutte continuée que se construisent les victoires. Aux salariés, aux travailleurs, de s’appuyer sur cette dernière mobilisation pour cette fois-ci sortir vainqueurs et voir les revendications salariales et populaires satisfaites. La mobilisation exceptionnelle du 1er mai 2012 doit nous conduire vers une mobilisation encore plus forte autour du mouvement syndical dès la rentrée. 

2/ Les quatre points du dernier édito de ReSPUBLICA restent pertinents : la nécessaire continuation de la pénétration des idées du Front de Gauche dans les couches populaires — ouvriers et employés —, la question de la forme parti, la question des alliances et le nécessaire développement de l’éducation populaire tourné vers l’action. 
 Ce faisant, nous devons nous poser la question du comment sortir du cycle « enthousiasme politique, déception, défaitisme » qui caractérise la pensée de gauche depuis quelques décennies. N’y a-t-il pas nécessité de travailler à un réalisme révolutionnaire comme antidote ? Drôle d’époque. Les acteurs sociaux et politiques passent très vite de l’état d’enthousiasme à celui de la déception. Les gauches mitterrandienne et jospinienne avaient déjà alimenté dans toute la gauche le passage entre ces deux états. Le gouvernement Jospin a même alimenté en plus le défaitisme de gauche. Une cure de réalisme a donc été nécessaire. La recrudescence des luttes sociales a largement aidé à cette cure. La gauche social-libérale et la gauche de gauche ont donc vécu une relance. Mais si cette relance de la gauche de gauche ne s’accompagne pas d’un nouveau travail culturel pour une transformation sociale et politique ou dit autrement, si cela ne s’accompagne pas d’un développement sans précédent de l’éducation populaire tournée vers l’action, le cycle « enthousiasme, déception, défaitisme » peut revenir d’actualité.

3/ Nous avons déjà suffisamment dit dans ces colonnes qu’il serait souhaitable de rompre avec l’idée de surplombance qui pousse des responsables et des militants à faire croire au peuple qu’une seule idée peut régler tous les problèmes de la planète et se suffit à elle-même pour entraîner les peuples vers le paradis. C’est à un ensemble globalisé de politiques qu’il faut s’atteler et donc à la proposition d’un nouveau modèle politique alternatif sans lequel toute volonté de sortir de la crise n’est qu’une simple déclaration d’intention sans suite. C’est bien à une révolution citoyenne vers une République sociale que nous sommes conviés et non à une bataille de slogans autour d’une seule proposition qui se suffirait à elle-même pour entraîner toutes les autres. Si le non au traité de Lisbonne, le mouvement des retraites ou la percée du Front de Gauche ont eu lieu, c’est bien parce que leur lien avec la globalisation des combats a été acté. C’est la condition pour que les couches populaires — ouvriers et employés — engagent leurs mobilisations. Rappelons que ces couches sociales (que d’aucuns appellent déjà la nouvelle classe ouvrière et populaire) représentent 53 % de la population qui travaille ou qui a déjà travaillé. Ou dit autrement, la surplombance n’intéresse elle qu’une partie des couches moyennes (couches moyennes qui ne représentent que 24 % pour les intermédiaires et 15 % pour les supérieurs d’après les études de l’INSEE). Avec des idées erronées ou avec une idée surplombante, ou avec le refus de considérer la dialectique du temps court et du temps long, ou en s’appuyant sur des couches sociales en voie de disparition, on obtient Éva Joly, Dupont-Aignan, Poutou, Cheminade et Artaud. À gauche, deux dynamiques globalisantes ont eu lieu, celle du “mieux que la droite dans le même modèle politique” (François Hollande) et celle de la rupture vers la République sociale (Jean-Luc Mélenchon). Comment passer de la densité des meetings à la densité militante pour aller vers la densité électorale ? Cette campagne a montré la capacité de mobilisation des meetings et rassemblements du Front de Gauche. À cet égard, le Front de Gauche est le n°1 avec Jean-Luc Mélenchon. Mais cette densité en meetings et rassemblements n’a pas pour corolaire une densité militante de même niveau et le ratio entre la densité électorale rapportée à la densité des meetings et rassemblements est plus faible que pour les autres grandes organisations. C’est d’ailleurs la faiblesse de ce dernier ratio qui a conduit les militants du Front de Gauche à une légère déception, peu justifiée. Réunir plus de monde dans les meetings et rassemblements que tous des candidats destinés à obtenir plus de voix a surpris les militants du Front de Gauche eux-mêmes. Pour que le ratio de la densité militante rapportée à la densité des meetings et rassemblements soit fort, il aurait fallu permettre l’adhésion directe au Front de Gauche. À la demande d’adhésions directes au Front de Gauche formulée dans de nombreuses réunions publiques du Front de Gauche, les propos balbutiants des dirigeants locaux du PCF et du Parti de gauche proposant d’intégrer une des organisations du cartel ont peu convaincu. Certains le feront, mais la plupart n’adhéreront pas. Pour que le ratio de la densité électorale rapporté à la densité des meetings et rassemblements soit à la hauteur des grandes organisations, il faut d’abord comprendre que c’est plus dur pour le Front de Gauche, car il faut expliquer les ruptures nécessaires aux citoyens et aux salariés et cela ne se fait pas par les médias. L’utilisation quasi exclusive des médias par les trois premiers du scrutin du premier tour est compréhensible, car les deux premiers ne souhaitent pas de rupture et la troisième s’appuie sur les instincts primaires sans argumentation raisonnée. Pour ceux qui souhaitent une rupture, cela ne peut se faire que par une éducation populaire de proximité au minimum dans tous les cantons, dans toutes les grandes entreprises sans exception. Même la réunion de type « Tupperware » peut avoir son utilité, mais il faut des militants de terrain formés. Tant que le Front de Gauche n’aura pas compris la nécessité d’engager la formation interne de qualité et l’éducation populaire de proximité, ce ratio restera faible.
 Voilà la réponse aux militants qui se posent la question juste suivante: comment après une campagne exemplaire de Jean-Luc Mélenchon, peut-on faire pour être la première force de gauche ? Eh bien oui, il faut vaincre la timidité et la peur des militants de développer des thèses politiques au sein du peuple. Mais pour cela, il faut engager une mutation en termes d’éducation populaire et de formation. Il ne vous reste qu’à en discuter entre vous, avec ou sans nous. 

