lundi 21 février 2011
dimanche 20 février 2011
Le 20 février, Khénifra, la capitale du Moyen-Atlas n'a pas raté son rendez-vous avec l'histoire.
Par Aziz Akkaoui, 20/2/2011
De 3 à 4000 personnes ont bravé toutes les intimidations et la déisnformation pour manifester à Khénifra.
La manifestation du 20 février à Essaouira
Par Mohamed Hifad, 20/2/2011
Quelques 6000 participants(es) malgré toutes les désinformations qui faisaient croire qu'elle n'aurait plus lieu , ce qui serait annoncé par ses propres initiateurs(trices) Parmi les slogans intéressants : le Roi doit régner et non gouverner(yassoud wa la yahkoum), continuer le combat de Bouazizi,contre la corruption,contre le gouvernement de abbas El Fassi qualifié de celui de tous les malheurs,(houkoumat 3abbas el fasi houkoumat al maasi) le peuple veut supprimer la pourriture(acha3b youridou is9at al fasad), voici la jeunesse mais il n'y a pas de travail(chabab ha houwa ou lkhdma fina hiyya)l'intention de continuer jusqu'à la réalisation de leurs objectifs.
Quelques incidents à la fin à cause d'un débordement par les jeunes une fois que les organisateurs ont décidé de changer l'itinéraire vers le milieu. Ils avaient annoncé qu'ils allaient passer par l'avenue al massira, lkhddara, lhddada, la casbah, le long de la plage et aller vers le siège de la province. Cette déviation a mis en colère les jeunes qui ont finalement continué jusqu'à la province en saccageant un car de touristes et ils continuent en ce moment leur marche à travers la ville, devenus incontrôlables!
La police n'a fait aucune intervention et sa présence est très discrète.A suivre!
Photos:(voir sur : mogador7.forumactif.com)
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Mouvement du 20 février حركة 20 فبراير
Maroc 20 février-URGENT : Affrontements violents en fin de manifestations
Par Ali Fkir, 20/2/2011
Affrontements violents à Tanger (toujours en cours: 20h50 GMT), incendies, blessés...un adolescent serait mort (pas de précisions sur cette victime éventuelle)
URGENT URGENT URGENT
AL HOUCEIMA 17h30 : Affrontements ( à partir de 16h environ) entre les citoyens et les forces de répression à Alhouceima, capitale du Rif. Utilisation de bombes lacrymogènes et balles à caoutchouc. Plusieurs blessés
Incendie du commissariat + estafettes + destruction des locaux du PAM et du parti de l’Istiqlal.
19h10 Les affrontements entre citoyens et forces de répression continuent
- Des dizaines de blessés
Incendie du commissariat + estafettes + destruction des locaux du PAM et du parti de l’Istiqlal.
19h10 Les affrontements entre citoyens et forces de répression continuent
- Des dizaines de blessés
TANGERReprise ( à partir de 10h du matin du 21 février 2011) des affrontements dans la région 'Elhouceima: à Aït Bouayach, à Imzourne...احفاد عبد الكريم يصنعون ملحمة التحرير
الحسيمة تجدد العهد مع قلعة المقاومة
الثورة هي سبيل النصرمزيدا من الصمود يا اشراف الوطن يا اشبال الانتفاضة ، وليعلم الجميع أن النصر لا محالة في النهاية للشعب .
على خطى ثوار الريف يا شرف الامة
المجد للاحرار و الابطال في الحسيمة وامزورن وايث بوعياش وكل مداشير الريفلجنة المقاومة الشعبية بالريف
Affrontements violents à Tanger (toujours en cours: 20h50 GMT), incendies, blessés...un adolescent serait mort (pas de précisions sur cette victime éventuelle)
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Incidents à Marrakech
Des incidents se sont produits dimanche à Marrakech à l'issue des manifestations. Un groupe de 150 à 200 personnes étrangères aux manifestations ont attaqué et pillé des magasins et lancé des pierres contre un édifice public ainsi qu'un établissement de restauration rapide McDonalds. L'incident s'est produit après la dispersion du cortège qui avait rassemblé environ 1 500 personnes.
