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jeudi 8 septembre 2011

Rapport de tortures et traitements inhumains des prisonniers politiques sahraouis

 par SaharaDoc, Afaspa,  7/9/2011
Dans deux semaines, nous entrerons dans le dixième mois des arrestations arbitraires suite à l’attaque brutale dont ont été victimes les Sahraouis du camp Ikdeim Izik le 8 novembre 2010.
Dix mois de tortures physiques et psychologiques, de souffrances, dont les traces marquent à jamais le au corps et l’esprit de chaque détenu et qui témoigne de l’injustice et de la brutalité de la machine d’oppression du Makhzen marocain à l’égard des Sahraouis.

La situation sanitaire est désastreuse pour la plupart des détenus. Nous citerons les cas suivants, ils témoignent de l’ampleur des souffrances.

1- Etawbali Abdallah souffre d’une maladie chronique de l’estomac des intestins ; une insuffisance respiratoire lui cause des évanouissements quasi quotidiens, surtout la nuit, il ne reçoit les premiers soins qu’après de vives protestations du groupe. C’est une situation que nous avons vécue à plusieurs reprises. Tout ça en l’absence de geste concret et sérieux de la part de l’administration pénitentiaire, ainsi le médecin de la prison nous a surpris par son refus de permettre à Toubali de consulter un spécialiste à cause de la grève de la faim qui dure depuis dix jours. Cela constitue une violation flagrante du droit de tout détenu à accéder aux soins.

2- El Ayoubi Mohammed qui a subi une intervention chirurgicale à l’épaule droite il y a quelques mois, garde encore les traces de tortures sur son corps. Étant donné son âge il souffre de complications dues au diabète. Alors que son état de santé exige un régime alimentaire spécifique, l’administration pénitentiaire refuse de le lui accorder en dépit de la recommandation du médecin.

3- Daoudi Ahmed a été blessé le 25 octobre 2010 près du camp de Gdeim Izik par des tirs de l’armée marocaine qui ont tué l’enfant Elkareh Ennajem âgé de 14 ans. Il a été envoyé en prison le 21 juillet 2011 après avoir passé plus de sept mois dans les hôpitaux militaires d’El Ayoun et Guelmime. Il a ensuite été déféré devant le tribunal militaire de Rabat à l’insu de sa famille.

4- D’autres prisonniers sont privés de soins comme Mohamed Elbachir Boutangiza qui attend depuis longtemps d’être examiné par un spécialiste ORL suite aux tortures subies.

5- El Houcein Azaoui souffre de douleurs à la colonne vertébrale et aux genoux suite aux tortures subies au commissariat de police. Il souffre également de maladie rénale et de l’estomac.

6- Bani Mohammed souffre d’une plaie infectée à la tête, de l’oreille et du genou gauche, ainsi que de déficience visuelle. Sa famille a déjà porté plaintes plusieurs fois auprès du délégué général de l’administration pénitentiaire, au ministre de l’intérieur et au juge d’instruction.

7- Sbaï Ahmed souffre de maladie cardiaque et de maladie nerveuse.

8- Sid Ahmed Lemjayed blessé au dos et à la main gauche, son pied droit est toujours enflé depuis un assaut de la police marocaine en 2005.

9- Brahim Ismaili souffre toujours de douleurs au genou droit et à la tête, son pied est enflé. Il attend toujours d’être vu par un spécialiste.

10- Bourial Mohamed, son état exige qu’il soit présenté à un spécialiste parce qu’il est malade du cœur et de l’estomac. De plus il a besoin d’une intervention chirurgicale pour retirer un morceau de fer dans le cou.

Pour tous ces cas, nous imputons toute la responsabilité à l’administration pénitentiaire, et nous demandons à toutes les organisations marocaines et internationales des droits de l’Homme d’intervenir auprès des autorités concernées pour accorder aux détenus l’accès aux soins médicaux qui est un droit fondamental.

Dans le même contexte, le détenu Mohamed Khouna est toujours dans l’isolement et privé de ses droits juridiques : la sortie, le téléphone, les visites médicales et les visites familiales depuis la date de son arrestation le 18 août 2011.

Les prisonniers politiques sahraouis Mustafa Abd Edayem et Mahmoud Abu al-Qasim subissent toujours la torture après leur déplacement arbitraire de la prison de Tiznit. Ainsi que les étudiants sahraouis, le groupe du martyr Hamadi Habad, qui subissent le même traitement.

