Dans
son discours au Congrès, François Hollande a demandé une modification
de la Constitution pour y inscrire l’état d’urgence. Il a également
annoncé une batterie de mesures sécuritaires. « La France est en guerre », a-t-il dit pour justifier le tournant ultra sécuritaire du quinquennat.
Ce sont ses premiers mots et ils justifient tout. L’état d’exception comme le tournant dans la politique française en Syrie. « La France est en guerre »,
a déclaré lundi François Hollande, devant les parlementaires
exceptionnellement réunis en Congrès à Versailles. Après les attentats
de Paris et de Saint-Denis, le président de la République a demandé
l’instauration d’un état d’exception, avec une modification de la
Constitution pour y inscrire l’état d’urgence. Il a également annoncé
une batterie de mesures sécuritaires, notamment sur la déchéance de
nationalité, ainsi que l’embauche de plusieurs milliers de
fonctionnaires dans la police et la justice. Sur le plan extérieur, il a
confirmé l’intensification des frappes françaises en Syrie et appelé à
une « grande coalition » contre l’État islamique.
Lire nos deux articles d'éclairage:
