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mercredi 18 novembre 2015

Le président place la France en état d'urgence permanent

Dans son discours au Congrès, François Hollande a demandé une modification de la Constitution pour y inscrire l’état d’urgence. Il a également annoncé une batterie de mesures sécuritaires. « La France est en guerre », a-t-il dit pour justifier le tournant ultra sécuritaire du quinquennat.

Ce sont ses premiers mots et ils justifient tout. L’état d’exception comme le tournant dans la politique française en Syrie. « La France est en guerre », a déclaré lundi François Hollande, devant les parlementaires exceptionnellement réunis en Congrès à Versailles. Après les attentats de Paris et de Saint-Denis, le président de la République a demandé l’instauration d’un état d’exception, avec une modification de la Constitution pour y inscrire l’état d’urgence. Il a également annoncé une batterie de mesures sécuritaires, notamment sur la déchéance de nationalité, ainsi que l’embauche de plusieurs milliers de fonctionnaires dans la police et la justice. Sur le plan extérieur, il a confirmé l’intensification des frappes françaises en Syrie et appelé à une « grande coalition » contre l’État islamique.

Lire nos deux articles d'éclairage:

lundi 28 juillet 2014

Le Makhzen et les libertés publiques

Jacob Cohen (Photo Islam&Info)
Par Jacob Cohen (Photo Islam&Info)
Le régime chérifien n’a eu de cesse depuis 1956 de renforcer son pouvoir à tout prix, face aux organisations politiques, et ce au détriment même des intérêts supérieurs de la nation. Il a préféré s’allier après l’indépendance aux ex-puissances coloniales pour briser tous les mouvements progressistes qui souhaitaient une monarchie constitutionnelle, de crainte de devoir partager le pouvoir, renonçant du même coup à récupérer les territoires marocains encore sous occupation. Nous n’aurions pas eu aujourd’hui les problèmes des présides et du Sahara occidental.
A l’époque c’était Hassan II chef des FAR qui avait mené cette politique. On peut dire que nous vivons dans une espèce de continuité « hassanienne » n’ayant pour seuls objectifs que de monopoliser le pouvoir et de renforcer les privilèges qui vont avec.
On ne reviendra pas sur les méthodes du défunt monarque. Notons tout de même la collaboration étroite qu’il avait instituée avec les experts sionistes en matière de sécurité et de répression. Le Maroc est devenu le chouchou de l’Internationale judéo-sioniste. On a les alliés qu’on mérite.

Avec le nouveau roi, on nous a fait une storytelling d’enfer. Jeune, ouvert, dynamique, ami des pauvres. N’en jetez plus ! L’illusion a duré un certain temps grâce à la complaisance de l’Occident dont on connaît plus ou moins ceux qui tirent les ficelles. Les Sayanim ne sont jamais très loin. Ce sont probablement ces « experts » qui ont montré au jeune monarque comment étrangler financièrement un média un peu trop indépendant, comment on amène certains grands journalistes qui auraient fait la fierté de notre pays à s’exiler, comment on envoie au pilon toute une production pour avoir franchi une « ligne rouge » imaginaire, comment on abat le bras arbitraire de la Justice pour faire quelques exemples.
Les « ennuis » récents infligés à Ali Anouzla et à son site d’information en sont une illustration. Le Makhzen ne reculera devant rien ni personne en cas de réelle menace contre sa mainmise sur les secteurs essentiels du pays. Ses « conseillers » qui veillent sur la bonne marche du Royaume depuis Paris, New York, et d’autres capitales moins avouables, ont dû lui suggérer de montrer une relative magnanimité, mais le message est passé.
Une nouvelle preuve de l’arbitraire implacable du régime « hassanien » nous est donnée avec son acharnement à empêcher coûte que coûte, c’est-à-dire en violant les propres règles de son administration, une nouvelle association de tout simplement exister, d’avoir une existence légale comme la loi l’y autorise. Car dans notre beau pays, si moderne et si tourné vers un avenir radieux, la « loi » c’est le roi. Il fait et il défait. Il applique ou il rejette. Selon son bon vouloir. Et sous les applaudissements d’une élite hypocritement admirative qui attend l’aumône de quelques retombées royales.
Cela aurait pu être un progrès dans la marche du Royaume vers la modernité que la création de FREEDOM NOW puisque c’est d’elle qu’il s’agit. En l’occurrence un « Comité pour la protection de la liberté et d’expression au Maroc ».
Vous comprendrez de quoi il s’agit en lisant le début de leur dernier communiqué :
« Après avoir refusé de réceptionner son dossier légal de constitution en tant qu’association, et après avoir empêché son sit-in de solidarité avec les journalistes d’Al-Jazeera détenus dans les prisons égyptiennes, les autorités de Rabat poursuivent leurs agissements systématiquement abusifs à l’encontre de « Freedom Now: Comité pour la protection de la liberté de la presse et d’expression au Maroc ». En effet, ces autorités ont empêché la tenue d’une conférence débat sur le thème «Situation de la liberté de la presse et d’expression, trois ans après la Constitution de 2011 », qui devait être organisée par Freedom Now dans la soirée du jeudi 10 Juillet, au siège du club des avocats à Rabat. »
Que l’on ne s’y trompe pas. Ceci est un message à une certaine élite marocaine qui détourne le regard face à cette situation. 
Le pays s’enfonce délibérément dans la médiocrité, la lâcheté, la tromperie, le sous-développement. On vous aura averti.
Jacob Cohen
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=33502