Dix mois de détention arbitraire représentent dix mois d’une comédie appelée « enquête détaillée ». Le processus de l’enquête détaillée a débuté dans un second suivi, ou ce qui est connu selon le juge d’instruction sous le nom du dossier des forces auxiliaires.

Durant les cinq dernières semaines, on a convoqué cinq détenus et à chaque fois le préavis des avocats de défense n’était pas respecté, ce qui prouve qu’il y a une intention préméditée de prolonger la détention préventive et d’utiliser cette détention arbitraire comme une revanche politique.

Malgré toutes ces ruses et manœuvres nous persistons à proclamer notre innocence des accusations et réfutons les preuves fabriquées. Nous nous interrogeons sur la justification de notre poursuite devant le tribunal militaire. Les conditions fondamentales pour un procès équitable ne sont pas réunies. A commencer par la contradiction entre le code appliqué et les présomptions d’innocence, comme l’origine et l’absence de degrés de litige qui constitue une violation, non seulement des conventions internationales des droits humains, mais aussi de la Constitution marocaine en particulier son chapitre VI.

En outre, il semble que le Tribunal a violé tous les principes de justice et les conditions d’un procès équitable, en l’absence de la règle de respect des délais.

Considérant les conditions de nos arrestations, et l’ensemble de ces données, nous déclarons :

1- Notre détermination au droit inaliénable du Peuple Sahraoui à l’autodétermination par un référendum libre et sans contrainte sous les auspices de l’ONU et l’Union Africaine

2- Notre libération inconditionnelle ou notre droit à un procès équitable respectant toutes les conditions ainsi que la présence d’observateurs internationaux indépendants.

3- Nous condamnons fermement toutes les formes d’oppression que nos familles et nos soutiens subissent et nous saluons tous les actes de solidarité pour réclamer notre libération et ceux de tous les prisonniers politiques sahraouis.

4- Nous saluons les efforts sincères et les manifestations de solidarité exprimées par les organisations de droits humains et les associations et société civile européennes, ainsi que les personnalités marocaines qui nous ont exprimé leur solidarité.

5- Nous appelons toutes les organisations internationales de droits humains, les Parlements nationaux, régionaux et les gouvernements et personnalités, artistes, écrivains, intellectuels, médecins, journalistes et toutes personnes de conscience à faire pression sur le gouvernement marocain pour respecter les droits humains au Sahara Occidental.

Sauvage destruction du camp pacifique de Gdeim Izik
Nous affirmons que l’action du régime marocain ne tend qu’à gagner du temps et à briser l’esprit de lutte du Peuple sahraoui, mais ce sera peine perdue, grâce à la conscience profonde et enracinée du Peuple Sahraoui. Et peut être que l’héroïque et historique bataille menée au sein du camp de Gdeim Izik auquel nous sommes fiers d’avoir appartenu et qui doit devenir un modèle à suivre par tous les peuples y compris le Peuple Marocain frère. Ceci nous rend plus que jamais attachés aux valeurs de la liberté et de la justice que nous avons défendues, ainsi qu’au respect des droits fondamentaux et en premier lieu celui du droit des peuples à l’autodétermination.
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Après avoir lu ce triste rapport de violation des conventions internationales des droits humains lire ce que le Maroc veut faire "avaler" à la communauté internationale (ndlr):


Droits de l'Homme: Le Maroc a affiché sa volonté de lutter contre la torture (El Hiba)

(MAP) Maghreb Arabe Presse, 7/9/2011
Intervenant lors de l'ouverture à Rabat des travaux de la Conférence de Haut niveau sur le rôle des institutions nationales des droits de l'Homme en matière de prévention de la torture en Afrique", M. El Hiba a rappelé, à ce propos, la signature par le Maroc de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le 18 janvier 1986 et la ratification de cette même convention le 21 juin 1993.

Le Maroc a qualifié la torture comme un crime spécifique dans le code pénal, et a fait un pas important pour mettre sa législation en conformité avec la Convention des Nations-Unies contre la torture en 2006, en incriminant la torture par la promulgation de la loi 43-04, a-t-il dit.

M. El Hiba a noté ensuite que la tenue de cette conférence coïncide avec un moment très fort du processus de réformes engagées, depuis plus de dix ans par le Maroc, citant à cet égard l'adoption de la nouvelle Constitution dont la philosophie, l'esprit et les grandes orientations ont été exprimés par SM le Roi dans son Discours historique du 17 juin 2011.

Dans le but de juguler le phénomène de la torture, a-t-il poursuivi, le gouvernement a pris l'engagement de soumettre des rapports réguliers relatifs à la mise en application de la Convention internationale contre la torture et autres traitements cruels, dégradants ou inhumains.