Face à ces troubles, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a appelé dimanche à "ne pas faire usage de la force et à respecter les libertés fondamentales" dans les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. "Le temps est venu pour un dialogue élargi et pour des réformes politiques et sociales", a informé un communiqué d'un porte-parole de l'ONU, qui précise que M. Ban est entré en contact avec les chefs d'État de la région.
( le Monde – 20/2/2011)
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REPRESSION POLICIERE SAUVAGE
Maroc, 20 février, heure par heure, le début des manifestations
Par Larbi, Comme une bouteille jetée à la mer!





16h57 revendications politiques


Revivez la journée de manifestations du 20 Février au Maroc (extraits)
Le point avant la journée du Dimanche
Le ministre de l’intérieur marocain s’est réuni avec les organisations marocaines de droits de l’homme , qui participent à la journée de mobilisation, en leur demandant d’assurer l’organisation dans l’ordre et promettant une non-intervention de la police. Les organisations présentes lui ont rétorqué qu’elles tiendront les forces de l’ordre responsables de tout dérapage.
Pendant ce temps-là, les médias officiels, l’agence Map en tête, ont tenté de monter une grosse tentative de manipulation en annonçant l’annulation des manifestations de dimanche. Les manifs sont maintenues, il s’agissait du renoncement d’un des jeunes qui aurait été à l’origine de l’appel, et qui est actuellement logé dans un grand hôtel de Rabat.
Si la gauche marocaine et les islamistes ont annoncé leur participation, la majorité des partis politiques marocains ont annoncé qu’ils n’y participeront pas. Cette position officielle est contredite par certains de leur dirigeant qui participeront à titre individuel. Habib Choubani a un des dirigeants du PJD (Islamiste-modéré) a annoncé sa démission de la secrétariat de son parti . Mustapha Ramid un autre dirigeant du PJD présenterait aussi sa démission de la direction du parti. Les deux participeront à la mobilisation d’aujourd’hui.
Sur son blog, Khalid ELHARIRY , député de l’USFP (majorité gouvernementale) annonce qu’il participe aussi. Parmi les ralliés au mouvement Karim Tazi, grande figure du patronat marocain qui participe pour « une Monarchie neutre ».
Le publicitaire marocain, proche du palais, Noureddine Ayouch , annonce dans uneentretien à Goud, que le roi Mohammed VI vendra les participations de la holding royal ONA-SNI dans l’industrie alimentaire.
9h39. A Rabat les manifestants commencent à se réunir à « Bab El Hada » . A Casablanca à la place Mohamed V.
10h07. A Casablanca et Rabat les manifestants devraient faire face à un adversaire inattendu : il pleut dans les deux villes.
10h11. Première photo de manifestations à Bab El Had à Rabat. Sous la pluie :
10h14. Des barrages de police ont été instaurés sur le pont reliant Rabat à sa ville jumelle Salé pour « filtrer » les slawis qui veulent se rendre aux manifs de rabat.
10h16. Il est 10h, il y a déjà au moins 2000 personnes à rabat et 3000 à Casablanca selon les bloggeurs présents dans les deux villes.
10h27. A Marrakech , Nab Doukalla, les manifestants commencent à se rassembler:
10h40. A Rabat la société FC COM (propriété de Mounir Majidi secrétaire particulier du roi ) a déployé en masse des affiches « Touche pas à mon pays ». Ces affiches ont été faites à l’origine après les attentats terroristes de mai 2003
11h16. Rabat les manifestants se dirigent vers Bab El Had
11h39. Photo de la manif de rabat contre les « Les Baltajiyas ». On y voit les membres de la famille du premier ministre Fassi qui occupent les fonctions gouvernementales, le secrétaire particulier du roi, les dirigeants du parti de l’ami du roi.