Pour réagir aux articles, écrire à
evariste@gaucherepublicaine.org

dimanche 6 mai 2012

Le 10ème congrès de la FNE/UMT a clôturé dans l’apothéose ses travaux.

Abderrazzak Idrissi, élu secrétaire général national

5 mai 2012 congrès FNE UMT

Un congrès du défi - 
Le congrès des syndicalistes honnêtes et démocratiques

 
 Photos de la séance d'ouverture de la FNE/UMT (le samedi 5 mai 2012)

 Ils, elles sont des centaines à être là (plus de 900 selon Idrissi Aberrazzak). Les relais du makhzen au sein de l'UMT, sa direction impliquée dans les scandales financiers n'ont d'autres solutions que de se mettre plus (servilement) au service du makhzen et du capitalisme. Ils n'ont d'autres slogans à part: vive le roi ! 


Bravo les militant-es syndicalistes honnêtes, démocratiques et progressistes! VIVE LE PEUPLE!
http://www.annahjaddimocrati.org/index.php/en/

SAFI. Une première victoire : libération des militants du mouvement de contestation sociale à Safi.

 
Par le secrétariat national d' ATTAC MAROC, Rabat, le 05/5/2012

  Le jeudi 3 mai 2012 à 2H du matin, la cour d’appel de Safi a prononcé ses jugements à l’encontre des 16 détenus des événements du 1er août 2011 : 
-sursis pour 11 détenus dont notre camarade Abdeljalil AGADIL (membre d’honneur du secrétariat - national d’ATTAC MAROC/CADTM), 
- remise de peines pour 3 détenus (2 ans fermes pour Ali TOABANE, 1 année ferme pour Mahdi GHIWAN, et 10 mois ferme pour Hicham TAANI), 
- et poursuite de 2 autres détenus mineurs 