Pour sa part, le Président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) et du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l'Homme, M. Driss El Yazami a relevé que plusieurs efforts ont été déployés sur le Continent africain pour lutter contre la torture notamment par l'adhésion de certains Etats aux instruments de prévention internationaux (Protocole facultatif à la Convention de l'ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants OP-CAT) et régionaux (les lignes directrices de Robben Island pour la prohibition et la prévention de la torture en Afrique).

"Néanmoins, a-t-il fait observer, la torture reste loin d'être éradiquée non seulement en raison du faible engagement des États mais également en raison de la négligence de ses causes fondamentales dont la pauvreté, la discrimination, l'exclusion sociale, la corruption qui sont surenchéries par l'instabilité politique dans la région".

M. El Yazami a rappelé aussi que le Conseil du gouvernement a approuvé le 26 mai dernier la ratification de l'OP-CAT, avant d'annoncer qu' "un mécanisme national de prévention de la torture devra être créé à l'issue de la ratification". Ce mécanisme aura pour mission notamment d'établir un rapport annuel qu'il soumettra au Sous-comité de l'ONU pour la prévention de la torture, a-t-il ajouté.

De son côté le Président de l'Association pour la prévention contre la torture (APT), M. Jean-Baptiste Niyizurugero a indiqué que cette conférence constitue une occasion pour l'échange d'expériences entre les institutions nationales africaines des droits de l'Homme en matière de la lutte contre la torture.

Cette conférence de deux jours est organisée avec l'appui de l'ambassade du Royaume-Uni au Maroc, de l'APT et de la délégation interministérielle aux droits de l'Homme.


Sans commentaire !!

mercredi 7 septembre 2011

11 septembre 2001, le tremplin pour la crapulocratie, les retombées au Maroc...


Salah Elayoubi,  eplume.wordpress.com, 7/9/2011

Le 11 septembre 2011, le monde célébrera un triste anniversaire, celui des attentats terroristes, qui ont endeuillé les Etats-Unis, il y a bientôt dix ans.

Les images insupportables des deux avions de ligne, percutant les Twin Towers, le feu ravageant les deux tours, les dizaines de civils se défenestrant, pour échapper aux flammes et l’effondrement final des deux immeubles aux structures ravagées par le feu, resteront, à tout jamais, gravées dans nos mémoires traumatisées.

Mais si les images abominables, passées en boucle, par les télévisions du monde entier, continuent de hanter les uns et les autres, le pire était à venir, lorsque Georges Bush, poussé par les faucons de l’Administration et le complexe militaro-industriel américains, prononçait cette phrase, qui en disait long sur le simplisme de ses mécanismes intellectuels, la primarité de son intelligence politique, la brutalité de sa détermination et la suite que l’Amérique, blessée dans son orgueil national, entendait donner à la lutte contre le terrorisme :

- »Either you are with us, or you are with the terrorists. »
L’acte perpétré par des terroristes originaires de pays arabes, contre des civils innocents, sur les lieux de leur travail, aura, essentiellement, eu pour effet immédiat, de jeter une lumière particulière sur nos pays, gouvernés sans exception, par des dictateurs. Ces derniers n’auront pas manqué d’interpréter le discours du Président américain, pour ce qu’il était: un coup de semonce, sans frais, destiné à leur rappeler que leur pouvoir avait, soudain, pris des allures de siège éjectable, sauf à souscrire, sans condition, à la guerre totale, que l’Amérique allait initier contre le terrorisme.

Pris de court, Mohamed VI, encore inexpérimenté, n’aura guère tergiversé longtemps, avant d’emboîter le pas à Georges Bush. Alors même qu’il bénéficie d’un quitus d’honorabilité et d’un capital de sympathie indiscutable, Il mettra autant de zèle à conforter sa condition de vassal de l’Oncle Sam, qu’à asseoir son autorité de suzerain brutal et sanguinaire sur ses compatriotes.

Privé de l’artisan du tout sécuritaire et du champion de la coordination des services, qu’était un Driss Basri, débarqué brutalement, en novembre 1999, le roi s’en remet, naturellement, à la grâce de ses services de sécurité pléthoriques et à l’aile absolutiste de son administration, qui prennent aussitôt, au pied levé, les commandes de la lutte anti-terroriste.

Lâcheté et compromission du régime
Le régime jette le masque et révèle sa véritable nature, un mélange de lâcheté et de compromission.
En effet, autant les autorités marocaines semblent empruntées, face au puissant allié, dont elles doivent satisfaire les exigences, autant elles s’enhardissent, face à des activistes pacifistes, pour leur grande majorité.