14h14. Large couverture des manifs dans les médias français :
- TF1 - Maroc : "le peuple veut le changement"
- Le Monde - Premières manifestations à Casablanca et à Rabat
- Nouvel Obs - Maroc : "le peuple veut le changement"
- France 24 - Moroccan protesters call for curbs on king’s powers
- RFI - Maroc: des milliers de manifestants demandent des réformes
- Le Point - Maroc: manifestations pour des réformes et limiter les pouvoirs du roi
- Le Parisien - Révoltes dans le monde arabe : les jeunes Marocains descendent dans la rue
- Le Figaro - Des milliers manifestent dans le calme au Maroc
14H44- On a manifesté à Tétouan aussi au nord du Maroc et en masse:
14h57- Le 20 février se prolonge en Europe. A Paris la manif qui a commencé est organisée sous le titre « Assez d'injustice, assez de misère ... Liberté, démocratie pour le peuple marocain »:
15h01- Impressionnante mobilisation à Tanger ou les manifestants se comptent par milliers
15h27- Beaucoup de slogans contre Fouad Ali El Himma (chef du parti de l'ami du roi) et Mounir Majidi (sécrétaire particulier du roi):
15h34 - Mohammed VI devrait intervenir demain dans un discours, prévu de longue date, à l’occasion de l’instauration du Conseil Economique et Social.
16h14 - Manifestations très suivies dans presque toutes les villes. Pacifiques et sans incident. A l’exception de Marrakech où des vitrines ont été saccagés à Gueliz (Mac Do, Zara,… ). A Larache et à Guelmimi des heurts signalés entre manifestants et forces de police. Dans les autres villes situation calme, les manifestants commencent à disperser et réfléchir sur les prochaines mobilisations.
16h36- Incidents à Marrakech (1ere photo) et à Larache (2eme), ville dont le premier ministre Abbas El Fassi est le député et où la situation est la plus tendue ce soir:
16h47- La mobilisation a été particulièrement forte au nord du Maroc: lire le compte-rendu des manifs à El Hoceima, et à Nador. Impressionnant.
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Mouvement du 20 février حركة 20 فبراير
Libye: soulèvement à Benghazi-Témoignages
Nahnou Horr : Nahnou Ahfad Omar MokhtarNous sommes libres : Nous sommes les petits-enfants d'Omar Mokhtar (héros de la résistance libyenne contre l'occupant italien au début du XXème siècle)
La population de Benghazi, la deuxième ville de Libye (700 000 habitants) s'est soulevée depuis plusieurs jours. Devant le black out imposé par le régime du colonel sur les communications, on ne sait pas exactement ce qui s'y passe. Ce qui est sûr, c'est que la population a enterré dimanche les 60 victimes de la répression de samedi, au cours de laquelle les forces de répression ont tiré à l'arme lourde sur les manifestants. Aujourd'hui, ce sont les hélicoptères qui sont entrés en action contre des manifestants désarmés. Ceux-ci confectionnent des cocktails Molotov pour se défendre. Le siège du journal Quryna, de Saif El Islam, le fils du colonel, a été occupé par des manifestants qui en ont délogé le personnel. Les forces de répression se seraient retranchées dans le "centre de commandement", d'où elles tirent sur tout ce qui bouge. Il y a eu en moins d'une semaine au moins 200 morts en Libye. Kadhafi n'en a plus pour longtemps. Il a déjà envoyé sa femme en Allemagne.
Écoutez ces témoignages, recueillis par la Télévision suisse romande aujourd'hui, selon lesquels il y a eu 400 morts.
Lire aussi
Kadhafi réprime violemment la contestation, les premiers témoignages
Libye: Al Bayda libérée par un soviet senoussi ?
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Benghazi بنغازي,
Libye ليبيا
Maroc : manifestations dans les principales villes du pays
Par lePost, 20/02/2011 à 15h39
Les manifestations qui ont lieu aujourd'hui à Rabat et à Casablanca, où des milliers de personnes sont sortis dans la rue pour réclamer des réformes démocratiques, y compris un changement de la Constitution, se sont étendues à d'autres villes importantes du Maroc, comme Fès, Marrakech et Tanger.
À Tanger environ 6.000 manifestants, selon des estimations des organisateurs (450 selon des sources officielles), se sont réunis sur la place Beni Makada et ont crié des consignes contre la corruption et en faveur de plus de liberté. Abdelmunaim Musaui, dirigeant de la Coordinatrice Nationale de la Lutte Contre l'Augmentation des Prix et Détérioration du Service Public, qui participe à la protestation de Tanger, a souligné la présence dans la manifestation de nombreuses organisations de tendances politiques variées.
Dans la ville de Marrakech, d'autres 7.000 personnes, selon les organisateurs (800 selon des sources officielles), se sont concentrées sur la place Bab Doukala et ont fait chorus des consignes réclamant des réformes démocratiques profondes au Maroc.
