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samedi 1 juin 2013

Du 28 au 31 mai 2013, la Voie Démocratique Basiste MLM de Marrakech organise des jours culturels/militants de soutien aux prisonniers politiques en grève de la faim

Au Maroc comme ailleurs, la solidarité est notre arme !

Déclaration du collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31, 28/5/2013
 
Le régime de Mohammed VI se veut plus ouvert que le régime de son père et vante ses avancées démocratiques. Derrière cette façade de bonnes intentions, le Maroc possède des prisons pleines d'opposants politiques : étudiants, chômeurs, militants révolutionnaires, militants indépendantistes sahraouis, militants du Mouvement du 20 Février. La torture et les humiliations sont le quotidien des ces hommes et ces femmes.
 
Depuis début mars, plusieurs prisonniers politiques ont commencé une longue grève de la faim afin de dénoncer leurs détentions et leurs conditions de vie. Dans la prison de Taza, dans celle d’Aine Kadousse à Fès ou dans la prison de Toullal2 à Meknès, certains d'entre eux en sont à plusieurs mois de grève de la faim et leur état de santé est plus que critique. D’autres militants détenus politiques dans les prisons de Tanger, Alhouceima, ont décidé d'observer une grève de la faim à partir du premier mai dernier en soutien aux grévistes de la faim.
 
Par cette répression féroce, le régime veut faire taire toute contestation dans le royaume et étouffer par tout les moyens les revendications légitimes de ces militants. Ce ne sont pas des faits nouveaux, des milliers d'opposants politiques sont passés par les prisons marocaines.
 
Du 28 au 31 mai 2013, la Voie Démocratique Basiste MLM de Marrakech organise des jours culturels/militants sous le slogan « unifions nos efforts pour soutenir les détenus politiques au Maroc et au niveau international (à l’honneur du détenu politique Georges Ibrahim Abdallah) ».
 
A cette occasion, le collectif anti-impérialiste Coup Pour Coup 31 réaffirme son soutien aux prisonniers marocains en grève de la faim* et réaffirme son soutien à la lutte des militants progressistes et révolutionnaires contre le régime réactionnaire de Mohammed VI.
 
Vive la lutte du peuple marocain !
Liberté pour les prisonniers progressistes et révolutionnaires !
A bas le régime réactionnaire marocain et l’impérialisme français !
 
 
afficheprisonniersmarocains-copie-1* Liste des prisonniers politiques en grève de la faim :
 
Dans la prison de Taza, Abdessamad Alhaydour membre du Mouvement 20 Février et Tarik Alhamani membre de l’UNEM/Voie Démocratique Basiste.
Dans la prison d’Aine Kadousse à Fès, Younes Erroufi, Hichame Boughlade, Tarik Eljaîbi, Mohamed Saleh, tous militants de l’UNEM/Voie Démocratique Basiste.
Dans la prison de Toullal2 à Meknes, Mounir Ait Khafou, Soufiane Segheri, Hassan Koukou, Mohamed Aloualiki, Hassan Alhmouche, militants de l’UNEM/Voie démocratique Basiste.

 

samedi 21 avril 2012

Bonne nouvelle :4 détenus libérés


Par Ali Fkir, 18/4/2012

Cinq étudiants détenus politiques, dont Brahim Saidi, ont retrouvé leurs libertés il ya un instant, ils se dirigent avec les familles, amiEs et camarades, de la prison de Ain Kadouss vers la cité universitaire. Félicitations !
Erreur: ils ne sont que quatre: Le texte ne fait pas mention d'Ezedine Erouissi qui devrait être libéré à la fin du mois. (ndlr)

Les 4 grévistes de la faim d’Ain Kaddous (Fès) ont comparu hier 18/4/2012 en cour d’appel.