Atterrée par l’ampleur des attentats du 11 septembre et la folle témérité de leurs auteurs, la communauté internationale observe, en silence, la tragédie qui se déroule sous ses yeux, rentre la tête dans les épaules et prie tous ses dieux pour qu’ils lui épargnent le prochain coup d’Al Qaida.

Pour s’être allié aux USA, le Maroc fait, lui-même, l’objet d’attentats islamistes, le 16 mai 2003. C’est, à tout le moins, la version que nous sert le régime marocain.

L’opacité de l’enquête qui s’ensuit, la culture du secret et le mutisme des autorités, apportent de l’eau, au moulin des conspirationnistes.

Mais le régime n’en a cure.

Il ne s’embarrasse ni de préjugés, ni de préliminaires.

La loi anti-terroriste qui est votée, laisse les coudées franches, aux spécialistes de la torture et justifie les graves atteintes aux droits de l’homme et les crimes, dont se rendent coupables les services de sécurité.

Hassan II avait ses gauchistes, Mohamed VI aura ses islamistes.

Le premier avait les points fixes et autres Dar El Mokri, le second aura le centre de la DST de Témara.

Un pas supplémentaire est franchi par le régime, dans l’échelle de l’ignominie lorsque, non content de torturer ses propres citoyens, celui-ci sous-traitera la question, pour le compte de ses « alliés », que les basses besognes répugnent.

Acheminés depuis l’Afghanistan, tels du bétail, par ces charters de la honte que sont les 130 de l’armée américaine, des citoyens de différents pays, échouent au centre de la DST de Témara, où, pour leur arracher d’hypothétiques révélations, sur la cache d’Oussama Ben Laden ou les plans d’action d’Al Qaida, d’abominables tortures leur sont infligées, sans répit, jour et nuit.

Aucun aveu déterminant ne sera jamais arraché à ces pauvres bougres, dont beaucoup, n’avaient effectué le voyage en Afghanistan, que pour ressourcer leur islam et parfaire leurs connaissances théologiques, auprès de ces coreligionnaires, dont le monde entier admirait la victoire, sur les soviétiques et dont on disait qu’ils la devaient à leur foi inébranlable.

Notre pays se sera, une fois de plus, fourvoyé dans une indignité supplémentaire. Inutilement

Les journalistes « à la presse »
Conforté par le soutien indéfectible, des puissances occidentales et le silence gêné d’une communauté internationale tétanisée par la peur du terrorisme, le régime étend son bras séculier, à tous ceux qui dénoncent ses errements. Les journalistes indépendants sont en première ligne, et subissent la vindicte du pouvoir pour avoir, simplement, voulu informer le lecteur. Dans ce que Ahmed Benchemsi avait qualifié de «logique de vengeance et d’intimidation», Leur outil de travail subit toutes sortes de tracasseries administratives, de blocages ou de boycotts, qui, avec les condamnations exorbitantes, prononcées par une justice aux ordres, les obligent à mettre la clé sous le paillasson et les employés au chômage. Ali Lmrabet, Taoufiq Bouachrine, Idriss Chahtane, Ali Anouzla, et d’autres gardent un cuisant souvenir de leur passage aux mains de la justice.

Les crapulocrates au pouvoir
Pendant que les tenants de l’absolutisme s’attaquent à nos libertés, ceux de l’affairisme, Mohamed VI, en tête, s’en prennent aux richesses du pays. Non content d’avoir la haute main sur tous les secteurs de l’économie, le roi inaugure une première, en ouvrant la prédation à sa famille, suivie de son entourage et de sa cour. Tout ce que Mohamed VI et sa famille ont raté, dans un premier passage, est systématiquement ramené par les courtisans qui, en ratissant large, rapportent, comme des chiens de chasse, jusque dans le giron de la monarchie, la moindre opportunité de faire du chiffre sonnant et trébuchant.

L’objectif tant vanté par le régime, d’accueillir une dizaine de million de touristes en 2010, n’aura profité qu’à une minorité de crapulocrates qui utilisent les outils de l’administration, pour attirer les promoteurs du tourisme.