Dans la ville de Fès, selon les organisateurs, autour de 4.000 personnes ont manifesté à la Place de Florence malgré les pluies et la tempête.Selon le président de la section locale de l'Association Marocaine des Droits de l'homme (AMDH), Mohamed Ulad Ayad, "les manifestants, parmi lesquels il y a une présence massive de jeunes, ont demandé des réformes économiques, sociales et constitutionnelles".
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Mouvement du 20 février حركة 20 فبراير
Revendications sociales au Maroc Un sit-in dégénère en émeute vendredi soir à Tanger
Par Aufait Maroc, 19/2/2011
Des manifestants ont lancé des pierres contre un commissariat de police et endommagé une agence de distribution d'eau et d'électricité vendredi soir à Tanger pour protester contre des tarifs jugés excessifs, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
Ses émeutes surviennent à un jour de la manifestation pour la réforme politique prévue dimanche, mais il n'existerait aucun lien entre eux.
Le porte-parole du gouvernement et le ministère de l'Intérieur n'ont pas encore commenté les faits.
La police antiémeutes est intervenue pour briser la manifestation qui, de sit-in en face de la préfecture de Tanger, s'est transformée en "une marche de plusieurs centaines de manifestants" comme l'explique l'organisation Attac sur son site internet.
Selon une source à la wilaya de Tanger, "l'association Attac organise de tels rassemblements pratiquement chaque semaine".
Le sit-in était organisé par la branche locale du groupe altermondialiste pour réclamer l'annulation de la concession accordée par les services municipaux à la société Amendis, en raison de "ses tarifs excessifs".
Chargée de la distribution d'eau et d'électricité à Tanger, Amendis est une filiale marocaine de l'entreprise française Veolia.
Plusieurs résidents, s'exprimant anonymement, ont confirmé qu'une manifestation initialement prévue pour contester les tarifs élevés d'Amendis a évolué rapidement en une marche qui s'est heurtée aux forces de police qui voulaient l'empêcher d'atteindre le centre-ville.
"Pas de gaz lacrymogènes, pas de coup de feu. Ils ont utilisé de longues matraques pour disperser les foules" affirme un Tangérois.
Une agence d'Amendis a aussi été la cible de jets de pierre de la part des manifestants, a indiqué un autre habitant joint par téléphone.
Le site Tanjanews a publié plusieurs vidéos et photos montrant des actes de vandalisme sur les locaux du poste de police, d'Amendis et d'une succursale de la banque Société Générale à laquelle a été mis le feu.
On peut voir, dans les vidéos du site Tanjanews, les manifestants scander des slogans pour la "chute d'Amendis", filiale de Veolia. /DR
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20 février : ATTENTION ! le Makhzen inquiet fait diffuser une fausse information
Le Makhzen est très inquiet devant l'appel lancé à manifester aujourd'hui au Maroc.
Il a fait donc diffuser la fausse information suivante:
Le "mouvement liberté et démocratie maintenant au Maroc" annule la manifestation de dimanche
Rabat, 19/02/2011- Le "mouvement liberté et démocratie maintenant au Maroc" a annoncé, samedi dans un communiqué sur le Web, l'annulation de l'appel à la manifestation de dimanche 20 février.
MM. Antit Rachid, Hicham Ahalla et Ahmed Qatib du groupe des jeunes fondateurs de ce mouvement ont annoncé cette annulation dans plusieurs réseaux sociaux du Web.
19/02/2011 15:43.(MAP) Maghreb Arabe Presse
Cette "information" de la MAP est FAUSSE !
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Appel à manifester au Maroc pour limiter le pouvoir du roi
A Rabat, de jeunes manifestants exprimaient leur soutien au mouvement égyptien,
le 8 février 2011.
A Rabat, de jeunes manifestants exprimaient leur soutien au mouvement égyptien,
A Rabat, de jeunes manifestants exprimaient leur soutien au mouvement égyptien,
le 8 février 2011.
Par REUTERS/Youssef Boudlal, RFI, 20/2/2011
Les Marocains sont appelés à manifester pacifiquement ce dimanche pour demander au roi Mohammed VI de transférer une partie de ses prérogatives à un gouvernement élu et d'accroître l'indépendance du système judiciaire. L'appel a été lancé par le «Mouvement jeunesse marocaine du 20 février pour un changement démocratique» notamment via le réseau social Facebook.