Ces quatre étudiants détenus sont: Mohammed Ghloud, Ibrahim Saïdi, Mohamed Fettal, Mohammed Zghdidi.
 Leur état de santé a atteint les limites de la détérioration et l'effondrement ; leur souffrance est à la fois psychologique et physique à l'intérieur de leurs cellules sombres, leur corps s'est effondré sous la souffrance…

Le rapport a déclaré: «Tout ce que nous avons supporté, nous ne pouvons pas le décrire…  Ces cas de criminalité  commis par le régime ne sont que douleur et longue souffrance qui  augmente le stress et empêche de dormir.  Nous avons eu des épisodes de délire, de crises de nerfs, de perte de mémoire, de manque de concentration et de cas de paralysie pendant de longues minutes, et des cas d’ évanouissements  pendant des heures. Et là, personne auprès du camarade inconscient, aucune intervention d'un médecin ou d’une infirmière chargée de fournir uniquement de l'eau sucrée…»

Le rapport a souligné les provocations quotidiennes auxquelles ils sont exposés par les gardes, alors que devait être tenu un  rapport sur l'état de chacun des quatre détenus blessés : Ibrahim Saidi s'est évanoui et a eu une crise d'hystérie avec  perte de contrôle des nerfs et douleur dans la tête, et flatulences résultat  des saignements dans l'intestin ; Mohammad Zghdidi des douleurs dans l'estomac, et Mohammed Ghloud des suffocations, des pertes de mémoire. Il  dit: «nous avons des saignements au fond des intestin blessés et gonflés provocant une douleur à laquelle  on ne peut pas résister, et aussi le gonflement de la vessie, accompagné de douleurs sévères au niveau des reins, nous n’avons plus suffisamment d'énergie pour supporter cela.
Les détenus ont appelé à plusieurs reprises pour obtenir des examens médicaux pour leur diabète, l'anémie, l'hépatite et les maladies de reins, mais l'administration pénitentiaire a refusé de le faire, de sorte que seul le médecin de la prison leur a donné des médicaments tels que « créme Tetanoreine », un baume pour arrêter le saignement, temporairement…

 D'après une traduction automatique, par solidmar


Texte de Lakome
أفاد تقرير صادر عن الطلبة المعتقلين بسجن عين قادوس المضربين عن الطعام منذ 80 يوما، أن حالتهم الصحية تدهورت بشكل كبير، وذلك تزامنا مع مثولهم يوم غد الأربعاء 18 أبريل، أمام محكمة الإستئناف.

وذكر تقرير الطلبة المعتقلون الأربعة وهم: محمد غلوظ، إبراهيم السعيدي، محمد فتال، ومحمد زغديدي، أن حالتهم الصحية وصلت إلى حدود قصوى من التدهور والإنهيار، وأنهم يعانون بشكل يومي من المعاناة والعذاب نفسيا وجسديا داخل زنازنهم المظلمة، وذكروا أن آلامهم تشتد في كل أنحاد أجسادهم المنهارة.
وجاء في التقرير، "ومهما بذلنا من جهد فلن نستطيع وصف هذه الحالة -الجريمة- التي يرتكبها النظام في حقنا فساعات الألم والمعاناة الطويلة ويزيد الأرق وعدم القدرة على النوم من طولها. فالنوم فارقنا منذ مدة، وأصبحنا نصاب بنوبات الهذيان والأعصاب والنسيان وعدم التركيز وفقدان القدرة على الحركة لأزيد من بضع دقائق، أما حالات الإغماء فتتكرر يوميا وتمتد لساعات، ويبقى الرفيق المغمى عليه على حاله دون تدخل الطبيب المسؤول أو الممرض الذي ينوب عنه، وفي حالة "التدخل" يكتفون بتقديم الماء والسكر الموجود بوفرة".
وأشار التقرير إلى الاستفزازات اليومية التي يتعرضون لها من طرف الحراس، رغم أنهم يكونون في أغلب الحالات مغمى عليهم، كما وقف التقرير على حالة كل واحد من المعتقلين الأربعة، حيث أصيب إبراهيم السعيدي بحالة إغماء ونوبة هستيريا وفقدان التحكم في الأعصاب والآلام في الرأس نتيجة انتفاخ البطن ونزيف في الأمعاء، ومحمد زغديدي بتعفن في المعدة، ومحمد غلوط باختناق حاد في التنفس وفقدان الذاكرة، وقالوا "أننا أصبحنا ننزف دما من أسفل بطننا وأصبنا بانتفاخ الأمعاء مع الإحساس بألم شديد لا نستطيع مقاومته، وانتفاخ المثانة يرافقها الم حاد على مستوى الكليتين ونحن غير قادرين على الأنين لعدم توفر الطاقة اللازمة لذلك".
وأضاف المعتقلين الذين ينتمون لفصيل النهج الديمقراطي القاعدي، أنهم طالبوا عدة مرات بإجراء فحوصات لهم على أمراض السكري وفقر الدم والالتهاب الكبدي والكلي لكن إدارة السجن رفضت ذلك، بحيث يكتفي طبيب السجن بمنحهم أدوية مثل (créme Tetanoreine) وهو مرهم يوقف النزيف مؤقت ليعود من جديد.