Nos ambassades à l’Etranger participent, bien souvent à leur insu, au rabattage des investisseurs qui se retrouvent parachutés dans les hautes sphères où, moyennant la dîme et l’association avec qui de droit, bénéficient de fabuleux sites à vocation touristique, à vil prix, de passe-droits et protections, qui leur permettent d’échapper aux procédures d’autorisations de construire, de prêts bancaires avantageux et d’autorisation de saccager impunément des sites écologiques d’une valeur inestimable.
Le menu fretin, échoit à une bande de faiseurs de bas étage, qui n’ont rien à envier aux héros du film, « l’arnaque ». Tout est bon pour soutirer à l’investisseur étranger, une partie de son capital et de son bénéfice.

Ainsi, pendant que le régime se fend de beaux discours sur la corruption, ou met en place des instances de lutte contre celle-ci, au sommet de l’Etat, un tout autre signal est envoyé aux amateurs de coups fumants :

- « il suffit d’avoir le bon parapluie et de payer le juste prix »

Dix ans après le 11 septembre, la guerre contre le terrorisme est un cuisant échec, pour le camp des démocraties, qui évoquent un retrait d’Afghanistan, au moment même, où les talibans s’enhardissent jusqu’à Kaboul, pour y mener d’audacieux coups de mains, contre le gouvernement d’un Hamid Karzaï, champion des corrompus.

L’Amérique aurait pu s’éviter l’élection d’un Georges Bush, aussi stupide que cynique, inculte et brutal, s’épargner tant de morts, de blessés et de dollars dilapidés, qui n’auront, au final, servi à rien d’autre, qu’à creuser, encore plus, le déficit américain et le fossé entre les trois religions monothéistes, qui s’en seraient bien passés.

Quant à nous, certains affirment que le printemps marocain trouverait ses origines avant le 20 février 2011.

Assurément !

Les marocains n’ont jamais cessé de revendiquer leur liberté et leur dignité, perdues avec le retour de la monarchie, qu’ils avaient, pourtant, largement contribué à remettre en selle.

Mais en déclenchant chez les dictateurs arabes, un sentiment d’impunité, la guerre contre le terrorisme aura surtout dévoilé leur lâcheté, leur affairisme criminel et leur compromission, autant de « qualités » dont notre peuple ne veut plus !
http://eplume.wordpress.com/2011/09/07/11-septembre-2001-le-tremplin-pour-la-crapulocratie/

« Sursaut de l’Afrique qu’on achève » un livre révélateur d' Assani Fassassi

Sursaut de l'Afrique Qu'on AchèvePar Fouad Fourji, mai68.org,6/9/2011
 

L’UNICEF est NOCIF pour l’Afrique et les Africains depuis des décennies. C’est démontré, preuves à l’appui, dans "Sursaut de l'Afrique qu'on achève"

Pour vraiment aider l’Afrique et ses enfants, il vous suffit de diffuser cette information et, si possible, attaquer en justice les patrons de ces ONG:
L’UNICEF, le CICR (Croix rouge), l’AICF (Action internationale contre la faim), le HCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés), la FAO (Food & Agricultural Organization), Organisme de l’ONU, spécialisé en matières d’agriculture et d’alimentation, le PAM (Programme alimentaire mondial) et d’autres organismes occidentaux dits « humanitaires », sont depuis des décennies, les véritables complices des États occidentaux avec leurs industries agro alimentaires, commerciales, financières et militaires qui sont à l’origine de cette situation calamiteuse en Afrique.
Selon un expert canadien, pour sauver DÉFINITIVEMENT ces enfants de la misère (causée par l’Occident avec l’aide des dirigeants africains), il faut TROIS MILLIONS d’€UROS. Or, ces organismes (réunis) ont collecté et disposent aujourd’hui plus de 260 MILLIARDS d’€UROS. Leurs patrons touchent (en moyenne) 28.000 €UROS par mois (logés & véhiculés) !
Le Sénégalais Jacques Diouf (patron de la FAO) touche 23.000 €UROS par mois ; il est à la FAO depuis 19 ans ! La patronne de l’UNICEF, Ann Veneman touche 42.000 €UROS par mois ; le patron du PAM touche 26.000 €UROS par mois ; celui du HCR, Antonio Guterres touche 35.000 €UROS par mois !
Dans son livre (pages 249 à 303) « Sursaut de l’Afrique qu’on achève » (FNAC, l’Harmattan, Présence africaine à Paris), l’auteur explique tout ceci : « Un enfant noir avec une cage thoracique aux côtes saillantes, une tête énorme, et les bras et les jambes comme des baguettes est l’affiche favorite de vastes opérations charitables lancées périodiquement par ces Organisations humanitaires. Les responsables du CICR, du HCR, de l’UNICEF et d’autres appellent à la générosité des innocents peuples européens et occidentaux pour sauver les orphelins du Rwanda et d’autres enfants africains mal nourris. Mais ces organisations ne soumettent jamais correctement à ces généreux peuples occidentaux des problèmes de conscience en leur disant que c’est la main mise de l’Occident sur l’Afrique qui est à l’origine de la famine, des souffrances et de la misère de ces enfants». *