Les manifestations se multiplient dans le monde arabe et s’apprêtent à toucher le Maroc, jusque-là épargné par la vague de contestation. Ce dimanche, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes du royaume chérifien à l’appel du Mouvement pour le changement du 20 Février.
Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) : "Nous considérons, comme les jeunes aussi, que la Constitution marocaine actuelle est un vrai blocage à l'État de droit."
Les manifestations se multiplient dans le monde arabe et s’apprêtent à toucher le Maroc, jusque-là épargné par la vague de contestation. Ce dimanche, des manifestations sont prévues dans plusieurs villes du royaume chérifien à l’appel du Mouvement pour le changement du 20 Février.
Khadija Ryadi, présidente de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) : "Nous considérons, comme les jeunes aussi, que la Constitution marocaine actuelle est un vrai blocage à l'État de droit."
20/02/2011 par Charlotte Idrac
Pour aller plus loin
Les organisateurs du mouvement qui prônent « des actions militantes et pacifiques » ont réuni sur Facebook plus de 19 000 adhésions à ce rassemblement dont l’objectif est de « rétablir la dignité du peuple marocain ». Parmi leurs principales demandes des réformes démocratiques et constitutionnelles ainsi que la dissolution la dissolution du Parlement.
Si les récentes révolutions tunisienne et égyptienne ont remis en haut de l'agenda politique la réforme de la Constitution, les initiateurs du Mouvement du 20 février revendiquent également de meilleures conditions de vie, à l’exemple des protestataires égyptiens et tunisiens. Comme eux,Vraies et fausses informations ils dénoncent aussi le clientélisme, la corruption et l’opacité qui sévissent dans le pays.
Marouane, un manifestant qui participera au mouvement à Rabat : C'est un vent de changement qui souffle sur le monde arabe et nous voulons aussi en profiter.
http://www.rfi.fr/afrique/20110220-appel-manifester-marocSi les récentes révolutions tunisienne et égyptienne ont remis en haut de l'agenda politique la réforme de la Constitution, les initiateurs du Mouvement du 20 février revendiquent également de meilleures conditions de vie, à l’exemple des protestataires égyptiens et tunisiens. Comme eux,Vraies et fausses informations ils dénoncent aussi le clientélisme, la corruption et l’opacité qui sévissent dans le pays.
Marouane, un manifestant qui participera au mouvement à Rabat : C'est un vent de changement qui souffle sur le monde arabe et nous voulons aussi en profiter.
20 février : Le Maroc à l’heure de la révolution arabe
Trois points de vue sur l’appel au soulèvement populaire prévu le 20 février
PAR STÉPHANIE PLASSE, Afrik.com, 19/2/2011
Au Maghreb, la contestation passe par la toile. En Egypte et en Tunisie, les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter sont devenus les fers de lance d’une jeunesse en colère. A l’instar de ces pays, le Maroc lance sur internet un appel à manifester le 20 février contre le régime. Une initiative qui est loin de faire l’unanimité dans le royaume chérifien. Pour Afrik.com, trois jeunes Marocains s’interrogent sur le bien-fondé de ce soulèvement.
Après la Tunisie et Égypte, c’est au tour du Maroc de manifester son mécontentement vis à vis du régime en place. Un groupe de Marocains a appelé sur Facebook à se rassembler le 20 février pour une large réforme politique dans le pays. Dans son sillon, une vidéo postée lundi sur Youtube et Facebook, mettant en scène quatorze Marocains mécontents de la monarchie, a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures pour appeler à manifester dimanche à travers le royaume. Au Maroc, les jeunes semblent vouloir en découdre avec les autorités et rêvent d’une révolution comme en Tunisie, et en Égypte. Si certains souhaitent le départ de Mohammed VI, d’autres ont des aspirations plus modérées telles que la mise en place d’une monarchie parlementaire. Mais un tel scénario est-il possible ? Quoi qu’il en soit, les Marocains ne veulent pas être « les laissés-pour-compte de la révolution arabe ». Regards croisés de trois Marocains sur cette manifestation du 20 février.