 Il est à rappeler que le 19 janvier 2012, cette même cour a condamné à de lourdes peines et amendes aux montants exorbitants les 16 détenus de ce qu’on a appelé « les événements du 1 août 2011 ». 
En effet l’OCP (Office Chérifien des Phosphates) avait promis aux coordinations des diplômés chômeurs à Safi la création de 5000 postes de travail stables. Ces promesses n’ont pas été tenues, ce qui a poussé les jeunes à observer des sit-in début août 2011 sur les vois ferrées des trains qui acheminent le phosphate aux usines de transformation, et des affrontements ont éclaté avec les forces de police qui ont arrêté des dizaines de manifestants, les ont torturés et présentés au tribunal avec des accusations fausses. L’OCP et l’ONCF (Office National des Chemins de Fer) avaient présenté au tribunal une note de revendication civile réclamant aux détenus des compensations de 52.000.000 DH (472.727 €) pour le premier et 4.639.101DH (421.736 €) pour le deuxième. Il est aussi à rappeler que ce procès s’inscrivait dans un contexte de terreur policière qui sévissait dans la ville de Safi depuis le début du mouvement du 20 février 2011 contre un mouvement massif de protestation sociale et populaire, et deux militants en sont morts: Kamal Oumari (2 juin 2011) et Mohamed Boudroua (13 octobre 2011). 


Détenus
Procès 19/01/12
Amende DH
Procès 02/05/2012
Amende DH
AMINE EL TOUZANI
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
ADIL ZAID
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
 ABDELKARIM KOUNDI
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
 ABDELKADER AL FIDADI
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
 YASSINE ELMOHALI
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
 OMAR MARTAB
2 ans fermes
200 000
2 ans sursis
500
 ABDELJALIL AGADIL
4 ans fermes
100 000
3 mois sursis
500
 ALI TOABANE
4 ans fermes
100 000
2 ans fermes
500
  MAHDI GHIWAM
4 ans fermes
100 000
1 année  ferme
500
 HICHAM TAANI
4 ans fermes
100 000
10 mois fermes
500
AMINE ABOU AL IDDAM
2 ans fermes
100 000
6 mois sursis
500
 MOHCINE BEN TAIR
1 année ferme

6 mois sursis
500
 MOHAMED ASSARSSAR 
1 année ferme

6 mois sursis
500
 KARIM BOUJEMAÂ
1 année ferme

6 mois sursis
500
MILOUD EL MOUDEN
En attendant
mineur encore poursuivi en état de liberté
 ZOHAIR ELLOIARI 
En attendant
mineur encore poursuivi en état d'arrestation


 Nous militant-e-s d’ATTAC MAROC/CADTM tout en félicitant les dirigeants de la contestation sociale à Safi d’avoir retrouvé leur liberté, considérons ces jugements comme une première victoire de leur résistance contre l’injustice et la torture, les sacrifices de leurs familles et la solidarité à l’échelle nationale et internationale.  

Nous exigeons également :
 - La libération immédiate des détenus restants : Ali TOABANE, Mahdi GHIWAM et Hicham TAANI 
- Le jugement sévère des responsables des tortures des détenus et de la mort des deux martyrs 

ATTAC MAROC/CADTM tient aussi à saluer vivement les avocats des détenus et toutes les organisations politiques et associations des Droits de l’Homme à l’échelle nationale et internationale pour leur soutien et leur solidarité. Nous continuerons tous la lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques au Maroc. 
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Par Souad G. Attac-Maroc

 C'est beaucoup de joie, enfin une victoire de la solidarité contre la répression et surtout la solidarité internationale de vous tou-te-s qui a payé. Jeudi 3 mai la Cour d'Appel de Safi a prononcé 11 sursis et 3 remises de peine. Abdeljalil Agadil a de nouveau retrouvé le sourire , il est sorti de prison samedi .Ça donne du courage pour continuer car les répressions et arrestations se poursuivent. A Casa le procès du rappeur Haked a de nouveau été reporté au 7 mai, Hamza Haddi,19 ans porte-voix du M20F de Casa a pris pour 4 mois de prison
Sans oublier les lourdes condamnations à Bni Bouayach dans le Rif, de 4 mois à 6 ans de prison pour 6 militants suite aux émeutes qui ont secoué la région en mars dernier.
Les luttes sociales se poursuivent et continuent à être réprimées : diplômés chômeurs sauvagement tabassés à Rabat à la veille du 1 mai...
Et la lutte continue malgré silence médias