 Le FIGARO MAGAZINE (Paris) du 06 août 1994 souligne, à sa façon, le cynisme de ces Organisations : ‘‘ Les organisations humanitaires sont-elles au moins à l’abri de tout soupçon ? Ce n’est pas clair… La gestion de l’aide est devenue un métier : il occupe quelques milliers de fonctionnaires, de banquiers, et des organisations internationales. Pourquoi tout ceux-ci renonceraient-ils à leurs fonds de commerce ? Les associations humanitaires devront parfois renoncer à leur angélisme dévastateur ’’ » !
L’occident n’aide pas l’Afrique ; ça se saurait et se verrait. Depuis cinq siècles jusqu’aujourd’hui, l’occident pille et dévaste l’Afrique avec la complicité des dirigeants fantoches africains et l’UNICEF.

En savoir plus

Présentation

L'auteur, ASSANI FASSASSI analyse les causes du sous-développement de l'Afrique et remet la responsabilité à la fois sur l'Occident, qui a institué l'esclavage et plus tard la colonisation, et sur les hommes politiques africains, qui ont plus souvent soif de pouvoir que de vouloir améliorer la situation économique de leur pays. Il propose quatre impératifs et vingt mesures d'urgence pour sauver l'Afrique afin que les Africains recouvrent leur pouvoir. En particulier, il propose de revenir à des valeurs de l'Islam, religion majoritaire dans de nombreux pays africains, pour résoudre les problèmes de tout ordre.

Biographie de l'auteur

Professeur en sociologie-politique, Assani Fassassi est originaire du Bénin. Il est également l'auteur de Le péché du Pape contre l'Afrique, et de nombreux articles et communications sur le développement social, culturel, écologique et économique en Afrique. Il oeuvre activement pour l'émancipation de l'Afrique et pour la réhabilitation de la mémoire des Africains.
source : amazon.fr
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* Manière d'arnaquer et d'infantiliser le "donateur" naïf par l'UNICEF
Unicef & MSN Yardým Kampanyas
Accord d'aide entre Unicef & MSN
Svp avant de jeter la nourriture qui vous reste dans votre assiette penser au personne qui meurt de faim!!!!
En Afrique il y a des enfants qui meurent de faim, d'après l'accord passé entre Unicef et Msn,
pour les enfants décédés et les autres enfants une aide vient de commencer.
Autant de fois que tu enverras ce mail à des personnes, 5 euros seront attribués au compte d'Unicef.
Pour nos enfants d'Afrique et ceux victimes du tsunami, veuillez svp participer à cet appel d'amitié'
Le fait d'avoir reçu ce mail et de l'avoir envoyé fait déjà gagner 10 Euros à Unicef.
SVP faisons vivre ces enfants qui sont entrain de mourir. N'oublions pas que toutes les secondes un enfant est entrain de mourir de faim.
Envoyer ce mail à toutes les personnes que vous connaissez...mer

Cela vous coute 2 Minutes à peine de votre vie mais pour les enfants d'Afrique,cela leur prends toute une vie

mardi 6 septembre 2011

Le Mouvement du 20 février / La véritable «Exception marocaine»


par Mohammed Belmaïzi,6/9/2011

Depuis l’instauration du Mouvement du 20 février, avec son organisation exceptionnelle et sa formidable maturité, le Makhzen n’a cessé de détourner le sens de ce soulèvement populaire. Il a su ameuter les « intellos de service » en les soudoyant avec des sommes faramineuses. Et on a vu le ‘génie’ de ces « intellos de service » corrompus, s’exprimer contre les aspirations du peuple, en le réduisant à un amas d’ignorants et d’illettrés ne méritant point de citoyenneté ni de démocratie (?!). Leur omniscience a prédit l’essoufflement de ce mouvement. Or leurs analyses qui ne diffèrent point de celles du discours colonial, est une insulte à la raison et à la pensée. La « science coloniale » nous a, d’ailleurs, accoutumé à ce genre de mépris et d’offense.