Oussama El Khlifi, 23 ans, à l’initiative de l’appel à la manifestation du 20 février sur Facebook
Pourquoi avez-vous décidé de lancer ce mouvement de contestation ?
Le Maroc comme les autres pays doit accéder à la démocratie. Il fait partie intégrante de l’Afrique du Nord et doit lui aussi lutter. Le régime refuse d’écouter les revendications du peuple. Pourtant, des mesures doivent être prises. Notre message est clair, l’appel du 20 février est un mouvement de jeunes marocains qui souhaitent accéder à la démocratie. Il appelle à la poursuite des fonctionnaires corrompus. Il est indépendant et ouvert. Toutes les personnes qui le souhaitent, islamistes, de gauche ou libéraux peuvent y participer.
Le Maroc comme les autres pays doit accéder à la démocratie. Il fait partie intégrante de l’Afrique du Nord et doit lui aussi lutter. Le régime refuse d’écouter les revendications du peuple. Pourtant, des mesures doivent être prises. Notre message est clair, l’appel du 20 février est un mouvement de jeunes marocains qui souhaitent accéder à la démocratie. Il appelle à la poursuite des fonctionnaires corrompus. Il est indépendant et ouvert. Toutes les personnes qui le souhaitent, islamistes, de gauche ou libéraux peuvent y participer.
Ibtissame Betty Lachgar, co-fondatrice du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali). [1]
Une révolution est-elle possible au Maroc ?
La jeunesse marocaine et beaucoup d’autres mouvements et associations ont témoigné leur soutien aux manifestants tunisiens (et égyptiens). Les revendications sociales et/ou politiques commencent à émerger. La "bénalisation" du Maroc est une expression courante ces dernières années. La comparaison se situe au niveau du pouvoir économique, politique, de la corruption, du rôle de la police, de l’espace de liberté de plus en plus réduit, des diplômés chômeurs, de la domination du pouvoir sur l’économie, et enfin d’une réelle demande de démocratisation. Toutefois, au Maroc, il ne s’agit pas de renverser un chef d’État, c’est une revendication en faveur d’un changement de Constitution limitant les pouvoirs du roi et la mise en place d’une monarchie parlementaire.
La jeunesse marocaine et beaucoup d’autres mouvements et associations ont témoigné leur soutien aux manifestants tunisiens (et égyptiens). Les revendications sociales et/ou politiques commencent à émerger. La "bénalisation" du Maroc est une expression courante ces dernières années. La comparaison se situe au niveau du pouvoir économique, politique, de la corruption, du rôle de la police, de l’espace de liberté de plus en plus réduit, des diplômés chômeurs, de la domination du pouvoir sur l’économie, et enfin d’une réelle demande de démocratisation. Toutefois, au Maroc, il ne s’agit pas de renverser un chef d’État, c’est une revendication en faveur d’un changement de Constitution limitant les pouvoirs du roi et la mise en place d’une monarchie parlementaire.
Sans Internet, l’apparition de réseaux sociaux, ce genre d’actions auraient-elles eu lieu ?
Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les médias officiels qui informent le "sujet" marocain. Ceux-ci se focalisent sur les déplacements du roi et des inaugurations qu’il effectue. Les Marocains se nourrissent d’informations sur les chaînes étrangères mais surtout sur le Web et les réseaux sociaux (FB et Twitter notamment). Internet est une réelle alternative de communication dans un pays où la liberté d’expression est muselée. Nous avons de la chance de ne pas voir celui-ci censuré, ce qui permet des échanges et la "fièvre" qui saisit des individus (ou groupes) partageant les mêmes idées, les mêmes combats. De plus, les réseaux sociaux permettent facilement et rapidement la mobilisation d’individus autour d’un "thème" ou d’une cause donnée.
Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les médias officiels qui informent le "sujet" marocain. Ceux-ci se focalisent sur les déplacements du roi et des inaugurations qu’il effectue. Les Marocains se nourrissent d’informations sur les chaînes étrangères mais surtout sur le Web et les réseaux sociaux (FB et Twitter notamment). Internet est une réelle alternative de communication dans un pays où la liberté d’expression est muselée. Nous avons de la chance de ne pas voir celui-ci censuré, ce qui permet des échanges et la "fièvre" qui saisit des individus (ou groupes) partageant les mêmes idées, les mêmes combats. De plus, les réseaux sociaux permettent facilement et rapidement la mobilisation d’individus autour d’un "thème" ou d’une cause donnée.