samedi 14 avril 2012

Maroc : exigeons la libération des étudiants emprisonnés!



COMMUNIQUÉ
Maroc : exigeons la libération des étudiants emprisonnés!

Au Maroc, les luttes sociales embrasent la société de jour en jour. En particulier en ce moment dans la région du Rif, la répression est très forte. Aux manifestations pacifiques des citoyens réclamant un meilleur cadre de vie et plus de libertés, la police royale répond par des représailles et des intimidations. 

Ezzedine Eroussi, étudiant et militant de l’UNEM (Union nationale des étudiants du Maroc), a été arrêté le premier décembre 2011 à Taza, à l’intérieur de la fac, lors d’une manifestation estudiantine. Il est accusé d’appartenir à une organisation non autorisée.
Ezzedine est grève de faim depuis le 19 décembre. Il a été rejoint dans cette action par 27 autres étudiants de Fes, Taza, Rachidia, Safi, Agadir, etc. Ils entendent ainsi protester contre leur condamnation arbitraire et leurs conditions de détention.
Dans une lettre adressée depuis sa cellule, Ezzedine dit avoir été torturé. L’un des étudiants, Mohamed Ghaloud, dit avoir subi de graves sévices sexuels lors de son interrogatoire.
Aujourd’hui, c’est la vie de ces militants qui est en jeu.
L’Union syndicale Solidaires exige la libération d’Ezzedine Eroussi, et des autres militants marocains emprisonnés.
Elle s’associe à la pétition en ligne disponible aux adresses suivantes :
 /For_the_liberation_of_all_the_Moroccan_political_prisoners_inte
rnational_solidarity_with_all_the_hunger_strikers/
Paris, le 12 avril 2012
144, boulevard de la Villette – 75019 Paris – contact@solidaires.org
Tel : + (33) 1 58 39 30 20 – Fax : + (33) 1 43 67 62 14 – www.solidaires.org

Cette entrée a été publiée dans badil tawri.
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Une nouvelle pétition des cyberacteurs a également été  été mise en ligne, exigeant la libération de tous les grévistes de la faim, déjà signée par près de 1500 personnes, suivie de  nombreux commentaires émouvants (ndlr)
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nouvelle-sauver-ezedine-camarades-greve-faim-463.html

un 28ème prisonnier , Driss Sédraoui, de Kénitra, avait entamé une grève de la faim , mais nous n'avons pas pu avoir de nouvelles à ce sujet.

mercredi 21 mars 2012

Urgent : Situation tragique des prisonniers politiques marocains, de plus en plus nombreux . Silence coupable de la France

La  situation évolue très vite au Maroc

Par Moha Oukziz, coordinateur du comité de soutien aux étudiants Fès/Taza, 20/3/2012

Au nord du pays comme à Taza, la révolte continue, les manifestations pour le changement sont matées et malgré la répression, les protestations et manifestations continuent.
Les populations sont déterminées à affronter la situation. Les milliers des gens à Taza qui ont accompagné le jeune Nabil Zouhayiri à sa dernière demeure en scandant des slogans contre le régime est un symbole fort. Le peuple marocain a certainement abandonné la peur et envisage d'autres voies.