L’un de ces notables « gardiens du temple » a cru faire œuvre d’originalité en révélant que le corps politique marocain est « désamorcé » et ne peut garantir une complète démocratie dans notre pays. Sous-entendu que seul le monarque de droit divin Mohamed 6 est habilité à monopoliser tous les leviers du pouvoir. Cet intello de service omet de souligner que la monarchie, ses élites incultes et la clique des partis officiels forment le roc et l’armature du ‘Parti Unique’ (que la Constitution marocaine interdit et condamne par ailleurs !!). Il oublie ce que dit l’un des très proches de la famille royale à propos de ce lien diabolique étroit entre la monarchie et les partis politiques officiels, à propos de l’ère de Hassan II : Hassan II « s'est servi de l'argent pour rendre dépendants beaucoup de leaders qui pouvaient être achetés. Pour lui, l'argent était un élément de pouvoir. Il tenait les gens comme cela ». Et cela n’étonne plus personne de voir la fameuse koutla des partis marocains se prosterner devant le Dirham !

A ce sujet la tradition de corrompre perdure actuellement et le peuple le sait très bien. C’est pourquoi, il fait irruption dans la rue pour faire entendre sa voix et imposer sa noble « culture de la contestation ».

Depuis le 20 février, cette « culture de la contestation » s’installe d’une manière durable sur le territoire et dans l’imaginaire des gens. Même durant les vacances et durant le ramadan, l’étincelle ne s’est jamais éteinte. Des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes et lieux. Et tous les soirs du ramadan, les réjouissances (chants, slogan, danse, théâtre…) et les rencontres se sont cristallisées autour de la contestation contre la gouvernance dévoyée et la déliquescence de l’Etat qui met l’Etat de Non Droit dans la sphère de la sacralité.

S’il y a « une exception marocaine », elle ne peut se situer que dans cette « culture de la contestation » qui ne cesse de grandir et jamais ne cesse d’exiger que le Makhzen dégage! Que l’Etat de Droit s’instaure !
https://www.facebook.com/note.php?note_id=268570729828615

Le Makhzen, le réflexe et la réflexion

Par Mohammed Larbi Benotmane, Lakome, 24/8/2011
Mohammed Larbi Benotmane

Devant tant d’anachronismes, de tâtonnements et d’indécisions de la part du Pouvoir durant ces dernières années, on se demande si une logique gouverne véritablement ses actions. N’existe-il pas une légitimité à s’interroger sur ses capacités à disposer d’un bon projet pour diriger le pays et le faire avancer vers un lendemain meilleur ?

Durant le règne précédant l’affaire était entendue. Le développement humain et économique n’était pas la priorité. Ce que recherchait le pouvoir makhzanien était, comme il ne s’en cachait pas d’ailleurs, de tenir le pays. De le tenir par tous les moyens possibles. Cela n’excluait qu’en parole la violence, la peur, la répression, la démagogie, la soumission ou la ruse. Et encore, cette liste n’est pas limitative. Tous les moyens justifiaient cette fin pourvu que le régime en sort toujours renforcé. Son crédo était de tenir le pays pour se maintenir sans aucun partage du pouvoir. En somme, l’absolutisme dans toute sa splendeur.

Les résultats de cette politique sont connus : des « années de plomb » marquées par la torture, les disparitions et les emprisonnements abusifs, une corruption endémique, un classement aberrant dans tous les domaines du développement humain, des systèmes d’éducation et de santé à faire honte, une élite politique décrédibilisée et quasi irrémédiablement noyautée. En foi de quoi, il est vrai, le régime s’est maintenu envers et contre tous. Il a même trouvé des laudateurs et des inconditionnels pour l’applaudir ou le rejoindre même après avoir lourdement gouté sa répression.

D’un point de vue purement masochiste, ceux-là peuvent dire, et parfois le disent de façon effrontée, que le système de pouvoir précédant avait au moins un projet, celui de continuer de se renforcer et de perdurer. Et que, en amont, il s’était doté d’une philosophie d’action et d’une réflexion ; funeste et affligeante soit-elle, pouvaient-ils ajouter. C’est le passé, notre pitoyable passé que d’aucuns, malgré ses tares et ses abus, continuent de justifier.

L’actuel système peut-il se prévaloir lui aussi d’un projet de la même espèce et du même acabit. Foncièrement, il a surtout copié les tares et l’idiosyncrasie de son prédécesseur. Il a voulu la continuité dans la continuité, avec juste des retouches et sans rien changer au fond. Depuis son avènement, ce choix lui confère une mission claire, celle de ne pas s’imaginer autre chose qu’une une sorte d’exécuteur testamentaire.