Anas El Filali, fondateur de Big Brother Maroc, élu meilleur blog 2010.
Que pensez-vous de ce mouvement ?
Une majorité de Marocains, et surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de Hassan II ou les libertés étaient quasi inexistantes, sont en colère contre l’injustice sociale, les partis politiques, qui n’offrent aucune voix à la jeunesse, et le clanisme qui règne au sein de notre gouvernement. C’est une colère que je partage. J’ai moi aussi envie d’apporter le changement nécessaire pour que cela n’arrive plus. Sauf que pour résoudre ces problèmes, il faut bien plus qu’une manifestation : un travail quotidien sur tous les plans. D’autant plus qu’une manifestation dans le contexte actuel de soulèvement populaire en Égypte ou en Tunisie risque de prendre une tournure assez négative qui ne sert pas le but noble du changement.
Une majorité de Marocains, et surtout les plus jeunes qui n’ont pas connu l’époque de Hassan II ou les libertés étaient quasi inexistantes, sont en colère contre l’injustice sociale, les partis politiques, qui n’offrent aucune voix à la jeunesse, et le clanisme qui règne au sein de notre gouvernement. C’est une colère que je partage. J’ai moi aussi envie d’apporter le changement nécessaire pour que cela n’arrive plus. Sauf que pour résoudre ces problèmes, il faut bien plus qu’une manifestation : un travail quotidien sur tous les plans. D’autant plus qu’une manifestation dans le contexte actuel de soulèvement populaire en Égypte ou en Tunisie risque de prendre une tournure assez négative qui ne sert pas le but noble du changement.
On sent dans vos propos une certaine appréhension face à ce genre d’actions...
Non, je ne suis pas contre la manifestation, mais je suis pour une manifestation qui soit utilisée en dernier lieu après avoir essayé toutes les autres méthodes démocratiques. Sauf que dans ce cas, les jeunes Marocains ne se sont jamais mobilisés de façon démocratique pour faire valoir leurs droits. Le Maroc compte de nombreux groupes radicaux d’anarchistes, d’extrême gauche... qui ont et continuent à utiliser la violence pour faire passer leurs messages : chaque semaine connait son lot d’affrontements violents entre les radicaux Anars et de gauche avec les islamistes et les libéraux dans les universités marocaines. Certains des organisateurs font partie de ces groupements, ce qui constitue un risque de passage à la violence qui corrompra tout acte de changement dans le futur. En plus, ce que ce groupe réclame, c’est notamment la dissolution des partis. On va faire un grand bond en arrière si cela est appliqué : plus de pluralité... Retour au parti unique ? Pas possible. Même si les partis sont incompétents, on n’a nullement le droit de les dissoudre. Je me battrai jusqu’au dernier souffle contre un mouvement aussi totalitaire.
Non, je ne suis pas contre la manifestation, mais je suis pour une manifestation qui soit utilisée en dernier lieu après avoir essayé toutes les autres méthodes démocratiques. Sauf que dans ce cas, les jeunes Marocains ne se sont jamais mobilisés de façon démocratique pour faire valoir leurs droits. Le Maroc compte de nombreux groupes radicaux d’anarchistes, d’extrême gauche... qui ont et continuent à utiliser la violence pour faire passer leurs messages : chaque semaine connait son lot d’affrontements violents entre les radicaux Anars et de gauche avec les islamistes et les libéraux dans les universités marocaines. Certains des organisateurs font partie de ces groupements, ce qui constitue un risque de passage à la violence qui corrompra tout acte de changement dans le futur. En plus, ce que ce groupe réclame, c’est notamment la dissolution des partis. On va faire un grand bond en arrière si cela est appliqué : plus de pluralité... Retour au parti unique ? Pas possible. Même si les partis sont incompétents, on n’a nullement le droit de les dissoudre. Je me battrai jusqu’au dernier souffle contre un mouvement aussi totalitaire.
Lire aussi :
[1] Elle s’était fait connaître en 2009, lors de sa prise de position contre l’obligation de jeûner pendant le ramadan.
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