De nouvelles condamnations :
Selon les sources des ONG des droits de l'Homme au Maroc,le régime au Maroc condamne des militants à des peines lourdes.
Aujourd'hui 20 mars 2012, le tribunal de première Instance à Taza a condamné six détenus politiques aux peines suivantes:
-Youssef Ahjij, un an et demi ferme plus amende de l'ordre de 500 Dh
-Jada Boubeker, un an ferme plus amende de l'ordre de 500 Dh
-Drajou Lahcen, 10 mois ferme plus amende de l'ordre de 500 Dh
-Kermad Abdelkader, 4 mois ferme plus amende de l'ordre de 500 Dh
-Boukmara Mohamed, 3 mois ferme plus amende de l'ordre de 500 Dh.
Le régime fait preuve encore une fois de plus de sa nature antidémocratique, les signataires de l'accord de "partenaire pour la démocratie" réservé au Royaume au Maroc doivent rougir et revoir leurs copies. 
 Ezedine
Selon les mêmes sources Ezedine Eroussi, qui est en grève de la faim depuis maintenant trois mois et trois jours, est un corps sans force en charpie , alimenté contre son gré par transfusion, son agonie est prolongée par ces méthodes dites médicales. Il subit une torture organisée et mise en place par un corps médical sous ordre et sous pression des services de l'Etat.
Un prisonnier de droit commun, condamné à 20 ans, au service de l'administration pénitentiaire, c'est à dire un para de la police, a menacé Ezedine Eroussi par son arme blanche, et lui a dit qu'il n'avait rien à perdre et qu'il allait le violenter et le déchirer s'il n'abandonne pas la grève de la faim. Toujours selon, les mêmes sources, la police a transporté Ezedine Eroussi au Tribunal pour témoin , ceci le 19 mars, dans le dossier des six autres détenus politiques qui viennent d'être condamnés. Le régime continue de s'acharner sur Ezedine Eroussi. 

Les autres grévistes de la faim
Les autres détenus dans la prison de Fès, sont à leur tour affaiblis, ils sont à leur 58eme jour de la grève de la faim.
Il s'agit de Mohamed Gheloud, Mohamed Zghdidi, Mohamed Fetal et Ibrahim Saïdi.
Les détenus politiques dans la prison d'Errachidia sont aussi en grève de la faim.
Mohamed Ghelat est en grève de la faim depuis le 14 fevrier, dans la prison de Taza
D'autres détenus ont rejoint le mouvement. 

Le silence honteusement coupable de la France
Le ministre des affaires étrangères de France, monsieur Alain JUPPÉ, était informé par les députés communistes français de la situation, il était reçu par le roi Mohamed VI et les hauts responsables du régime.
Madame Aubry, secrétaire du PS, était aussi en visite au Maroc. Elle a emboîté le pas à son ministre des affaires étrangères. Les politiciens français avaient d'autres préoccupations et intérêts au Maroc. Ils ont gardé silence sur la question des détenus politiques en grève de la faim. La complicité est à son comble. La question des violations des droits de l'Homme au Maroc est pliée jusqu'à nouvel ordre pour satisfaire les besoins des relations économiques et politiques qui relient la monarchie marocaine et la république française. Les liens et les accords entre les deux pays sont fortement de dimension historique. L'ombre d' Aix les Bains est toujours présent dans les affaires entre les deux pays.

samedi 25 février 2012

Rabat : Bref rapport sur la journée de solidarité avec les détenus politiques en grève de la faim

Par Samira Kinani , AMDH, 24/2/2012

Le 22/2/2012, le bureau central de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) a organisé une journée de solidarité avec les détenus politiques et les victimes des arrestations et jugements arbitraires qui mènent une grève de la faim dans plusieurs prisons marocaines.
La journée comportait le programme suivant :
• Une grève symbolique de la faim
• Un sit-in devant le conseil national des droits de l’homme de 9h à 17h
La journée a été marquée par la forte présence des membres du bureau central (16 membres sur 17) ; la présence de représentants d’organisations des droits humains ; la présence des familles des détenus en grève de la faim ; de quelques médias et de centaines de diplômés chômeurs venus manifester leur solidarité avec les détenus en grève.
Au cours du sit-in la présidente de l’AMDH a prononcé une allocution suivie par des témoignages émouvants des familles des détenus sur les conditions de détention de leurs proches
La journée s’est achevée par une rencontre entre une délégation de l’AMDH et le secrétaire général du conseil national des droits de l’homme.