mercredi 27 février 2013

Libertés publiques. En une semaine, l'Etat interdit deux conférences et réprime 5 manifestations


Écrit par Omar Radi, 25/2/2013

Répression et censure... La réalité de la rue contredit les récentes déclarations du chef du gouvernement quant à la liberté d'accès à l'espace public. En une semaine, plusieurs manifestations ont été réprimées par la violence et deux conférences publiques interdites par les autorités.

Pour son débat mensuel, le quatrième en son genre, une jeune association a choisi de se pencher sur l'expérience du mouvement du 20 février, en invitant à intervenir Omar Iherchane, un jeune leader de l'organisation islamiste d'opposition Al Adl Wal Ihssane. L'événement, qui devait se dérouler dans une salle publique appartenant au ministère de la Jeunesse et du Sport, est alors annulé à la dernière minute par la direction de l'établissement, sous-prétexte que la salle, déjà réservée par l'association était prise... C'était le 23 février dernier.

 Trois jours avant, à Al Hoceima, dans le Rif, l'interdiction sera beaucoup moins masquée  Abdelhamid Amine et ses camarades de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) seront surpris par l'impressionnant arsenal policier entourant le Centre culturel et sportif de la capitale du Rif, interdisant aux participants à une conférence sur le deuxième anniversaire du 20 février à entrer dans l'établissement. L'interdiction dépassera la salle publique puisque même les locaux de l'association des droits humains à Al Hoceima avaient été encerclés par la suite.

Interdits... A l'intérieur et dehors

Alors que TV5monde diffusait la longue interview réalisée avec le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, plusieurs villes du royaume vivaient au rythme des marches et protestations du mouvement du 20 février, dont les activistes étaient sortis célébrer le deuxième anniversaire. Des protestations qui ne se dérouleront pas "en toute liberté" comme le décrivait M.Benkirane, qui avait même déclaré que l'aventure des indignés marocains s'était arrêtée au lendemain de son élection, en novembre 2011. 
Dans cinq villes (Casablanca, Marrakech, El Jadida, Tanger et Chefchaouen), les manifestations ont été interdites puis réprimées par les forces de l'ordre. A Tanger et à Casablanca, plusieurs activistes ont été blessés suite au recours à la violence par la police, d'autres mis en état d'arrestation.
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Par Souad G., 24/2/2013
 
La presse et médias ont saisi l'occasion pour publier à l'occasion du 2ème anniversaire du M20F,qui la fin du mouvement, qui l'exception marocaine dans un contexte de "fin de printemps  arabe", voir d'exemple à suivre ...

Aujourd'hui, dimanche 24 février, la manifestation du M20F à Casa a été dispersée par une importante force de répression, les militants poursuivis aux alentours  et dans les rues du centre ville.

La répression sévit partout du nord au sud  : le 22 février à Al Hoceima, le meeting qui devait se tenir à l'occasion du 2ème anniversaire du M20F et en soutien aux détenus a été interdit, la ville cernée par un impressionnant déploiement de forces de répression, le local de l'AMDH a été encerclé.

A Goulmim, le 22 février,  3 militants arrêtés suite à la manifestation en soutien aux détenus Gdeim Izik et pour avoir condamné les jugements prononcés par tribunal militaire de Rabat.Il s'agirait, à confirmer et vérifier de : Jamal Karidch, Omar Elaouissi, Omar Daoudi, (cf site Lakom en arabe).