Ce faisant, il n’a pourtant pas beaucoup amélioré le bilan hérité. Les indicateurs sont tout aussi mauvais, la gouvernance est déficiente et les résultats se font attendre. Le régime s’est même fourvoyé dans une répression inacceptable à des années lumières de l’Etat de droit démocratique. L’offensive contre les tenants du salafisme, du moins ceux réprimés du fait de leur  seule conviction, en est l’exemple emblématique. Cette offensive a donné au système actuel des titres incontestables pour se targuer d’avoir eu lui aussi sa période de «plomb». Plus, au vu du nombre de condamnés et de la proportionnalité des sanctions prononcées, le régime actuel a battu bien des records répressifs de son prédécesseur. Aujourd’hui, cette offensive apparait comme un reflexe directement inspiré du passé et dénué d’intelligence politique dont on se demande comment le régime va s’en dépêtrer.

Le secteur des médias qui souvent apparaissait comme porteur d’une conscience politique et porte-parole des frustrations citoyennes a dû faire face à une scandaleuse campagne pour museler et faire taire tous ceux qui se rapprochaient de la parole critique et des lignes dites rouges. Les titres et les plumes les plus prometteurs ont ainsi été éliminés par le recours à des condamnations privatives de liberté, d’interdictions d’écrire et d’exercer ou de paiement d’amendes astronomiques. Le tout pour tuer toute sérieuse liberté d’expression. Mais, là aussi le Pouvoir s’est fourvoyé. Il n’a pas vu venir le phénomène du média digital qui donne plus de liberté à l’expression, l’a rend plus accessible et pratiquement hors de sa portée. Aujourd’hui, ce nouveau média est un véritable exutoire et un champ où la liberté de parole s’épanouit comme jamais. Il y apparait en tout cas largement défait et artificiellement incrusté. Donc, sur ce terrain également, l’actuel régime ne fait pas mieux, à moins qu’il ne soit en train de faire pire que ce qu’aurait fait celui à qui il a succédé.

En somme, en ces domaines comme en d’autres, il est aujourd’hui notoire que ce régime n’a pas su donner à ses thuriféraires des raisons valables d’y croire, une réflexion à amplifier et encore moins une philosophie où s’accrocher, à l’image de son prédécesseur. Il ne les a dotés que de simples réflexes et d’aptitudes mimétiques calqués sur le passé. Ceux qui opèrent pour lui ne sont pas en effet dans des prédispositions créatives. Ils recherchent en majorité à perpétuer l’existant calqué sur le passé, à gagner de l’argent, à renforcer leurs privilèges, et en tout cas à éviter d’en être exclus. Or, faute d’une réflexion et d’une vision d’avenir, politiquement le régime réagit seulement à ce que la société lui renvoie au visage. Une manière d’être bel et bien dans la perte d’initiative. Ce qui en soi est de mauvais augure. Car dans de telles situations d’inaction et d’inanité, au lieu d’être proactif et maître de son initiative, le décideur est forcément en situation de simple réaction par rapport à ce qui lui tombe dessus. Ce qui en politique s’analyse volontiers comme les prémices de dérapages et de catastrophe annoncés.

La séquence de la réforme constitutionnelle que le pays vient de vivre est un parfait exemple de cette perte d’initiative. Normalement, elle aurait pu être un élément fondateur de l’actuel régime. Il n’en a rien été. Comme initiative, elle est le fait exclusif du Mouvement du 20 Février. Le Pouvoir s’en est saisi à son corps défendant. Il a concocté un texte, l’a revu et finalement officialisé à sa manière. Mais a-t-il pris la mesure de la revendication de ceux qui l’ont réclamé non pas dans le but de réformer pour réformer mais pour instaurer une véritable monarchie parlementaire ? Les manifestations qui continuent encore et encore, plus fortes qu’avant cette officialisation, sont une réponse étourdissante à cette question.

Plus concrètement, le Pouvoir en perte de vitesse est donc loin d’être demeuré maître de ses initiatives. A-t-il compris au moins que l’avenir lui impose dans son intérêt d’accepter la présence de contre –pouvoirs pour l’accompagner, lui résister, le stabiliser et le guider. Il est évident que jusqu’ici, il a plutôt signifié qu’il a du mal à comprendre ce qui change autour de lui. Pourtant, accepter ces contre-pouvoirs n’est rien d’autre qu’une simple et nécessaire modalité de fonctionnement de la Démocratie.

Ne pas l’accepter, c’est rendre les vents du changement plus intenses et plus fougueux. Ce qui a le mérite naturel de les rendre irrésistible.

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